FADY et MODERNITE a madagascar

GENERALITE

Domaine de l’anthropologie

L‟anthropologie consiste à étudier les comportements de l‟homme dans son environnement, en se basant sur la culture et la civilisation. En d‟autre terme, elle étudie tous les éléments dans différents domaines, qui forment, influent et modifient des êtres humains tels que leurs religions, leurs histoires, leurs cultures, leurs modes de vie, leurs situations politique, économique et sociale. D‟après Jean-Marie Tremblay, l‟anthropologie est : « l’étude comparative des cultures passées et contemporaines, mettant l’accent sur les modes de vie et les coutumes de tous les peuples du monde. » Cette science vise selon lui à décrire, comprendre et expliquer les origines, la diversité et les buts des coutumes, croyances, langues, institutions et modes de vie de l’humanité.

DESCRIPTION ET PRESENTATION DU PROJET DE REHERCHE

Contexte et justification 

Le « Fady » signifie ce qu‟il ne faut pas faire, ou ce qui est interdit de faire. Alors, ce qui est fady est tabou, puis ce qui est tabou est interdit. Au sens large, le tabou se dit d‟une chose qui n‟est pas permise de toucher, ou d‟un sujet qu‟il n‟est pas permis d‟aborder. C‟est tout ce qui est absolument impossible d‟envisager dans un groupe social, tandis que l‟interdit signifie à la fois une condamnation qui met quelqu‟un à l‟écart d‟un groupe. Autrement dit, c‟est une règle sociale qui prohibe un acte, ou le mal comportement. L’adjectif « Interdit » vient du verbe « interdire » qui a donné « interdiction » dans le sens de « prohibition ». (Dico : Larousse Maxipoche, 2014 : 745) .

En anthropologie, la notion de tabou est devenue synonyme d‟interdit social, moral ou religieux, pesant sur le langage ou le comportement. Elle renvoie une règle à une norme en prohibant toute association avec certains mots, personnes ou choses. Les interdits sont les éléments médiateurs entre « sacré » et « profane ». Ils expriment ce qu’il ne faut pas faire, mais pas ce qu’il faut faire. La transgression d’un interdit déclenche des conséquences néfastes dans la vie d‟un être humain. Ils visent aussi à éviter des conséquences néfastes temporaires ou permanentes. Si une « conséquence néfaste » se produit, cela veut dire que l’interdit a été transgressé. Les interdits s’affectent dans des cycles individuels, par exemple : interdits pendant les menstruations des femmes, ou dans ils touchent en ce concerne de nombreux alimentaires. La viande de porc, chèvre, mouton, caprins, etc. Pour les fonctionnalistes, les interdits agissent comme un contrôle social : ils consistent de maintenir la cohésion du groupe et les valeurs de la société.

Cas général 

Le tabou de l’inceste
La prohibition ou l‟interdiction de « l‟inceste », comme union sexuelle entre les proches parents. C‟était une des premières règles constitutive de l‟organisation de l‟humanité. Cette circonstance a provoqué la rupture entre les mondes humain et animal, parce que nombreuses espèces ne connaissent pas de stratégies de dispersions entre consanguins.

Etymologiquement, le mot « inceste » vient du latin incestus, qui signifie « impur ». La prohibition de l‟inceste défende les relations sexuelles entre les individus apparentés dans toutes les sociétés humaines. Depuis plusieurs années, les ethnologues ont découvert un type d‟évitement de l‟inceste, chez les primates. C‟est un passage de l‟animalité à l‟humanité, de l‟endogamie et l‟exogamie, puis de la nature à la culture. L‟inceste est souvent considéré comme une règle culturelle par excellence, voir comme la « règle » qui marque le passage de la nature à la culture (Robert Deliège, 1996: p. 33). L‟homme aurait cessé de dépendre complètement de la nature pour instaurer un ordre nouveau.

L‟interdit de l‟inceste a donc influencé de nombreux débats sur les chercheurs, dont ils posent les questions suivant : Y a-t-il une aversion naturelle pour l‟inceste ? Un tel interdit est-il universel ? Cet interdit n‟est pas toujours formulé d‟une manière précise, mais il reste que toutes les sociétés qui prohibent les rapports sexuelles entre parents. On peut dire que les relations sexuelles entre membres de la famille élémentaire sont considérés comme bestiales et la prohibition de l‟inceste vise l‟amélioration et à la protection de l‟espèce humaine. Une recherche s‟est réalisée sur le cas de dix-huit (18) enfants de relations consanguines, douze (12) d‟un frère et sœur et six (O6) d‟une relation père et fille : seuls sept (O7) enfants pouvaient être considérés comme normaux. Trois (03) décédèrent rapidement et les huit (O8) autres souffraient de déficiences physiques et mentales graves. (Robert Deliège, 1996: p. 34-35). D‟autres études confirment ces résultats, Sumanova travailla aussi sur un échantillon de 161 enfants. Ses résultats ne montraient aucun doute qu‟aux effets désastreux des unions consanguines sur la mortalité infantile, les malformations congénitales et le niveau d‟intelligence. Ainsi, la société aurait choisi le tabou de l‟inceste pour assurer la chance de survie (Robert Deliège, 1996 : p. 36).

Selon la sociologie cet interdit est universel, car c‟est un phénomène naturel, en tout cas, une espèce d‟instinct naturel qui nous pousse à éviter de nous accoupler avec nos proches. D‟après les chercheurs, les conséquences génétiques néfastes de l‟union consanguine qui expliquerait l‟interdit. Durkheim dit qu‟on ne marie pas le semblable avec le semblable. Malinowski, lui-même reprit cette idée en associant la prohibition de l‟inceste à la division clanique de la société. Radcliff Bron, lui aussi insista sur la nature sociologique de la prohibition, parce que la relation sexuelle entre certaines personnes mêmes parentés sont jugées mauvaises et la prohibition est énoncée. Dans son magistral ouvrage, intitulé : «Structures élémentaires de la parenté », paru en 1949, Lévi-Strauss considère que le système de mariage fait partie des systèmes d‟échanges, en parlant les règles d‟exogamie avaient pour but d‟instituer un échange des femmes et de biens. Il reprend l‟idée de Mauss selon laquelle des dons réciproques dans les sociétés traditionnelles sont des « faits sociaux totaux ». D‟après lui, l‟interdit de l‟inceste a permis la formation de la société dans le sens, où les individus ont été forcés d‟élargir leurs relations à des groupes sociaux. Cela aussi signifie que la prohibition de l‟inceste définit la nature de l’échange matrimonial, qui est «le passage du fait naturel de la consanguinité au fait culturel de l’alliance». Lévi Strauss souligne que la prohibition de l‟inceste constitue une règle, car dans toutes les règles sociales, elle est la seule qui possède un caractère d‟universalité, et celui qui a des tendances et le caractère correctif des lois et des institutions. Comme a conclu Lévi-Strauss, la prohibition de l‟inceste est la démarche fondamentale par laquelle s‟accomplit le passage de la nature à la culture. On dirait, les structures élémentaires de la parenté ont pour but de déterminer quels conjoints sont interdits pour les hommes et de distinguer la catégorie d‟individus qui peuvent s‟épouser selon les trois types de relations de parenté données dans la société humaine. On souligne que l‟idée majeure de la théorie de l‟alliance de Lévi-Strauss se résume dans la citation suivante : « l’humanité a compris très tôt que, pour se libérer d’une lutte sauvage pour l’existence, elle était acculée à un choix très simple : soit se marie en dehors, soit être exterminée aussi par le dehors» (Christian Ghasarian, 1996 : p. 135).

Bref, l‟établissement de la société passe par l‟échange, la réciprocité, l‟alliance et la coopération. Le lien d‟alliance avec famille différente assure la prise du social su le biologique du culturel sur naturel (Lévi-Strauss, 1949 : p. 549). L‟alliance, l‟échange et la réciprocité constituent un véritable « fait social total ». Il faut que la société pratique un échange lié à la notion de réciprocité est l‟une des structures fondamentales de l‟esprit humain.

La prohibition de l’inceste en Egypte 

Dans l‟Egypte Pharaonique, il était d‟usage que les rois épousent leurs sœurs. Il y avait deux Egyptiens Isis et Orisis, deux jumeaux avaient éprouvé eux-mêmes un amour précoce puisqu‟ils étaient connus sexuellement dans l‟utérus de leur mère (Hpopkinsk., « Le mariage frère-sœur en Egypte….. », p. 48) En 278 av J.C, Ptolémée, un roi grec d‟Egypte divorça avec sa première femme pour épouser sa sœur germaine. Ce mariage était exceptionnel car Ptolémée était macédonien mais non pas Egyptien. Il voulait manifester une appartenance de la tradition pharaonique, ou peut-être une autre raison, à cette époque les colons grecs et les Egyptiens s‟étaient hellénisés. Dans ce cas, les conquérants gréco-macédoniens évitèrent de se mêler et de se marier aux indigènes. Un mariage incestueux se rencontre dans l‟Iran ancien : le roi Arta Xérés donna deux enfants à sa propre mère, garçon et fille. Dans le cas général, les Grecs eux-mêmes autorisaient toutes sortes de mariages. Pour une cause, que le mariage incestueux avec une sœur ou une mère était un des premiers devoirs d‟un roi, pour but de préserver la pureté aristocratique du sang. (Luc de Heusch, « Essai sur le symbolisme de l’inceste royal », p. 95).

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Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE I : INTRODUCTION
1.1. GENERALITE
1.1.1. DESCRIPTION ET PRESENTATION DU PROJET DE RECHERCHE
1.1.1.1. Contexte et justification
1.1.1.2. Cas général
1.2.1.3.1. Les fady à Madagascar
1.2. HYPOTHESES
1.2.1. HYPOTHESES DES PREDECESSEURS
1.2.1.1. Origines des fady ou interdits
1.2.1.2. Typologie des fady malgaches
1.2.1.3. Classification des fady malgaches
1.2.2. HYPOTHESE PERSONNELLE
1.3. OBJECTIFS DE CE THEME
1.4. RESULTATS ATTENDUS
PARTIE II : MATERIEL ET METHODE
2.1. MATERIEL
2.1.1. Choix du thème
2.1.2. Choix du lieu d‟étude
2.1.3. Description de District du Vohémar
2.1.3.1. Situation géographique
2.1.3.2. Description sur l‟origine du Foko Sakalava
2.1.3.3. Les Sakalava Njoaty de Vohémar sont d‟origine arabe
2.2. METHODE
2.2.1. Méthode de collecte de données
2.2.1.1. Recherche documentaire
2.2.1.2. Travail sur terrain
2.2.1.3. A l‟assemblé général de l‟association (FISANI) de Njoaty de Vohémar
2.2.1.4. Difficultés rencontrées
2.2.2. Méthodes de traitement des donnés
2.2.2.1. La méthode des échelles
2.2.2.2. Le dynamisme
PARTIE III : LES RESULTATS
3.1. LES FONCTIONS DES FADY ET LES DOMAINES D‟APPLICATIION
3.1.1. LES FONCTIIONS DES FADY MALGACHES
3.1.2. LES DOMAINES D‟APPLICATION
3.1.2.1. La loi
3.1.2.2. L‟éducation
3.1.2.3. La santé
3.1.2.4. La sécurité sociale
3.2. LES CAUSES ET LES FACTEURS DE CHAGEMENTS OU LA TRANSFORMATION DES FADY
3.2.1. LES FACTEURS EXOGENES OU EXTERNES
3.2.1.1. Le christianisme
3.2.1.2. La colonisation
3.2.1.3. L‟interculturalité par la globalisation ou la mondialisation
3.2.1.4. La diffusion des nouvelles technologies
3.2.2. LES FACTEURS ENDOGENES OU INTERNES
3.2.2.1. Le temps
3.2.2.2. Le changement issu de l‟influence de la société elle-même
3.2.2.3. La modernité
PARTIE IV: DISCUSSION
4.1. LA FORME DE LA COEXISTENCE ET LA CONFLICTUALITE ENTRE FADYET MODERNITE
4.1.1 L’ACCULTURATION : LE PROCESSUS DE LA TRANSMISSION CULTURELL
4.1.2. AVANTAGE ET INCOVENIENTS DE LA TRANSGRESSION OU « MANOTA FADY »
4.1.2.1. L‟avantage du manota fady
4.1.2.2. Les inconvénients du manota fady
4.2. LES FADY FACE AU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
WEBOGRAPHIE
ANNEXE

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