Evaluation des gains et pertes en services ecosystemiques des forets

Les services écosystémiques  (SE) ou services environnementales  ou encore services écologiques  sont généralement des bénéfices qu’offrent l’écosystème pour l’humanité. Ces services sont procurés à travers des activités que l’Homme effectue sur l’écosystème. Ils peuvent être des services d’approvisionnement (type de nourriture, eau, bois,…), régulation (régulation du climat, pollinisation,…), support (cycle de nutriment) et culturel (valeur spirituelle) (MEA, 2005). Le bien être humain et le développement économique dépendent fortement de ces services (MEA, 2005). Cependant, le MEA a mis en évidence une accélération et une extension du déclin des écosystèmes ces 50 dernières années, à un rythme inédit dans l’histoire de l’humanité (WRI, 2008). Par ailleurs, la dégradation de l’écosystème met en péril non seulement la biodiversité mais aussi les activités économiques de la planète (WRI, 2008). Par contre, la plupart des entreprises et le bien-être de l’Homme dépendent des services rendus par des écosystèmes sains.

Ambatovy est une compagnie minière de Nickel et de Cobalt de grande capacité de production à Madagascar et s’inscrivant sur une durée d’environ 30 ans. Ambatovy produit 60 000 tonnes de Nickel raffiné et 5 600 tonnes de Cobalt raffiné chaque année une fois que la compagnie sera pleinement opérationnel. Ainsi, cette compagnie d’exploitation est le plus important investissement étranger jamais réalisé à Madagascar et l’un des plus grands en Afrique sub-saharienne et dans la région de l’Océan Indien (Ambatovy, 2014) du fait qu’elle produit 3% de la production mondiale en Nickel. En outre, Ambatovy est une importante source de revenu pour la population et le Gouvernement malgache. Elle génère des retombés économiques et sociaux importants pour le pays.

Concept et état de l’art

La genèse des Services Ecosystémiques en économie

L’histoire de la genèse de la notion des SE se divise en trois grandes périodes (Meral, 2010). La première période se situe en 1970-1997. Il s’agit de l’émergence du concept en SE. Bien que la notion des SE a déjà existé fort longtemps , le début du concept se trouve en 1970 (Meral, 2010).Les années 1970 sont considérées comme un moment important de la pensée économique de l’environnement et des ressources naturelles étant donné que la première vue d’ensemble des SE est proposée dans un rapport intitulé « Statut of critical Environmental Problem » en 1970 ayant comme objectif d’adopter une vision globale des problèmes d’environnement d’une part. D’autre part, la publication du rapport Meadows et l’apparition du premier choc pétrolier en 1973 vont amorcer les premiers travaux contemporains sur la problématique environnementale. Il s’agit de la prise de conscience des dangers de la croissance économique sur l’environnement (Meral, 2010).

La deuxième période se trouve entre 1997 et 2005. Elle commence avec la publication de Robert Costanza (1998) sur l’évaluation monétaire des écosystèmes globaux ayant pour objet de faire apparaitre les valeurs des écosystèmes et établir une première approximation de cette valeur (Meral, 2010). Cette publication permet d’apporter une solution des Néo-classiques sur la sous-évaluation des services fournis par l’écosystème en raison d’une absence d’évaluation monétaire de ces services (Méral, 2010). Cependant, de nombreux controverses et critiques sont apparus lors de sa publication. L’un des critiques évoque que certaines choses ne peuvent pas être exprimées en termes monétaire (Norgaard et al, 1998). Encore, la méthode de calcul ne tient pas compte de la complexité du fonctionnement des écosystèmes selon la publication des Nations-Unis (2007), etc. A ce moment-là, la genèse du MEA s’est apparu (2001-2005) en raison de la demande des scientifiques et experts impliqués dans les négociations au sein de la Convention sur la diversité biologique et de la lutte contre la désertification.

Le processus MEA est sous l’appui de la publication du WRI et l’IIED (1986) s’agissant d’un rapport sur un panorama planétaire de la problématique environnementale ainsi que la publication par le PNUD et la Banque Mondiale intitulé “Protecting our planet–securing our future: linkages among environmental issues and human needs” (Watson et al., 1998) ayant pour objectif de proposer une vision globale des enjeux environnementaux et appeler à une évaluation scientifique globale pour parvenir à une évaluation internationale des écosystèmes (Meral, 2010).A travers ces deux publications, le « nouveau processus international d’évaluation » (1998) s’est apparu. Il consiste à réaliser des analyses pilotes sur les écosystèmes globaux. Ainsi, le résultat du MEA a commencé par la classification des SE (Meral, 2010). L’ONU a pu ressortir 17 catégories de services écologiques pouvant être décomposés en quatre grands groupes de service. Ainsi, la sortie du rapport du MEA de 2005 est considérée comme une date clé de la genèse du concept des SE (Meral, 2010) et aussi un marqueur politique pour ce concept (Meral, 2010).

La troisième phase s’agit de la période postérieure à 2005 (Meral, 2010). Elle consiste à la publication du rapport final du MEA lançant de fait les initiatives plus restreints comme au niveau régional (TEEB, etc) ou même national (Méral, 2010).

Principe de l’interaction de l’écosystème, les usages socio-économiques et le bien-être humain

Les changements au niveau des SE sont généralement issus des interactions entre l’écosystème et les usages de la population en vue d’obtenir un certain niveau de bien-être. Le cadre conceptuel du MEA (2005) met en évidence l’interaction entre les enjeux économiques, sociaux et environnementaux. L’étude des SE s’inscrit pleinement dans une approche anthropocentrée (ou utilitariste) (Maresca et al, 2011) car elle vise à évaluer les services rendus par l’écosystème d’une part et à considérer leurs contributions au bien-être humain.

Matériels

Contexte de l’aire de la mine relatif à l’étude
L’environnement fournit une série de biens et services qui sont autant des ressources et supports nécessaires aux activités économiques et sociaux (Maresca et al,. 2011) que l’on appelle services ecosystémiques. La variation de ces services peut être due à la variation en amont étant l’écosystème proprement dit (biophysique) d’une part et à la variation en avale causée par la société (Slootweg, 2014). Comme les activités d’exploitation d’Ambatovy se trouve dans une forêt dont la population en dépend, elle peut donc avoir des impacts biophysiques et sociaux agissant à leurs tours aux SE ainsi qu’au bien-être de la population locale. Ainsi, ces activités sont considérées comme des facteurs directs de changement des SE selon Roel (2014). Encore, la composition et la nature des écosystèmes varient au cours du temps, en fonction de la perturbation naturelle (Thompson, 2011) et d’autres facteurs anthropiques qui influent directement la qualité et la quantité des SE. Cependant, d’autres facteurs évoluent d’une manière autonome des activités d’Ambatovy et influencent indirectement les SE et le niveau du bien-être de la population locale à agissant sur les facteurs directs (Slootweg, 2014). Ces facteurs indirects s’agissent notamment, le facteur démographique, économique, socio-politique, technologique et cultuel (MEA, 2005). Compte tenu des impacts de ces divers facteurs de changement de l’écosystème et les SE et dans le cadre de la réalisation de son Plan de Gestion Environnementale et Développement Social ainsi que son Plan de Gestion Spécifique, Ambatovy applique le principe de l’absence de perte nette dans les SE à travers la mise en application d’une hiérarchie de mitigation pour la gestion de la biodiversité et des SE (Ambatovy, 2015) étant l’une des normes de performance de l’IFC . Son objectif est d’obtenir une perte nette nulle en SE dans l’aire de la mine.

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Table des matières

INTRODUCTION
MATERIELS ET METHODES
Chapitre 1. Concept et état de l’art
Section 1. La genèse des Services Ecosystémiques en économie
Section 2. Principe de l’interaction de l’écosystème, les usages socio-économiques et le bien-être humain
Chapitre 2. Matériels
Section 1. Contexte de l’aire de la mine relatif à l’étude
Section 2. Localisation dans l’aire de lamine
Section 3. Caractéristiques de la zone d’étude
Section 4. Définition du champ d’étude
Chapitre 3. Méthodologie
Section 1. Approche méthodologique
Section 2. Méthodes de collecte des données
Section 3. Méthodes d’analyse
Section 4. Démarche méthodologique
Section 5. Limites de l’étude
RESULTATS ET DISCUSSIONS
Chapitre 1. Identification de la zone de référence relative aux SE pour l’aire de la mine
Section 1. Les critères permettant la sélection de la zone de référence
Section 2. Détermination des zones de référence potentielles
Section 3. Analyse de similarité des zones de référence potentielles par rapport à l’aire de la mine l’aire de la mine
Chapitre 2. Relation entre les facteurs indirects de changement et les SE prioritaire dans l’aire de la mine
Section 1. Présentation des SE à étudier
Section 2. Analyse des liens entre les facteurs de indirects de changement et les SE dans l’aire de la mine
Section 3. Analyse de corrélation entre les facteurs de changement et les SE prioritaires
Chapitre 3. Distinction du changement autonome et du changement résultant du projet sur SE effectif
Section 1. Détermination de la valeur des SE dans l’aire de la mine et dans la zone de référence
Section 2. Détermination du changement des SE effectifs sans projet et avec projet
Section 3. Variation des facteurs de changement des SE
RECOMMANDATIONS
Chapitre 1. Sur la méthodologie
Section 1. Qualité des données utilisées
Section 2. GAP des indicateurs
Chapitre 2. Sur les résultats
Section 1. Sur les facteurs de changement
Section 2. Sur les services écosystémiques
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
WEBOGRAPHIE
ANNEXES

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