Evaluation de l’impact des mycorhizes sur le développement du rosier

Mémoire de fin d’études production et technologie du Végétal 

Matériel végétal utilisé : le Rosier

Taxonomie et sélection

Le rosier est une Angiosperme dicotylédone de la famille des Rosaceae. Sa classification exacte est la suivante (figure 2, d’après la classification de Conquist, 1981) (Zboralski, 2013).
Le genre Rosa comprend 123 espèces et est divisé en 4 sous-genres d’après la classification de Rehder de 1960 : Hulthemia, Platyrhodon, Hesperodos et Eurosa (figure 3). La majorité d’entre elles (120 espèces) se trouvent dans le sous-genre Eurosa, divisé en 10 sections par Rehder. Les sous-genres Hulthemia, Platyrhodon et Hesperhodos sont, quant à eux, tous représentés par une seule espèce : Hulthemia persica (zone subdésertique d’Asie centrale), Rosa roxburgii (Platyrhodon, du sud Laos à l’île d’Hokkaïdo (Japon)) et Rosa stellata (Hesperhodos, côte Pacifique du sud des Etats-Unis) (Abidi, 2012; Meynet, 2001).
Le genre Rosa est actuellement composé d’espèces sauvages dont l’aire de répartition naturelle s’étend à tout l’hémisphère nord (Asie, Europe ou Amérique du Nord), ainsi que d’hybrides cultivés. Les premières domestications ont eu lieu en Chine (rosiers majoritairement diploïdes, à floraison remontante, sensibles au froid, à parfum de thé) et en Europe (plusieurs rosiers tétraploïdes, résistants au froid, non-remontants). Ensuite, grâce aux échanges commerciaux du 19ème siècle, une multitude de croisements ont été réalisés à partir d’espèces sauvages telles que Rosa gallica, Rosa canina, Rosa chinensis ou encore Rosa foetida. Parmi ces espèces, Rosa chinensis a joué un rôle particulièrement important car elle a permis d’atteindre le principal objectif recherché au début de l’histoire des hybridations avec l’acquisition du caractère remontant. Ce caractère permettant plus d’une floraison par an se retrouve rapidement chez une multitude d’hybrides tel que les « rosiers Thé » à fleurs roses (remontants, sensibles au froid, diploïdes, à parfum de thé) et le rosier « La France » (triploïde) par exemple. Ce dernier, obtenu en 1867, a ensuite été utilisé pour l’obtention des « hybrides de Thé » puis, des rosiers modernes. Depuis 1940, ce sont les ressources génétiques présentes au sein de ces rosiers modernes qui sont majoritairement utilisés en amélioration. Aujourd’hui, la majorité des rosiers commercialisés présentent ce caractère de remontance. De plus, du fait des nombreux croisements réalisés au fil du temps, la dénomination du rosier se fait désormais par le nom Rosa x hybrida (Abidi, 2012; Brun et Mary, 2003; Meynet, 2001; Société française des roses, 2014). Cette étude porte sur le rosier moderne Emera® (Rosa hybrida L. cv Emera). Cette variété, obtenue lors d’une hybridation Immensee x Amanda en 1989 par l’obtenteur Noack, fait actuellement partie de la marque Décorosiers® (Rosiers-provence, 2014; Secteur-vert, 2014).

Morphologie du rosier

Le rosier Rosa x hybrida est une plante pérenne arbustive aux ports variés, allant de rampant à dressé selon les espèces et les cultivars. Son feuillage est souvent caduc voire semi-persistant. La plupart des rosiers présentent des épines d’origine épidermique disposées aléatoirement sur leurs tiges. Ce caractère a cependant pu être effacé dans le cadre de programme de sélection.
Cet arbuste présente une phyllotaxie alterne avec des feuilles de 5 à 15 cm de longueur, composés de 3 à 13 folioles finement dentées le plus souvent et imparipennées. Chaque feuille présente une paire de stipules à la base de son pétiole.
Les fleurs sont quant à elles actinomorphes (régulière) isolées ou regroupées en un corymbe. Les pièces florales du périanthe (pétales et sépales) sont présentes par multiples de cinq (une fleur compte en moyenne 25 à 30 pétales, figure 4). L’ovaire du rosier est infère et, les styles, les étamines et les carpelles sont très nombreux (figure 5) (Spichiger et al., 2009). Le calice peut être accompagné d’un calicule inséré juste en dessous, qui désigne un ensemble de bractées souvent semblable aux sépales. Après fécondation, le développement du réceptacle floral produit un faux-fruit, le cynorrhodon (figure 4). Entre 5 et 25 akènes (graines) sont ainsi produits (Abidi, 2012; Brun et Mary, 2003; Zboralski, 2013).
La variété Emera est un rosier arbustif à port recouvrant d’une hauteur comprise entre 60 et 80 cm. Ses fleurs d’un diamètre de 4 à 5 cm sont semi-doubles et de couleur rouge fuschia (decorosiers.com).

Cycles de culture

Une variété de rosier peut être multipliée par greffage, par multiplication in vitro ou par bouturage. La multiplication d’un cultivar par greffage se réalise en extérieur. Le greffon est le plus souvent greffé sur le porte-greffe avec la technique du greffage en écusson. Ce type de multiplication nécessite un cycle de culture de deux ans. La multiplication in vitro permet quant à elle de réaliser un cycle de culture d’un an, cependant les coûts élevés font que cette technique n’est que très rarement employée (Société française des roses, 2014).
Dans le cadre de cette étude nous nous intéresserons tout particulièrement à la production de jeunes plants par bouturage (figure 6, C). Cette méthode de multiplication nécessite un cycle de culture de 8 semaines à 3 mois. Elle peut s’effectuer sous des serres chauffées (21°C ± 3°C) et éclairées. Les plants sont alors en plaques alvéolées de 84 plants (52cm x 30,5cm ; 7 x 12 plants, figure 6, A et B). Les alvéoles ont un diamètre et une hauteur de 3 cm soit un volume de 21,2 cm³. Les plaques alvéolées reposent sur des tables de 1,6m de large x 4,45m de long et sont disposées en 3 rangées de 14 soit 42 plaques par table (= 3528 rosiers par table).
Le cycle de culture débute par la création de boutures à partir de pieds-mères puis repiquage des boutures dans des plaques alvéolées (Jiffy) contenant un bouchon (motte) de substrat préalablement humidifié. Ensuite, pendant 12 à 15 jours une bâche plastique (figure 6, D) perméable à l’eau est mise sur la culture et un arrosage régulier (2 à 4 fois par jours selon les conditions climatiques) est réalisé par une légère aspersion manuelle (pomme d’arrosage). Après débâchage, un voile d’hivernage léger (P30) est posé sur la culture pendant 24 à 48 heures.
Une fois le voile retiré, l’eau est apportée par sub-irrigation c’est-à-dire que les tables sont remplies d’1 cm d’eau (en hauteur) et que les plaques trempent dans l’eau. Chaque table est ainsi remplie pendant 12 minutes puis, vidée en 5 à 6 minutes. A ce stade, seule la sub-irrigation (figure 7) permet un apport en eau à la culture. 14 tables sont ainsi irriguées en même temps avec un apport moyen de 1250 litres d’eau soit 89,3 litres par table. Toute l’eau n’est pas utilisée par les rosiers et une grande partie est évacuée et recyclée.
Par la suite, lors de la culture, deux tailles sont effectuées, la première à la quatrième semaine et la seconde à la septième semaine de culture. Une troisième taille est prévue lors de cycles plus longs. Suite à cette dernière taille, à la huitième semaine de culture, une partie des plants restent chez Cerdys-Métaflore, les autres sont quant à eux envoyés chez les différents producteurs de rosiers en pots tels que les Pépinières du Val d’Erdre. Cette distribution des rosiers en plaques alvéolées entre ces producteurs marque le début de la deuxième phase de culture (Hamon J., communication personnelle).
Cette seconde phase débute donc par la réception des plants en plaques alvéolées. Dès que possible ces plants sont rempotés manuellement en pots de deux litres. Ils sont ensuite disposés à l’extérieur sur bâches. Cette deuxième phase du cycle de culture est caractérisée par un arrosage par aspersion (automatique) et trois tailles réalisées manuellement (Jahan P., communication personnelle).

Guide du mémoire de fin d’études avec la catégorie effets observés de la symbiose

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Mots-clés : Rosier, Mycorhize, Symbiose, Bouture, Multiplication végétative, Développement, Interface sol racine.

Table des matières

Introduction
2 Etat de l’art
2.1 Structure d’accueil
2.2 Sites d’étude
2.3 Matériel végétal utilisé: le Rosier
2.3.1 Taxonomie et sélection
2.3.2 Morphologie du rosier
2.3.3 Cycles de culture
2.3.4 Maladies et ravageurs
2.3.5 Moyens de lutte
2.3.6 Importance économique
2.4 Les champignons mycorhiziens
2.4.1 Taxonomie
2.4.2 Glomus intraradices
2.5 La symbiose mycorhizienne
2.5.1 Mise en place de la symbiose
2.5.2 Effets observés de la symbiose
► Sur le champignon
► Sur la plante
3 Matériels et Méthodes
3.1 Protocole d’expérimentation
3.1.1 Protocole expérimental en phase 1
► Choix du dispositif expérimental
► Méthodologie d’inoculation
► Variables suivies
3.1.2 Protocole expérimental en phase 2
► Choix du dispositif expérimental
► Méthodologie d’inoculation
► Variables suivies
3.2 Méthode d’analyse statistique
3.2.1 Cas des variables quantitatives
3.2.2 Cas des variables qualitatives
4 Résultats
4.1 Au cours de la phase1
4.1.1 Variables quantitatives
► Variables suivies tout au long de l’essai
► Variables suivies à T2
● Résultats du passage à l’étuve
● Résultats du laboratoir
● Pertes en culture
4.1.2 Variables qualitatives
4.2 Au cours de la phase 2
4.2.1 Variables quantitatives
4.2.2 Variables qualitatives
5 Discussion
4.1 Inoculation en phase 1: Témoin, Dose1 et Dose2
4.2 Inoculation en phase 2: Témoin, P et H.
6 Conclusion
7 Partie optionnelle: Expérimentation sur Géranium lierre, Rose d’Inde et Impatiens
Bibliographie

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