Etudes chimique et toxicologique des extraits d’amande de graines d’adansonia rubrostipa

On entend par poison toute substance naturelle ou synthétique capable de troubler gravement ou d’interrompre les fonctions vitales de l’organisme auquel elle a été administrée délibérément ou accidentellement. Ces substances pénètrent dans l’organisme par plusieurs voies et peuvent conduire à la mort de celui-ci. De nombreuses recherches ont permis de montrer qu’un grand nombre d’organismes vivants appartenant aux règnes animal, végétal et microbien élaborent des substances toxiques de nature variée. Ces substances naturelles appelées aussi toxines, peuvent conduire à la mort de l’organisme affecté, à la suite de diverses atteintes organiques et physiologiques se traduisant notamment par des paralysies, des diarrhées, des vomissements, des convulsions, une syncope,… Malgré ces dégâts causés par les poisons, l’homme a toujours su les utiliser à diverses fins, comme la chasse, la pêche, la guerre, la thérapie de certaines maladies, la lutte contre les animaux nuisibles, l’élimination des ennemis,… (RASOATAHINA, 2005). Les connaissances sur les diverses toxines et leur mécanisme d’action n’ont cessé d’être enrichies grâce à la toxicologie, qui est une branche de la science traitant les poisons. Cette branche a connu un essor considérable suite au développement des autres disciplines scientifiques comme la chimie, la physique, la biochimie, la biologie moléculaire, la physiologie, la pharmacologie et la médecine.

ETUDE CHIMIQUE

MATERIELS

Matériel végétal 

Classification

(BAUM, 1995b)
La position systématique de la plante est la suivante :
Règne : Plantae
Sous règne : Tracheobionta
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Sous-classe : Dilleniidae
Ordre : Malvales
Famille : Bombacaceae
Genre : Adansonia
Nom binomial : Adansonia rubrostipa
Nom vernaculaire : fony, ringy, borigy et zamena .

Description botanique

Description du genre Adansonia

Description de l’espèce Adansonia rubrostipa
(http://www.cactuspro.com/encyclo/Adansonia/rubrostipa; RASOAMANANA, 2009). Adansonia rubrostipa (figures 1 à 4) est un arbre endémique des forêts sèches de l’Ouest de Madagascar, de petite à grande taille pouvant atteindre 4 à 20 m de hauteur environ et possédant un tronc renflé en forme de bouteille (rarement cylindrique) de 5 m de diamètre et plus. L’écorce est généralement foliacée, de couleur marron. Les feuilles sont composées, alternes avec 3 à 5 folioles, les stipules caducs. Les fleurs sont issues de boutons floraux allongés, verts, solitaires, disposés horizontalement. Le calice est rouge à l’extérieur et rouge clair à l’intérieur. Les sépales soudés sont au nombre de 5. Ils sont de couleur verte à l’extérieur et rouge à l’intérieur et à préfloraison valvaire. Les pétales sont de couleur jaune clair à jaune orangé, nettement plus courts que les étamines. Ils sont libres, au nombre de 5, à préfloraison valvaire. Les 120 à 160 étamines sont soudées en tube. Le gynécée est supère, à 5 loges à n ovules, à placentation axillaire. Le style et le stigmate sont de couleur rouge. Le disque nectarifère est de petite taille. Le fruit est une baie arrondie indéhiscente de couleur marron. Le péricarpe épais est muni de fibres longitudinales. La période de floraison se situe entre novembre et février et la maturité des fruits aux mois de mai et juillet (RANJEVASOA, 2003).

Distribution géographique de l’espèce 

(RANDRIANANTENAINA, 2003 ; RANOASITSEHENO, 2010 ; RANJEVASOA, 2012) .

Adansonia rubrostipa se rencontre le long de la côte ouest de Madagascar, allant d’Itampolo (sud-ouest), à Soalala (nord-ouest) (fig 5, p. 11 et tableau 1). Elle est répartie dans trois secteurs :

☛le secteur de Toliara, sur différents types de substrat : dune, plateaux calcaires aux environs de Toliara ;
☛le secteur de Menabe et de Morombe ;
☛le secteur d’Ambonzo, de Besalampy à Soalala où elle est inféodée généralement aux sols sableux.

Utilisations empiriques de la plante 

(RANDRIAMIHARISOA, 2005; RANOATSIHENO, 2010) .

Cette plante ainsi que les membres de sa famille sont utilisées à Madagascar dans divers domaines : nutritionnel, thérapeutique, et socio-économique.

Toutes les parties de la plante sont exploitées.
❖ Dans le domaine nutritionnel :
Le fruit surtout la pulpe, est utilisé pour préparer :
➤des boissons ;
➤du lait ;
➤des pâtes alimentaires ;
➤de l’arôme en pâtisserie.
❖ Dans le domaine thérapeutique :
➤Les rameaux et les feuilles sont utilisés contre les affections inflammatoires ;
➤Les écorces à fibre en décoction servent à calmer l’épilepsie et les convulsions ;
➤Le fruit est utilisé contre la dysenterie et la malaria. Mélangé à la nourriture, il est consommé pour donner l’appétit et faire grossir ;

La tisane des feuilles est utilisée :
➤Contre les affections rénales et de la vessie ;
➤Contre la fièvre, la diarrhée, l’asthme et la fatigue ;
➤dans le traitement des plaies ;
➤dans la régulation de la tension artérielle et aussi comme antianémique, antirachitique et tonique ; anti-rhumatique, diurétique, fébrifuge, astringent.

Le fruit/la pulpe est utilisé :
➤pour soigner les plaies et l’inflammation de l’intestin et du foie ;
➤dans le traitement de la variole, la rougeole, la carie dentaire et le paludisme.

Le décocté des feuilles et des écorces est utilisé pour traiter l’hypertension, l’ulcère gastrique, la carence en vitamines et en calcium, la lombalgie, le manque d’appétit et pour guérir les maux du ventre et la toux. En outre, la poudre de l’écorce est utilisée pour soigner les blessures récentes.

❖ Dans le domaine socio-économique :
– les fibres d’écorce des jeunes baobabs sont utilisées par les passants pour attacher les toits de leurs maisons ;
– Les fruits comestibles sont vendus au marché.

Date et lieu de récolte
Les fruits ont été récoltés à Ifaty le 12 Août 2012 par une équipe de chercheurs du CIRAD/FOFIFA.

Préparation et conservation du matériel végétal
Les fruits sont cassés pour récupérer les graines à l’aide d’un couteau. L’amande séparée des gousses au moyen d’un ciseau, est broyée au moyen d’un mixer de marque Blender (Robot coupe GT550). Le broyat ainsi obtenu est conservé dans des bocaux à la température ambiante. Il constitue notre matériel végétal de départ.

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
1 . INTRODUCTION
2. MATERIELS ET METHODES
2.1. MATERIELS
2.1.1. Matériel végétal
2.1.1.1. Classification
2.1.1.2. Description botanique
2.1.1.2.1. Description du genre Adansonia
2.1.1.2.2. Description de l’espèce Adansonia rubrostipa
2.1.1.3. Distribution géographique de l’espèce
2.1.1.4. Utilisations de la plante
2.1.1.5. Date et lieu de récolte
2.1.1.6. Préparation et conservation du matériel végétal
2.1.2. Les produits chimiques
2.2. METHODES
2.2.1. Méthodes d’extraction
2.2.1.1. Extraction à froid
2.2.1.2. Extraction à chaud
2.2.2. Méthodes de purification
2.2.2.1. Traitement par la chaleur
2.2.2.1.1. Principe
2.2.2.1.2 Mode opératoire
2.2.2.2. Précipitation par l’éthanol 50%
2.2.2.2.1. Principe
2.2.2.2.2. Mode opératoire
2.2.2.3. Précipitation par l’acétone 50%
2.2.2.3.1. Principe
2.2.2.3.2. Mode opératoire
2.2.2.4. Précipitation par l’acétate neutre de plomb
2.2.2.4.1. Principe
2.2.2.4.2. Mode opératoire
2.2.2.5. Fractionnement par le n-butanol
2.2.2.5.1. Principe
2.2.2.5.2. Mode opératoire
2.2.2.6. Dialyse
2.2.2.7.1. Principe
2.2.2.7.2. Mode opératoire
a) Préparation de la membrane de dialyse
b) Mise en route de la dialyse
2.2.3. Calcul de rendement
2.2.4. Méthode de concentration
2.2.5. Méthodes d’analyse
2.2.5.1. Chromatographie sur couche mince
2.2.5.1.1. Principe
2.2.5.1.2. Mode opératoire
a) Dépôt des échantillons
b) Développement de la plaque
c) Révélation du chromatogramme
c1) Examen sous lumière ultra-violette
c2) Réactions colorées
2.2.5.2. Réactions de détection des familles chimiques
2.2.5.2.1. Préparation des extraits
a) Extrait acide
b) Extrait hydroéthanolique
c) Extrait aqueux
d) Extrait chloroformique
2.2.5.3. Les différents tests de criblage phytochimique
2.2.5.3.1. Les alcaloïdes
a) Test de MAYER
b) Test de DRAGENDORFF
c) Test de WAGNER
2.2.5.3.2. Les flavonoïdes et leucoanthocyanes
a) Les flavonoïdes : test de WILLSTÄTER (test à la cyanidine)
b) Les leucoanthocyanes
2.2.5.3.3. Les tanins et polyphénols
a) Test à la gélatine
b) Test à la gélatine salée
c) Test au chlorure ferrique
2.2.5.3.4. Les anthraquinones : test de BORNTRAGER
2.2.5.3.5.Les désoxyoses : test de KELLER-KILIANI
2.2.5.3.6. Les iridoïdes
2.2.5.3.7. Les stéroïdes, les triterpènes et les stérols insaturés
a) Test de LIEBERMANN-BURCHARD
b) Test de SALKOWSKI
2.2.5.3.8. Les saponines
3. RESULTATS
3.1. EXTRACTION ET PURIFICATION DES PRINCIPES TOXIQUES
3.1.1. Extraction
3.1.1.1. Extraction aqueuse à froid
3.1.1.2. Extraction hydroéthanolique à froid
3.1.1.3. Extraction éthanolique absolu à froid
3.1.1.4. Extraction aqueuse à chaud
3.1.1.5. Extraction hydroéthanolique à chaud
3.1.2. Purification
3.1.2.1. Les méthodes non retenues dans le protocole de purification
3.1.2.1.1. Traitement par la chaleur
3.1.2.1.2. Précipitation par l’éthanol 50%
3.1.2.1.3. Précipitation par l’acétone 50%
3.1.2.1.4. Précipitation par l’acétate neutre de plomb
3.1.2.2. Les méthodes retenues dans le protocole de purification
3.1.2.2.1. Fractionnement par le n-butanol
3.1.2.2.2. Dialyse
3.1.2.2.3. Traitement par la chaleur
a) Traitement de l’adialysat par la chaleur
b) Traitement du dialysat par la chaleur
3.2. RENDEMENTS
3.3. DEGRE D’HOMOGENEITE DES EXTRAITS
3.4. CARACTERISATION CHIMIQUE
3.4.1. Propriétés physico-chimiques
3.4.2. Nature chimique
4. DISCUSSION ET CONCLUSION
CONCLUSION GENERALE

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