Etude rétrospective sur les médicaments antipaludiques

Selon le rapport 2009 de l’OMS, plus de la moitié de la population mondiale est à risque de paludisme avec 243 millions de cas cliniques et 863000 décès enregistrés en 2008. [1. 2] Le paludisme est endémique dans 108 pays dont 45 sont situés dans la Région africaine : ce qui fait du paludisme un véritable fléau qui freine le développement du continent. [3] Au Mali, le paludisme est responsable de 37,35% des motifs de consultation dans les services de santé et représente la première cause de décès des enfants de moins de 5 ans et la première cause d’anémie chez les femmes enceintes [4.5]. Pour lutter efficacement contre le paludisme, le pays s’est doté d’une politique nationale de lutte contre le paludisme en 1993 suite à sa participation à la conférence ministérielle d’Amsterdam et a adhéré à l’initiative Roll Back Malaria (Faire reculer le paludisme) en 1999. [4] La politique nationale s’inspire de la déclaration dite d’Abuja (25 avril 2000) et des Objectifs du Millénaire pour le développement(OMD), qui réaffirment l’engagement de la communauté internationale à agir ensemble pour réduire la morbidité et la mortalité dues au paludisme. Il convient également de rappeler que la politique pharmaceutique nationale adoptée en 1994 vise à rendre accessibles des médicaments de qualité au plan physique, géographique et financier. Par ailleurs l’évaluation des OMD dont l’échéance est fixée à l’année 2015 montre qu’il reste de grands efforts à faire pour atteindre l’objectif n°6 visant la lutte contre le sida, la tuberculose, le paludisme et d’autres maladies.[5] D’où l’intérêt de notre travail qui porte sur l’étude des antipaludiques au niveau de deux officines de la commune IV et d’une société grossiste de la place Laborex, dont le but est d’optimiser la disponibilité des médicaments antipaludiques.

DEFINITION :
Le paludisme est une érythrocytopathie fébrile et hémolysante due à la présence et le développement dans les hépatocytes puis dans les hématies d’un hématozoaire du genre Plasmodium (phylum des apicomplexa).

CAUSES ET PARASITE DU PALUDISME 

Le paludisme est causé par un parasite protozoaire du genre Plasmodium. Chez les humains, le paludisme est essentiellement causé par P. falciparum (prépondérant en régions tropicales), P. malariae, P. ovale (espèce la plus rare, hormis l’Afrique de l’Ouest), P. vivax (espèce la moins exigeante en température) et P. knowlesi (découvert récemment en Malaisie ) provoquent des formes de paludisme «bénignes» qui ne sont généralement pas mortelles. Le paludisme est transmis lors de la piqûre par une femelle moustique du genre anophèles, elle-même contaminée après avoir piqué un animal homéotherme impaludé. Le parasite infecte les cellules hépatiques de la victime puis circule dans le sang, en colonisant les hématies et en les détruisant. La forme la plus grave du paludisme est causée par Plasmodium falciparum, responsable d’une grande majorité des décès, Plasmodium vivax, Plasmodium ovale, Plasmodium malariae.

EPIDEMIOLOGIE 

Régions à risques 
Après avoir sévi dans la presque totalité du monde habité, le paludisme touche plusieurs pays, essentiellement les plus pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

L’Afrique est un continent particulièrement touché par le paludisme. Le danger est quasi-nul en Afrique du Nord mais majeur en Afrique de l’Est, en Afrique subsaharienne et en Afrique équatoriale aussi bien en zone rurale qu’en zone urbaine. En Asie, le paludisme est absent des grandes villes et plutôt rare dans les plaines côtières. Le danger est majeur dans les zones rurales du Cambodge, de l’Indonésie, du Laos, de la Malaisie, des Philippines, de la Thaïlande, du Viêtnam et en Chine dans le Yunnan et à Hainan. Dans les Antilles, le paludisme sévit à Haïti et près de la frontière dominicaine. En Amérique centrale, il existe quelques micro zones, mais le risque est relativement faible. En Amérique du Sud, le risque est faible dans les grandes villes, mais réel dans les zones rurales en Bolivie, en Colombie, en Équateur, au Pérou et au Venezuela, et majeur dans toute la zone amazonienne. L’altitude et la température ambiante sont des facteurs importants dans l’impaludation ou non dans une zone. Certains anophèles (comme Anopheles gambiae) ne peuvent vivre guère audelà de 1.000 m d’altitude mais d’autres (comme Anopheles funestus) sont parfaitement adaptés pour vivre jusqu’à 2.000 m. La maturation de Plasmodium à l’intérieur de l’anophèle ne peut s’opérer que dans une fourchette de température ambiante allant de 16 à 35 C°.

Epidémiologique du paludisme au mali 

Les caractéristiques socio démographiques 

Le Mali compte 15 039 794 habitants (RGPH) [8] actualisé en 2010.

situation
Les fièvres présumées palustres représentent le premier motif de consultation dans les services de santés (37.5%) [4]. Le paludisme constitue un problème également chez les femmes enceintes ou il est à l’ origine de la moitié des anémiés et de la plus part des faibles poids de naissance. [9] En 2005, l’impact socio-économique du paludisme dans le pays à été estimé 72 milliards de francs CFA par année.

Endémicité 
En zone d’endémie, les individus développent une immunité partielle appelée prémunition. La prémunition est une immunité qui limite plus ou moins efficacement la multiplication du parasite dans l’organisme et dont la survenue de symptômes palustres. Les populations semi immunes sont aussi : moins sujettes aux accès simples ; mieux protégées contre l’évolution vers un accès grave. Le niveau d’endémicité du paludisme au Mali varie d’une région éco climatique à l’autre. Au nombre des facteurs responsables des variations de l’endémicité figurent : la pluviométrie, l’altitude, la température, les aménagements hydro-agricoles, l’urbanisation.

On distingue 3 zones climatiques Mali 
La zone soudanienne, à l’extrême sud du pays avec une pluviométrie de 1500 mm d’eau par an ; La zone sahélienne, au centre recevant 200 à 300 mm d’eau par an ; La zone saharienne, qui occupe la moitié nord du pays, les précipitations y sont irrégulières, voire accidentelles et très souvent inferieure à 200 mm d’eau par an.

Type d’endémicité
Le paludisme stable : La maladie se transmet toute l’année, avec parfois des variations saisonnières. Les adultes vivants dans ces zones acquièrent habituellement une prémunition qui les protège contre le paludisme grave et compliqué. Ce type de transmission intéresse les zones soudano-guinéenne, le delta intérieur du Niger, les zones de barrages qui sont des zones de forte transmission.
Le paludisme instable : il se caractérise par une transmission intermittente ou par des épidémies, en rapport avec une immunité insuffisante contre le paludisme. Ce type de transmission se trouve dans la zone sahélosoudanienne.
Le paludisme sporadique : Généralement, la population n’a aucune immunité contre le paludisme et toutes les tranches d’âge sont exposées au paludisme grave et compliqué. On rencontre ce type d’endémicité dans la zone saharienne .

Cycle évolutif chez l’homme (schizogonie) ou cycle asexué 

En piquant l’homme, le moustique lui injecte sa salive qui contient des centaines de parasites (appelés sporozoïtes) provenant de ses glandes salivaires. Les parasites gagnent le foie et pénètrent dans les cellules hépatiques où ils se multiplient, grossissent puis se transforment en schizonte extra érythrocytaire ou intra-hépatique (corps bleu) qui bourgeonne, tout en perdant de sa mobilité, de manière à émettre des vésicules contenant les jeunes mérozoïtes et finissent par faire éclater la cellule hépatique. Ils repassent alors dans la circulation sanguine (ils sont alors appelés mérozoïtes), initiant ainsi le stade érythrocytaire en pénétrant dans les hématies (ou globules rouges) ; ils deviennent alors des trophozoïtes d’abord jeunes, à forme annulaire ; les trophozoïtes grossissent, dégradent l’hémoglobine du globule rouge et se multiplient dans le globule rouge ; on parle alors de schizontes. Quand il est mûr, le schizonte éclate et libère de nouveaux mérozoïtes qui vont eux-mêmes parasiter des hématies vierges et recommencer le cycle ; chaque cycle dure 48 heures et l’éclatement des globules rouges et des schizontes est contemporain des accès fébriles. Enfin, après plusieurs cycles, on voit apparaître dans les hématies des parasites sexués, les gamétocytes mâles et femelles.

Il est à noter que certains mérozoites de P. oval, P. vivax ou P. malaria peuvent restés cachés dans le foie plusieurs années avant de se réactiver en vagues successives. Cette phase du parasite est appelée phase dormante (le plasmodium ne se réplique pas mais dort) ou hypnozoïte.

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Table des matières

Introduction
Objectifs
1. Objectif général
2. Objectifs spécifiques
Généralités
1. Définition
2. Causes et parasite du paludisme
3. Epidémiologies
3-1. Régions à risques
3-2. Epidémiologique du paludisme au Mali
3-2-1.Caractéristiques socio démographiques
3-2-2. Situation
3-2-3. Incidence et endémicité du paludisme au Mali
3-2-4. Faciès épidémiologiques
4. Cycle du développement des plasmodiums
5. Diagnostic
5-1. Symptômes
5-2.Diagnostic au laboratoire
5-2-1.Diagnostic parasitologique/microspique
5-2-2. Test de diagnostic rapide
5-2-3. Sero-immunologie
6. Prise en charge des cas
7. Les groupe à risques
8. Prévention
9. Les antipaludiques
9-1. Définition
9-2. Classification des antipaludiques
I.Schizonticides érythrocytaires
1. Quinoleine et derivés
1-1. Chloroquine
1-2. Amodiaquine
1-3. Quinine
1-4. Mefloquine
1-5. Halofantrine
2. Artemisinine et derivés
II. SchizontIcides érythrocytaires et tissulaires
1. Antifoliques
1-1.Sulfamides
2.Antifoliniques
2-1.Proguanil
2-2. Pyrimethamine
2. Antibiotiques
B. Rappel de quelques notions
1. Définition juridique du médicament
2. DCI
3. Spécialité pharmaceutique
4. Médicament générique
5. Officine de pharmacie
6. Etablissement de vente en gros des produits pharmaceutiques
7. Dispensation des médicaments
8. Politique pharmaceutique national
9. Médicaments essentiels
Méthodologie
1. Cadre et période d’étude
2. Type d’étude
3. Lieu d’étude
4. Brève présentation des officines
5. Brève présentation de Laborex
Critère d’inclusion et de non inclusion
1. Critère d’inclusion
2. Critère de non inclusion
Choix des structures enquêtés
Technique de collecte des données
Traitement des donnés
Considération éthique
Résultats
I. Résultats selon les quantités d’antipaludiques par structure
Officine Fata et Fleuve
Grossiste Laborex
II. Résultats selon les formes galéniques
Officine Fata
Officine du Fleuve
Grossiste Laborex
III. Résultats selon les types de médicaments spécialités ou
DCI/génériques
Officine Fata
Officine du Fleuve
Grossiste Laborex
IV. Résultats selon la répartition dans le temps
Officine Fata
Officine du Fleuve
Grossiste Laborex
Commentaires et discussion
I.Méthodologie
II. Détermination quantitative des antipaludiques distribués au niveau
des structures
III. Les formes galéniques les plus utilisées
IV. Types de médicaments les plus utilisés
V. Détermination de répartition dans le temps des médicaments
antipaludiques distribués au niveau des trois structures
Conclusion

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