Etude diachronique de l’érosion côtière à Carabane de 1988 à 2018

DISCUTION CONCEPTUELLE

Erosion : C’est l’enlèvement de matière aux sols et aux roches par des agents naturels : les eaux courantes (érosion fluviale, torrentielle…), les glaciers et leurs eaux de fonte (érosion glaciaire), le vent (érosion éolienne), la mer (érosion marine ou littorale), ainsi que les éboulements et les glissements. On distingue l’érosion hydrique par ruissellement (effet splash) pendant les précipitations, l’érosion côtière qui est du ressort des vagues provenant de la mer, mais aussi des vagues occasionnées par le batillage. L’espace communément appelé Zone de Mangrove est la zone qui est directement soumise aux influences des marées et correspond ainsi aux étages supra littoraux, médiolittoral et à la partie supérieure de l’étage infralittoral par rapport au système de zonation classiquement adopté en milieu marin (Cormier-Salem, 1999)
Erosion : Action d’une substance, d’un agent qui érode, son résultat-ensembles d’action externes atmosphériques, des eaux, des glaces, qui provoque la dégradation du relief. Petit Larousse(2009)
Erosion : C’est l’action de ce qui érode, son résultat de l’ensemble des phénomènes géologiques qui provoquent les reliefs, résultats de ces phénomènes-dictionnaire encyclopédique Anzou,2006,p655.
Erosion côtière : Le recul du trait de côte c’est le déplacement vers l’intérieure des terres de la limite entre le domaine marin et le domaine continental. C’est la conséquence d’une perte de matériaux sous l’effet de l’érosion marine combinée parfois à des actions continentales.
Stratégie : C’est l’art d’organiser et de conduire un ensemble d’opérations militaires prévisionnelles et de coordonner l’action des forces armées sur le théâtre des opérations jusqu’au moment où elles sont en contact avec l’ennemie. Tous ces plans de bataille sont faits pour le projectile Faire converger l’artillerie sur un point donné, c’était là sa clef de victoire. Il traitait la stratégie du général ennemie comme une citadelle, et il la battait en brèche (HUGO Miser, T.1.1862.P375).
Adaptation : Le terme adaptation a été utilisé dans des acceptions variées, mais nous ne considérons que certains d’entre elles. Ce pendant elle est défini comme une transformation (de son organisation, de son matériel génétique) afin d’être de plus en adéquation avec quelque chose (son milieu, une situation politique nouvelle, une technologie qui bouleverse son organisation).Elle traduit des relations complexes de groupes humains à l’environnement naturel (Levy J. et Lus Sault M. 2003.op.cit p18
Diachronique : C’est l’appréhension d’un fait ou d’un ensemble de faits dans son évolution à travers le temps.

Les sols non immergés

   Ces sols représentent celui de la terre ferme qui n’est pas inondée pendant les hautes marées. Dans la zone d’étude, ils se caractérisent par leur structure sableuse sous forme de petites dunes vives et semi fixées. Ce système dunaire constitué de cordons littoraux qui apparait le long de la plage et de terrasses sableuses, toujours à l’abri de l’inondation. Les caractéristiques morphologiques et physiques ainsi que les processus biogéochimiques de ces types de sols sont tributaires d’une catégorie d’espèces végétales bien déterminées. Ce sont des sols qui abritent une végétation non aquatique. Ils sont appelés sols ferralitiques sur grés sablo-argileux, ces sols sont favorables à la plantation d’arbres fruitiers. Ces sols sont très sensibles à l’érosion puisqu’ils ont une structure grossière. Ce sont des sols dites « terre de barre »ou encore sols rouges. Ils marquent le début de la ferralisation. La pédogénèse de ce type de sol favorise la prédominance de quartz de dimension moyenne par suite de phénomène de dissolution entraine des exportations de silice (Millot et al, 1970) cité par Dacosta (1989).

L’hydrographie

   L’hydrographie du bassin de la casamance est très dense, marquée par la prédominance du fleuve casamance et ces affluents. Le fleuve casamance appartient aux rivières du sud, long d’environ 300 km, son bassin couvre 37000 km2, il prend sa source près de saré baidoau entre les localités de fafacourou et Vélingara à une altitude de 50m. La casamance est formée par la réunion de plusieurs petits marigots. Ces marigots inondent souvent les rizières et créent des chenaux à l’intérieur des îles. La casamance reçoit ces affluents le long de son cours parmi ceux nous avons le tiangol D’inguinale Niampampo, le sougrougrou, Ces affluents sec en saison sèche, sont soumis au régime des marées comme le cours principale sont alimentés par des axes secondaires qui façonne le domaine continental. L’estuaire de la casamance dessine sur la partie continentale des bolong ou s’implante la végétation de mangrove. Les caractères de la casamance restent inchangés en aval de la confluence avec le sougrougrou à 90km de l’embouchure. Le lit d’une largeur de 4km, se resserre entre nianguiss et la confluence avec le marigot de Bignona, avant de s’élargir progressivement jusqu’à atteindre 8km en amont de Carabane (Dacosta 1989).On note aussi la présence du Ourong et du Cachouane qui sont deux cours qui arrosent d’une et d’autre part l’île de Carabane.
-Le Ourong est le prolongement du marigot d’Elinkine et se joint au Cachouane au niveau d’Efrane qui se situe à la partie Est de Carabane qui borde la commune de Mlomp ou se jette les marigots de Samatite et les bolongs qui sillonnent l’île de Carabane avant de se jeter dans le fleuve casamance. Il se scinde en plusieurs petits marigots qui sillonnent l’île .Les bolongs de Djiboma et Afdaye finissent de l’autre côté vers l’affluent du nom de Cachouane.
-Le Cachouane, il ceinture la partie sud-ouest de Carabane, séparent Carabane et Gnikine pour rencontrer le fleuve casamance au nord- ouest de l’île. Il est prolongé par le marigot de Diembering après sa déviation à la pointe d’Efrane, il donne naissance au marigot de Baticalandine. Sa direction diffère de celle de l’Ourong, moins dense du point de vue hydrologique. Il dessine des rizières qui sont souvent inondées en haute marée, qui sont des voix d’entrée de l’eau salée permettant l’implantation de la mangrove. La circulation de ces eaux favorise l’intrusion du sel puis que la dynamique marine l’emporte sur la dynamique fluviale (Thior, 2014).Les eaux continentales sont dominées par le régime pluviométrique de la casamance. En saison de la pluviométrie, d’importantes quantités d’eau sont enregistrées sur le bassin de la casamance .Ces eaux alimentent en partie les marigots de l’île en saison pluvieuse. La pluviométrie de cette zone est très abondante du fait de la prédominance de la mousson qui est un vent qui favorise la pluie. L’abondance de cette pluviométrie fait que la riziculture inondée est pratiquée dans cette zone. Ces eaux continentales sont dominées par les eaux de pluie.

Le maraîchage

   Le maraichage est surtout pratiqué durant la saison sèche qui peut être considérer comme moins pratiquée sur l’île. C’est une activité à laquelle s’adonnent essentiellement les femmes. Ainsi, la saison sèche est la plus appropriée à ce type d’exploitation après que les travaux rizicoles soient achevés. Cette activité est pratiquée sur un banc de sable allant de Carabane à efrane.sur cette zone les femmes disposent un jardin dans lequel on a creusé deux puies qui leur permettent de produire certains produits comme les salades, le piment, qui sont ainsi évacués dans les marchés locaux et dans les hôtels de Carabane ou encore vers les autres campements. Ce qui permet aux femmes principales actrices de cette activité de gagner de l’argent afin de subvenir aux besoins familiaux (selon les guides d’entretien). Cela laisse entrevoir une faible culture de l’arachide.

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
I. Problématique
I.1. CONTEXTE
I.2. JUSTIFICATION
I.3. Questions de recherche
II.LES OBJECTIFS DE RECHERCHE
II.1.Objectif générale
II.2. Objectifs Spécifiques
III .LES HYPOTHESES DE RECHERCHE
III.1.DISCUTION CONCEPTUELLE
IV. Méthodologie de l’étude
IV.1.La revue documentaire
IV.2. La collecte des données
IV.2.1.Le travail de terrain
IV.3.Traitement et analyse des données collectées
IV.4.Justification du choix méthodologique
IV.5.Conditions de la recherche
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DU MILIEU ET ACTIVITES SOCIOECONOMIQUES
CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE
I. Cadre géologique
I.1.La zones de vasières
I.1.1.Les sols immergés
I.1.2. Les sols non immergés
II. L’hydrographie
III. La végétation
IV. Les saisons
IV.1.La saison sèche
IV.2.La saison des pluies
V. Le climat
V.1.Les vents
V.2.La température
V. 3.Evaporation
V.4. humidité Relative
V.5. Pluviométrie
CHAPITRE II : CADRE HUMAIN ET LES ACTIVITES SOCIOECONOMIQUES
I.LE CADRE HUMAINE
II. LES ACTIVITES SOCIOECONOMIQUES
II.1. L’agriculture
II.1.1 La riziculture
II.1.2. Le maraîchage
II.1.3. La culture de l’arachide
II.1.4.L’arboriculture
III. La pêche
IV. Le tourisme
V. Le commerce
DEUXIEME PARTIE : ETUDE DIACHRONIQUE DE L’EROSION COTIERE 
CHAPITRE I : LES FACTEURS DE L’EROSION COTIERE
I. Les facteurs naturels
I.1. Les agents marins
I.1.1.Les houles
I.1.2.Les vagues
I.1.3.La dérive littorale
I.1.4.La marée
I.1.5.Les courants de houles
I.1.6.Le niveau de la mer
I.2.Les agents subaériens
I.2.1.Le vent
I.2.2.Le mouvement gravitaires
II. Les facteurs anthropiques
II.1. L’extraction de sable marin
II.2. L’impact des infrastructures
II.3.L’érosion par batillage
II.5.L’exploitation de la mangrove
CHAPITRE II : ETUDE DIACHRONIQUE DE L’EROSION COTIERE A CARABANE DE 1988 A 2018
I. La situation de Carabane de 1988 à 2018
I.1.La situation en 1988
I.2. La situation de Carabane en 1999
I.3. La situation de Carabane en 2010
I.4. La situation de Carabane en 2018
I.5.Evolution de Carabane de 1988 à 2018
II) La dynamique du trait de côte
II.1.Dynamique du trait de côte de 1988 à 1999
II.2.Dynamique du trait de côte de 1999 à 2010
II.3.Dynamique du trait de côte de 2010 à 2018
II.4. Synthese de la dynamique du trait de côte de 1988 à 2018
CHAPITRE III : IMPACTS DE L’EROSION A CARABANE
I.Les impacts de l’érosion côtiére sur l’environnementaux
II. Les Impacts socioéconomiques
II.1. La dégradation des rizières
II.2. Impacts sur les infrastructures touristiques
II. 3. La salinisation des nappes
TROISIEME PARTIE : STRATEGIES D’ADAPTATION ET PERSPECTIVES DE GESTION DURABLE
CHAPITRE : I : LES STRATEGIES D’ADAPTATION
I. Les ouvrages de Protection
I.1. Les ouvrages modernes
I.1.1.Les murs de protection
I.2.Les ouvrages traditionnels
I.2.1.Les épis
I.2.2.Les brise-lames
II. Le reboisement
II.1.Le reboisement de la mangrove
II.2.Fixation de la dune littoral
III. Le revêtement de plage
IV. L’alimentation artificielle des plages
CHAPITRE II : PERSPECTIVES DE GESTION DURABLE
I. Le renforcement du reboisement de Filaos
II. La restauration de la mangrove
III. Protection des rizières
IV. Accès à l’eau potable
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE GENERALE

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