Etude des variantes anatomiques des sinus sphenoïdaux et de leurs rapports au scanner

Le sinus sphénoïdal est le sinus paranasal le plus complexe en raison du nombre et de l’importance de ses rapports anatomiques notamment avec l’artère carotide interne, le nerf optique et le sinus caverneux qui sont des structures vitales et fonctionnelles. Leur abord chirurgical passe le plus souvent au préalable par celui du sinus sphénoïdal. Plusieurs voies d’abord ont été décrites dont les principales sont : transcrânienne, transfaciale et transnasale. Actuellement la voie endoscopique endonasale est la voie de référence permettant l’abord du sinus sphénoïdal soit par le recessus sphéno- ethmoïdal, soit par la voie trans-septale médiane, ou par la voie trans-ethmoïdale. Il s’agit ainsi d’une technique « aveugle », pouvant induire des complications graves telles qu’une lésion de l’artère carotide interne ou du nerf optique [1, 2]. Par conséquent cette chirurgie requiert une parfaite connaissance de l’anatomie et ces variantes anatomiques de la région sphénoïdale avec une place majeure de l’imagerie médicale dans la description radio-anatomique. En effet, la tomodensitométrie (TDM) est actuellement l’examen de première intention permettant une exploration adéquate des sinus de la face [3, 4, 5], notamment du sinus sphénoïdal. Elle permet une analyse fiable du sinus sphénoïdal et des structures adjacentes. Grâce à ses caractères intrinsèques, elle permet des reconstructions multi-planaires assorties d’une analyse en double fenêtrage parenchymateux et osseux. Toutefois l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) demeure l’examen référentiel grâce à son meilleur contraste. Les variantes anatomiques du sinus sphénoïdal ont été largement documentées dans la littérature [6, 7, 8]. En Afrique sub-saharienne une étude nigériane a été retrouvée [9]. Cependant au Burkina Faso, à notre connaissance aucune étude n’a été réalisée sur le sujet. La présente étude a pour but de combler ce manque d’informations scientifiques sur la morphologie du sinus sphénoïdal et de ses structures adjacentes à Bobo Dioulasso et à Ouagadougou. Ces connaissances contribueront à une meilleure prise en charge des patients.

Rappels anatomiques 

L’os sphénoïde

Os impair et médian, l’os sphénoïde (du grec sphénu : en forme de coin) doit son nom à sa situation entre les fosses crâniennes antérieure et moyenne. C’est un os complexe, qui présente de nombreux rapports et qui participe à la constitution de plusieurs espaces anatomiques : cavités orbitaires et nasales, fosses temporales, ptérygo-palatines et rhinopharynx. Il est traversé par de nombreuses structures nerveuses et vasculaires et contient une cavité aérienne qui est le sinus sphénoïdal. On lui décrit un corps médian d’où partent trois processus, la petite aile et la grande aile au-dessus et le processus ptérygoïde. L’os sphénoïde est souvent comparé à une chauve-souris à deux paires d’ailes et chez qui les processus ptérygoïdes sont les pattes. Les yeux de l’animal sont situés sur la face antérieure du corps ; ce sont les deux ostia des sinus sphénoïdaux.

Le sinus sphénoïdal

Rappels embryologiques et croissance du sinus sphénoïdal

L’embryologie explique deux caractéristiques fondamentales des sinus de la face :
– ils sont recouverts d’une muqueuse de même nature que la cavité nasale (type respiratoire) ;
– ils communiquent directement ou indirectement avec la cavité nasale à travers les ostia qui s’ouvrent dans les méats nasaux.

Les sinus sphénoïdaux proviennent de l’invagination de la cavité olfactive au niveau de la partie postérieure de la capsule nasale cartilagineuse qui constitue l’osselet de Bertin situé en avant de l’os sphénoïde. Non visible à la naissance, vers l’âge de 3 à 4 ans, l’osselet de Bertin s’incorpore à l’os sphénoïde par ossification du cartilage intermédiaire puis le sinus sphénoïdal va apparaître sous la forme d’une invagination de la paroi antérieure du corps du sphénoïde. Il se pneumatise entre 1 et 3ans ; se développe progressivement entre 7 et 14 ans. La progression de cette invagination va se poursuivre jusqu’à l’adolescence, période à laquelle il atteint ses dimensions définitives. L’asymétrie est fréquente et les variations de volume nombreuses, allant de l’hypoplasie à la pneumatisation complète de l’os sphénoïdal.

Rappels anatomiques du sinus sphénoïde

Le sinus sphénoïdal est une cavité pneumatique, paire et non symétrique située au centre du massif facial, développée dans le corps du sphénoïde et séparée par une mince cloison ; elle communique en avant avec les fosses nasales au niveau du méat supérieur par les ostia. La taille du sinus est variable. En général, ils n’occupent que la moitié antérieure du corps du sphénoïde, se prolongeant parfois sous la loge pituitaire. Pris dans leur ensemble, les deux sinus peuvent être décrits comme une cavité de 20 mm de haut, de 20 à 25 mm de long et de 35 mm de large, le volume total étant de 6 à 9 cm3 [13,14]. Les autres sinus de part et d’autre de la cavité nasale sont les sinus maxillaires, frontaux, et les labyrinthes ethmoïdaux. Chacune de ces cavités portent le nom de la pièce osseuse au sein de laquelle elle s’est principalement développée .

Anatomie descriptive du sinus sphénoïdal

On lui décrit six parois : antérieure, postérieure, supérieure, inférieure et latérales .

➤ La paroi supérieure ou toit
Elle est au contact des étages antérieur et moyen de la base du crâne. D’avant en arrière, nous trouvons le jugum sphénoïdal, le sillon chiasmatique (gouttière optique) et la selle turcique.

➤ Le jugum ou le planum sphénoïdal
Le jugum sphénoïdal est une surface quadrilatère qui se continue latéralement avec la face supérieure des petites ailes du sphénoïde. De part et d’autre de la ligne médiane deux gouttières dépriment le jugum ; elles prolongent les sillons olfactifs de l’os éthmoïde et contiennent une structure plate ovalaire : le tractus olfactif.

➤ Sillon chiasmatique
En arrière du jugum sphénoïdal, une crête transversale plus ou moins marquée, le limbus sphénoïdal sépare le jugum du sillon chiasmatique. Ce sillon, qui se continue latéralement par les canaux optiques, est limité en arrière par une crête transversale assez marquée, le tubercule de la selle turcique. En arrière du tubercule de la selle, se trouve la selle turcique où loge l’hypophyse.

➤ Selle turcique
Elle est une excavation normalement concave d’avant en arrière qui présente un versant antérieur, un versant postérieur et un plancher sensiblement horizontal en dessous duquel se trouve le sinus sphénoïdal. Elle loge l’hypophyse.

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Table des matières

Introduction
I. Généralités
I.1. Rappels anatomiques
I.1.1. L’os sphénoïde
I.1.2. Le sinus sphénoïdal
I.2. Moyens d’exploration
I.2.1. Scanner des sinus sphénoïdaux
I.2.2. Autres moyens d’exploration
II. Revue de la littérature
II.2 En Afrique
II.3 Au Burkina Faso
III. Objectifs
III.1. Objectif général
III.2. Objectifs spécifiques
IV. Méthodologie
IV.1. Cadre d’étude
IV.2. Type d’étude et période d’étude
IV.3. Population d’étude
IV.4. Echantillon et méthode d’échantillonnage
IV.5. Matériel et procédure
IV.5.1. Matériel
IV.5.2. Procédures.
IV.6. Description des variables étudiées
IV.7. Définitions opérationnelles
IV.8. Collecte des données
IV.9. Saisie et analyse des données
IV.10. Aspects éthiques
V. Résultats
V.1. Données socio-démographiques
V.2. Variantes anatomiques
V.2.1. Variantes anatomiques selon le degré de pneumatisation
V.2.2. Type d’extension de la pneumatisation à l’os sphénoïde
V.2.3. La variante anatomique à type de procidence et déhiscence
VI. Discussion
VI.1. Limites et biais
VI.2. Données épidémiologiques
VI.3. Données morphologiques
VI.3.1. Variantes anatomiques selon le degré de pneumatisation
VI.3.2. Procidence carotidienne
VI.3.3. Procidence du canal optique
VI.3.4. Procidence du nerf maxillaire
VI.3.5. Procidence et déhiscence du nerf vidien
VI.3.6. Pneumatisation du processus ptérygoïde
VI.3.7. Pneumatisation processus clinoïde antérieur
VI.3.8. Pneumatisation de la grande aile du sphénoïde
VI.3.9. Cloisons et insertion
CONCLUSION
SUGGESTIONS

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