Etude des risques en cas d’anomalie de debut de saison pluvieuse

La détermination et la prévision des dates de début de saison des pluies sont des questions cruciales dans toutes les régions à Madagascar qui dépendent plusieurs secteurs surtout dans le secteur agricole pluvial, car d’elles dépendent le calendrier agricole et en grande partie les quantités récoltées. Madagascar a un climat tropical humide, se caractérise par une chaleur constante et une forte humidité. Les pluies y sont abondantes et leur rythme, quotidien ou saisonnier, d’une grande régularité. Cette régularité dépend du début de saison des pluies, il varie considérablement d’une année à l’autre et d’un site à l’autre. Les précipitations ont été analysées à partir de statistique descriptive (normale et médiane, écart par rapport à la normale et médiane) et de représentations graphiques. Si ce début de saison de pluie arrive trop tôt ou trop tard, il peut engendrer des risques.

PRESENTATION DE LA METEO 

Historique

La Météo a été créée le 06 février 1901, par le Général Gallieni. Son objectif était d’exploiter les potentialités agricoles de la nouvelle colonie d’où vient son nom « Services Météorologiques Agricoles ». [1] En 1907, ce service a fait du travail de prévision de temps pour raison d’urgence. C’était à partir de 1922 que commençait le souci de prévision cyclonique. Mais son exploitation n’avait commencé qu’en 1927 après le ravage de la ville de Toamasina par un Cyclone Tropical. Ainsi, une Direction de Service de la Météorologie de MADAGASCAR a été créée et regroupée au sein de son service le Service Agricole et le Service de la Prévision du temps. Cette innovation avait été instaurée par l’arrêté du 16 Novembre 1927.C’est en 1931, que fût créé un véritable Service Météorologique National à Madagascar, grâce à l’arrêté du 02 Juin 1931, portant la réorganisation du Service Météorologique à Madagascar. En 1949, à l’époque coloniale, une dernière réorganisation fût effectuée pour la promulgation de l’arrêté de 30 Juin 1949 et portant la compétence du Directeur dont le titre et grade devraient être inspecteur général ou par défaut ingénieur en chef. En 1962, après l’indépendance, le décret de Février 1962 avait été promulgué et portant la création du Service Météorologique National. En 1986, un décret en date du 03 Décembre 1986 portant sur le non dépendance de la Météorologie aux transports au sein du Ministère des Transports, de la Météorologie et du Tourisme ; la Météorologie avait été alors organisée au sein de la Direction de la Météorologie et de l’Hydrologie (DMH). En 1998, elle est changée en Direction Générale de la Météorologie (DGM), qui est maintenue jusqu’à présent. Enfin, la D.G.M. a été rattachée au Ministères du Tourisme et du Travaux publics pour devenir Ministère de Tourisme, du Travaux publics et de la Météorologie .

Mission

La Météo a pour mission de prévoir le temps, de contribuer à la vision de la veille Météorologique Nationale (et aux alentours de l’île également), à la protection des biens et des personnes contre les catastrophes naturelles (prévention), et contribuer à l’exploitation des richesses naturelles à savoir les énergies d’origine météorologiques (éolienne, hydraulique) ainsi que les ressources climatologiques et hydrologiques. Elle participe également à la sécurité de la navigation aérienne, à la protection de l’environnement. Ces missions sont vitales pour l’agriculture et la population.

DONNEES

Types des données 

La météo utilise plusieurs données selon le temps, telles que :
• Les données journalières,
• Les données décadaires,
• Les données mensuelles,
• Les données annuelles.

Pour ce stage, les données utilisées sont les données décadaires : des images raster de précipitation décadaire (précipitation cumulée sur 10jours pour chacun des pixels) de résolution spatiale 0,1° qui est une image entière de Madagascar correspondant donc à une décade particulière et donne la mesure cumulée de la quantité de pluie tombée en 10jours. Les données pluviométriques entre 1990 à 2011 ont été téléchargées du satellite NOOA.

Logiciel

Ces données seront ensuite traitées par le logiciel QGIS afin d’obtenir l’objectif de ce travail.
• Définition
QGIS est un logiciel SIG (système d’information géographique) libre multi plate forme publié sous licence GPL .
• Fonction
C’est un système permettant de gérer des informations localisées graphiquement l’image matricielles (raster) et vectorielles, ainsi que les bases de données
• Manipulation
Lancez le logiciel QGIS et après entrez dans le menu de la couche puis cliquez sur l’icône d’ajouter une couche raster, ouvrir et en fin si le couche affiche, on va faire la classification.

EFFETS DE LA PRECOCITE ET DU RETARD DE LA SAISON PLUVIEUSE 

Inondation

Par définition, une inondation est le résultat du débordement d’un plan d’eau. Par extension, on parle également d’inondation quand de fortes pluies font rompre des barrages hydrauliques. [8] Les dommages engendrés par les inondations peuvent être classés sous trois catégories :
• Les dégâts humains,
• Les dommages matériels
• Les dégâts environnementaux.

a) Les dégâts humains :
Les effets des inondations sur l’homme sont multiples :
• Beaucoup de personnes périssent au cours des inondations. Elles peuvent mourir noyées ou bien frappées par des décombres emportés par le courant ;
• Il est aussi difficile d’évacuer les blessés ;
• Les habitants doivent s’occuper de la réparation des dégâts de la maison ainsi que du ravitaillement en nourriture ;
• Certaines personnes doivent quitter leur maison vers un autre logement ce qui est la plupart du temps très difficile à trouver
• Sur le plan moral, les inondations peuvent être très douloureuses. Car elles peuvent entraîner la destruction d’objets sentimentaux très importants pour une personne et donc entraîner des traumatismes importants chez certaines de ces personnes ;

L’inondation affecte aussi le côté sanitaire tels que :
• Les maladies : Les maladies infectieuses peuvent être provoquées directement après la catastrophe ou à la suite d’un manque d’hygiène comme la cholera, le paludisme, la malaria.
• Les blessures physiques : des membres brisés ou des amputations
• La malnutrition : causée par la perte de culture et la contamination des réserves d’eau potable .

b) Les dommages matériels :
Les inondations peuvent être très dévastatrices, en effet suite à une inondation, les habitations, les immeubles, les ponts, sont très souvent dégradés. Les habitations qui sont touchées doivent être évacuées à partir de la montée des eaux jusqu’à la décrue. Ces endroits sont alors inhabitables car les dégradations sont irrémédiables, il faut alors tout reconstruire car elles sont complètement détruites.

Ensuite, les inondations entraînent très souvent des pannes d’électricité. A la suite d’une inondation, de très nombreux foyers situées dans la zone de l’inondation se retrouvent sans électricité suite à l’endommagement des pylônes électriques, lignes à haute tension. Les appareils électriques de la maison (électroménagers, appareils de communication,) sont alors trempés et se retrouvent hors circuit. A la suite d’une inondation, l’accès à l’eau potable devient très difficile, il n’y en a plus beaucoup.

c)Les dégâts environnementaux :
Les dégâts environnementaux concernent surtout l’agriculture, Les pertes sur la culture et les biens animalières sont presque inévitables, et engendrent des pertes financières, des problèmes de malnutrition et de migration. La dévastation des cultures des agriculteurs plonge vers la ruine car ces cultures représentent la quasi-totalité de leurs revenus annuels.

Il y a aussi pertes de certaines zones forestières si l’inondation est très abondante entrainant ainsi des forêts ravagées, ainsi que des animaux disparus.

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Table des matières

INTRODUCTION
CHAPITRE I – CONTEXTE GENERALE DE L’ETUDE
I.1.PRESENTATION DE LA METEO
I.1.1. Historique
I.1.2. Mission
I.1.3. Organisation du service
CHAPITRE II-DONNEES ET METHODOLOGIES
II 1. DONNEES
II.1.1. Types des données
II .1.2. Logiciel
II.2. METHODOLOGIE ET INTERPRETATION
II.2.1. Débuts de saison
II.2.2. Normales climatiques de début de saison
II.2.3. Précocité ou tardiveté des débuts de saison
II.2.4. Période de retour de la précocité/tardiveté
II.2.5. Débuts de saison de récurrence 5 ans, 10 ans et 20 ans
II.3. ANALYSE DES RISQUES
II.3.1. Identification de l’entité dangereuse
II.3.2. Cause de l’aléa
II.3.3. Identification des enjeux et des victimes possibles
CHAPITRE III – RESULTATS ET DISCUSSIONS
III.1. RESULTATS
III.1.1. Pluviométrie moyenne annuelle en (mm)
III.1.2. Normale climatique de début saison (en n° de décade)
III.1.3. Ecart par rapport à la normal et médiane
III.1.4. Période de retour de précocité de début de saison (ans)
III.1.5. Probabilité de précocité et de retard (en mm)
III.1.6. Début de saison de récurrence 5ans, 10 ans, 20 ans
III.2. EFFETS DE LA PRECOCITE ET DU RETARD DE LA SAISON PLUVIEUSE
III.2.1. Inondation
III.2.2. La sécheresse
CHAPITRE IV –GESTION DES RISQUES
IV.1. ATTENUATION
IV.1.1. Mesures d’atténuation de l’inondation
IV.1.2. Mesures d’atténuation de la sècheresse
IV.2. PREVENTION
IV.2.1. Mesures de prévention de l’inondation
IV.2.2. Mesures de prévention de la sécheresse
IV.3. INTERVENTION ET REPRISE
IV.3.1. Mesures d’intervention de l’inondation
IV.3.2. Mesures d’intervention de la sécheresse
CONCLUSION
ANNEXE

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