Etude de l’impact des inondations

Impact

   L’utilisation du terme « impact », apparaît dans plusieurs domaines : allant des sciences à la gestion ou plus encore, aux ressources. « Il peut être considéré comme la mesure des effets tangibles et intangibles, positifs et négatifs qu’un incident, un accident, un changement, un problème ou un mouvement a, ou pourrait avoir, sur son environnement ». Le terme est utilisé par extension pour designer les conséquences d’un événement, d’un processus, d’une activité sur un ou plusieurs éléments. Par exemple : étude de l’impact de ces phénomènes dans le domaine de l’environnement, du social, de l’économie, de l’éducation, de la santé, etc. Dans le cadre de notre étude, nous aborderons la notion d’impact sous l’angle des effets induits par les inondations dans la commune d’arrondissement de Thiaroye sur mer.

Foncier

   Le foncier est un concept polysémique. Il fait appel à plusieurs approches qui tentent de lui donner un contenu. C’est un concept issu du latin ” fundus” qui veut dire `’fonds de terre” et qui selon le collectif d’auteur Le Bris E., Le Roy E. et Mathieu P.6, représente «l’ensemble des règles définissant les droits d’accès, d’exploitation et de contrôle concernant la terre et les ressources naturelles ». Cette acception à l’analyse met l’accent sur la dimension sociale du foncier, le rapport entre les hommes et les groupes sociaux, une partie intégrante du fonctionnement de la société. Il signifie tout ce qui a trait à un fond de terre. Mais le vocable s’est enrichi dans le temps et en fonction des circonstances pour devenir un concept difficilement maîtrisable à cause des enjeux qu’il suscite. La notion de foncier est apparue au Sénégal depuis l’époque coloniale, car l’administration de la métropole cherchait à appliquer la politique de la tabula rasa en voulant confisquer toutes les terres « vacantes et sans maître ». Ainsi, de décrets en lois (arrêté de Faidherbe le 11 mars 1865, la loi du 23 octobre 1904), l’administrateur colonial a cherché à réaffecter ces terres au profit des personnes aux fins de mise en valeur. Le 24 juillet 1906, une nouvelle loi est votée dans le but de transférer les droits coutumiers en titres fonciers. C’est à partir de cette décision que l’immatriculation des terres a commencé. Tout ceci inspiré de Toneu Hill, conduit les autorités le 8 octobre 1925 à demander aux indigènes de faire constater leurs droits coutumiers aux autorités. Une autre loi est votée le 15 novembre 1935 pour préciser que les terres vacantes et sans maître sont les terres ne disposant pas de titre foncier et inoccupées depuis 10 ans. Ce délai sera ramené à 5 ans, vingt ans après c’est-à-dire en 1955. Cette politique n’était pas suivie par les populations qui entretenaient leurs terres selon la tenue coutumière. Ainsi la loi de 1964, plus compréhensive, est venue impliquer ce concept les valeurs coutumières (NIANG N. 2007). Dès lors, le concept s’est diversifié dans plusieurs domaines avec notamment l’Etat qui détient le monopole des décisions. Grâce à l’aménagement des aires protégées, des domaines privés de l’Etat qui est le premier bénéficiaire, le foncier est devenu une ressource précieuse. Cependant la loi de 1964 se heurte aux droits coutumiers des dignitaires Lébou qui se livrent à des spéculations foncières ; principale cause de la prolifération des quartiers spontanés. Cette anarchie, constatée dans l’occupation des sols, conduit l’Etat à définir les systèmes fonciers et leurs corollaires et l’adoption d’une politique de réajustement des concepts, devant aboutir à la régularisation ou à la restructuration foncière. Les systèmes fonciers comprennent à la fois l’ensemble des règles rattachées à la terre et à ses ressources. Les institutions qui déterminent la mise en œuvre et l’application pratique de ces règles. Elles représentent le mode de jouissance foncière d’une société quelconque ; chaque système dispose de son mode de gestion des terres et les types d’usagers.

L’hydrogéologie

  Selon le BRGM, elle indique les aquifères sollicités ou associés au point d’eau. La route nationale surmonte dans le secteur de Thiaroye sur Mer d’importantes réserves d’eau de la presqu’île comme l’a relevé DUBRESSON. Le substratum argileux imperméable est ici en position de fossé monoclinal de direction Sudest, Nord-est, évasé dans sa partie sud et s’encaissant progressivement vers le Nord. Le fond de ce fossé est à la côte -30 le long du littoral Sud, et atteint -70 sur le littoral Nord. L’accumulation sableuse y est donc importante mais les formations sont de natures différentes. A la base, on trouve des sables argileux discontinus d’épaisseur variable, ils sont surmontés de sables grossiers de 2 à 10mm constitués de quartz, de concrétions ferrugineuses, de silex et de basalte. Au sommet dominent les sables éoliens de l’Ogolien. Le niveau statique révèle que la nappe est peu profond (6m).L’exploitation intensive de cette nappe depuis 1950 a entraîné la formation d’un bassin versant dont le volume est passé de 9,5Km2 en juillet 1953 avec un débit de 13500m3/j à 19,4km2 en juillet 1957 avec un débit de 17500m3/j. Il est à noter que cette relative profondeur présente des risques à deux (2) niveaux :
o Inondation en période de pluviométrie abondante ;
o Contamination de la dite nappe

Les problèmes d’assainissement

   Sur le plan de l’assainissement, la Commune présente des lacunes importantes, car de toutes les études menées dans ce sens, aucune n’a encore été validée. Thiaroye sur mer est limitée au sud par la mer, qui constitue entre autre un collecteur naturel. Faute d’assainissement, ce collecteur naturel est transformé par endroits en réceptacle des rebuts de consommation des ménages. Les conséquences sont nombreuses et se traduisent en inondations qui à leur tour impactent sur un ensemble de domaine. On note l’inexistence de latrines dans certaines maisons du noyau originel du village. Ceci pousse certaines populations à faire leurs besoins à la plage. Les évacuations des eaux usées et pluviales constituent de sérieuses difficultés pour la commune à cause d’une absence de système de canalisation. En période hivernale, on remarque des phénomènes de stagnation des eaux pluviales. Ces dernières occasionnent des inondations et l’impraticabilité de certaines voies de passage. Les fosses septiques existantes ne sont pas reliées à un réseau d’égouts. Ce problème est du reste en voie de résolution car dans le cadre du projet PAQPUD, plusieurs maisons situées dans le village traditionnel ont bénéficié de bacs à laver et de latrines. Ce projet qui est à sa deuxième phase est entrain de mettre en place des systèmes de semi collectifs à Thiaroye village et Thiaroye azur. L’eau sera traitée avant d’être évacuée en mer.

Assèchement de la dépression au cours des années de sécheresse

   Les quantités d’eaux reçues dans les dépressions par infiltration et par ruissellement ont considérablement diminué avec la baisse des pluies. Le niveau de la nappe a donc baissé parce que cette dernière est essentiellement alimentée par les eaux pluviales. Les inondations des bas fonds se sont par conséquent estompées. Les sols de la dépression qui sont habituellement hydromorphes, ont retrouvé leurs caractéristiques primaires ce qui confirme le caractère secondaire de l’hydromorphie. Les habitants du quartier Lèye Djitté soutiennent qu’avant leur installation, les sols étaient très fins et sablonneux.

La croissance de la population de la région de Dakar

   Les villes offrent des opportunités économiques et scientifiques. Elles attirent par conséquent un nombre sans cesse croissant de populations. En effet, au Sénégal, le port de Dakar dans ces différentes politiques de développement a permis l’essor de beaucoup d’activités liées aux services. Simultanément, il s’est produit dans le pays une crise agricole assez aiguë et un déclin des ports de l’intérieur (Kaolack, Rufisque). Les populations ont ainsi migré vers la capitale espérant y trouver de meilleures conditions d’existence et d’épanouissement. Les difficultés du monde paysan, liées aux changements climatiques et la concentration des activités économiques et administratives dans la capitale ont occasionné un flux des populations rurales vers ce milieu, entraînant une augmentation sensible de la population urbaine du pays. Il y a aussi l’essor du secteur informel qui permet aux nouveaux arrivants de s’intégrer dans la vie active. Le développement démographique de Dakar s’est effectué au détriment des autres villes et des villages du pays. Malgré cet afflux massif de population, les pouvoirs publics n’ont pu mettre en place de manière stricte et systématique une politique d’expansion urbaine, basée sur des plans d’occupation des sols prenant en compte les risques d’inondation. Des périmètres officiellement inconstructibles ont malgré tout été rapidement occupés par les populations pauvres, et des quartiers ont ainsi été construits dans des zones particulièrement basses, voire parfois marécageuses, bravant toute notion de sécurité et d’assainissement.

Le développement de l’habitat irrégulier

   L’habitat irrégulier s’est étendu dans la capitale suite à l’afflux de populations, aux déguerpissements et à la vente des terres par les propriétaires coutumiers. Les migrants venus à la recherche de meilleures conditions de vie, ne disposent pas d’une stabilité économique leur permettant d’être éligibles aux programmes immobiliers. C’est ainsi qu’ils se retournent vers les propriétaires qui ont commencé à parcelliser et à commercialiser des terres dont la majeure partie se trouvait dans la dépression ou étaient des exploitations agricoles. Ce type d’occupation s’est surtout développé dans la périphérie de Dakar. D’après un notable de Thiaroye Sur Mer, la vente des terres serait due à la volonté des habitants d’avoir des voisins pour agrandir leur village. Ainsi de terres auraient été cédé contre du sucre aux allochtones. Cependant, les premiers signes de sécheresse ont commencé à se faire sentir à partir de 1966 et c’est à partir de 1970, que les ventes de parcelles ont commencé. Ainsi avec la sécheresse et la pauvreté, les propriétaires ont commencé à vendre une partie de leurs terres pour pouvoir construire leurs maisons. Les cultures suscitaient moins d’intérêt pour les populations autochtones et les anciens propriétaires savaient que ces zones étaient impropres à l’habitat. Ils ont donc profité de la demande pour s’en départir. Par conséquent, les anciens champs situés sur la dune et l’essentiel de ceux situés dans la dépression sont devenus des habitations : « la situation a beaucoup changé, du temps des français, de Malika jusqu’au Tollu Bour (actuel parc de Hann) en passant par ici, il n’y avait que des champs de manioc mais maintenant les gens habitent partout. La maison est devenue plus important que le champ ».

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Table des matières

Introduction Générale
Première partie : Présentation de la C.A de Thiaroye sur mer
Chapitre I : le cadre physique
Chapitre II : Cadre humain
Deuxième partie : les impacts des inondations à TSM
Chapitre I : Les facteurs des inondations
Chapitre II : Les impacts des inondations
Troisième partie : Les stratégies d’adaptation
Chapitre I : Les stratégies individuelles des sinistrés
Chapitre II : Les stratégies collectives
Conclusion Générale

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