Environnement physique du bassin

Environnement physique du bassin

Les systèmes de production

La place de l’élevage

Les activités d’élevage dans le bassin du Niger représentent un poids économique important pour les pays du bassin, en particulier au Burkina Faso, au Tchad, au Mali et au Niger. Sur le bassin, on dénombrait en 1989 environ 16 millions d’Unité Bétail Tropical (UBT) alors qu’on en dénombre en 2005 environ 28 millions. L’élevage est essentiellement concentré dans la boucle du Niger, jusqu’à Kainji, sur les affluents en rive droite de la région du Liptako Gourma et en amont du bassin de la Bénoué. L’élevage est la seconde activité de production dans le bassin supérieur du fleuve Niger. Il est pratiqué le long du fleuve ce qui peut susciter certaines préoccupations dues à la charge organique du bétail.Les grands enjeux liés à ce sous-secteur économique sont (i) l’amélioration de la connaissance et de la maîtrise du développement en cours du secteur, (ii) la conciliation du développement de l’élevage avec les grands aménagements et développement de l’irrigation prévus dans le bassin et leurs impacts négatifs, notamment sur les ressources fourragères, (iii) l’amélioration des outils de diagnostic des impacts négatifs des aménagements sur l’élevage et (iv) la mise en place d’éventuelles mesures compensatoires pour les populations subissant les conséquences néfastes des aménagements.(ABN, 2007)

Classification des systèmes de production

Selon les économistes ruraux, les systèmes de production peuvent avoir un contenu variable ; dans certains cas le système de production est relatif aux seules combinaisons des facteurs de production à savoir la terre, le capital, le travail. Dans ce sens on considérera le système de production comme un simple élément du système agricole. Ainsi, Philippe Jouve définit le système de production agricole comme : « L’ensemble structuré des moyens de production (force de travail, terre, équipement) combinés entre eux pour assurer une production végétale et / ou animale en vue de satisfaire les objectifs de l’exploitant ». Reboul renchérit cette définition en considérant le système de production agricole comme un « un mode de combinaison entre terre, force et moyens de travail à des fins de production végétale et animale, commun à un ensemble d’exploitation. Il est caractérisé par la nature des productions, la force de travail (qualification), les moyens de travail mis en œuvre et par leurs proportions (Reboul C., 1976).
Ceci nous amène à la définition de systèmes agropastoral et pastoral. Selon Swift en 1988 : « On définit agropastoral un système dans lequel au moins 50% du revenu brut (c’està-dire la valeur totale de la production commercialisée plus la valeur estimative de la production de subsistance consommée par les unités domestiques) provient d’activités liées à l’agriculture, et entre 10 et 50% d’activités d’élevage ; alors qu’on définit pastoral un système dans lequel au moins 50% du revenu brut des unités domestiques provient de l’élevage ou d’activités liées à l’élevage ». (Swift J., 1988 cité par Wane A, 2005). Quant à Sere et Steinfeld (1996), ils considèrent le système pastoral beaucoup plus englobant, regroupant en son sein un système pastoral pur, un système pastoral mixte et un système pastoral industriel. Ainsi pour eux : on parle de système pastoral quand plus de 90% de la nourriture du bétail vient des parcours, le système mixte quand plus de 10% de la nourriture provient de l’exploitation c’est-à-dire des résidus de récolte et le système industriel quand plus de 10% de la nourriture est de fabrication ou de conditionnement industriel.
On distingue ainsi les types de systèmes d’élevage selon les systèmes d’affouragement distincts et qui font donc appel à des demandes en eau différentes pour la production fourragère et pour l’abreuvement du bétail La classification des systèmes de production initiée par Sere et Steinfeld permet de visualiser les systèmes et sous-systèmes sur une échelle spatiale de grande envergure (Annexe 1)

Le concept de la productivité de l’eau en élevage

La productivité est le rapport entre unité de produit et unité de facteur de production. Dans le contexte de cette étude, l’expression productivité de l’eau est employée exclusivement pour désigner la quantité ou la valeur du produit par rapport au volume ou à la valeur d’eau prélevée ou détournée. La valeur du produit peut s’exprimer sous différentes formes (biomasse, céréales, argent). Elle se rapporte à l’eau utilisée, fournie (ou « puisée ») et l’eau récupérée pour obtenir différents produits animaux. (Kijne, J.W., 2003).C’est alors la quantité d’eau utilisée ou récupérée pour produire du bétail ou des produits animaux et des services, y compris de l’énergie.
Par exemple, la perspective «produire plus avec moins d’eau» est axée sur la quantité de produit obtenue par unité d’eau. Une autre perspective prend en considération les différences de valeur entre divers systèmes d’élevage. Il peut être alors judicieux de définir la productivité de l’eau pour l’élevage, au niveau du système.
Il est important, dès lors que les systèmes sont définis, de préciser ces critères (Renault D., 2000). En effet selon le système considéré, l’utilisation de l’eau peut énormément varier d’un système de production à l’autre. Il faudrait également définir comment les retombées sociales de la productivité de l’eau en élevage peuvent être exprimées. Il n’existe pas de définition unique de la productivité et la valeur considérée pour le numérateur peut dépendre de l’objectif envisagé et des données disponibles. La productivité de l’eau en kilogrammes par unité d’eau est tout de même un concept utile lorsqu’il faut comparer la productivité de l’eau dans les différentes parties d’un même système ou bassin fluvial, ou encore la productivité de l’eau en élevage avec d’autres utilisations possibles de l’eau. La valeur de la productivité va dépendre de plusieurs paramètres environnementaux. Il faut définir d’une part la transformation de l’eau en biomasse par une évaluation de la production végétale et d’autre part évaluer la valeur des produits et services animaux. La production d’eau de la biomasse est régie par les précipitations. Le modèle sur la biomasse doit tenir compte dans son application, du schéma de répartition géographique de l’eau d’abreuvement du bétail et du calendrier de disponibilité (répartition spatiale et saisonnière des points d’eau), schéma qui fournit les clefs de l’utilisation de l’espace pastoral. Le fonctionnement saisonnier des systèmes d’élevages et leur rapport à l’eau sont des modalités à ne pas négliger car c’est de là que dépend l’utilisation effective de l’eau à un temps donné. Il n’y a pas non plus de réponse unique à une autre question, celle de savoir s’il faut considérer les pertes en eau par infiltration et percolation in situ comme de la consommation. Si cette eau ne sert à rien en aval ou qu’elle génère davantage de pollution, elle doit compter pour de la consommation. Si l’on considère l’ensemble des productions et services de l’élevage sur une zone donnée.

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Table des matières

INTRODUCTION
I. CONTEXTE
I.1. Situation biogéographique
I.1.1. Description de la zone d’étude
I.1.2. Climat et écologie
I.1.3. Environnement physique du bassin
I.2. Etat des ressources en eau : vers une vision partagée
I.2.1. Etat des lieux
I.2.2. Le système hydrographique
I.2.3. Le développement coopératif du Bassin du Fleuve Niger
I.3. Les systèmes de production
I.3.1. La place de l’élevage
I.3.2. Classification des systèmes de production
I.3.3. Le concept de la productivité de l’eau en élevage
II. MATERIELS ET METHODE
II.1. La démarche d’analyse
II.2. Cartographie des systèmes de production : le découpage administratif
II.3. Typologie des systèmes de production
II.4. Les valeurs des productions et services
II.4.1. Valeur de la production de viande
II.4.2. Valeur de la production de lait
II.4.3. Valeur de la production de fumier Vf
II.4.4. Valeur des cuirs et des peaux Vcp
II.5. Valeur des quantités d’eau prélevées .
II.5.1. Quantité d’eau prélevée par les fourrages naturels et cultivés (Qefn, Qefc)
II.5.2. Quantité d’eau prélevée par les cultures : résidus de récolte (Qerr)
II.5.3. Quantité d’eau prélevée pour la consommation du cheptel (Qecm)
III.RESULTATS
III.1. Valeurs des productions et des services de l’élevage
III.1.1. Estimation des effectifs du cheptel et du taux de croit
III.1.2. Estimation du poids moyen animal
III.1.3. Prix du kg de poids vif
III.1.4. Paramètres de lactation
III.1.5. Production de fumier
III.1.6. Valeur des cuirs et peaux
III.2. Quantité d’eau prélevée pour la production et les services
III.2.1. Quantité d’eau prélevée par les fourrages
III.2.2. Quantité d’eau prélevée pour la consommation du cheptel (Qecm)
III.3. Estimation de la productivité de l’eau en élevage
III.3.1. Estimation des productions en viande, lait, fumier et cuirs et peaux
III.3.2. Estimation de la productivité de l’eau
IV.DISCUSSION
1. Des stratégies pour améliorer la productivité de l’eau en élevage
2. Limites, intérêts et perspectives de l’approche méthodologique
CONCLUSION ET PERSPECTIVES BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES

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