Entre méfiance et défiance : l’information au coeur d’une crise de confiance structurelle?

Informer : un enjeu des démocraties modernes

De nouveaux supports de diffusion

Il convient d’abord de dresser un état des lieux de l’information sur Internet pour mieux appréhender les réalités que rencontrent les élèves chaque jour parce qu’ils ne sont pas seulement nés avec Internet. Ce dernier est devenu leur quotidien, pour la plupart “hyperconnectés”, cette génération consomme de l’information à une vitesse qui rend le jugement et le recul difficile. La prise de distance est, sans pour autant être opérée de manière absolue, plus “naturelle” pour les générations plus anciennes puisque ces dernières ont connu une autre forme de consommation de l’information (journal papier, télévision, radio…). Le consommateur étant le pendant du producteur d’information, précisons que le terme n’est pas chargé d’une forme de critique, de passivité. Cette première partie a pour vocation de présenter un panorama explicité du paysage médiatique présent sur Internet, de ses spécificités et de ses particularismes. Ce faisant, nous préciserons et introduirons une réflexion quant aux hypthèses formulées en introduction du présent mémoire. Les supports majoritairement utilisés dans la circulation des informations sur Internet sont les réseaux sociaux, il est intéressant, ici, de faire un point sur cette question.
Les médias sont dans une position de concurrence face aux réseaux sociaux, bien que la plupart des producteurs d’information tentent d’en faire des relais, des compléments, des variables d’ajustement, il apparaît de plus en plus que ces derniers s’opposent aux premiers. Dans le rapport annuel du Reuters Institute britannique de 2017 , les réseaux sociaux sont présentés comme des intermédiaires aux médias, prenant une place sans cesse grandissante. Contraints de ne pas laisser s’échapper un lectorat “friables”, les médias proposent du contenu à ces plates-formes afin d’exister aussi à travers elles. Ce qui pourrait passer pour un aveu de faiblesse ou d’échec révèle en fait un rapport de force défavorable aujourd’hui aux médias traditionnels. Le pouvoir reconnu de ces plates-formes pose des questions éthiques au journaliste autant qu’au citoyen : qui du pluralisme et du respect des opinions divergentes lorsque des géants d’Internet occupent l’espace informationnel?
A ces questions se superposent d’autres précoccupations, plus importantes encore, liées à la notion d’espace démocratique, en effet, si les algorithmes de ces systèmes “font” des choix éditoriaux , la notion du pluralisme est posée, l’internaute n’ayant accès qu’à une partie de l’information. Emily Bell, directrice du Tow Center for Digital Journalism dresse ainsi le constat suivant : ” La fragmentation des médias, qui affaiblit leur pouvoir de négociation, a coïncidé avec la concentration des pouvoirs dans quelques plates-formes” . La tendance générale de la diffusion de l’information est celle d’un poids écrasant du support numérique via les réseaux sociaux face aux sites de journaux reconnus, les premiers, dans ce rapport de force sont dans une situation quasimonopolistique. La majorité de nos élèves ne se posent pas ou peu la question de la construction, de la diffusion ou encore du pluralisme de l’information, or différents paramètres laissent à penser que l’adolescent soucieux de s’informer par ce biais ne fait que suivre un sillon tracé par des logiciels.
Inutile dans ces conditions de se poser la question de la qualité; la quantité, l’attrait, la popularité deviennent les paramètres directeurs.
L’accueil réservé à la nouveauté concernant les supports de diffusion varie selon les époques, les individus, les habitudes, les envies… Internet peut aujourd’hui apparaître comme le pendant de la télévision dans la mesure ou ce “nouveau” support cristallise des critiques déjà convoquées lors de la démocratisation du petit écran. En considérant l’information de manière abstraite comme un fait brut, le support ne mérite que peu d’attention, la finalité étant pour le consommateur de la connaître, quel que soit le support concerné. Or, chaque transition (Journal, radio, télévision, Internet – pour les plus largement répandus), est accompagnée d’une suspicion très forte traduisant la peur pour certains d’une “mutation intellectuelle”. Cette peur irrationnelle repose sur le refus d’abandonner ou de délaisser ce qui est connu au profit de ce qui est nouveau, même si, dans les faits, le processus est rarement exclusif, le phénomène est souvent celui de l’accumulation et non de l’élimination. Le XXeme siècle a permis l’éclosion de trois médias, et, jusqu’ici, personne n’a pu démontrer de manière pertinente que les générations précédentes se distingueraient par une intelligence dont les suivantes seraient dépourvues. Il n’est donc bien évidemment pas question ici de jeter un voile de suspicion généralisé sur l’information parce qu’elle proviendrait d’Internet mais plutôt d’en brosser un panorama général, saisissant ainsi ses enjeux et ses dynamiques propres.
A cet égard, les médias mainstream entrent dans un XXIeme siècle d’incertitudes. Depuis la révolution amorcée par Gutemberg, la presse écrite incarne un moyen d’informer historique dans le temps et l’espace (bien qu’elle n’est pas exempte de reproches). Confrontée à la télévision d’abord, à Internet ensuite, ses conditions d’existence sont de plus en plus difficiles, et ce, pour plusieurs raisons. D’après Bernard Poulet, trois phénomènes s’articulent dans le même temps provoquant une asphyxie du business model des grands journaux d’information : la généralisation du numérique, l’intérêt moindre des plus jeunes générations à l’endroit de l’information écrite et les revenus liés à la publicité en constante diminution. Gratuit, moderne, ludique, réactif, participatif, en pleine expansion, Internet semble paru de toutes les vertus, même si ces qualificatifs mériteraient d’être nuancés. Les journaux papier, dans cette tempête, peinent à survivre. Il n’existe plus que quatre quotidiens généralistes en France aujourd’hui (Ouest France, Le Monde, Le Figaro et Le ParisienAujourd’hui en France) et tous sont dans une situation économique préoccupante.

Méthodologie de recueil et de traitement des données

Le contexte

Avant d’entamer une deuxième séquence “Construction de l’information” avec la Seconde Vente, nous avons procédé à un questionnaire anonymisé afin d’identifier en amont les écueils, approximations, fragilités mais également les acquis. Précisons ici rapidement la logique qui est la nôtre. Soucieux d’inscrire la dynamique du programme et la tenue des cours dans le cadre d’un enseignement spiralaire, cette séquence fait suite à une première, conduite en septembre avec les élèves. En effet, une séquence majeure a été dispensée plus tôt dans l’année avec comme support le roman 1984de George Orwell. Notre ambition avec cet objet d’étude à nouveau convoqué est de faire un rappel et pouvoir permettre aux élèves d’avoir pour ce sujet une trame reposant sur une fiction. Autrement dit, interroger le rôle de l’information aujourd’hui avec comme référence un roman présentant une société au sein de laquelle, la vérité, l’information, le droit de savoir sont proscrits. Les premières minutes de cette séquence ont été dévolues au tissage entre ces deux sujets d’études, moins pour créer un lien que pour établir une correspondance thématique. Rapidement, les notions clés du roman d’Orwell sont revenues, “Miniver”, “Novlangue”, “Big Brother”, contrôle, surveillance… Autant de thèmes alimentant les débats et les sociétés modernes sur la place de la liberté de l’information. Le vif intérêt suscité par l’idée d’une surveillance globale débouchant régulièrement sur des prises de position, observations et réflexions pertinentes a introduit cette séquence avec de la part des élèves, un certain allant.
J’ai pu constater lors de la première séquence que les notions de libertés individuelles et collectives étaient en fait très floues, les frontières imposées par la loi et l’éthique étaient au mieux vaguement distinguées. A titre d’exemple, une séance portant spécifiquement sur la modification des informations dans les journaux afin de conforter la doxa officielle au début du roman 1984 ne semblait interpeller aucun élève. La présentation des faits bruts, sans explication aucune dans un premier temps, n’a pas semblé troubler outre mesure la classe. “De toute façon, c’est du passé, ce n’est pas grave, ça ne change rien” est une phrase entendue qui mettait en évidence une absence de prise de conscience de ce que peut engendrer la manipulation. Après avoir fait un détour avec les photomontages soviétiques en expliquant rapidement qu’effacer le passé, c’était contrôler le présent, le retour au texte fut riche d’un regard plus concerné, attentif. En cela, la séquence nouvelle promettait, à l’aune de la précédente, des réflexions déjà entamée, des références intéressantes. Et de fait, à l’annonce d’un travail sur l’information sur Internet, ces notions ressurgirent, et à notre étonnement, avec une prise de distance manifeste, les élèves précisant que la réalité de leur quotidien n’avait que peu de chose à voir avec le roman étudié mais qu’il permettait de réfléchir et d’être attentif aux dérives possibles. Dont acte.

L’expérimentation

Présentation

Cette séquence est pensée comme un enseignement transversal convoquant le français, l’Enseignement Moral et Civique, les TICE et l’éducation aux médias. Un enseignement assuré par le professeur de Lettres-Histoire et la documentaliste du lycée, habituée et très intéressée par ces thématiques. Forte d’une expérience longue et riche, elle a été d’un grand soutien dans la mesure où la sensibilisation des élèves aux médias en général, à Internet, à l’information fait partie intégrante de son emploi du temps et de ses occupations depuis des années. Elle a pu, au regard de son investissement faire, en introdution, un parallèle intéressant entre les lycéens qu’elle a vu passer il y a deux ou trois décennies, et le changement des comportements vis-à-vis des médias, les changements de paradigmes, de problématiques.

La séquence

Le lancement de la séquence s’appuie sur les représentations des élèves dans le cadre d’un cours dialogué. Elle se construit en trois temps, le premier est celui des représentations, idées fondées ou non, à l’endroit de l’information sur Internet. Une minorité d’élèves a entendu, à ce stade, parler de la désinformation, de la nécessité de vérifier une information, des droits et devoirs des journalistes, de la manière dont l’information se construit (malgré une séquence mineure portant précisément sur ce sujet faite en fin d’année civile). Aucun des élèves n’a réussi à dresser un parallèle entre les méthodes utilisées en français et en histoire-géographie depuis le début de l’année et la possibilité d’identifier une information fiable. La source, la date, l’auteur, la nature et l’orientation d’un document sont des notions connues mais, pour les élèves, enfermée dans une sorte d’abstraction scolaire, inopérante pour comprendre le monde dans lequel ils vivent. Cette première observation permet d’abord d’orienter les séances à suivre en insistant sur le caractère cumulatif et poreux des disciplines entre elles et de leur portée “utilitaire” dans leur vie quotidienne mais aussi de nous interroger en tant qu’enseignant sur la réception des élèves quant aux cours prodigués. Difficile en effet d’imaginer une classe, dans son ensemble, répondre d’une même voix ne pas comprendre les liens à faire sans questionner la pédagogie mise en place, seul et collectivement avec l’ensemble de l’équipe pédagogique. Dans un deuxième temps, les propositions sont interrogées de manière collective, encadrées par l’enseignant qui écarte les plus fantaisistes tout en laissant celles qui sont incorrectes mais qui méritent un examen plus important. Une fois cette sélection opérée, les élèves, par groupe de trois ou quatre se répartissent ces propositions. En classe, ils réfléchissent à la manière et à la méthodologie susceptible de leur permettre d’affirmer ou d’infirmer ces hypothèses. Le troisième temps est celui d’un travail personnel à la maison au cours duquel chaque élève, en s’appuyant sur la méthode établie en classe vérifie chez lui le bien fondé ou non des hypothèses de son groupe. Charge au groupe, ensuite, lors de la séance suivante d’en démontrer, sources à l’appui la véracité ou pas. Cette tâche permet d’introduire rapidement la notion de vérification, même si la méthode peut être malhabile et insuffisante, elle a un intérêt, celui d’interroger la méthode de vérification et de faire comprendre en pratique les contraintes posés par l’investigation . Ce travail a été dans l’ensemble suivi, et plutôt réussi, mais les réponses ont rapidement posé des questions concernant la difficulté à établir la pertinence des sites consultés, et a permis une intéressante discussion entre les élèves sur la fiabilité de la qualité et l’intégrité d’une encyclopédie en ligne (massivement consultée pour répondre à cette consigne), à savoir Wikipédia.
La deuxième séance se déroule sur deux heure au Centre de Documentation et d’Information du lycée en présence de la documentaliste, après ce bref et enrichissant compte-rendu, les élèves, individuellement d’abord, en groupe de deux ou trois ensuite, répondent à la consigne posée par l’enseignant. La consigne est posée sur le paper board de la salle ; proposez un moyen de distinguer une information fiable sur Internet. Pour répondre à cette consigne, l’enseignant leur donne un moyen et un support. Le moyen, basique mais efficace, est celui du tableau, permettant de passer au crible n’importe quel article et de pouvoir l’identifier rapidement comme fiable ou non. Le support est celui du site du CLEMI dans la rubrique ressources vidéos. La documentaliste présente rapidement le CLEMI après avoir constaté qu’aucun élève ne le connaissait. Ce dernier, dans cette rubrique propose un vingtaine de vidéos très courtes et ludiques en lien avec le statut de l’information, les différences entre rumeur et information, ce qu’est une source, l’objectivité du journaliste… Les élèves ont pour consigne de consulter les vidéos leur semblant les plus pertinentes pour répondre à la consigne posée. Le temps imparti à cet exercice est de 15 minutes, suffisamment pour bâtir une trame de tableau, insuffisant pour consulter l’ensemble des vidéos. Ce choix est assumé par l’enseignant dans la mesure où cette consigne ne vise pas à ce que chaque élève en une heure établisse une grille de vérification mais plutôt à ce qu’une première réflexion commande le choix du thème des vidéos. Cette sélection induit une hiérarchisation entre les différents thèmes proposés, posant le premier jalon d’une méthode organisée, à savoir, ne retenir de prime abord que les thèmes répondant a priorià la consigne. En convoquant ici la méthode inductive, notre objectif est de placer les élèves peu ou proue dans la peau d’un rédacteur obligé d’opérer des choix afin de répondre au mieux à un sujet donné. L’intérêt est triple, en plus de celui évoqué, la contrainte temporelle les amènent ensuite à réfléchir sur la pression exercée sur les journalistes quant à la vitesse de production et de diffusion d’une information qui ne peut être totalement pertinente lorsque le temps est trop court. Les remarques des élèves au moment de leur signifier que le temps imparti était passé et qu’il fallait arrêter les recherches allaient dans ce sens ; “monsieur, c’est impossible de finir, on a vu trois ou quatre videos, et il faut du temps pour comprendre, prendre des notes”. Cette observation pleine de bon sens permet dans l’objectif qui est le nôtre de mettre les élèves à leur insu dans un circuit théorique de l’information, et d’interroger des pratiques et dérives implicites évoquée dans la première partie, à savoir “l’accélération de l’accélération”. Dernier intérêt, ce travail parcellaire est par la suite complété au sein de groupes constitués par des élèves n’ayant pas visionnés les mêmes vidéos. L’appropriation de notions nouvelles ou floues se fait alors par un échange qui requiert de la part des élèves une forme d’imprégnation pour traduire ce qui a été vu, et se faire comprendre par les autres sur des thèmes parfois complexes (différences entre objectivité et subjectivité par exemple). Après une mise en commun, les élèves proposent une grille de vérification de l’information sur leur cahier. Les propositions ont été dans l’ensemble pertinentes, les propositions redondantes ou peu pertinentes ont été par la suite, lors de la correction, écartées.
Cette grille d’analyse n’a pas d’autres prétentions que celle d’avoir les informations essentielles présidant à l’analyse d’un article, elle n’est évidemment ni suffisante, ni complète, mais elle permet rapidement d’écarter les “informations” les moins fiables. Etant entendu que cette grille de vérification sera utilisée plus tard (lors de la troisième séance), les élèves quittent la salle informatique pour l’espace lecture.

La collecte de données

Les sondages effectués en classe révèlent des inclinations générales que nous avons pu vérifier lors du déroulement de cette séquence. Ces résultats ont un intérêt relatif, ils permettent de saisir une tendance, parfois marquée, des pratiques des TICE au sein de cette classe de Seconde professionnelle mais se limite à un échantillon limité. Difficile de savoir s’il représente une pratique plus générale où si au contraire il est peu représentatif. Cette collecte d’information permet néanmoins d’avoir un aperçu quant aux usages des TICE de cette classe. Ces résultats ont permis d’affiner les séances évoquées plus haut en fonction des résultats, dans le cadre du déroulement de la séquence prévue au programme “Construction de l’information”, en français. En pratique, un premier paradoxe se fait jour, il existe pour la majorité des élèves un écart important entre la “pratique de l’outil” et les connaissances de ce dernier. Lors des activités pratiques, au centre de documentation et d’information du lycée, les élèves ne rencontrent aucune difficulté à suivre les consignes. L’appréhension de l’outil est un apprentissage acquis pour tous, les opérations basiques sont connues, maîtrisées. Ce que montre ce premier graphique issu de cette enquête, c’est effectivement une pratique assez largement indifférenciée de la pratique du numérique, ce regard volontairement très large permet d’appréhender en amont du sujet qui est le nôtre le rapport des élèves de la classe à l’informatique. Ce sondage répond à une première réponse dans la mesure où il serait difficile d’imaginer travailler sur l’équation Information/Internet sans connaître le rapport entretenu avec l’outil informatique.

Résultats et mise en discussion

Les apprentissages

Les aspects positifs et valorisants

Au cours de cette séquence les élèves ont appréhendé des notions et des pratiques qui leur étaient assez largement peu familières voire étrangères. En cela cette séquence s’inscrivant dans un module plus large, celui de l’éducation aux médias, fut une approche intéressante à défaut d’être suffisante. L’intérêt principal a sans doute été, certains élèves l’ont confirmé, d’avoir mis des mots sur des approximations. Le vocabulaire utilisé dans le cadre de cette séquence avait déjà été entendu par les élèves, en cela, rien n’était véritablement nouveau pour eux, mais ces termes recouvraient alors une complexité qu’ils ignoraient. Ils ont majoritairement apprécié ce travail de fond, même si, sur bien des aspects il reste liminaire. Ces connaissances renforcées ont un avantage non négligeable, celui d’une mise en application quasi-immédiate et surtout, ces notions nouvellement comprises ont été d’autant plus rapidement intégrées qu’elles les intéressaient.
La semaine suivante est la traduction parfaite de ce qui vient d’être avancé. Lors d’une intervention en classe de deux bénévoles de RESF (Réseau d’Education Sans Frontière), venus afin de présenter notamment la situation des jeunes migrants, il a été question après une vingtaine de minutes de la polémique existante sur Internet à propos d’un détournement d’image d’un enfant retouvé sans vie sur une plage. Cette affaire, peu et mal connue des élèves leur ont permis de prendre la parole, en mettant en application les outils élaborés dans le cadre de la séquence passée.
En effet, lorsque l’une des bénévoles prévenait les élèves de cette classe de Seconde sur les risques existants sur Internet, par exemple le fait qu’une information peut-être détournée, plusieurs élèves se sont spontanément manifestés. En évoquant les détournements et la désinformation possible sur Internet, la bénévole voulait mettre en garde les élèves face à des dangers auxquels ils étaient potentiellement exposés. A cela, un élève notamment s’est exprimé en lui demandant si elle parlait des fake news. Légèrement désarçonnée, l’intervenante acquiesca en demandant à l’ensemble de la classe si ce terme était connu de tous. Après une brève cacophonie, chaque élève voulant intervenir, l’un d’eux prit la parole en donnant une définition du terme employé par son camarade et termina en évoquant l’importance de la source de l’information et de la personne l’ayant relayée. Cet exemple souligne que la séquence, malgré ses défauts et ses améliorations possibles a été efficace quant à certains objectifs visés.

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Table des matières
Introduction
PREMIERE PARTIE
Informer : un enjeu des démocraties modernes
1-De nouveaux supports de diffusion
2-Un paradigme nouveau
3-L’ère de la désinformation ? Une esquisse de typologie
4-Entre méfiance et défiance : l’information au coeur d’une crise de confiance structurelle?
5-Une éducation aux médias?
Synthèse
DEUXIEME PARTIE
Méthodologie de recueil et de traitement des données
1-Le contexte
2-L’expérimentation
a-Présentation
b-La séquence
3-La collecte de données
c-Les prolongements de la séquence
TROISIEME PARTIE
Résultats et mise en discussion
1-Les apprentissages
a-Les aspects positifs et valorisants
b-Les limites et possibles
2-L’éducation aux médias
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES

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