Emploi et les indicateurs cles du marches du travail

Chaque jour, des dizaines de millions de personnes dans le monde entier se débrouillent d’une façon ou d’une autre pour sortir de la pauvreté, et elles le font tout simplement en travaillant.

A Madagascar, l’île située au sud–est du continent africain dispose d’une inestimable richesse en biodiversité mais aussi un grand potentiel de main d’œuvre. Dans ce pays où l’on observe une volonté assez importante de la part de la population à participer activement à l’économie du pays, le taux d’activité atteint les 64,6% de la population active, en 2005, et s’élève à plus de 88% si l’on tient compte d’une tranche d’âges de 15 à 64 ans. En dépit de ce dynamisme constaté au niveau de l’emploi, la pauvreté règne quotidiennement sur cette grande île qui compte environ près de 19 millions d’habitants en cette même année. En fait, le taux de pauvreté dépasse les 70% de la population totale. Ceci dit, la plupart des personnes ayant un travail ont du mal à acquérir les produits de premières nécessités (PPN) et à subvenir à leurs besoins journaliers. La raison en est qu’elles ont besoin de véritables emplois et, si possible, d’emplois décents.

Contexte général de l’emploi à Madagascar

SITUATION

La situation actuelle de l’emploi est plus préoccupante. Elle est caractérisée par l’apparition d’un chômage élevé en milieu urbain (12,3% dans les GCU en 2004) et d’un sous emploi permanent en milieu rural (53% en 2004).

En milieu rural

A Madagascar, les ¾ de la population sont des petits exploitants agricoles (c’est-à-dire des exploitant utilisant moins de 1,5Ha) dont 90% se trouvent en milieu rural . Pour une très grande partie, les agriculteurs sont touchés par « le sous emploi » et ont des difficultés d’accès au système éducatif et aux services sanitaires. Ainsi, l’emploi rencontre des problèmes tels que : la faiblesse de revenu des paysans, la détérioration des termes de l’échange entre produits agricoles et biens manufacturés, un manque de sécurité, les équipements très archaïques pour la culture, le non accès au crédit ainsi que les problèmes de collecte et d’évacuation des produits malgré l’effort de l’Etat en matière de désenclavement. En conséquence, l’on assiste à une baisse de la productivité agricole provoquant par la suite une faible production au niveau de ce secteur.

En milieu urbain 

Par ailleurs, en milieu urbain, nous assistons à un chômage important (12,9%) que nous avons évoqué précédemment. Les jeunes sont les plus touchés par ce phénomène (31,1% des chômeur sont des jeunes en total ). Ainsi, les jeunes se trouvent sans emploi et se convertissent à des activités informelles qui apparaissent à chaque coin de la rue (par exemple : le taxi phone).

Secteurs économiques

Le secteur primaire 

Durant ces dernières années, la proportion d’emplois dans ce secteur n’a plus dorénavant varié. Plus de trois quarts de la population active travaillent dans l’agriculture.

Par exemple : 75,6% en 2001 et 78% en 2002 . Le secteur reste donc dominé par les activités agricoles, et ce sont la majorité des petits exploitant qui procurent principalement la production agricole du pays (3,3 millions d’hectares cultivées , relèvent des 73,3% de petit exploitant agricoles) Bien que l’agriculture et l’élevage constituent l’activité principale des paysans, la pêche demeure le plus grand pourvoyeur de devises dans ce secteur, et cela est dû peut être du fait que les produits de la pêche sont exportés comme le cas des crevettes. Les problèmes liés à ce secteur relèvent surtout de :

• L’exiguïté des terres utilisées provoquant à longueur d’années un sous emploi permanent,
• La faiblesse des revenus paysans les mettant à la merci des usiniers et des petits commerçants ruraux,
• La faiblesse d’encadrement des paysans à la mise en valeur des terres et à l’utilisation des techniques de production plus efficaces, par exemple : Madagascar utilise peu d’engrais de production que la côte d’ivoire : 9 000 tonnes seulement contre 109 000 tonnes en 2002 .

Le secteur secondaire

Le secteur moderne de transformation couvre de nombreux activités dont :
– Les industries extractives : Qit Minéral Madagascar (QMM dans le région d’ Anosy) par exemple,
– Les industries manufacturières,
– L’électricité et l’eau.

La production industrielle ne représente que 10% du PIB (Rapport National Madagascar, juin 2005). Après l’arrivée des entreprises franches textiles en 1999 ; le secteur à connu un essor considérable : ces entreprises emploient actuellement 80 000 personnes.

Le secteur informel urbain
Le secteur informel englobe tout emploi qui ne possède pas de numéro statistique et de livre de comptabilité d’après l’INSTAT. Nous pouvons évoqué les activités dans certains garages et réparations, la construction métallique etc.…Le volume de l’emploi dans ce secteur est encore mal connu, bien qu’il y ait des enquêtes en la matière à Madagascar comme la proportion d’emplois informels dans les GCU (Grand Centre Urbain) qui est de 45,5% .

Artisanat
Ce secteur constitue une source de revenu assez faible pour les artisans malgache puisque selon la direction de l’artisanat ( juillet 2005), la majorité des entreprises artisanales formelles (52%) ne réalise qu’un chiffre d’affaire de moins de 100 000 Ariary par mois. Seulement, 34% réussissent à dépasser ce chiffre d’affaire de 100000 Ariary ; Quant aux nombres de salaries des entreprises artisanales, 95% des entreprises artisanales ont moins de 5 salariés en 2005 et 15% pour 6 salariés et plus . Notons que les activités dans le cadre de l’artisanat domestiques concerne: la vannerie sparterie, la transformation agro alimentaire, la poterie le tissage et la construction de matériels de pêche (pirogue, nasse, filets …).

La construction
Parallèlement à l’agriculture, le secteur de la construction constitue l’un des secteur le plus utilisateur de la main d’œuvre non agricole, la preuve en est que c’est l’activité qui est favorable à l’utilisation de la technique à haute intensité de main d’ouvre (HIMO).

Le secteur tertiaire

Les emplois de ce secteur concernent les activités commerciales, les transports, la santé (privé) l’enseignement privé, les autres services privés et les administrations publiques. Ce secteur représente 50% du PIB (rapport National Madagascar, juin 2005) et après l’agriculture, c’est le second secteur qui mobilise le plus de main d’œuvre (13,4% en 2004) Notons que c’est le tourisme qui est le premier pourvoyeur de devises dans ce secteur. Ce dernier connaît actuellement un essor considérable avec l’amélioration de l’image de Madagascar comme destination touristique (exemple : apparition de la biodiversité malgache dans de film animé). C’est le secteur d’activités auquel l’information sur l’emploi est moindre mis à part les banques, et les assurances ou transports. Par conséquent, l’informalité règne dans ce secteur.

a. Administration publique
Ces emplois concernent les agents de l’Etat payés par le budget général et les budgets annexes, non compris l’effectif de l’année nationale et certains dossiers en cours de régularisation. A cause des restrictions de rigueur, ce secteur à connu une stagnation continue en matière de créations d‘emplois. Néanmoins, l’administration publique constitue un grand pourvoyeur d’emplois parmi tous les secteurs (2,5% en 2002 ). L’administration comprend :
• L’administration centrale et leurs services extérieurs dont les dépenses sont soumises aux contraintes budgétaires,
• Les collectivités publiques locales : communes, fokontany…,
• Et les établissements publics rattachés aux différents ministères ou sous leur tutelle technique.

b. Le secteur privé
L’emploi dans le secteur privé provient en grand parti de l’industrie (1,9% en 2004), du commerce (4,0% en 2004) et du secteur service (4,9% en 2004). Actuellement, le secteur service se développe avec une vitesse inégalable tandis que le secteur agricole stagne par suite d’insécurité, des vols liés à la pauvreté, à l’absence d’autorité pour les combattre. En effet, le secteur industriel fournisseur d’emploi est en ce moment dépassé par le secteur service. Aujourd’hui, la grande île est amenée à importer des produits manufacturés : téléphone portable etc.…Ce phénomène explique le progrès du secteur service.

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Table des matières

Introduction
1ere PARTIE :EMPLOI ET LES INDICATEURS CLES DU MARCHES DU TRAVAIL
Chapitre I : Contexte général de l’emploi à Madagascar
I. SITUATION
Section 1 : En milieu rural
Section 2 : En milieu urbain
II. Secteurs économiques
Section 1 : Le secteur primaire
Section 2 : Le secteur secondaire
a. Le secteur informel urbain
b. Artisanat
c. La construction
Section 3 : Le secteur tertiaire
a. Administration publique
b. Le secteur privé
III. Autre problèmes de l’emploi et initiatives de l’Etat
Section 1 : Travail des enfants
Section 3 : MAP
Chapitre 2 : Difficultés de définition du sous emploi
I. Qu’est ce que le sous emploi ?
Section 1 : Approche Keynésienne
Section 2 : Définition et types de sous emploi
II. Contraintes à la définition du sous emploi
Chapitre 3 : les indicateurs clés du marché du travail
I. Activité
Section 1 : Taux brut d’activité et taux net d’activité
Section 2 : Taux d’occupation
Section 3 : Taux d’inactivité
II. Emploi
Section 1 : Emploi par secteur et branche d’activité
Section 2 : Travail à temps partiel
Section 3 : Durée du travail
Section 4 : Emploi dans le secteur informel
Section 5 : Sous emploi lié à la durée des travail
III. Le chômage
Section 1 : Taux de chômage
a. Taux de chômage des jeunes
b. Taux de chômage de longue durée
c. Taux de chômage et niveau d’instruction
IV. le salaire et productivité
Section 1 : Taux de salarisation
Section 2 : Pauvreté
2eme PARTIE :SOUS EMPLOI A MADAGASCAR
Chapitre 1 : Etude de cas et analyse du sous emploi
I. Analyse du marché de travail
Section 1 : Evolution de l’emploi
Section 2 : Offre et demande de travail
Section 3 : Analyse du secteur informel
II. Les causes
III. Les effets
Chapitre 2 : Indicateurs du sous emploi
I. Taux de sous emploi lié à la durée de travail
Section 1 : Calcul
Section 2 :Test d’indépendance sur deux variables données
a. Présentation des données
b. Test du chi deux de contingence
II. Taux des autres formes de sous emploi
Section 1 : Calcul
Section 2 : Analyse de l’évolution
III. Taux de sous emploi global
Section 1 : Calcul
Section 2 : Estimation
Section 3 : Critiques
IV . Recommandation
CONCLUSION
BIBLIOGRAHIE
Listes des tableaux
ANNEXES

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