Droits de l’homme, tolerance et liberté religieuse face a la democratie

Projet de thèse de doctorat pour l’obtention du diplôme d’études approfondies option philosophie

LA SOCIETE COMORIENNE VUE SELON LES FACTEURS DETERMINANT SA CULTURE ET SA RELIGION

De la culture, de la religion face à la politique comorienne

Les Comoriens doivent se rendre compte qu’il n’y a pas que la culture et la religion qui sont les seuls dénominateurs communs de l’existence comorienne. Le domaine de la religion est différent de celui de la culture, et celui de la politique est aussi une autre sphère importante dans la vie en société aux Comores, beaucoup plus large parfois que la culture et la religion. Car le domaine du politique assume les relations qu’entretient la société comorienne à l’intérieur de l’Etat et avec les autres nations. En se sens, il nous semble que nos Etas d’Afrique doivent apprendre à séparer nettement Etat, religion et culture. Car, comme l’a enseigné, par exemple, Jésus-Christ dans le Nouveau Testament, il faudrait suivre le fameux précepte : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu »12. Il se trouve qu’aux Comores, l’Islam se mêle de tout surtout ce qui à trait à la culture, à tel point qu’on n’arrive pas toujours à distinguer le culturel du religieux. L’exemple du anda13 est significatif à ce sujet.

Culture et grand mariage

En politique, comme en sociologie ou en anthropologie, il existe plusieurs formes d’associations. Les circonstances déterminent la forme que chaque communauté estime être appropriée à la façon de rendre pérenne une telle association, à savoir, par exemple, par le biais des traditions culturelles de cette communauté. Nous voulons dire par là que toute société a sa manière particulière de vivre sa culture propre en l’adaptant à sa vision propre de la politique. La culture comorienne détermine la façon dont les Comoriens se comportent en société et elle est aussi un ensemble de croyances et de savoirs qui se transmettent de génération en génération. Selon William Summer14, les mœurs désignent :
« Les usages et traditions populaires, quand ils impliquent un jugement selon lequel ils conduisent au bien-être social et quand ils exercent une contrainte sur l’individu pour l’obliger à s’y conformer, bien qu’ils ne soient pas systématisés par une autorité quelconque.»
Aux Comores, la pratique du anda renforce le poids des traditions et des mœurs quand ils orientent l’ensemble des citoyens vers le respect d’un ordre ancien d’organisation sociale. Cet ordre détermine la hiérarchie des groupes sociaux aux Comores, à savoir celle qui distingue la classe des wandruwadzima16 de la classe des wanamdji17. La première est la classe la plus haute, celle qui prend les décisions, et qui tranche sur les affaires sociales dans nos villages. La deuxième est la classe considérée comme inférieure. Elle rassemble des micro-classes comme la classe des wazouguwa, la classe des wasondje et la classe des maguzi.
Certes, tous les politologues pensent généralement, et avec raison, qu’une politique qui ne tiendrait pas compte de la culture d’un pays, en s’appropriant une démarche qui irait à l’encontre de ce que souhaite la population, est une mauvaise politique. C’est une façon de réaffirmer que les lois d’une nation doivent respecter les traits fondamentaux de la culture nationale. Ainsi le devoir de faire le grand mariage ne serait pas simplement la réalisation d’un acte social, mais le signe de l’accession à un titre qui marque la finalité visée par les valeurs idéales de la culture. L’obligation de pratiquer le anda signifie que l’on tolère difficilement, au sein de la société comorienne, des conduites ou des comportements contraires aux coutumes, aux normes de la culture ambiante. En ce sens, le grand mariage exprime de la part de celui qui le réalise un engagement qui va lui permettre de sortir de sa situation de membre des classes inferieures, malgré l’endettement causé par la préparation d’un grand mariage. A Ngazidja où, la pratique est véritablement obligatoire, un individu se sent souvent ridicule quant il est traité de « guzi »18. Cela pousse la majorité des gens à mobiliser toutes leurs économies : zébus, terrains ou autres, voire à s’endetter, afin d’être en mesure de réaliser cette grande cérémonie. C’était que, pour nos ancêtres, le grand mariage était une nécessité presque vitale. En revanche, dans les autres iles, la pratique du grand mariage est devenue facultative.

La pratique de la religion islamique et sa séparation d’avec la culture et la politique comorienne

Les principales religions du monde se basent sur certains livres saints et sacrés, toujours attribués à des révélations divines. Le Coran est le livre sacré des musulmans et il est vrai qu’en Afrique, le revival de l’islam est en vogue, dans des proportions remarquables. Une telle situation a poussé Claude Wauther à affirmer :
« L’islam reste un concurrent imposant et pas uniquement dans les secteurs les moins évolués de la population. Toute une élite africaine reste attachée à l’islam ».
L’islam aux Comores a ses spécificités par rapport à l’Afghanistan ou à l’Iran, dans la mesure où les Comoriens pratiquent une religion d’humanisme et de tolérance. La pratique de l’islam ne devrait pas constituer, selon nous, des entraves politiques aux Comores. Il doit seulement s’écarter de la gestion des affaires politiques. Selon Said Larifou :
« La religion […] ne doit pas être le dénominateur commun de la vie politique. Ce n’est pas son rôle. Les instruments de la démocratie doivent permettre à ceux qui n’ont pas une vision islamique des choses de pouvoir trouver pleinement leurs places dans la société comorienne. »
Les Comoriens doivent s’adapter à des institutions qui prônent et intègrent des valeurs universelles comme la laïcité, la tolérance, le respect de l’humanité. Ces valeurs ne doivent pas êtres considérées comme des intruses ou importunes. En effet, démocratie et liberté religieuse sont indispensables à une vision moderne de la politique dans nos Etats. Aux Comores, la présence d’une religion autre que l’islam ne doit pas être considérée comme une menace, car une telle attitude de rejet est le signe d’un ethnocentrisme racial et religieux. Les musulmans doivent apprendre à vivre avec les gens qui ne pratiquent pas la même religion qu’eux. Et comme notre projet insiste sur la nécessité de réformer politiquement nos Etats, nous sollicitons de la classe politique et religieuse l’application d’institutions démocratiques  reconnues sur le plan international. Cela encouragerait les partenaires financiers et les bailleurs de fonds à investir dans nos pays. Ceci ne peut être que bénéfique pour les sociétés émergentes et en voie de développement.

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Table des matières

REMERCIEMENTS
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE LA THEMATISATION DU SUJET DE RECHERCHE
I. LA SOCIETE COMORIENNE VUE SELON LES FACTEURS DETERMINANT SA CULTURE ET SA RELIGION
I.1.1.De la culture, de la religion face à la politique comorienne
I.1.1.1. Culture et grand mariage
I.1.1.2. La pratique de la religion islamique et sa séparation d’avec la culture et la politique comorienne
I.2.1.3. Le christianisme aux Comores
I.2. CULTURE ARABE ET CIVILISATION EUROPEENE AUX COMORES
I.2.1. De la civilisation arabo-comorienne
I.2.2. De la civilisation franco-comorienne
I.3. LA NECESSITE D’UNE RESTRUCTURATION DE LA POLITIQUE COMORIENNE
I.3.1. Les premières institutions et les régimes politiques
I.3.2. L’avènement de la démocratie aux Comores
I.3.2.1. Les pressions de la démocratie en faveur de la réforme politique
I.4. REFORMES POLITIQUES POSSIBLES EN VISAGEES AUX COMORES
I.4.1. Réforme de la justice
I.4.1.1 Réforme des lois électorales
I.4.1.2. La valorisation du statut de l’appareil judiciaire comme moyen de lutte contre la corruption
I.4.2. Réformes fiscales
I.4.2.1. La mise en place d’une politique fiscale juste
I.4.2.2. Contrôle du service public
I.5. L’ORGANISATION DE LA SOCIETE COMORIENNE
I.5.1. Les Comores comme nation démocratique
I.5.2. Le respect de la volonté générale au fondement de l’Union des Comores
I.5.2.1. La volonté générale et l’application des lois comoriennes
I.5.2.2. L’application de la loi comorienne
I.6. DES INSTITUTIONS DE L’UNION DES COMORES
I.6.1 Du pouvoir Exécutif
I.6.2. Du pouvoir législatif
I.6.3. Du pouvoir judiciaire
I.6.4. Presse et medias comoriens
I.7. DROITS DE L’HOMME, TOLERANCE ET LIBERTE RELIGIEUSE FACE A LA DEMOCRATIE
I.7.1. Le soutien indispensable des Comoriens aux droits de l’homme.
I.7.2. Tolérance et liberté religieuse aux Comores
I.8. LA BONNE GOUVERNANCE
I.8.1. La lutte contre la pauvreté comme première priorité de l’action de l’Etat
I.8.2. D’une politique conséquente de l’emploi et du paiement régulier des salaires et traitements dans la fonction publique
I.8.3. L’importance de la décentralisation des pouvoirs et des indépendances administratives dans les Iles
DEUXIEME PARTIE METHODOLOGIE
II.1. APPROCHE METHODOLOGIQUE
II..2.Objectifs spécifiques
TROISIEME PARTIE PLAN PROVISOIRE DE LA FUTURE THESE ET BIBLIOGRAPHIE
III.1. PLAN PROVISOIRE DE LA FUTURE THESE
III.2. DEFINITION DES CONCEPTS-CLES
III.2.3.1. La valorisation du statut de l’appareil judiciaire comme moyen de lutte contre la corruption dans l’administration
IIII.2.3.2. Contrôle du service public
III.2.4.1 La mise en place d’une politique fiscale juste

III.3. BIBLIOGRAPHIE COMMENTEE
III.4. BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE
III.4.1. Ouvrages consultés
III.4.2. Ouvrages à encore rechercher
III.4.3. Articles et revues
III. 4.4. Section dictionnaires
III.4.5. Webographie
CONCLUSION
TABLE DES MATIERES

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