Différentes méthodes et techniques de la gestion du risque de crédit

L’approche théorique des différentes méthodes et techniques de la gestion du risque de crédit 

Les établissements financiers et leurs métiers

La définition d’un établissement financier

« Un établissement financier est une entreprise qui s’occupe d’affaires financières, comme les banques, les sociétés de fiducie, les sociétés de courtage de valeurs, les compagnies d’assurance, les sociétés de crédit- bail et les investisseurs institutionnels ».
Au sens strict, les établissements financiers désignent les personnes physiques ou morales, autres que les banques, qui font profession d’effectuer pour leur propre compte des opérations de crédit, de vente à crédit ou de change.
Au titre de l’article 18 de la Loi n° 2016-48 du 11 juillet 2016 de la Banque Centrale de la Tunisie, relative aux banques et aux établissements financiers : « est considéré établissement financier, toute personne morale qui exerce à titre habituel, les opérations bancaires visées par le premier article du présent titre à l’exception des opérations de collecte des dépôts du public et de mise à disposition de la clientèle des moyens de paiement.

Les activités d’un établissement financier

Le rôle attribué aux établissements financiers consiste principalement à financer le système économique dans un objectif de création de richesse et de valeur : production, emploi et pouvoir d’achat.
L’article 4 du chapitre premier de la Loi n° 2016-48 du 11 juillet 2016 de la Banque Centrale de la Tunisie spécifie les activités liées aux établissements financiers.
Ses activités sont :
– Les opérations d’octroi de crédits sous toutes leurs formes. – Les opérations de leasing. – Les opérations portant sur le service de gestion des crédits « factoring ».
– Les opérations bancaires islamiques.
Pour les besoins de notre étude, c’est à l’activité de crédit qu’on va s’intéresser de plus prés.
En effet, les établissements financiers jouent un rôle principal pour le financement des différents besoins des particuliers et des entreprises.
L’octroi de crédit est donc une fonction capitale, d’une part pour les établissements de crédits qui aspirent à la réalisation de profits, d’autre part pour les agents économiques qui se préoccupent de leurs financements et leurs développements.
Cependant l’activité de crédit n’est pas exempte de risques.
Bien au contraire, elle est en soit une acceptation inéluctable du crédit.
C’est dans ce contexte que les établissements de crédit se trouvent dans l’obligation d’établir une fiable politique de gestion des risques.

Le crédit et la notion de risque

La définition du crédit

Étymologiquement, le terme crédit, provient du latin « créditus » qui signifie la confiance que vous avez en quelque chose.
Il est dérivé du verbe « credere » « croire », en nominatif la « chose confiante ».
En économie, Le crédit désigne des transactions en nature ou en espèces effectuées en contrepartie d’une promesse de remboursement dans un délai généralement convenu par avance.
Le crédit est donc l’acte de confiance qui repose sur un échange dans le temps entre un débiteur et un créditeur.
Le débiteur met en valeur une épargne non utilisée à des fins d’investissement pour une période déterminée.
Pour le créditeur, c’est essentiellement un gain de temps.
C’est la possibilité de jouissance immédiate d’un bien dont le coût différé, le taux d’intérêt constitue le coût du temps gagné.
G.Petit-Ditaillis donne au crédit la définition suivante :
« Faire crédit c’est faire confiance ; c’est donner librement la disposition effective et immédiate d’un bien réel, ou d’un pouvoir d’achat, contre la promesse que le même bien, ou un bien équivalent, vous sera restitué dans un certain délai, le plus souvent avec rémunération du service rendu et du danger encouru, danger de perte partielle ou totale que comporte la nature même de ce service»4.
La notion du risque : Le risque est omniprésent, il marque notre quotidien, nos résultats, ceux de nos organisations et de nos institutions.
Le risque peut être définit comme : « un danger éventuel, plus ou moins prévisible, inhérent à une situation ou à une activité »5. Le risque c’est aussi : «l’éventualité d’un événement futur, incertain ou d’un terme indéterminé, ne dépendant pas exclusivement de la volonté des parties et pouvant causer la perte d’un objet ou tout autre dommage ».
A ce jour, aucune définition du risque n’a fait unanimité, néanmoins, les ébauches de discussions et recherches ont donné la description suivante :
« Le risque se rapporte à l’incertitude qui entoure des événements et des résultats futurs. Il est l’expérience de la probabilité et de l’incidence d’un événement susceptible d’influencer l’atteinte des objectifs de l’organisation »
La définition du risque de crédit : Le risque de crédit appelé aussi le risque de contrepartie est le premier des risques auquel est confronté un établissement de crédit.Le crédit est une opération qui consiste à la mise à disposition d’une certaine somme d’argent par un prêteur ou un créancier au profit d’un emprunteur ou un débiteur moyennant un engagement de remboursement à une date prédéfinie.
De cette relation, le risque de crédit est une probabilité de l’incapacité du débiteur à honorer son engagement en totalité vis-à-vis du créancier.
Autrement dit, le risque de crédit est le risque que l’emprunteur fait défaut ou que sa situation économique se dégrade au point de dévaluer la créance que l’établissement de crédit détient sur lui.
Ce risque peut se matérialiser par une perte ou par un manque à gagner qui ne trouvera pas obligatoirement sa place dans le résultat comptable.
Dans ce qui suit, on présentera deux variantes du risque de crédit : le risque de non remboursement et le risque d’immobilisation.
 Le risque de non remboursement : Le risque de non remboursement est un risque transmis. Il prend naissance au niveau de l’emprunteur (client) pour être transféré par la suite au créancier.
C’est l’insolvabilité du débiteur qui est à l’origine de ce risque : le client qui a contracté le prêt auprès de l’établissement de crédit, n’est plus en mesure de le rembourser en raison de la dégradation de sa situation financière ou encore refuse simplement de le faire.
Il est à noter que le risque de non rebroussement peut être la résultante d’une crise économique ou politique d’un pays.
Le risque d’immobilisation : Le risque d’immobilisation provient du décalage entre les ressources (dépôts et recettes à court terme) et les emplois (placements et financements).
Le risque d’immobilisation apparaît quand les besoins à court terme ne sont pas financés par les recettes à court terme.
Une mauvaise gestion de la distribution des crédits peut généraliser ce décalage entre ressources et emplois et pourrait résulter l’immobilisation des capitaux de l’établissement de crédit.
Dès lors, l’établissement de crédit se confronte à un grave déséquilibre de trésorerie et est contraint de céder des actifs, ou de se refinancer sur le marché financier.

Les facteurs influençant le risque de crédit

Le risque de défaut d’un emprunteur est difficile à envisager.
En effet, ce risque dépend d’une multitude de paramètres qui peuvent être endogènes ou exogènes au client (ou entreprise).
Les facteurs endogènes : Ses facteurs sont directement liés au client et ont un impact sur sa probabilité de défaillance.
Parmi ses facteurs endogènes, on cite :
– La situation financière du client. – Son mode de gestion. – Son profil ou encore celui des dirigeants de l’entreprise qui a contracté le prêt : formation et expérience. – Le positionnement du produit du client sur le marché : la qualité et le prix. – Les procédés de fabrication du produit du client : les techniques et la technologie déployée. – Le degré de la sous- traitance.
Les facteurs exogènes : Ses facteurs exogènes sont plus difficiles à prévoir dans la mesure où ils sont externes au client et ne dépendent pas directement de lui. Ses facteurs viennent influencer négativement le bon fonctionnement ou déroulement de l’activité du client et font que la probabilité du risque de défaut soit plus élevée.
Parmi ses facteurs exogènes, on cite :
– Les barrières à l’entrée lors de la pénétration du marché cible du client. – Le degré de la concurrence du secteur d’activité du client.

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Table des matières

Premier chapitre : L’approche théorique des différentes méthodes et techniques de la gestion du risque de crédit
Section 1 : Les établissements financiers et leurs métiers
1.1La définition d’un établissement financier
1.2-Les activités d’un établissement financier
Section 2 : Le crédit et la notion de risque
2.1- La définition du crédit
2.2- La notion du risque
2.3- La définition du risque de crédit
2.3.1- Le risque de non remboursement
2.3.2- Le risque d’immobilisation
2.4- Les facteurs influençant le risque de crédit
2.4.1- Les facteurs endogènes
2.4.2- Les facteurs exogènes
Section 3 : Les techniques de la gestion du risque de contrepartie
3.1- Les techniques prédictives de la gestion du risque de crédit
3.1.1- Le rating
3.1.2- L’analyse financière
3.1.3- Les techniques quantitatives
3.1.4- La technique de tarification du risque de crédit
3.2-Les techniques préventives de la gestion du risque de crédit
3.2.2- L’assurance-crédit
3.2.3- Les syndicats
3.2.4- Les dérivés de crédits
Conclusion du premier chapitre
Deuxième chapitre : présentation et analyse de la gestion du risque de crédit à PARENIN
Section 1 : Historique et présentation de PARENIN
Section 2 : La Division agricole et son activité
2.1- La Division Agricole de PARENIN
2.2- L’activité de la Division Agricole
Section 3 : Le dossier de crédit
3.1- La facture pro-forma
3.2- La fiche de renseignement
3.6- Les documents économiques
3.7- Les documents fiscaux
3.8- Le rapport de l’agent
Section 4 : Le comité de crédit
Section 5 : Les techniques de la gestion du risque utilisées au sein de PARENIN
5.1-La diversification du portefeuille
5.2-Le scoring
5.3-L’assurance
5.4-L’analyse financière
5.5-Le cautionnement solidaire
5.6-Le nantissement
5.7-L’hypothèque
Conclusion du deuxième chapitre
Les écarts et les recommandations
1-Le choix des indicateurs
2-La diversification des sources d’informations
3-La diversification des techniques prédictives
4-Le suivi du crédit
CONCLUSION GENERALE
Bibliographie

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