Différentes approches de la socialité

DIFFERENTES APPROCHES DE LA SOCIALITE

SOCIALITE ET SOCIETE

Social 

Tout d’abord, revenons à l’étymologie Le mot « société » vient du latin « Socius » qui signifie « compagnon ». Ce mot a donné le terme « Social » qui a dérivé en « Société ». Le terme « social » est utilisé quand plus d’un individu est impliqué (Espinas, 1878 ; Crook, 1970a, Tinbergen, 1967). Ainsi, si « être socialisé » signifie « être capable de vivre en groupe », alors étudier la socialisation infantile devient essentiel à la compréhension des causes primaires de la vie en groupe (Fragaszy et Mitchell, 1974). Le terme « social » est lié à celui de « société », qui se réfère à un type particulier de groupement d’individus de la même espèce. Par conséquent, une « interaction sociale » devrait uniquement signifier une « interaction entre individus de la même espèce, dans le contexte d’un groupe qu’ils ont formé » (Deputte, 2000). La définition de tous les termes en rapport avec cette notion de socialité est très variable selon les auteurs et il apparaît difficile d’arriver à un consensus et à une définition univoque. Tinbergen écrit en 1951 : « Un animal [une espèce] est appelé social quand il s’efforce d’être au voisinage de membres connus de son espèce quand il effectue quelques unes ou l’ensemble de ses activités instinctives [spécifiques]. », Et en 1967 : « L’influence exercée par les animaux sociaux les uns sur les autres n’est pas une simple attraction. En général, le groupement n’est que le prélude à une coopération plus étroite ; l’essentiel est de faire quelque chose ensemble. » Pour définir un phénomène social, il est nécessaire de passer par la classification des différents types d’association entre animaux. Aristote (1964) distingue parmi les groupements d’animaux : – Des espèces solitaires – Des espèces grégaires Et parmi les espèces grégaires, existent des espèces sociales.La définition « logique » est la suivante : « Un groupe social est un système dont les éléments sont les membres du groupe (conspécifiques) et dont les relations sont les liaisons entre les membres » (Deputte, 2003). Une fois ces relations mises en place, il faut qu’elles perdurent. Ainsi, Mason écrit en1976 : « Un système social complexe arrive à se maintenir en dépit de luttes internes et d’un renouvellement constant de sa composition ». Mais alors, comment un groupe arrive-t-il à préserver un semblant d’ordre social et maintenir un degré de cohésion et de continuité ? Il existe 3 niveaux de causalité croissante : l’individu, puis le groupe social et enfin l’environnement. Selon Mason (1976), « les individus sont à la fois les produits et les producteurs des sociétés. » Alors, un problème se pose : – Le fait social peut exister sous diverses formes. – Mais ces diverses formes peuvent exister chez des espèces qui ne sont pas sociales.
Deux écoles se sont principalement opposées dans la définition du phénomène social.
– L’approche américaine (1930-1950) : Représentée par W.C.Allee (1938), elle n’a pas recherché l’origine du phénomène social en luimême mais ne s’est intéressé qu’à sa finalité : – Coopération (effets bénéfiques de l’interaction) – ou Dis-opération (effets maléfiques de l’interaction). Les partisans de cette hypothèse considèrent ainsi que les phénomènes sociaux sont avant tout sous le contrôle d’une sélection naturelle universelle (Goldberg, 1998).
– L’approche française (1928 à nos jours) : Grassé (1946, 1951), reprenant Rabaud (1929, 1937), fut son chef de file. Il a vu dans l’interattraction entre troupes la base du phénomène social. Les chercheurs français se sont attachés à l’observation et à l’expérimentation objective. Pour eux, un système social est avant tout un système de communication : les individus émettent et reçoivent des signaux. Les membres du groupe produisent des réponses fiables, les rôles d’émetteur et de récepteur étant interchangeables. On peut alors considérer comme sociaux tous les comportements manifestés par les animaux lorsqu’ils entrent en rapport, qu’il s’agisse de comportements agonistes (agressifs), sexuels ou parentaux (Goldberg, 1998).
« Tout groupe social est ainsi caractérisé dans son essence par le fait que l’individu agit sur le groupe et que le groupe, à son tour, opère une action très spécifique (propre à l’espèce considérée) sur chaque individu. Les activités du groupe seront donc presque toujours coordonnées et complémentaires entre les individus : construction et entretien de l’habitat, chasse et défense, soins donnés aux petits. Toutes ces actions ont pour résultat de relier étroitement les individus entre eux, de les socialiser ». (Goldberg, 1998).
Pour conclure, quatre critères indispensables sont à retenir :
1) L’interattraction, 2) Entre individus de la même espèce, 3) L’existence de groupements permanents fondés sur l’existence de relations, 4) L’existence d’un « noyau » permanent d’individus adultes (coopération, rôles…). Une espèce est sociale si elle regroupe ces quatre critères (Deputte, communication personnelle).
Apportons quelques précisions : – La « relation mère-jeune » n’est sociale que si l’espèce est sociale. – Une copulation n’est une – interactions sociale que si l’espèce est sociale. – Une interaction n’est sociale que si l’espèce est sociale. – Attention, le terme social n’est pas synonyme d’intraspécifique.

Socialité 

Comment définir la socialité ? Le plus simple consisterait à considérer comme sociale toute espèce vivant en groupe. Mais le groupement n’est pas synonyme de vie sociale. De nombreux animaux vivent en effet en rassemblement ou foules (Rabaud, 1929) dont la réalisation est sous la dépendance de facteurs environnementaux (Aron & Passera, 2000).La socialité, l’essence d’être social, est le plus souvent définie par ses conséquences que par ses caractéristiques propres qui différencient les groupes sociaux des agrégations d’animaux (Wilson, 1975). L’unique caractéristique de la socialité est une interaction entre membres de la même espèce (Wheeler, 1923 ; Rabaud, 1937 ; Maier et Schneirla, 1964).Les caractéristiques sociales transcendent l’individualité des membres du groupe. Ainsi, la socialité doit être premièrement définie par deux caractéristiques de base : une interaction entre deux membres de la même espèce. (Deputte, 2000). Bernstein et Williams (1986) soutiennent que les animaux sociaux diffèrent de ceux qui sont solitaires « uniquement dans un sens quantitatif ». Un nouveau groupe de gibbons sans petits est identique à n’importe quel autre couple de mammifères, excepté qu’il dure pendant une période plus étendue, quantitativement plus longue que celle des couples d’animaux solitaires. Le couple de gibbons se maintient car l’espèce a acquis durant son évolution ce que Mason (1978) appela une « disposition sociale », qui permet aux individus d’une même espèce de rester ensemble en ajustant leur comportement à celui des autres. Qu’est-ce qui différencie un comportement social de tout autre type de comportement ? Les définitions insistent sur le caractère contingent et/ou interactif du comportement au sein d’un groupe d’animaux. Etkin (1964), au lieu de définir un comportement social, définit une réponse sociale, qui est sociale parce qu’elle est réservée aux membres du groupe. Crook (1970a) ainsi que Bernstein et Williams (1986) présentent, soit explicitement, soit implicitement, le concept de communication dans leur définition d’une réponse sociale, tandis qu’Altmann (1962) considère que tout comportement social est communicatif. On doit considérer que les comportements communicatifs constituent un sous-ensemble des comportements sociaux comme, dans les groupes sociaux, le concept d’actes communicatifs va au delà de la notion traditionnelle de signaux (Wilson, 1975). 1 ) socialité et société .

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Table des matières

INTRODUCTION
I ) GENERALITES
A ) DIFFERENTES APPROCHES DE LA SOCIALITE
1 ) Les contributions extérieures à l’Ethologie Classique
2 ) L’approche éthologique classique
B ) DEFINITIONS
1 ) socialité et société
2 ) Polygamie / Monogamie
3) Nidicole (altricial) / Nidifuge(precocial)
4) Nocturne / Diurne
5) Communication
C ) CLASSIFICATION DES SOCIETES ANIMALES
1) L’état solitaire
2) Les foules
3) Le grégarisme
4) Le stade subsocial
5) Le stade colonial
6) Le stade communal
7) L’eusocialité
D ) L’EXPRESSION DU COMPORTEMENT SOCIAL CHEZ LES CARNIVORES
1) La chasse coopérative
2) Les femelles
3) Les mâles
4) La reproduction
5) Les lionceaux
6) La pression sélective
II ) CONTRAINTES PHYLOGENETIQUES A L’ EMERGENCE DE LA SOCIALITE
A ) PHYLOGENESE DES CARNIVORES
1 ) Phylogenèse des canidés
2 ) Phylogenèse des félidés
3 ) Classification des pinnipèdes
B) SOCIALITE ET PHYLOGENESE
1) Traits d’histoire de vie
2 ) Systèmes d’accouplement des sociétés de carnivores
3) L’investissement parental
4) Comportement d’assistance
C ) APPROCHE COMPARATIVE DU COMPORTEMENT CHEZ LES CARNIVORES EN FONCTION DE LEUR SOCIALITE
1 ) Les causes évolutives de la coopération et de la socialité
2) La méthode comparative
D ) LES SOCIETES DE CANIDES ET DE FELIDES
1 ) Les Félidés
2 ) Les Canidés
3 ) Structure sociale et comportement : Comparaison
4) Bilan
III ) CONTRAINTES ECOLOGIQUES A L’EMERGENCE DE LA SOCIALITE
A ) CONTRAINTES
1) Le régime alimentaire
2) La prédation
3) Le climat
4) La saturation de l’habitat
5) La disponibilité de la nourriture, et la répartition des ressources
6) Bilan de l’influence de l’environnement chez les canidés et les félidés
B ) L’EXEMPLE DES PINNIPEDES
1 ) Milieu de vie et biologie
2 ) Cycle de reproduction et système d’accouplement
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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