Détermination et choix de l’objectif de la méthodologie

Historique du sport de la personne handicapé dans le monde

Après la deuxième guerre mondiale, les soins donnés aux blessés ont suscité de nouvelle technique de thérapie et de rééducation. Certains spécialistes ont choisis d’utiliser quelques sports ou celle des Jeux de compétition adaptée pour rééduquer les victimes de la guerre. Ainsi, en 1948, le Professeur Guttmann lance et développe le sport pour les handicapés à stock Mandeville en Grande Bretagne. Cette pratique sportive pour les handicapés se développe progressivement en donnant naissance à un mouvement institutionnalisé. Les premiers Jeux se sont déroulés en 1951 à Stock Mandeville. En 1960 à Rome, les Jeux internationaux se déroulent pour la première fois dans la même ville et même année que les Jeux Olympiques d’où naît le Comité international Paralympique (IPC) qui est l’instance dirigeante, responsable de la promotion et du développement de la compétition du Handisport dans le monde. Cette organisation a pour but de représenter le sport chez les personnes handicapées, et pour tâche principale l’organisation, la direction et la coordination des Jeux Paralympiques d’été et d’hiver ainsi que d’autres compétitions multi-handicaps dont les plus importantes sont les championnats mondiaux et régionaux.

Les disciplines sportives varient selon les catégories de handicapés. Certains d’entre elles sont spécifiques à un handicap particulier, d’autres sont pratiquées par plusieurs catégories. L’athlétisme est la discipline emblématique apparue comme sport Paralympique aux Jeux de Rome en 1960 ; il est pratiquement le sport le plus ouvert à toutes les formes d’handicap. En fauteuil roulant ou debout, les athlètes participent à des épreuves de course, de lancer ou de saut. Toutes les catégories sans exception sont concernées par ce sport. En plus de l’organisation des compétitions sportives, le Comité International Paralympique aide financièrement et matériellement les Fédérations Paralympiques partout dans le monde et Madagascar en fait partie. Maintenant, nous allons voir l’historique du sport des personnes handicapées à Madagascar.

Pratique des sports pour les personnes handicapées à Madagascar Conscient des apports de la pratique des activités physiques et sportives pour l’éducation et l’épanouissement de l’individu ainsi que le droit des personnes handicapées, l’organisme non gouvernemental dénommé HANDISPORT de Madagascar a été créé en 1989 et a pour mission de promouvoir et de développer le sport pour les personnes handicapées et leur intégration sociale. En 1995, la première fédération sportive pour les personnes handicapées a vu le jour grâce à la collaboration de quelques techniciens sportifs de l’ONG Handisport Madagascar et de ses partenaires. Cette première fédération est la Fédération Malagas de Handisport et elle reçoit l’agrément du Ministère de la Jeunesse et du sport. En 1996, la Fédération en partenariat avec handicap International Madagascar a organisé le premier tournoi inter-Île de l’Océan Indien en Basketball en fauteuil. C’est en 1998 que le Comité International des JIOI a accepté la participation des handicapées d’où la Fédération Handisport Malagasy a participé au 5ème JIOI à la Réunion dans les épreuves d’athlétisme de cours de vitesse 100 m pour les non-voyants, et la course de 1 500 m en fauteuil roulant. Grâce aux résultats des athlètes non-voyants à l’épreuve de 100 m que Madagascar a pu participer aux Jeux Paralympiques de Sydney 2000. Au 6ème JIOI à l’Île Maurice en 2003, les disciplines réservées aux handicapées sont l’athlétisme et la natation. Madagascar a participé à l’athlétisme dans les épreuves de course suivante :

La participation à des compétitions

La compétition est un moyen pour l’athlète de se mesurer à lui-même et par rapport à d’autres athlètes. Elle peut constituer une source de motivation pour les athlètes et peut améliorer leurs performances d’où la participation à des compétitions à une influence sur la performance et en plus des résultats obtenus au cours des compétitions permet aussi d’inciter les athlètes à s’entraîner d’avantage à fournir plus d’effort pour vaincre leurs adversaires. Ainsi, les entretiens effectués nous renseignent que peu de compétitions sont organisées pour les athlètes sourds. Le tableau suivant nous montre les résultats de ces entretiens. Ce tableau nous montre que trois ligues seulement parmi les onze ligues régionales existantes ont organisé des simples compétitions et de championnat régional. Ces ligues ont participé aussi aux Championnats nationaux. Ainsi, les compétitions dans lesquels les athlètes Malagasy ont participé sont effectivement très faibles alors nous ne pouvons pas juger leur vraie valeur et leur vraie performance. La participation à des compétitions a un impact sur l’amélioration de la performance. Nous pouvons aussi déduire que l’inexistence de compétition dans les autres ligues régionales met en danger la considération des droits de ces athlètes aveugles par rapport à la pratique des activités physiques et sportives. Si tel est l’impact de la participation des athlètes aveugles aux différentes compétitions, nous allons voir l’influence de l’entraînement en rapport avec la performance des athlètes aveugles.

L’entraînement a une grande importance dans la réalisation des résultats et aussi des performances sportives. Il englobe tous les aspects physiques, matériels, financiers, sociaux et autres qui entourent la réalisation des programmes d’entraînement. Or, la réalisation des programmes d’entraînement nécessite des cadres techniques et des entraîneurs qui sont des personnes aptes à diriger ces entraînements. Ces cadres techniques et ces entraîneurs sont l’un des facteurs qui participent dans la mise en marche d’un entraînement. Ils veillent au bon déroulement de l’entraînement et à cet effet les résultats des performances sportives des athlètes dépendant de leur intervention. L’entretien avec ces cadres techniques et entraîneurs nous a permit d’estimer leurs niveaux qui permettent de situer les résultats et les performances à venir des athlètes. Ainsi, le tableau suivant va nous montrer l’appréciation sur le niveau de ces cadres techniques et ces entraîneurs.

Le tableau montre que 18,2 % des entraîneurs ont un niveau d’étude supérieur au baccalauréat ; 45,4 % ont fréquenté le collège ; 18,2 % l’école primaire et 18,2 % ont fait d’autres études. Vu ces répartitions, nous estimons que les entraîneurs et les cadres techniques qui ont encadré les athlètes Malagasy sont des personnes ayant un certain niveau de formation et qui peuvent assurer le rôle et la fonction d’entraîneur sans difficulté. Mais ces encadreurs sont-ils des vrais techniciens ? Cette question mérite d’être approfondie. Le niveau intellectuel ne signifie pas automatiquement compétence ou incompétence alors les résultats de notre entretien vont nous permettre d’avoir une idée sur la compétence technique et méthodologique des encadreurs techniques. Ces résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous et qui va nous montrer le niveau de formation de ces cadres techniques et entraîneurs. Parmi les onze encadreurs techniques, un encadreur seulement est sortant d’une école de formation ; deux sont des anciens sportifs et hui sont ni sortant d’une école de formation ni ancien sportif.

PROBLEMATIQUE

Malgré l’existence des entraîneurs chargés du sport des déficients visuels, en particulier l’athlétisme, les entraînements qu’ils assurent auprès des athlètes sont sans programme préétabli ni planning défini. Ils les font selon leurs motivations et leurs connaissances. Aussi, la plupart de ces entraîneurs pense qu’il suffit de faire quelques séries de course de vitesse permettant de réaliser une bonne performance sans se soucier de la technique de base de la course de vitesse, du volume et de l’intensité de l’entraînement : en général la qualité et la quantité de l’entraînement. Pourtant, d’après les connaissances que nous avons reçues, s’entraîner de cette façon n’emmènera pas à un résultat technique optimal mais épuisera seulement l’athlète. L’amélioration d’une performance en course de vitesse de 200 m pour les athlètes déficients visuels est en fonction d’un bon apprentissage des techniques de base, d’une bonne préparation physique et d’une bonne coordination entre l’athlète et la guide et en plus un entraînement adapté à l’athlète. D’où, nous pouvons dire qu’il n’est pas étonnant de voir nos résultats en athlétisme des déficients visuels en particulier la course de vitesse de 200 m qui pourront se stagner ou même se régresser si nous n’intervenons pas ou si nous ne trouvons pas des solutions adéquates dans l’entraînement de nos athlètes déficients visuels dans l’immédiat.

Vu les spécificités de la discipline et des athlètes déficients visuels, certains aspects du développement des performances sont difficilement à résoudre à notre niveau ; par contre certains points comme l’amélioration des techniques fondamentales, des contenus et des exercices d’entraînement sont abordables et nécessitent notre contribution. En ce sens, nous pensons qu’une intervention au niveau de la coordination des gestes motrices entre le guide et l’athlète déficients visuels sera l’aspect primordial sur lequel il faut intervenir. Dans cet aspect, nous allons exploiter les spécificités inhérentes du niveau d’handicap de l’athlète ainsi que ses caractéristiques. Alors pour pouvoir apporter notre contribution, nous sommes amenés à poser notre problématique :« Comment améliore-t-on laperformance des athlètes déficients visuels en course de vitesse 200 m ? » Pour répondre à cette question, il nous faut présenter notre cadre théorique qui va nous guider à choisir et à trouver la meilleure solution dans cette entreprise de recherche d’une amélioration de performance.

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Table des matières

INTRODUCTION
CHAPITRE I : POSITION DU PROBLEME
1.1 Etats Des Lieux
1.2. Pratique de la course de vitesse des athlètes déficients visuels à Madagascar
1.3. Problématique
CHAPITRE II
II. CADRE THEORIQUE
2.1. L’individu déficient visuel
2.2. Le concept « performance »
2.3. La course de vitesse
2.4. Hypothèse
CHAPITRE III
III. METHODOLOGIE
3.1. Détermination et choix de l’objectif de la méthodologie
3.2. Protocole expérimental
3.3 Analyse des résultats de l’expérimentation
3.4.Analyse des résultats de l’expérimentation
3.5 Suggestions
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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