Descolarisation des enfants dans l’ecole primaire publique

Généralité

L’éducation est un droit fondamental de l’être humain  . C’est une condition essentielle du développement durable ainsi que de la paix et de la stabilité à l’intérieur des pays et entre eux, et donc le moyen indispensable d’une participation effective à l’économie et à la vie des sociétés. Elle est aussi, une clé nécessaire à l’exécution des autres droit humains : c’est grâce à elle que les individus s’autonomisent et développent les outils nécessaires pour participer entièrement à la vie de leurs sociétés. De ce fait « elle doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine ».

Madagascar s’est engagé à la réalisation de l’Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) : assurer une éducation primaire pour tous afin de donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires d’ici 2015 . Cet engagement de Madagascar se traduit par l’application d’une politique d’amélioration du système éducatif en centrant sa stratégie autour de la mise en œuvre du Plan pour l’Education Pour Tous (EPT) depuis 2003. Des progrès remarquables ont ainsi été accomplis pour affirmer dans les faits, le droit à l’éducation des jeunes Malagasy. Elle est « obligatoire » pour les enfants âgés de 6 à 14 ans . Madagascar a ratifié la convention relative de droit des enfants ; l’article 28 affirme que le droit fondamental à l’éducation est la nécessité de rendre l’enseignement primaire obligatoire pour tous ; rendre ouverts et accessibles à tout enfant l’information, l’orientation scolaire et professionnelle ; Et de prendre des mesures pour encourager la régularité de la fréquentation scolaire et la réduction des tous d’abandon scolaire. En cette même année, c’est aussi la date butoir que les pays participants à la Conférence mondiale pour l’éducation de Jomtien (Thaïlande) en mars 1990 ont fixé pour atteindre une scolarisation universelle ; Madagascar est l’un de ces pays relevant ce grand défi. Ainsi, dans le cadre de l’initiative Education Pour Tous (EPT), il s’agit de donner une éducation de base à tous les enfants, adolescents et adultes de chaque pays.

Monographie du Fokontany Mangarivotra

Localisation et délimitation

Le FKT Mangarivotra figure parmi l’un des FKT circonscrits dans la commune rurale Miandrarivo. Nous essayons de le situer par rapport à cette commune. Il recouvre une superficie de 20 km2 de plus et se trouve à 07 Km vers le chef-lieu de la commune. Il est délimité : au Nord FKT par Andranomanjaka ; à l’Est par le FKT Voangy ; à l’Ouest du FKT Lohavohitra et au Sud du FKT Manaritso. Le FKT Mangarivotra est délimité par 05 secteurs : Ambohipeno à l’Ouest, Antandrokomby au Sud, Ambodiady au Nord, Antanetibe au Sud d’ Ouest, et Ambohimandroso et Ambodiady Nord-Ouest au Chef-lieu.

Situation démographique

Le FKT de Mangarivotra a 2478 habitants en 2015, la population active est entre 18-60 ans avec un pourcentage de (50,92%) pour les 05 secteurs. Le nombre total de femmes est plus nombreux (54,39%) que ceux de l’homme (45,60%).

L’EPP Antanetikely

L’Ecole Primaire Publique d’Antanetikely est créée le 20 octobre 1980, par Monsieur RAKOTONDRADOSON Paul, RALAISOA Jean Baptiste, et RAKOTOSON. Elle construit en terre bâtie (Totorano), avec 04 fenêtres et 01porte. Il est ouvert en 1980, avec 70 élèves (classe CP1, CP2, CE).

Et ainsi, le 30 Mars 2004 est le jour officiel de l’ouverture de l’EPP d’Antanetikely : 141 DIRESEB/FAR. Elle est située à 07 km au chef-lieu de la commune. Durant l’année scolaire 2014-2015, il y a 238 élèves dans cet établissement, 7 salles de classe et 08 instituteurs, dont 03 fonctionnaires et les restes sont FRAM/SUB. Les classes se répartissent comme suit :

Le CP1 ou cours prepartoire1, classe 11ème
Le CP2 ou cours preparatoire2, classe 10ème
La CE ou cors élémentaire, classe 9ème
Le CM1 ou cours moyen1, classe de 8ème
Le CM2 ou cours myene2, classe de 7ème .

Présentation de la commune

Historique

Le village est créé vers 1700. En ce qui concerne l’origine du nom « Miandrarivo », c’était à 1810, Radama I régnait, auparavant le premier village à Ambohidrenikely au Sud de la Miandrarivo (chef-lieu de la commune). Pendant cette période, Radama I a envoyé ses 1000 soldats pour maintenir la paix en renforçant les premières vagues qui se sont déjà arrivés à Miandrarivo ; en arrivaient là, ces derniers ont dit « on attend les milles ici ». « eto no miandry ny arivo isika ». C’est à parti de ce moment qu’on l’appelle « MIANDRARIVO » c’était vers 1897 le bâtiment administrative est construit par le colon et l’arrivée de l’Administrateur. En 1900 le village abritait le bureau communal pour l’état civil et l’hôpital bien équipée 1920, il devient Caton, en 1960 c’est la commune. En 1998 c’est l’ouverture de la piste où plusieurs personnes voient pour la première fois une voiture. En 2002, l’inauguration du nouveau bâtiment de la Mairie dont l’architecture est presque celle du Rova de Manjakamiadana. L’emblème de la commune est : « Ny zanaka iaraha-mitaiza, harena iaraha-miaro » ; son slogan de développement c’est : « La route soit bonne, c’est la participation » .

Source : Monographie de la commune, 2013 .

Situation démographique et délimitation administratif

La superficie de la commune est de 357Km2 , la Commune Rurale de Miandrarivo se trouve dans la circonscription territoriale de la sous-préfecture de Faratsiho, situé à 30Km vers l’ouest. On y accède par la RN43 de Sambaina à Faratsiho. Elle se situe dans les hautes terres Malagasy et est constituée par un sol de type volcanique du Vakinankaratra.

Religions
Les principales religions par ordre d’importance sont :
❥ L’ECAR : Eglise Catholique Romane
❥ FJKM : Eglise de Jésus-Christ de Madagascar
❥ EEM : Eglise Episcopale Malagasy
❥ FLM : Eglise Luthérienne de Madagascar
❥ Anglicane
❥ Adventiste .

Us et coutumes
Comme la plupart des zones enclavées à Madagascar, la CR de Miandrarivo pratique encore le « Velirano » ou le «Tsitsika », us et coutumes Malgaches typiques de la région des hauts plateaux. Le « Velirano » ou promesse se fait entre deux personnes ou deux groupes de personnes pour empêcher l’un et l’autre de ne pas franchir la limite de l’accord. Le « Tsitsika »ou l’interdiction, est de même sens que ce dernier sauf qu’il n’a pas besoin de consensus de l’autre partie. C’est souvent les vieux, Ray aman-dReny qui donnent cette interdiction, pour punir ou pour prévenir leurs descendants. Le plus souvent, ces Us et Coutumes sont bien respectés par les habitants. Exemple de « Tsitsika » ou d’interdiction : Les descendants d’Andriatopomahatahotra sont interdits de se marier avec les Mangatokana. Tous ces descendants se trouvent dans la même commune. Un autre descendant ne construit jamais de maison en brique, à part l’école ou l’Eglise ou autre infrastructure social. La majorité de la population est conscient de ces Us et Coutumes et respecte au maximum leur habitude. Structure traditionnelle : Généralement basés sur la pratique de l’Us et Coutumes, les parents et leader sont souvent respectés même s’il n’y a pas de règles générales à suivre traditionnellement.

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
PREMIERE PARTIE : ETAT DE LIEUX ET APPROCHE THEORIQUE
Chapitre I : Etat de lieux
Chapitre II : Méthodologie appliquée
Chapitre III : Cadre conceptuel et théorique
PARTIE II : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS DES ENQUETES
Chapitre IV : Analyse de la déscolarisation des enfants au niveau des établissements scolaires
Chapitre V : Les principales causes entrainant les problèmes socio-éducatifs des enfants vulnérables en milieu rural
Chapitre VI : Vérifications des hypothèses
PARTIE III : PROPOSITION DES SOLUTIONS FACE A CES PROBLEMES SOCIOEDUCATIFS DES ENFANTS
Chapitre VII : Solutions externes aux problèmes de la déscolarisation
Chapitre VIII : Suggestions personnelles et apport du stage
CONLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE
TABLES DES MATIERS
ANNEXE
RESUME

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