Des murs de carton

Bibliothèque

Celle que je transporte partout, dans mes textes y compris – quelqu’un me le reprochera un jour -, car mon écriture ne prend son élan que portée par des pensées et des images murmurantes Denise Desautels.
Ce désir toujours Dans mon salon, deux bibliothèques. Une grande et une petite. J’ai hérité de la grande. Elle appartenait à grand-papa qui aimait beaucoup lire. Enfant, quand je lui rendais visite, je passais toujours devant sa bibliothèque et je longeais les couvertures de livres avec mon index. J’arrêtais de marcher avant d’arriver au bout du meuble et j e prenais le livre sur lequel mon doigt était posé. Je tombais souvent sur des encyclopédies médicales ou d’ histoire. Comme je ne savais pas encore lire, je regardais les images. Des photographies de maladies de toutes sortes, parfois dégoûtantes, ou de pays lointains, souvent magnifiques. J’ai longtemps joué à ce jeu de hasard. Lorsque j’ai eu envie d’autre chose, j’ai joué à la bibliothèque ou à la librairie. J’ai l’impression que cette grande bibliothèque fait partie de ma vie depuis toujours et qu’elle n’en sortira jamais. Il s’agit du seul meuble auquel je suis vraiment attachée.

Blague

Le blogue serait-il une forme théâtrale?
D’ailleurs, ne compare-t-on pas cette plate-forme à une boite à savon supersonique? Nicolas Dickner.
Plusieurs poètes contemporains ont délaissé leurs plumes et leurs crayons pour un clavier d’ordinateur. Ils écrivent des poèmes en format électronique et les mettent en ligne sur Internet, la plupart du temps sur leur blogue, un journal de bord virtuel. Les écrivains y publient des créations, des réflexions sur l’écriture, des anecdotes ou des images inspirantes et y présentent des extraits audio ou vidéo de performances artistiques.
Le blogue est le véhicule supersonique du poème. Un texte peut faire le tour de la planète en une seule journée grâce à ce journal en ligne. L’Internet est un média qui convient bien à la poésie parce que ses utilisateurs souhaitent lire des textes brefs. Le blogue permet de plus au poète d’échanger avec ses lecteurs. Des discussions intéressantes sur la création ont souvent lieu.

Détail

Jean-Pierre Richard, dans ses Microlectures, se réclame de la validité du détail : « La lecture n’y est plus de l’ordre d’un parcours, ni d’un survol: elle relève plutôt d’une insistance, d’une lenteur, d’un vœu de myopie. Elle fait confiance au détail, ce grain du texte. » L’observation de motifs spécifiques permet de trouver les lignes de force d’un univers poétique.
La microlecture est une méthode d’analyse qui convient bien à la poésie. En ouvrant un recueil de poèmes avec la lunette d’observation de Jean-Pierre Richard, il suffit d’être attentif à la logique sensuelle du texte, d’observer comment le texte s’y prend pour charmer le corps lisant, pour induire un désir multiple. Cette grille sensorielle est appelée paysage. Le paysage, c’est la rondeur d’une joue féminine chez Proust, la voix changeante de mon recueil Des murs de carton et de celui de Louise Warren, La lumière, l ‘arbre, le trait.
Le paysage éveille les sens: c’est ce qui se voit, ce qui s’entend, ce qui se touche, ce qui se flaire Il ne se sépare pas d’une exposition libidinale: « le parti des choses même réclame, comme ne cesse de le redire et de le prouver Francis Ponge, un parti pris des mots. »

Ecrire

Je suis lente. Tant de vers, tant de poèmes se disputent dans ma tête sans jamais pouvoir en sortir. J’éprouve des poèmes plus que j’en écris. « J’étais là, en face d’un poème. Je l’éprouvais d’une manière physique. Dans le vocabulaire de la création, on parle d’expérience limite, de vide, de matière. Ces mots-là, je les vivais à l’intérieur de mon corps », écrit d’ailleurs Louise Warren. Je rêve de radiographier l’intérieur de ma tête et de le mettre en exposition. Là, on pourrait avoir accès à la matière poétique brute que je porte en moi.
L’écriture dénature parfois mes idées et mes images poétiques. De la même manière, un film n’est jamais le résultat de ce que l’on imaginait en écrivant le synopsis. Dans ce cas-là, plusieurs personnes interviennent dans la création. Peut-être reformuler) Lorsque l’on écrit de la poésie, le monde extérieur intervient comme source d’inspiration. Le reste appartient au poète. Il faut être seul pour écrire de la poésie. C’ est un acte intime.

Espace

La lumière, l’arbre, le trait. Trois éléments bienfaiteurs et salvateurs. La lumière qui sort de l’obscurité, l’arbre qui fait respirer les choses, le trait qui permet de se tenir en équilibre. Trois éléments dans le sac à dos des narrateurs qui explorent, revisitent, contemplent ou fréquentent différents lieux. Le recueil La lumière, l ‘arbre, le trait s’ouvre avec le départ de la femme, drapée de lumière et chargée d ‘oubli. L’homme la regarde partir. Il sait qu’elle part en pensant aux maisons d’été et à ce théâtre de carton où elle couchait sa peine. Des lieux fragiles qui ne résistent pas au temps et aux intempéries. Des lieux de moments éphémères et de passages. Il la regarde partir, jusqu’à ce qu ‘ elle ne devienne qu ‘ un trait qui se confond avec l’horizon, puis il rentre à la maison.

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Table des matières

Présentation du point de vue
Illustration du recueil des murs de carton, don de l’artiste Mathieu Brien
Première partie
Des murs de carton
Couloirs
Chambres
Salles de bain
Salons, cuisines, sous-sols, ateliers et autres théâtres
Dehors
Deuxième partie
Ateliers, tiroirs et autres lieux de création (abécédaire)
À propos de la microlecture (dans l’abécédaire):
Détail
Espace
Silence
Voix
Conclusion

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