Déroulement des dictées

Déroulement des dictées

Comment l’enfant acquiert-il l’orthographe ?

Pour construire son orthographe, l’enfant doit passer par deux phases différentes qui sont :
a) la médiation phonologique qui se déroule en trois étapes :
1. Pré-phonétique Est «la vocalisation spontanée émise par les nourrissons en dehors de toute expérience auditive »3. C’est-à-dire que le bébé peut émettre un nombre indéterminé de sons, voire même ceux qui n’appartiennent pas à sa langue maternelle
2. Phonétique C’est l’étape où l’enfant acquiert la capacité de la distinction des sons autrement dit le « contrôle de la phonation ».
3. Alphabétique Est la phase où l’enfant serait capable de concrétiser les sons qu’il émet par le biais de la graphie (la conversions des phonèmes en graphèmes).
b) La mémorisation des formes orthographiques
Il est vrai que l’orthographe transcrit la prononciation ; mais vu la complexité du lexique français, se fier à la lecture distinctive et à la prononciation, ne suffit point pour garantir la bonne orthographe d’un mot. Comme il n’y a pas de règles à suivre afin de réussir son orthographe ; le scripteur doit faire appel à sa mémoire visuelle ou mémoire lexicale ; qui consiste à mémoriser la forme des mots, leur prononciations, etc.
La diversité des bagages lexical et culturel d’un enfant dépend notamment de son milieu social et du niveau intellectuel de ses parents.

L’état présent de l’orthographe française

Actuellement, l’orthographe française est caractérisée par trois points essentiels :
Le premier est le fait que cette orthographe dispose d’un bon nombre de lexique irrégulier, on déduit que c’est une discipline qui jouit de l’irrégularité, elle tient à conserver ses origines latine et grecque.Le deuxième point se résume à son aspect grammatical, qui vise le respect et le maintien des normes que l’Académie française a mises en œuvre pour les accords qui relient les éléments de la phrase. Ce point n’a rien de phonétique et n’a point de rapport avec les sons (oreilles), mais est purement esthétique (pour l’œil).Enfin, le troisième point est que le lexique français est complexe et ambigüe par ses homophones, c’est pour cela que l’orthographe est indispensable, elle est en effet indispensable pour permettre de clarifier et de distinguer chaque son grâce à la graphie.

Phonétique, phonologie et orthographe

Le cours de linguistique général (CLG) de Ferdinand de Saussure, publié en 1916, représente l’œuvre fondatrice de la linguistique moderne. Le CLG reflète la rupture ou « coupure épistémologique » avec la linguistique comparatiste, en proposant une approche systématique (système), descriptive, et non historique.La linguistique contemporaine est notoire par sa structure interne, car c’est une science qui se consacre uniquement à l’étude des éléments intralinguistiques de la langue, c’est-à-dire la description des éléments phonétiques/phonologiques, morphosyntaxique et lexicosémantique ; tout en faisant abstraction des éléments extralinguistiques (la société ou les sujets parlants, l’environnement linguistique, etc.)De Saussure aborde la phonétique et la phonologie en disant que : «[…] c’est deux études ne se confondent pas, elles ne peuvent même pas s’opposer. La première est une des parties essentielles de la science de la langue : la phonologie, elle, -il faut le répéter, n’en est qu’une discipline auxiliaire et ne relève que de la parole ». (CLG, 1995 :51.52). Nous déduisons que la phonétique et la phonologie sont deux disciplines complémentaires et que par conséquent elles sont indissociables.
La phonétique a pour unique objet d’étude, l’étude des sons de la parole5 sans tenir compte du signifié. Elle s’intéresse à la façon dont ils sont produits et les organes qui contribuent à la production de ces derniers.La phonologie contrairement à la phonétique ; met l’accent sur la relation du signifiant et du signifié, elle s’intéresse à l’étude des sons de la langue6, elle étudie les traits distinctifs des unités minimales phoniques non douées de sens (phonèmes), qui permettent le fonctionnement des langues naturelles.Nous constatons que la phonétique et la phonologie sont étroitement liées car elles ont le même objet d’étude mais se différent sur le but et la méthode de recherche. «Le phonéticien est intéressé par le mode de réalisation du phonème, le phonologue est intéressé par sa fonction distinctive ».L’orthographe ne peut exister sans la phonétique et sans la phonologie, étant donné que toutes les entrées du dictionnaire sont représentées par l’Alphabet Phonétique International (A.P.I) qui aide à prononcer correctement les unités lexicales d’une langue donnée. L’exemple du mot “compte” de la langue française, qui se prononce [kɔ̃t] et non pas [kɔ̃pt], illustre clairement que l’A.P.I permet au locuteur d’assurer la bonne prononciation d’un nouveau mot de sa langue maternelle ou d’une autre langue qui lui est étrangère, donc l’orthographe aide à l’écriture correcte d’un mot et la phonétique à la prononciation adéquate de celui-ci.La phonologie quant à elle permet au locuteur de distinguer les mots et d’éviter les erreurs orthographiques.
Afin de mieux dessiner le rôle de la phonologie dans l’orthographe, nous citons comme exemple 1 la commutation qui nous permet d’obtenir une nouvelle unité lexicale significative, en alternant un phonème par un autre. Dans la séquence (bain) [bɛ̃] si nous changeons le phonème /b/ par le phonème /p/ nous obtenons la séquence (pain) [pɛ̃]. Ce changement a entrainé une différence fonctionnelle significativement pertinente. Si nous renouvelons l’opération avec l’exemple 2, le mot (mal) [mal] nous commutons le phonème /m/ par le phonème /k/ nous aurons le mot (kal) qui n’a aucun sens. Ici la commutation a induit en erreur. Dans ce cas ; on dira que la phonologie reconnait deux types d’erreurs orthographiques lors de la commutation des phonèmes. La première, celle qui mène à une nouvelle unité significative et peut changer le sens de la phrase (exemple 1). Et la seconde, celle qui conduit à une autre unité inexistante et non significative (exemple 2).Ainsi la phonologie donne au locuteur la possibilité de différencier les mots qui se distinguent grâce à un seul phonème (pain, bain) et de former de nouveaux mots.

La lecture et l’écriture

L’acte d’écrire nécessite la réalisation d’un code écrit, tandis que lire est le fait de décoder ce qui a été codé, donc ce dernier exige moins d’effort que le premier. En effet la lecture prend un temps d’apprentissage restreint; contrairement à celui de l’écriture qui nécessite plus de concentration et d’application de la part du scripteur, notamment la mémorisation des formes orthographiques, qui doit impérativement s’appuyer sur la lecture.En passant de la lecture à l’écriture, les élèves rencontrent certaines difficultés. Surtout, lorsqu’ils sont confrontés à des tests de dictées.
Grâce à notre analyse, nous avons pu relever quelques phénomènes chez les apprenants. Voici la définition des plus fréquents.

La substitution

C’est le remplacement d’un phonème par un autre dans le même mot. On distingue plusieurs types de substitution nous citerons ci-dessous les plus fréquentes.
a) L’occlusion
Ce procédé est plus récurrent dans le langage des enfants, qui consiste à remplacer les consonnes constrictive (fricative) ;(/f/,/v/,/s/,/∫/,/ʒ/,/j/,/w/,/y/), par des occlusives (/b/,/p/,/m/,/n/,/t/,/d/,/g/,/ɲ/), le premier type de consonnes (constrictive) est le plus touché par le phénomène d’occlusion. Effectivement ce n’est pas toutes les constrictives qui se transforment en occlusives, et il est impossible de pronostiquer les consonnes qui seront changer par l’enfant.
b) La constriction
Ce phénomène est moins présent que le précédent, la constriction est le fait de remplacer les consonnes occlusives par les constrictives.

 L’assimilation

Elle est l’influence qu’exerce un phonème sur un autre et entraine alors une modification de sons. Nous parlons d’assimilation régressive lorsque un phonème assimile un autre qui le précède, autrement dit le deuxième son assimile le premier. L’assimilation progressive à lieu quand le phonème modifié suit celui qui l’influence, le premier son assimile le deuxième.Exemple :  Absent [apsɑ̃] dans cette séquence il s’agit d’une assimilation régressive du moment que le deuxième son /s/ assimile le premier /b/ qui se transforme en /p/.
 Asthme [asm] cet exemple illustre le cas de l’assimilation progressive ; le son /t/ a été assimilé par le son /s/.
 La dilation, ou l’assimilation à distance
C’est un phénomène, qui fait partie de l’assimilation et qui se produit quand un phonème est modifié en raison de l’anticipation d’un autre qui lui est différent.
Exemple : Surtout [syʀtu]  après la dilation [suʀtu] nous remarquons la modification du son /y/ en /u/ Définition [definisjɔ̃]  apres la dilation [difinisjɔ̃] le phonéme [e] s’est transformé en [i] qui l’a devancé.

Le changement de l’ordre des sons

Dans se phénomène nous trouvons :
 L’interversion Elle est le fait d’inverser deux phonèmes ou syllabes contigus dans un même mot.Ex : aéroport [aeʀopɔʀ] aréoport [aʀeopɔʀ] nous remarquons l’inversion des sons /a/ et /e/, l’un a pris la place de l’autre.
 La métathèse Consiste à intervertir deux phonèmes ou syllabes qui ne sont pas contigus dans un même syntagme.Ex : sécheuse [seʃøz]  chéseuse [ʃesøz] nous observons le déplacement des sons /s/ et /ʃ/.

L’épenthèse Il s’agit du fait d’adjoindre dans un mot ou un logatome un phonème non étymologique, pour des raisons de commodité articulatoire ou d’euphonie.
La syncope Est la suppression d’un phonème ou d’un logatome dans un mot.Il est important de noter que ces phénomènes étaient présents de façon involontaire dans les erreurs orthographiques commises par les apprenants.

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Table des matières

Introduction générale
Chapitre I Théorie et Définition des concepts
Introduction
1. L’orthographe
1.1 Comment l’enfant acquiert-il l’orthographe ?
1.2L’état présent de l’orthographe française
2. Phonétique, phonologie et orthographe
3. La lecture et l’écriture
4. La dyslexie et la dysorthographie
5.L’influence de la langue maternelle
Conclusion
Chapitre II Analyse des données Introduction
1. Déroulement des dictées
1. Analyse des dictées sans supports visuels prononcées correctement (dictée I)
1.1 Substitution des sons
1.2 Confusion des sons
1.3 Le « e » /ə/ caduc
1.4. L’ajout des sons
1.5 Inversion des sons
1.6 Même mot même élève erreurs différentes
1.7 L’influence des autres langues, que les élèves étudient en classe
2. Analyse des dictées sans supports visuels prononcées approximativement(Dictée II)
2.1 Substitution des sons
2.2 Confusion des sons
2.3 Le « e » caduc
2.4 L’ajout des sons
2.5 Inversion des sons
2.6 Même élève même mot erreurs différentes
2.7 L’influence des différentes langues étudiées
3. Analyse des dictées de la mémoire visuelle, prononcées correctement, (dictée I)
3.1 substitution des sons
3.2Confusion des sons
3.3 Le /ə/ caduc
3.4 Des inversions de sons
3.5 L’influence des autres langues que les élèves apprennent en classe
4. Analyse des dictées de la mémoire visuelle, prononcées correctement, (dictée II)
4.1 La substitution des sons
4.2 confusion des sons
4.3 Le « e » /ə/ caduc
4.4 Inversion des lettres (sons)
4.5 L’ajout des sons
4.6 L’influence des autres langues étudiées en classe
Conclusion
Conclusion générale
Bibliographie
Annexes
Résumé

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