Définition de l’accident vasculaire cérébral

Mobilité Federici et al. (2015)

Selon Federici et al. (2015), l’exosquelette Hybrid Assistive Limb® améliore, chez les patients paraplégiques, leur aptitude à marcher. Ils ont relevé que le robot RewalkTM, pour ces mêmes patients, permet une qualité de déambulation se rapprochant de celle nécessaire pour un déplacement en milieu urbain. Présentant, par exemple, une démarche globalement symétrique pour une distance de 100 mètres. Toujours chez les patients paraplégiques, les auteurs décrivent pour le robot Vanderbilt Lower Limb® une augmentation de la vitesse de marche et des amplitudes articulaires du genou et de la hanche similaires à celles observées chez des sujets sains. Les résultats révèlent que l’exosquelette MINA® aide aux mouvements de marche chez des lésés médullaires pouvant, par ce biais, atteindre une vitesse de 0,20 m/s. Les patients atteints d’une lésion médullaire complète, sans activité volontaire des membres inférieurs, peuvent améliorer leurs capacités à se déplacer grâce à l’exosquelette EksoTM. Federici et al. (2015) ont observé une différence de temps lors de l’élévation du talon jusqu’au pas dans la marche des utilisateurs non-valides comparativement à des personnes saines. Ils ont également noté que chez les sujets expérimentés, ce temps est réduit. Dans cette étude, il est présenté que le robot HULCTM permet aux patients incapables de marcher sans assistance d’améliorer leur mobilité.

Lajeunesse et al. (2016) Selon ces auteurs, la marche a été améliorée par l’utilisation des exosquelettes chez des patients atteints de lésions médullaires complètes et incomplètes. Le robot démontrant les meilleurs résultats est le ReWalkTM. Celui-ci permet d’atteindre une vitesse de 0.51 m/s chez des sujets entraînés avec l’exosquelette durant 3 mois à raison de 45 séances d’entrainement de 60 à 120 minutes chacune. Dès la première séance, une performance de 0.22 m/s a été observée lors de l’utilisation de l’exosquelette Indego®. Des issues de mobilité telles que le test de marche de 6 minutes, le test de 10 mètres de marche et le Time Up and Go ont été employées exclusivement pour les deux robots cités ci-dessus (Annexe V, VI, VII). Lajeunesse et al. (2016) exposent que lors de la rééducation avec un ReWalkTM, les personnes atteintes d’une lésion médullaire basse ont une amélioration plus significative que les sujets atteints d’une lésion de la moelle épinière haute.

Miller et al. (2016) Dans cette étude, Miller et al. (2016) ont décrit que moins de 5% des lésés médullaires sont capables de marcher sans aide. A la suite d’un plan d’entrainement à la marche avec un robot, ils ont calculé que 76% des patients sont capables de marcher avec un exosquelette, sans assistance physique. Les auteurs ont également souligné que lors du test de marche de 6 minutes, une distance moyenne de marche avec un exosquelette est de 98 mètres ce qui correspond à une vitesse moyenne de 0.27 m/s. Wall et al. (2015) Ces auteurs ont regroupé des études portant, excepté pour l’une d’entre elles, sur l’entrainement à la marche avec l’exosquelette Hybrid Assistive Limb®. Les issues portant sur la capacité de marche ont été réalisées sans le port d’exosquelette, à l’exception d’une étude incluse dont les résultats ont été obtenus avec et sans port du HAL®. Wall et al. (2015) mentionnent que dans une de leurs études incluses, une différence significative est observée. En effet, ils ont comparé pour des patients atteints d’un accident vasculaire cérébral, une rééducation avec le HAL® à une rééducation dite conventionnelle. Les résultats montrent des différences significatives en faveur du groupe avec exosquelette sur la base de l’issue Functional Ambulation Categories. Cependant, les auteurs relèvent différentes limites quant à ces résultats, telles que l’évaluation non-aveugle de ceux-ci, le stade de la maladie ou encore la taille de l’échantillon. Wall et al. (2015) ont également mentionné l’amélioration de la posture de marche et du tronc, de la vitesse de marche, du nombre de pas et du rythme de marche, de la marche indépendante, de la fonction motrice des membres inférieurs et des capacités d’équilibre.

Interprétation des résultats

Dans ce chapitre, nous analysons les résultats issus de nos différentes revues systématiques, de notre expérience personnelle vécue au Salon International des Inventions de Genève en y intégrant notre opinion propre. Nous les avons détaillés par thème : mobilité, applicabilité, bénéfices physiologiques ainsi que sécurité et satisfaction. Grâce aux résultats des revues systématiques étudiées, nous pouvons affirmer que, pour des personnes dans l’incapacité de se tenir debout, les exosquelettes leur permettent de se verticaliser et, dans certains cas, de marcher. Comme mentionné dans la revue de Miller et al. (2016), 76% des lésés médullaires ayant participés à un programme d’entrainement à la marche avec exosquelettes sont capables de marcher sans aide physique. Seulement 5% de ces patients avaient cette capacité avant l’intervention. Nous estimons, sur la base de ces informations, que ces robots permettent une amélioration de l’autonomie des patients leur accordant un accès à un plus grand nombre d’activités. Nous avons pu observer dans nos différentes revues systématiques, une amélioration de la marche grâce à l’exosquelette autant pour les personnes atteintes d’un accident vasculaire cérébral que d’une lésion de la moelle épinière. Pour ces patients, la possibilité de marcher a été relevée dans les quatre revues systématiques. La vitesse de marche avec un exosquelette ne permet pas à un lésé médullaire d’atteindre celle d’une personne sans handicap selon Lajeunesse et al. (2016). La vitesse de marche moyenne chez un sujet sain est de 1.4 m/s pour les hommes et 1.36 m/s pour les femmes (Bohannon, 1997).

Selon les résultats du test de marche de 6 Minutes de Miller et al. (2016), la vitesse moyenne de la marche avec un exosquelette est de 0.26 m/s. Nous remarquons que cette performance est éloignée de celle d’un sujet sain. Cependant, selon Miller et al. (2016), ces résultats sont encourageants quant au potentiel de marche des patients à domicile et en communauté. Avec l’exosquelette MINA®, Federici et al. (2015) ont révélé que les sujets sont capables d’atteindre une vitesse de 0.20 m/s. Selon Lajeunesse et al. (2016), dès la première séance d’entrainement avec le robot Indego®, les utilisateurs présentent une performance de 0.22 m/s. Malgré l’application d’exosquelettes différents, nous remarquons que l’écart de vitesse entre les robots MINA® et Indego® est faible. Nous notons qu’avec l’appareil Indego®, la vitesse de marche atteinte dès la première séance est proche de la moyenne de la marche avec un exosquelette décrite par Miller et al. (2016). En termes de vitesse de marche, nous remarquons que, dans l’étude de Lajeunesse et al. (2016), le robot ReWalkTM présente les meilleurs résultats avec une performance atteignant 0.51m/s chez les individus entraînés. Cependant, nous manquons d’éléments de comparaison quant à la vitesse de marche avec d’autres exosquelettes. Les issues principalement utilisées pour mesurer la vitesse de marche sont le Time Up and Go, le test de marche de 6 minutes, et le test de 10 mètres de marche. D’autres améliorations ont été décrites par Wall et al. (2015), comme l’amélioration de la fonction motrices des membres inférieurs, des capacités d’équilibre, de la posture de marche et du tronc, du nombre de pas, du rythme de marche et de la marche indépendante. Lajeunesse et ses collègues (2016) s’accordent sur le fait que les exosquelettes sont efficaces en termes de vitesse, de distance et de temps de marche mais émettent des réserves quant à l’amélioration de la performance à long terme.

Le ReWalkTM présente les meilleurs résultats quant à la marche selon l’équipe de Lajeunesse (2016). En comparant ces résultats à ceux obtenus par Federici et al. (2015), nous pensons que cet exosquelette, par son avancée technologique, se rapproche des besoins des patients neurologiques chroniques. Nous constatons que l’application actuelle des exosquelettes se fait en laboratoire ou en milieu clinique. Ces entrainements ont été réalisés sur terrains plats, sécurisés et très rarement sur des surfaces inégales. Néanmoins, Fédérici et al. (2015) mentionnent que le robot ReWalkTM a des propriétés proches de celles nécessaires pour se déplacer en milieu urbain. Certaines études incluses par Miller et al. (2016) contenaient un entrainement à la marche complexe dans un environnement de la vie quotidienne. Ces séances comportent des activités telles que la marche sur surfaces inégales, l’utilisation des escaliers et ascenseurs, la marche à l’extérieur avec des bordures et trottoirs ou encore la commande dans un café. L’ensemble de ces tâches a été réalisé sous le contrôle de cliniciens et montre que l’exosquelette portable facilite les activités de la vie quotidienne. Nous déplorons cependant le manque de recherches à l’extérieur, qui permettraient au patient d’être plus proche de sa vie quotidienne en communauté et à domicile. Les issues ont été mesurées avec le port de l’exosquelette dans la majorité des cas, excepté pour Wall et al. (2015). Ceux-ci montrent qu’une amélioration de la marche sans exosquelette peut être acquise à la suite d’une rééducation robotisée. Nous percevons que la marche peut être améliorée suite à des programmes d’entrainement robotisés autant avec le port d’un exosquelette que sans.

Applicabilité rééducation, car il permet au patient d’améliorer ses capacités de marche pour un retour à domicile sans robot. Pour les patients dont le port d’exosquelette est indispensable pour marcher, nous pouvons espérer une application de ces appareils à domicile. Celle-ci leur permettrait d’améliorer leur autonomie. D’où l’intérêt de développer l’accessibilité de l’exosquelette à domicile dans un futur proche. Nous observons à travers nos lectures que des efforts ont été fournis pour permettre une certaine facilité d’utilisation des exosquelettes. En effet, le robot eLEGSTM étudié par l’équipe de Féderici (2015), est intuitif et simple d’apprentissage. Cependant, nous déplorons que l’applicabilité des robots ne soit pas optimale pour les patients. Tout d’abord, nous remarquons dans les études de Federici et al. (2015) et Lajeunesse et al. (2016) ainsi que lors de la démonstration de l’exosquelette TWIICE® de l’EPFL à laquelle nous avons assistée, que les caractéristiques structurelles des robots de marche limitent l’inclusion de certains patients. La plupart des exosquelettes, excepté le TWIICE®, ne sont pas modulables en matière de taille, de poids, de grandeur du sac à dos en fonction de la morphologie des patients.

De plus, des différences significatives sont notables entre les robots de marche en termes de durée d’autonomie de la batterie, de temps nécessaire à la mise en marche et des fonctions motrices que permettent ces dispositifs de marche. Nous regrettons qu’aucun exosquelette ne regroupe toutes ces propriétés, ce qui permettrait une utilisation facilitée en communauté. De plus, l’utilisation de cannes anglaises est nécessaire pour la marche avec ces robots, limitant l’usage des membres supérieurs dans d’autres actions. Le robot développé par l’EPFL présente un grand nombre de ces caractéristiques, notamment l’adaptation à la taille et au poids de l’utilisateur, mais nécessite néanmoins une aide physique pour l’installation de la personne dans le robot. Federici et al. (2015) et Lajeunesse et al. (2016) s’accordent à dire que l’application des exosquelettes en communauté pour faciliter les activités de la vie quotidienne n’est actuellement pas adaptée. Néanmoins, les équipes de Federici (2015) et Miller (2016) mentionnent que l’utilisation de ces robots nécessite des charges cognitives minimales ainsi qu’un effort physique assez léger à léger. En effet, les patients de l’étude de Miller et al. (2016) estiment pouvoir supporter des sessions d’entrainement prolongées. Ceux-ci sont soutenus par certaines études de la revue systématique qui mentionnent des séances pouvant atteindre une durée de deux heures.

Le rapport de stage ou le pfe est un document d’analyse, de synthèse et d’évaluation de votre apprentissage, c’est pour cela rapport-gratuit.com propose le téléchargement des modèles complet de projet de fin d’étude, rapport de stage, mémoire, pfe, thèse, pour connaître la méthodologie à avoir et savoir comment construire les parties d’un projet de fin d’étude.

Table des matières

1. Introduction
1.1 Contexte général
2. Cadre théorique
2.1 Définition de l’accident vasculaire cérébral
2.2 Définition de la lésion médullaire
2.3 Définition des exosquelettes
2.4 Résumé de la problématique
2.5 But de l’étude
2.6 Question de recherche
3. Méthode
3.1 Critères d’éligibilité
3.2 Sources d’information
3.3 Recherche
3.4 Sélection des études
3.5 Evaluation de la qualité des études
3.6 Extraction des données des études incluses
3.7 Données
3.8 Risques de biais inhérents à chacune des études
3.9 Remarque
4. Résultats
4.1 Sélection des études
4.2 Caractéristiques des études sélectionnées
4.3 Evaluation de la qualité des études
4.4 Résultats de chaque étude
4.5 Synthèse des résultats
5. Discussion
5.1 Interprétation des résultats
5.2 Forces et limites
6. Conclusion
7. Financement
8. Références
9. Liste des illustrations et tableaux
10. Annexes

Rapport PFE, mémoire et thèse PDFTélécharger le rapport complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *