De nouvelles technologies font leur apparition dans le monde bancaire et financier

Contexte actuel

Il n’y a encore pas si longtemps, les banques avaient le monopole pour des prestations comme le crédit financier ou les conseils d’investissement. Cependant, les Fintech sont arrivées et se placent comme des concurrents directs. C’est le secteur des paiements qui est pour le moment le plus attaqué par les Fintech, qui voient dans ce service une opportunité de démocratiser leurs technologies. Le nombre de Fintech est en très forte augmentation ces dernières années. Les investissements pour ces sociétés ont atteint pour les trois premiers trimestres 2016 dix-huit milliards de dollars5. Elles font leur apparition dans le paysage suisse grâce à plusieurs incubateurs et une diminution des barrières à l’entrée. La Suisse favorise ces jeunes entreprises afin que la place financière reste innovante et concurrentielle alors que les banques focalisent leurs forces sur la mise en place des diverses réglementations qui ont été imposées au monde bancaire et financier ces dernières années.

En Suisse, on en comptait 24 en 2010 et elles sont un peu moins de 200 aujourd’hui, divisées principalement entre Genève et Zurich. Elles se sont spécialisées dans l’investissement institutionnel, la finance personnelle, les paiements, les infrastructures bancaires ainsi que la cryptofinance et la blockchain. On retrouve également de nombreux incubateurs et accélérateurs comme Fongit ou Fintech Fusion à travers la Suisse pour favoriser leur développement. Les banques suivent de près les Fintech car elles savent que le métier de banquier va être redéfini dans les prochaines années avec l’arrivée de nombreuses technologies innovantes. Elles préfèrent pour le moment rester prudentes puisqu’elles ne savent pas si ces innovations vont réellement être adoptées par le public ou s’il s’agit d’un effet de mode. En tout cas, les banques ont bien compris que les Fintech proposent des solutions qui sont plus proches des attentes du public. Les institutions bancaires ont d’ailleurs amorcé leur métamorphose ; elles essaient de proposer des prestations en ligne qui plaisent de plus en plus à la clientèle.

Développer sa notoriété

La notoriété ainsi que la confiance qu’a la population envers les acteurs financiers sont primordiales. En effet, si un établissement n’a plus la confiance de ses clients, alors ces derniers vont tous retirer leur argent pour le mettre dans une autre banque. Les autres établissements financiers ne voudront plus faire affaire avec elle. Ce facteur a un impact très important pour les Fintech et les établissements bancaires en général. Comme pour les banques, si le public n’a pas confiance dans le système des Fintech, jamais ils n’utiliseront leurs services. Actuellement, les solutions proposées par les Fintech sont à petite échelle et peu de gens les utilisent, contrairement aux banques. Elles n’ont pas encore testé leurs solutions face à une grande gros volumes lorsque, par exemple, on a beaucoup de clients qui effectuent des opérations en même temps.

Malheureusement, pour améliorer leurs systèmes et les adapter, elles devront effectuer des investissements en temps et en argent. Leurs charges vont augmenter et elles perdront alors cet avantage par rapport aux banques. De plus, les Fintech n’ont pas beaucoup d’expérience concernant le risque de liquidité ou concernant la fraude. Premièrement parce que ce sont des entreprises relativement récentes pour la plupart. Et deuxièmement, les volumes sont très faibles par rapport aux banques, c’est pourquoi les fraudeurs ne les ont pas encore prises pour cibles. Le danger est alors que les entreprises Fintech sous-estiment ce risque puisqu’elles ne l’ont pour le moment presque jamais ou que très peu rencontré. Pour finir, elles risquent, en voulant simplifier au maximum leurs services, de donner une trop ample liberté aux clients, pouvant mettre en péril la sécurité des données et du capital de ces derniers. Il y a de fortes chances que les Fintech n’arriveront pas à anticiper tous ces potentiels risques qui pourraient les mener à la faillite selon la gravité du cas.

Une nouvelle façon de consommer

La digitalisation des services est devenue commune pour d’autres secteurs d’activités comme l’hôtellerie et les transports. Aujourd’hui, ce sont les institutions bancaires et financières qui doivent faire face à de nouveaux concurrents utilisant la digitalisation des services financiers. Depuis quelques années nous pouvons remarquer une diminution des fréquentations des succursales bancaires. Avec le développement de l’e-banking et d’autres prestations en ligne, les clients préfèrent favoriser les solutions digitales plutôt que se déplacer à l’agence. Nous pouvons remarquer également une différence de consommation entre les générations et principalement la génération Y. C’est un facteur avec un impact important pour les sociétés Fintech puisqu’elles ne proposent que des solutions digitales. La génération Y représente aujourd’hui 60,9 %6 des utilisateurs des solutions Fintech. Ce chiffre nous montre que les nouvelles générations en sont friandes. Cette tendance devrait se poursuivre notamment avec l’arrivée de la prochaine génération qui sera encore plus adepte de ces technologies. Il n’y aura donc très certainement pas de retournement de tendance dans les années à venir mais une plus grande adoption des solutions digitales. Cependant, si les clients, pour une raison particulière, décident d’arrêter d’utiliser les solutions digitales pour favoriser les solutions plus traditionnelles, alors le modèle économique des Fintech disparaîtra.

Entretien du parc

IT Seulement une petite partie des budgets alloués par les banques à l’IT sont destinés à l’élaboration de nouveaux projets pour faire face aux futurs défis. Malheureusement, la plus grande partie du budget est investie dans la maintenance des produits qui sont déjà en place dans la banque. En effet, ces dernières utilisent des programmes pouvant avoir plusieurs années mais qui nécessitent toujours des adaptations ou des mises à jour. À l’opposé, les Fintech se focalisent sur une partie de la chaîne de valeur d’une banque et développent, pour le moment, uniquement une prestation spécifique. Elles n’ont donc pas à se soucier de la maintenance d’un programme antérieur et peuvent allouer tout leur temps à l’amélioration de leur unique produit. Autre différence majeure, les technologies utilisées par les banques sont développées en interne par le service IT. Ce dernier doit, entre autres, respecter de fortes contraintes système puisque les applications qu’il développe doivent être compatibles avec le système actuel. Il peut il y avoir des contradictions, des systèmes moins ergonomiques et utiles pour le client peuvent être mis en place car ce sont les seuls compatibles ou alors les plus économiques. Les sociétés Fintech sont beaucoup plus libres dans leur choix d’utiliser certaines technologies ; elles sont beaucoup plus récentes et n’ont donc pas ce problème de compatibilité avec un système antérieur. Ce facteur a un impact moyen parce que si, pour le moment, les Fintech sont avantagées, il ne faudra pas oublier que si elles se développent dans les années à venir, elles rencontreront les mêmes problèmes que les institutions bancaires traditionnelles.

Les banques toujours plus sous pression… La réglementation du monde bancaire et financier a énormément évolué depuis dix ans à cause des divers crises et scandales que l’on a connus depuis 2008. Des nouvelles normes ont été rédigées comme par exemple les Accords de Bâle ou les exigences pour les banques d’importance systémique (Too big to fail) concernant les fonds propres et la gestion du risque. D’autres processus sont encore à mettre en place, comme par exemple l’échange automatique de renseignements qui commencera en 2018. Les banques n’ont jamais connu autant de changements depuis des centaines d’années. Les services des compliances ainsi que de la fiscalité se sont énormément développés. Cependant, ces réglementations ont eu un impact sur le service client, puisqu’il y a beaucoup plus de paperasse administrative dans la relation. En effet, aujourd’hui, les banques cherchent à diminuer au maximum le risque afin de se protéger.

Elles mettent alors en place en interne des procédures complexes pour éviter tout incident. Le secteur bancaire suisse est particulier car il a joui d’une grande liberté et applique encore le principe de l’autorégulation. Cependant, depuis la création de la FINMA, de nombreuses directives ont été imposées aux banques pour protéger les divers acteurs économiques. En contrepartie, la compétitivité et la rentabilité des banques suisses en pâtissent. Ce facteur a un très fort impact puisque la réglementation est un frein à l’innovation. En effet, les banques essaient de trouver des solutions pour rester compétitives dans cet environnement réglementé au lieu de trouver de nouvelles solutions innovantes. Mais cette adaptation a un coût. Les banques ont été obligées d’investir massivement pour respecter ces nouvelles normes. D’ailleurs, le nombre de banques ne cesse de diminuer chaque année, passant de 331 établissements bancaires en 2006 à 266 en 2015. Les banques se consolident entre elles pour réduire leurs charges et optimiser leurs processus. Par exemple, nous pouvons remarquer sur la figure 1 ci-dessus que 25 % des banques trouvent les coûts de la mise en place de l’échange automatique de données trop élevés.

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Table des matières

Remerciements
Résumé
Liste des figures
1. Introduction
1.1 Objectifs et problématique
1.2 Méthodologie
1.3 Qu’est-ce qu’une Fintech ?
1.4 Quels services proposent-elles ?
• La tenue de compte
• L’émission et la gestion de la monnaie
• Le financement et l’épargne
• La gestion de l’investissement
1.4.1 Tenue des comptes
1.4.1.1 Services dédiés aux entreprises
1.4.1.1.1 E-commerce
1.4.1.1.2 Payement mobile
1.4.1.2 Services dédiés aux clients
1.4.1.2.1 Portefeuille en ligne
1.4.1.2.2 Transfert de fonds
1.4.2 Émission et gestion de la monnaie
1.4.3 Financement et épargne
1.4.3.1 Financement participatif
1.4.3.1.1 Equity crowdfunding (investissement participatif)
1.4.3.1.2 Crowdlending (sous forme de prêt)
1.4.3.1.3 Crowgiving (sous forme de don)
1.4.3.1.4 Reward based crowdfunding (sous forme de récompense)
1.4.4 Gestion des investissements
1.5 Historique
1.6 Contexte actuel
2. Environnement macroéconomique
2.1 L’analyse PESTEL
2.1.1 Politique
2.1.1.1 Dépendance de la FINMA
2.1.1.2 Pression internationale
2.1.2 Économique
2.1.2.1 Développer sa notoriété
2.1.3 Sociologique
2.1.3.1 Une nouvelle façon de consommer
2.1.4 Technologique
2.1.4.1 Entretien du parc IT
Entretient du parc IT
2.1.4.2 De nouvelles technologies font leur apparition dans le monde bancaire et financier
2.1.5 Environnemental
2.1.6 Légaux
2.1.6.1 Les banques toujours plus sous pression…
2.1.6.2 … Mais création de situations favorables pour les Fintech
2.1.6.2.1 Nouveau délai pour les comptes d’exécution
2.1.6.2.2 Évolution dans un espace non réglementé
2.1.6.2.3 Licence Fintech
2.2 Scénarii
2.2.1 Scénario 1 : adoption lente des Fintech
2.2.2 Scénario 2 : les Fintech peuvent devenir une menace pour les banques
2.2.3 Scénario 3 : statu quo
2.2.4 Scénario 4 : les Fintech peuvent devenir une opportunité pour les banques
3. Le secteur bancaire
3.1 Les cinq forces de Porter
3.1.1 La menace des nouveaux entrants
3.1.2 La menace des substitutions
3.1.3 Pouvoir de négociation des acheteurs
3.1.4 Pouvoir de négociation des fournisseurs
3.1.5 Le rôle des pouvoirs publics
3.1.6 L’intensité de la concurrence
3.2 La dynamique de la concurrence
4. Les concurrents et les marchés
4.1 Les groupes stratégiques
4.2 Les segments de marché
4.2.1 Le revenu
4.2.2 Sensibilité à la technologie
4.2.3 Besoin
4.2.4 Le client type
5. Opportunités et menaces
5.1 Opportunités
5.2 Menaces
6. Conclusion

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