Description du Taenia Solium Taenia solium est classé

Description du Taenia Solium Taenia solium est classé

􀀹 à l’embranchement des helminthes (vers) ,
􀀹 au sous embranchement des plathelminthes (vers plat) ,
􀀹 à la classe des cestodes (vers plats à corps segmenté) ,
􀀹 à l’ordre de cyclophylidae (scolex : c’est-à-dire à l’extrémité antérieur avec 4 ventouses, tocostome absent) ,
􀀹 à la famille des taeniidés ,
􀀹 et au genre de tænia.
Ce genre de taenia comporte 42 espèces et parmi ces plusieurs espèces seuls le Taenia solium, le Taenia saginata et le Taenia asiatica ont comme hôte définitif l’homme [14].Seul le Taenia solium est capable d’adapter son cycle larvaire chez l’homme et aussi de causer la forme larvaire de la parasitose appelée cysticercose. Pour Taenia saginata, son hôte intermédiaire est le boeuf, tandis que celui du Taenia asiatica est le porc [15,16]
Taenia solium adulte se présente sous la forme d’un ruban blanc ou jaune opaque ; son corps est segmenté, formé par de nombreux anneaux ou proglottis (1000- 2000) et peut mesurer jusqu’à 8 mètres au stade adulte [12, 17-20].Il se localise strictement dans l’intestin grêle de l’homme.

LeTaenia Solium adulte est constitué

􀀹 du scolex ou tête de forme sphérique avec un diamètre d’environ 1mm, comportant 4 ventouses arrondies et un rostre court muni d’une double couronne de crochets au nombre allant de 22 à32 avec alternance de gros crochets(160 à 180um) et de petits crochets(110 à 140um) ;
􀀹 des anneaux ou proglottis dont l’ensemble permet de former le corps du tænia ou strobile ;
􀀹 d’un système reproducteur composé de 150 à 200 testicules, 3 lobes ovariens, une glande vitellogène et un utérus ramifié rempli d’oeufs matures au nombre de 50 000 à 60 000 par segment.

Cycle de vie

Taenia solium a deux hôtes : un hôte intermédiaire qui est le porc abritant la forme larvaire et qui permet de disséminer le parasite et, ensuite un hôte définitif qui est l’homme hébergeant la forme sexuée du parasite.
Le ver adulte se développe strictement dans l’intestin grêle de l’homme.
L’homme infecté par ce parasite élimine dans ses selles les proglottis gravides ou les anneaux. Les anneaux libérés dans l’environnement sont lysés. Ainsi, dans le milieu extérieur, ces derniers peuvent être ingérés par le porc ou l’homme (accidentellement).
Après l’ingestion, les oeufs vont éclore dans l’estomac et libérer des embryons dans le tube digestif. Les embryons se transforment en larves appelées cysticerques. Ces larves passent, ensuite, dans la circulation sanguine et vont aboutir aux muscles squelettiques, au muscle cardiaque, aux tissus sous-cutanés, aux yeux et au système nerveux central.
L’homme est susceptible d’être contaminé en mangeant de la viande de porc crue ou mal cuite contenant des cysticerques, appelée viande ladre. Après l’ingestion, les proglottis matures mettent deux mois pour se détacher de la partie distale du ver et sont excrétés dans les selles entraînant la dissémination de nombreux oeufs dans la nature.
Accidentellement, l’homme peut devenir un hôte intermédiaire par ingestion d’aliments contaminés (eau, légumes) par de l’excrément contenant des oeufs du Taenia Solium.

Mode de contamination

La cysticercose est contractée par ingestion d’oeufs de Taenia solium excrétés dans la déjection humaine. Cette transmission est appelée transmission oro-fécale.
Cette parasitose peut se transmettre par différentes voies, mais le point commun de transmission est d’origine fécale humaine.
Dans la majorité des cas ; la transmission de cette maladie du porc à l’homme est due à la consommation des viandes ladres mal cuites ou les produits de charcuterie contenant des cysticerques. A part la consommation des viandes ladres, elle se transmetpar la consommation de nourritures contaminées par les déjections humaines comme les fruits et les légumes en contact avec le sol contaminé ou par les mains souillées insuffisamment lavées.
Le porc s’infecte en ingérant les oeufs ou proglottis gravides contenus dans les déjections humaines contaminées. C’est le mode de transmission le plus fréquent dans les pays en voie de développement où les porcs sont en élevage libre et où la majorité de la population pratique la défécation sauvage [18, 19, 26].
Tous ces éléments favorisent le cycle de vie du parasite et représentent un risque de transmission de la parasitose.

Situation épidémiologique

La cysticercose est une maladie présente dans le monde entier, à l’exception de l’Australie ; sa fréquence est élevée dans les pays en voie de développement où les conditions d’hygiène sont défectueuses.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les zones qui présentent une forte prévalence sont en Amérique centrale et en Amérique du sud, en Inde, en Afrique, dans l’Océan Indien (Madagascar et l’Ile de la Réunion) et dans une grande partie de l’Asie [5,11, 27,28]. Cette parasitose a été éradiquée en Europe au début de XXème siècle sauf dans quelques pays de l’Europe de l’Est et au Portugal. En Amérique latine, la cysticercose est l’un des problèmes majeurs qui touche le secteur socio-économique du continent sud-américain [7]. Au Mexique, elle est considérée comme une épidémie depuis 1990.

La cysticercose humaine

Aspect clinique

C’est une infection de l’homme par le stade larvaire du Taenia solium appelé cysticercus cellulosae [23,29]. Cette parasitose est présente dans le monde entier à l’exception de l’Australie. La cysticercose est une maladie des pays sous-développés apparaissant là où la promiscuité entre les porcs et les humains est associée à des mauvaises conditions d’élevage et d’hygiène [5,30].
Des cysticerques ont été observés dans tous les organes du corps humain. Ils sont plus souvent localisés dans les tissus sous-cutanés, les muscles de la langue, du cou et du thorax, les muscles orbitaires, l’oeil et le cerveau (cortex, ventricules, espaces sous-arachnoïdiens) [31].
Dans l’oeil, les cysticerques viables induisent une réaction granulomateuse. Un cysticerque qui meurt peut entrainer une réaction inflammatoire aigue associée à des troubles. Après un temps variable, les cysticerques se calcifient et les processus de calcification durent environ 3 ans dans les tissus, et peuvent être plus longs dans le cerveau [20, 32-34].
Dans la localisation cérébrale ou oculaire, l’infection est habituellement bénigne et des cysticerques peuvent être présents en grand nombre sans que la personne infectée s’en aperçoive. Mais, des symptômes peuvent apparaitre, quand la larve se développe, soit un minimum de 60 jours après l’infection. La symptomatologie peut être en fonction du nombre et de la localisation des cysticerques [35,36].

La cysticercose sous-cutanée

La cysticercose sous-cutanée se manifeste par la présence de petits kystes palpables mobiles, indolores, fermes parfois prurigineux et dont l’aspect ressemble à ceux des kystes sébacés. Ils sont principalement localisés au niveau des bras et du thorax. Ces kystes apparaissent des mois ou des années après l’infection initiale et leur nombre est variable [37]. Ils mesurent de quelques millimètres à quelques centimètres avec une moyenne de 1 à 2 centimètres. Après une période de quelques mois ou années, ces kystes peuvent se tuméfier puis disparaître progressivement. Quand un kyste fait l’objet d’une forte inflammation, ceci signifie la mort du parasite, avec lyse et excrétion
de substances antigéniques entraînant une réaction immune. Ceci va se traduire par une zone érythémateuse, oedématiée et douloureuse [38]. La cysticercose sous-cutanée est fréquente en Asie et en Afrique, alors qu’elle est rarement rencontrée en Amérique latine [20].

Cysticercose musculaire

En général, cette forme est asymptomatique. Rarement, l’atteinte musculaire est massive, causant alors une tuméfaction progressive accompagnée d’une faiblesse musculaire, de fibrose, de myosite et de myalgie [20].
L’atteinte cardiaque est rare ; la plupart des cas sont observés en post-mortem, car ils sont souvent asymptomatiques. Le parasite peut se localiser dans le péricarde, le myocarde ou l’endocarde [20]
Le plus souvent, le hasard fait découvrir cette forme de cysticercose musculaire lors de radiographies effectuées pour d’autres raisons, révélant des calcifications ellipsoïdes, suivant le faisceau musculaire des cuisses ou des bras.

Forme généralisée ou disséminée

Ces formes se caractérisent par des localisations multiples et se manifestent, d’une façon atypique, dans le cas de digestion des anneaux (des atteintes cérébrales, oculaires, sous-cutanées, musculaires) [42]. Elles peuvent se présenter par des crises épileptiques, une baisse de l’acuité visuelle, des céphalées, une désorientation temporospatiale, des myalgies, des nodules sous-cutanés. L’examen radiologique révèle des calcifications sous forme d’opacités fusiformes, calcifiées, denses et homogènes [39].
Elles peuvent être associées à des symptômes rénaux et hépatiques.

Diagnostic

Le diagnostic est difficile, la présence des crises convulsives, des céphalées, des hypertensions intracrâniennes, une perte psychique, baisse de l’acuité visuelle orientent vers cette maladie [43].

Diagnostic biologique

Cliniquement, le diagnostic de certitude est impossible, car il s’agit d’une impasse parasitaire et il n’existe donc pas d’extériorisation des parasites. Seul l’examen ophtalmologique peut aboutir au diagnostic par la présence de kyste translucide mobile intra-vitréen ou sous-rétinien [32]. Le diagnostic de la cysticercose est basé sur le mode d’élevage des porcs, le péril fécal et les symptômes sus mentionnés [17,39, 43].

REFLEXION SUR LES METHODES

Discussion sur les méthodes

Pour avoir la prévalence exacte de la cysticercose porcine, il est nécessaire d’utiliser la combinaison des trois techniques de détection (langueyage, inspection de viande et sérodiagnostic). Par contre, dans la pratique, ces techniques nécessitent du temps, des financements et des matériels à la norme. Or, le centre de recherche ne peut pas répondre à ces besoins.
A cet effet, nous avons choisi la technique de langueyage pour détecter la cysticercose à raison de ses moindres coûts mais avec des résultats rapides et palpables.
L’examen de la langue n’est pas un diagnostic de certitude, alors les moindres désinformations auront des impacts sur les résultats.
Par ailleurs, cette méthode détecte seulement le cysticerque au niveau de la langue ; or, il existe des porcs qui portent des cysticerques mais qui ne sont pas détectables au niveau de la langue mais dans d’autres organes comme le coeur, le diaphragme, les muscles et les tissus nerveux.
Pourtant, des lésions mécaniques causées par des actinobacteries au niveau de la langue peuvent exister, ce qui peut donner des résultats faux positifs [63].
En plus, la sensibilité de la technique dépend du degré d’infestation et de la fiabilité du langueyeur (70% avec de positivité pour les porcs fortement infestés et 20% dans le cas d’une faible infestation).
Concernant le sérodiagnostic ou le test sérologique, la technique ELISA est moins sensible et moins spécifique que celle de l’EITB [64].Compte tenu de sa simplicité et de son coût faible, la plupart des chercheurs utilisent l’ELISA [43].
Certains inconvénients sont rencontrés par ces méthodes. Un transfert passif des anticorps anti-cisticerquiens entre la truie et le porcelet peut exister et persiste environ 6 mois [25]. De plus, les porcs peuvent également développer des anticorps transitoires [65]. En outre, des réactions croisées existent avec d’autres parasitoses [66].

Problèmes rencontrés au marché

La descente nous a permis de constater que les marchés locaux sont sales, leur étendue devient un lieu de rejet pour les ordures et de défécation pour l’homme.
La saleté règne et les agents d’assainissement n’effectuent pas leurs rôles correctement. En plus des nouveaux commerçants (épicerie, bar, gargote) sont installés dans ce marché. A cause de ces facteurs, les pickpockets et les actes de banditisme prolifèrent.
Cette dérèglementation du marché induit à la mauvaise gouvernance. Les éleveurs se plaignent de ce qui concerne les redevances et taxes versées à la commune.
Et c’est la raison pour laquelle la majorité des éleveurs préfèrent vendre leurs porcs dans des marchés clandestins.

DISCUSSION SUR LES RESULTATS

Prévalence de la cysticercose porcine

Dans cette étude, la prévalence de la cysticercose porcine à travers le langueyage est de 8,70%. Elle est supérieure à celle du district d’Ambalavao (5,5%), d’Arivonimamo (7,25%), de Mandritsara (5,2%) [67] et inférieure à celle de Mahanoro (12,5%) et du district de Fandriana 17,95% [68, 69].
Au niveau international, la prévalence de la cysticercose porcine varie selon les pays.
En Afrique comme au Kenya, la prévalence d’après le langueyage varie de 10 à 14%, en Tanzanie 3,2% et allant de 0,04 à 4,9% d’après l’inspection des viandes, au Ghana 11,7% d’après l’inspection des viandes et en Uganda, elle varie de 33,7 à 44,5% [70].
En Asie, cette parasitose est répandue presque dans tous les pays, bien que la prévalence d’après l’inspection des viandes varie considérablement entre 0,02 à 32,5% ; elle est de 5,4% en Chine, de 0,02 à 2,63% en Indonésie, de 9,3% en Inde et de 32,5% au Népal [71]. En Amérique latine qui est le continent le plus touché par cette maladie, la prévalence varie de 4 à 38,9%, puis de 35% au Mexique et au Rodriguez, de 24% à El Sotano, de 4 à 14% au Guatemala et de 38,9% au Bern [72].
En Europe et aux Etats-Unis, la cysticercose est presque contrôlée et éradiquée grâce aux progrès sociaux et à l’inspection minutieuse des viandes. Cependant, elle existe toujours et augmente en nombre avec la progression du tourisme venant dans leszones d’endémie et l’immigration d’individus infectés [5].

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Table des matières

INTRODUCTION 
PREMIERE PARTIE : RAPPELS 
I. Le parasite : Taenia solium
I.1. Description du Taenia Solium
I.2. Cycle de vie
I.3. Mode de contamination
II. Situation épidémiologique
III. La cysticercose humaine
III.1. Aspect clinique
III.2. Diagnostic
III.3. Traitement
IV. La cysticercose porcine 
IV.1. Aspect clinique
IV.2. Diagnostic
IV.3. Traitement
IV.4. Prophylaxie et contrôle
DEUXIEME PARTIE : METHODES ET RESULTATS 
I. METHODES 
I.4 Cadre de l’étude
I.2 Type de l’étude
I.3 Période d’étude
I.4 Population de l’étude
I.5 Critères d’inclusions
I.6 Critères d’exclusions
I.7 Mode d’échantillonnage
I.8 Taille de l’échantillon
I.9 Mode de collecte de données
I.10 Paramètre étudiés
I.11 Analyse statistique
I.12 Interprétation des mesures d’association
I.13 Limite de l’étude
I.14 Considération éthique
II. RÉSULTATS 
II.1. Description de l’échantillon
II.2. Langueyage
II.3. Facteurs de risque rencontrés durant l’enquête
II.3.1. Types d’alimentation
II.3.2. Les races
II.3.3. Le milieu d’origine
II.3.4. Les sexes
II.3.5. Le type d’élevage
II.3.6. Le poids
II.3.7. Traitement
II.3.8. L’utilisation de latrine
II.3.9. Connaissance des éleveurs
II.4. Conséquence économique de la maladie
TROISIEME PARTIE : DISCUSSION
I. REFLEXION SUR LES METHODES 
I.1. Discussion sur les méthodes
I.2. Problèmes rencontrés au marché
II. DISCUSSION SUR LES RESULTATS 
II.1. Prévalence de la cysticercose porcine
II.2. Degré de l’infestation
II.3. Analyse des facteurs de risque
II.4. Impacts économiques
CONCLUSION

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