Création et organisation du Département Technologie Alimentaire (DTA)

Création et organisation du Département Technologie Alimentaire (DTA) 

Situé au quartier 1200 logements de Ouagadougou, le Département Technologie Alimentaire a été créé en 1997 sur la base des acquis du laboratoire de Biochimie et Technologie Alimentaire (LBTA) mis en place en 1991 par le CNRST. La mise en place du OTA a été suivie en 2000 par la création d’un laboratoire de recherche et d’analyse à Bobo-Dioulasso. Depuis sa création, le DTA s’est fixé pour objectif d’apporter de la valeur ajoutée aux produits agricoles, animaux et forestiers en vue de diversifier et d’accroitre la consommation et l’exportation. Depuis 2005, le DTA est composé de cinq (5) laboratoires et de deux (2) ateliers pilotes agroalimentaires .

Les laboratoires du DTA sont en~~agés depuis 2003 dans la démarche qualité selon la norme internationale ISO/CEl 17025: «Exigences générales concernant la compétence des laboratoires d’étalonnages et d’essais». L’objectif visé est la maîtrise de la qualité du système d’organisation el des compétences techniques des laboratoires du département en vue d’une reconnaissance internationale des travaux d’analyse qui y sont réalisés. Le laboratoire de microbiologie de Ouagadougou a été a.::crédité (en août 2012) sur trois paramètres (llore totale, coliformes totaux et coliformes thernlo tolérants) pour une durée de 4 ans par le Comité Français d’Accréditation COFRAC.

Activités du DTA 

Pour atteindre ses objectifs, le OépaI1ement Technologie Alimentaire (DTA) conduit des activités de Recherche-Développement dans le domaine des procédés post-récolte, de transformation, de conservation/stockage et de conditionnement/emballage des produits alimentaires, des études de consommation, de la formulation et l’amélioration de la valeur nutritive et sanitaire des aliments dans le but de les valoriser. Deux programmes de recherches sont développés au sein du OTA. Il s’agit du programme Technologie, Qualité et Sécurité sanitaires des Produits végétaux et d’origine végétale et du programme Technologie, Qualité et Sécurité sanitaires des Produits animaux et d’origine animale. Les programmes de recherche sont axés sur les produits tels que les céréales (riz, mil, maïs, sorgho, fonio) ; les oléagineux! protéagineux (sésame, beurre de karité, coton, arachide, tournesol); les fruits et légumes (bissap, mangue, tamarin, pain de singe) ; les racines et tubercules (manioc, igname, patate douce, souchet) ; la gomme arabique; le lait et produits laitiers; la viande et produits halieutiques.

L’objectif est d’apporter de la valeur ajoutée aux produits agricoles, animaux et forestiers en vue de diversifier et d’accroître la consommation et l’expol1ation. En plus de ses activités de recherche, le OTA effectue l’analyse et le contrôle-qualité des produits agroalimentaires ; la formation/encadrement des étudiants, des techniciens et cadres; l’accompagnement des entreprises agroalimentaires; des appuis/conseils; le transfert de technologies et de compétences; la promotion des équipements et des procédés ainsi que la promotion des produits locaux.

Description botanique du tournesol 

Origine

Le tournesol est une plante oléagineuse annuelle dont le nom scientifique est Helianthus annuus L.. C’est une plante de la famille des Asteraceae. L’appellation «tournesol» (appellation française) provient de sa tendance à se tourner vers le soleil pendant la journée, alors que son nom scientifique fait référence à la forme caractéristique de son inflorescence composée, ou capitule: en grec Helios signifie «soleil» et anthos signifie « fleur ». Le tournesol est donc la « fleur du soleil» (sunjlower en langue anglaise). Originaire d’Amérique, le tournesol serait l’une des plus anciennes espèces, endémique dans le sud de l’Amérique du Nord. Il fut cultivé jusqu’au XVème siècle par les indiens d’Amérique à des fins alimentaires (consommation de ses graines crues ou sous forme de farine) mais également pour d’autres applications (médicinale, colorante…). En raison de sa forme de soleil, le tournesol avait aussi une fonction ornementale et symbolique. Ce n’est qu’au début du XVlème siècle que les explorateurs espagnols le rapportèrent en Europe, d’abord pour cette fonction ornementale (Evon, 2008). Toutefois, d’autres utilisations ne tardèrent pas à apparaître. Les feuil1es furent utilisées pour l’alimentation du bétail, les pétales pour la teinture, les tiges pour le papier et surtout les graines pour l’huile. En développant des variétés adaptées localement, les chercheurs firent passer la teneur en huile de la graine de 25 à 45 % en quelques décennies, améliorant par la même occasion la précocité de la plante ainsi que sa résistance aux maladies (Evon, 2008). Réintroduit en Amérique du Nord en 1880, la culture du tournesol se développa par la suite dans le reste de l’Europe dès le début du XXème siècle (Sérieys, 1993), puis se repend à partir de 1960 à d’autres pays du monde.

Systématique botanique 

D’après Chadefaud et Emberger (1960) cité par Nouri (20 Il), le tournesol cultivé Helianthus annuus L. appartient:
♦ à l’embranchement des Spermaphytes,
♦ au sous-embranchement des Angiospermes,
♦ à la classe des Dicotylédones,
♦ au groupe des Capitules,
♦ à j’ordre des synanthérales,
♦ à la famille des Astéracées üu COil1posées
♦ à la sous-famille des Tubuliflores
♦ à la tribu des Hélianthés
♦ au geme Helianlhlls
♦ à l’espèce annuus.

D”après SchiJ!ing et Heiser (198l), le tournesol cultivé f-Ie/ianthus annuus L. renferme 49 espèces, réparties en 4 sections nommées: Divaricati (31 espèces), Helianthus (11 espèces), Ciliares (6 espèces) et Agrestes (1 espèce).

Caractéristiques physiologiques et botaniques 

L’appareil végétatifaérien
Le tournesol est une plante annuelle dont la taille varie entre 1 et 4 m selon les variétés et les conditions de culture (Fig. 2). Les tiges sont normalement non ramifiées et, comme la plupart des autres parties de la plante, elles peuvent varier de glabres à très pubescentes. Les premières feuilles sont toujours opposées mais, chez certaines variétés, les suivantes deviennent alternes (Ebrahimi, 2008). Les capitules, réceptacles floraux charnus (Fig. 3), peuvent atteindre 15 à 30 cm de diamètre (Temagoult, 2009).

L’appareil végétatifsouterrain
La racine est de forme pivotante. Elle se caractérise par un axe principal Oe pivot) pouvant atteindre de très grandes profondeurs (2,70 m). Ainsi, la plante résiste mieux à la sécheresse, exploitant par la même occasion les éléments nutritifs situés en profondeur. Bien que le pivot puisse dépasser les 2 mètres de profondeur. il est cependant peu agressif face aux obstacles présents dans le sol (galets, semelle de labour) (Thebaud, 2012). Les raCines secondaires sont surtout présentes en surface. Leur quantité et leur diamètre diminuent en fonction de l’éloignement de celui-ci; les racines de second ordre étant elles-mêmes plus fines et plus courtes (Aguirrezabal, 1993 ; Thebaud, 2012). Le tournesol est une plante qui résiste au stress hydrique. Cependant, des études ont montré que l’irrigation améliore à la fois le rendement et la teneur en huile (Lagravère, 1999 ; Ayerdi Gotor, 2008).

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Table des matières

INTRODUCTION
CHAPITRE I : GENERALITES
1. PRESENTATION DE LA STRUTTURE D’ACCUEIL
1.1. Création de l’IRSAT
1.2. Création et organisation du Département Technologie Alimentaire (DTA)
I. 3. Activités du DTA
II. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
II.1. Description botanique du tournesol.
II.1.1. Origine
II.1.2. Systématique botanique
II.1.3. Caractéristiques physiologiques et botaniques
II.2. Les graines de tournesol
11.2.1. Caractéristiques de la graine
II.2.2. Marché et utilisation des graines de tournesoL
II.2.3. Marché et utilisation des huiles de tournesol
II.3. Mise en œuvre et valorisation de la culture du tournesol au Burkina Faso
CHAPITRE II: MATERIEL ET METHODES
II.1. Matériel végétal
II.2. Matériel d’analyse
II.3. Méthodes d’analyses
II.3.1. Analyses physiques des graines
II.3.1.1. Détermination du poids de mille (1000) graines
II.3.1.2. Dimensionnement des graines
11.3.2. Analyses biochimiques des graines et de l’huile extraite
II.3.2.1. Détermination du taux d ‘humidité (teneur en eau)
II.3.2.2. Détermination de la teneur en cendres
Il.3.2.3. Détermination de la teneu r en matières grasses des graines entières et des amandes
II.3.2.4. Détermination de l’indice d’acide des graines entières et des amandes
11.3.2.5. Détermination de l’indice d’iode
II.3.2.6. Détermination de l’indice de saponification
II.4. L’analyse statistique
CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION
111.1. Analyses physiques des graines entières
111.2. Analyses biochimiques
IIU.l. Caractéristiques biochimiques des graines
111.2.3. Caractéristiques biochimiques des huiles extraites
HI.3. Identification de variétés performantes et adaptées pour le Burkina Faso
111.3.1. Analyse en composantes principales (ACP)
111.3.2. Les cultivars et variétés identifiés
CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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