Considération systématique de la famille des Elaeocarpaceae

CONSIDERATIONS SYSTEMATIQUES 

Historique de la famille des Elaeocarpacea 

Cette famille a été classée, par certains auteurs tels que Bentham & Hooker (1862), Baillon (1873) ou Hutchinson (1967) parmi les tribus des Tiliaceae. Mais la dernière révision taxinomique de cette famille faite par Tirel (1984) et Schatz (2001) suggère qu’elle est une famille à part. Les arguments reposent essentiellement sur les caractères de quelques pièces florales comme la fixation de l’anthère sur le filet, le mode de déhiscence des étamines, ainsi que sur la préfloraison de la corolle.

La famille des Elaeocarpaceae est représentée dans toutes les régions tropicales et subtropicales, à l’exception de l’Afrique continentale (Tirel, 1984) ; et quelques espèces d’Elaeocarpus se rencontrent dans les zones tempérées . Elle comprend 8 genres, à citer: Aceratium,. Aristotelia, Dubouzetia, Elaeocarpus, Sericolea, Sloanea, Tricuspidaria et Vallea.

Position systématique des Elaeocarpaceae 

Classification
En adoptant le système de classification de Heywoods (1978), la famille des Elaeocarpaceae appartenant au système de classification suivante :

Embranchement : ANGIOSPERMES
Classe : EUDICOTYLEDONES
Sous-classe : CORE EUDICOTYLEDONES
Groupe : ROSIDAE
Sous-groupe : EUROSIDAE
Ordre : MALVALES
Famille : ELAEOCARPACEAE

Caractères généraux de la famille (Tirel, 1984) 

Buissons à grands arbres. Feuilles simples, alternes, à marges généralement serretées, à dents bien marquées ou à marges à peine échancrées. Nervation pennée, brochidodrome, ou parfois craspedodrome. Face inférieure présentant des domaties aux aisselles des nervures secondaires. Pétioles géniculés à l’apex. Stipules minuscules et tôt caduques. Fleurs solitaires ou en inflorescence du type racème multiflore, axillaire ou plus rarement terminal ; actinomorphes, généralement hermaphrodites, parfois polygames. Sépales 4-5, libres, valvaires ; pétales 4- 5, libres ou rarement soudés, valvaires, apex généralement denté ou lacinié. Disque nectarifère charnu, annulaire, lobé ou en formant un large coussinet. Etamines nombreuses (13-200), libres, insérées sur le bord interne ou à la surface du disque ; anthères basifixes, biloculaires, déhiscentes soit par un pore unique ou une courte fente apicale et transversale, soit par deux pores ou des courtes fentes longitudinales ; filet souvent court mais distinct. Ovaire supère, surmonté d’un style conique ou subulé à sommet punctiforme ou finement lobé, 2-5 loges contenant chacun 2 à 20 ovules anatropes en placentation axile. Fruits, soit une drupe charnue, indéhiscente, à une seule graine, soit une capsule ligneuse, déhiscente. A multiples graines (10-16) munies d’un arille et à albumen abondant. Embryon à cotylédons droits ou courbes.

Caractères généraux des genres

Genre Elaeocarpus Linné 

Buissons à grands arbres hermaphrodites ou rarement polygames. Bourgeons parfois couverts d’un exsudat résineux. Feuilles souvent groupées sur l’apex des rameaux. Face inférieure portant souvent des poches de domaties en aigrettes aux aisselles des nervures secondaires. Nervation brochidodromeuse le plus souvent ou parfois craspedodromeuse. Pétiole nettement géniculé à l’apex. Inflorescence axillaire en forme de grappes simples, souvent très florifères. Fleurs petites à grandes, plus ou moins pendantes. Calice constitué par 4 à 5 sépales, étroitement ovales lancéolés, de couleur blanche. Corolle formée de 4 à 5 pétales toujours libres, à peine plus longs que les sépales. Pétale lobé et denté, soyeux extérieurement sur l’apex. Disque nectaire charnu et toujours annulaire. Etamines, au nombre, ne dépassant pas de 50 avec de filet généralement plus court que les anthères, anthères à déhiscence transversale sur des fentes courtes. Ovaire 3 loculaire, rarement 2 à 4, style allongé, stigmate punctiforme ou lobé ; ovules (2 – 4) par loge. Fruit drupacé indéhiscent, généralement à une seule graine, graines sans arille.

Genre Sloanea Linné

Grands arbres hermaphrodites avec de troncs présentant souvent sinon toujours des contreforts. Stipules généralement très petites et caduques. Feuilles alternes ou opposées. Nervation généralement brochidodrome. Pétiole de section semi cylindrique, souvent légèrement creusé en gouttière. Fleurs toujours solitaires et axillaires, grandes taille, pendantes, à pédicelle généralement long, pourvus de bractéoles plus ou moins caduques. Calice possédant 4 à 6 sépales, triangulaires, libres, généralement épaissis sur les bords et au sommet, puberulents des deux cotés. Corolle formée par des pétales rouges vifs, de nombre variable (1 à 7), membraneux, libres ou complètement soudés en une corolle entière, à l’apex tronqué et irrégulièrement denté, à nervation longitudinale visible et nette, garnie de poils particulièrement denses dans la moitié inférieure et le long des nervures. Etamines nombreuses, toujours supérieure à 50 et peut aller jusqu’au 200, enfoncées dans un large coussinet réceptaculaire, charnu et velouté. Filet dressé, relativement épais et sans rétrécissement supérieure. Anthères puberulent à connectif mucroné à longuement apiculé, formées de deux loges s’ouvrant chacune par une fente latérale et apicale. Ovaire 3 à 5 (-7) loges, style souvent torsadé, s’amincissant progressivement jusqu’au sommet ; stigmate 3-5-lobé. Ovules 8-20 par loge, disposées en deux séries longitudinales. Fruit capsulaire ligneuse de forme ellipsoïde, ovoïde ou sphérique, à déhiscence loculicide en 3 à 5 (-7) valves, contenant chacune 0 à 10 (-16) graines pourvues d’un arille.

Etudes dans les herbaria (TAN et TEF) 

Matériels d’étude 

Les 8 espèces du genre Elaeocarpus et les 4 espèces du genre Sloanea appartenant à la famille des Elaeocarpaceae ont fait l’objet de notre étude. La liste des spécimens étudiés est donnée en annexe I. La familiarisation avec les spécimens d’herbiers nous a permis de ressortir les caractères distinctifs des différentes espèces. Toutes les informations jugées indispensables figurant sur les étiquettes des spécimens d’herbiers ont été relevées pour la planification des missions sur le terrain et pour les choix des sites d’étude, pour identifier et localiser les espèces sur le terrain. Les informations les plus importantes sont les suivantes: date de récolte, localité et station de récolte, état phénologique des espèces, noms vernaculaires. Ces informations ont été saisies dans la base des données Tropicos (http://mobot.mobot.org/W3T/Search/mad2spec.html) du MBG et elles seront nécessaires à l’élaboration de la carte de distribution de chaque espèce. Elles ont été aussi nécessaires pour connaître le calendrier phénologique des espèces étudiées.

Etude bibliographique 

Elle permet de réunir les acquis scientifiques ainsi que les connaissances archivées en relation avec notre thème. Il s’agit, par exemple des définitions conceptuelles, des méthodologies, des techniques d’analyse et de traitement des données obtenues. Elle a été fondamentale pour la planification des missions sur le terrain. Le but de la prévision des missions est de maximiser les chances pour découvrir et de connaître les espèces étudiées au stade propice pour l’identification sure des espèces. C’est à partir de cette étude que le choix, l’identification et la description des espèces étudiées ont été faits.

Le rapport de stage ou le pfe est un document d’analyse, de synthèse et d’évaluation de votre apprentissage, c’est pour cela rapport-gratuit.com propose le téléchargement des modèles complet de projet de fin d’étude, rapport de stage, mémoire, pfe, thèse, pour connaître la méthodologie à avoir et savoir comment construire les parties d’un projet de fin d’étude.

Table des matières

Introduction
Première partie : Considération systématique de la famille des Elaeocarpaceae
I- Historique de la famille des Elaeocarpaceae
II- Position systématique des Elaeocarpaceae
II-1- Classification
II-2- Caractères généraux de la famille
II-3- Clé d’identification des genres
III- Caractères généraux des genres
III-1- Genre Elaeocarpus
III-2- Genre Sloanea
IV- Clé d’identification des espèces
IV-1- Pour les espèces du genre Elaeocarpus
IV-2- Pour les espèces du genre Sloanea
Deuxième partie : Matériels d’études et méthodologies
I- Etudes préliminaires
I-1- Etudes dans les herbaria (TAN et TEF)
I-1-1- Matériels d’étude
I-2- Etudes bibliographiques
I-2-1- Choix des espèces étudiées
I-2-2- Identification des espèces
I-2-3- Description des espèces
II- Collecte des données sur le terrain
II-1- Choix des sites d’étude
II-2- Enquêtes auprès des villageois
II-3- Méthodes d’études de la régénération
II-3-1- Etudes phénologiques
II-3-2- Pollinisation et dispersion des diaspores
II-3-3- Mode de germination
II-3-4- Potentiel de régénération
II-4- Méthodes d’études des formations végétales dans les sites d’études
II-4-1- Méthodes de relevés
II-4-1-1- Type et unité d’échantillonnage
II-4-1-2- Techniques de relevés
III- Analyses des données
III-1- Etudes floristiques
III-1-1- Composition floristique
III-1-2- Densité de l’individu
III-1-3- Abondance numérique
III-1-4- Spectre biologique
III-2- Etudes structurales
III-2-1- Structurale verticale
III-2-2- Structurale horizontale
III-3- Etudes de la distribution géographique
III-3-1- Elaboration de la carte de distribution
III-3-2- Analyse de la carte de distribution
III-4- Etudes de l’habitat des espèces
IV- Evaluation des risques d’extinction
IV-1- Utilisation des espèces
IV-2- Perturbation des habitats
IV-3- Evaluation du statut de conservation
Troisième partie : Résultats et interprétations
I- Description botanique des espèces
I-1- Elaeocarpus alnifolius
I-2- Elaeocarpus capuronii
I-3- Elaeocarpus corallococcus
I-4- Elaeocarpus hildebrandtii
I-5- Elaeocarpus occidentalis
I-6- Elaeocarpus perrieri
I-7- Elaeocarpus rufovestitus
I-8- Elaeocarpus subserratus
I-9- Sloanea rhodantha var. rhodantha
I-10- Sloanea rhodantha var. dalechampioides
I-11- Sloanea bathiei
I-12- Sloanea longisepala
II- Distribution géographique
II-1- Répartition phytogéographique des espèces
II-2- Aire d’occurrence
II-3- Nombre total de sous populations et nombre de sous populations dans les Aires Protégées
II-4- Prédiction du futur déclin
III- Caractéristiques écologiques de l’habitat des espèces cibles
III-1- Bioclimats
III-2- Nature du substrat
III-3- Topographie et altitude
III-4- Nature des formations végétales
IV- Caractéristiques des formations végétales
IV-1- Forêt littorale
IV-1-1- Caractéristiques floristiques de la forêt
IV-1-2- Caractères physionomiques de la forêt
IV-2- Forêt dense humide sempervirente de basse altitude
IV-2-1- Aspect floristique de la forêt
IV-2-2- Aspect physionomique de la forêt de Sahabefoza
IV-3- Forêts denses humides sempervirentes de moyenne altitude
IV-3-1- Aspect floristique de ces six (6) sites
IV-3-2- Données structurales des formations
IV-4- Abondance numérique des espèces cibles
V- Etudes de la régénération naturelle des espèces
V-1- Phénologie des espèces
V-2- Pollinisation
V-3- Dissémination des graines et des fruits
V-4- Potentiel de régénération
V-4-1- Mode de régénération naturelle
Conclusion

Lire le rapport complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *