Connaissances sur le maïs

Connaissances sur le maïs

Le maïs est une des céréales les plus cultivées dans le monde. Il reste une importante céréale alimentaire traditionnelle pour les régions tropicales (Rouanet, 1984). Sur le plan national, son rendement est plus élevé (2,2 t/ ha) que ceux du sorgho et du mil en milieu paysan (DGPER/MAHRH, 2009).

Origine du maïs

L’origine du maïs reste encore imprécise car elle suscite plusieurs polémiques. Les uns pensent qu’il a été trouvé dans le vieux monde qui correspond aujourd’hui à l’Europe, l’Asie et l’Afrique, cela parce qu’il était cultivé sur les bassins méditerranéens bien avant la découverte du continent Américain au XVe siècle. Les autres preuves attestent de sa présence sur le continent américain 5000 ans av. J.C dans les régions du Mexique au Guatemala. Mais, tous les auteurs s’accordent à reconnaitre que l’évolution vers les formes modernes s’est passée en Amérique Centrale (Rouanet, 1984).

Taxonomie et morphologie

Taxonomie
Le maïs (Zea mays L.) est de la famille des Graminées, de la sous famille des Panicoideae, de la tribu de maydeae, du genre Zea et de l’espèce mays. L’espèce mays est la seule du genre Zea (Iddi, 1987).

Morphologie
-L’appareil végétatif: il est composé d’une tige, des feuilles et des racines (Figure 1). La tige est unique le plus souvent et est de taille comprise entre un (1) et trois (3) mètres. Elle est constituée de nœuds et d’entre-nœuds. Chaque nœud donne naissance à une seule feuille. La feuille se compose à son tour d’une gaine, d’un limbe et d’une ligule. Les feuilles sont alternes, larges à nervures parallèles à la nervure centrale. Quant aux racines, elles sont fasciculées, aussi traçantes que plongeantes (Soltner, 1986).
-L’appareil reproducteur: il est constitué aussi bien de fleurs mâles (panicule), que de fleurs femelles (épi) séparées dans l’espace (Figure 1). Les premières forment la panicule terminale tandis que les secondes sont regroupées en une ou plusieurs épis à l’aisselle de la plante. Elles apparaissent par leurs longs styles qui sortent des spathes. Le maïs est une plante monoïque à fécondation croisée (Soltner, 1986).
-Les grains: ils sont plus ou moins cornés. Selon l’état farineux ou vitreux des grains, on distingue le mals corné ou «flint corn», le maïs denté ou «dent corn», le maïs denté corné ou «flint dent corn ) et le maïs à éclater ou «pop corn» (Soltner, 1986).

Importance du maïs

Le maïs est une des plantes les plus cultivées dans le monde. Il occupe la troisième place après le riz et le blé. Il a connu plusieurs croisements pendant des centaines d’années à travers différentes régions du monde. Ce qui explique que le maïs compte plus de cent variétés offrant ainsi une grande diversité génétique. Cette grande diversité offre au maïs une large adaptation favorisant ainsi sa large diffusion à travers le monde (White et Carson, 1999). Le maïs est également la céréale dont la zone de culture est la plus vaste au monde (Marchand et al., 1997). Au Burkina Faso, la culture du maïs cannait un essor particulier dans les zones cotonnières au regard de sa cé.pacité de valorisation du reliquat de fertilisant. Il est surtout utilisé dans l’alimentation humaine sous fonne de maïs grillé, bouilli ou transfonné. La transfonnation consiste à écraser les grains pour obtenir de la farine qui est utilisée pour la préparation de la bouillie, du tô, du couscous, ou pour la préparation des boissons alcoolisées. Le maïs joue un rôle important pendant les périodes de soudure grâce aux variétés précoces qui sont consommées en épi vert grillé. La commercialisation de ces épis dès le mois de septembre constitue une source de revenus pour différents ménages (CIRAD-CA, 1994). L’atout majeur du maïs est l’intérêt que lui porte la recherche par la création de nouvelles variétés riches en éléments nutritifs, tolérantes à la sécheresse, aux maladies et ayant un haut rendement.

Culture du maïs

La culture du maïs est longtemps restée pluviale. Cependant dans les années 2000 le programme Petite Irrigation mis en place par le Ministère en charge de l’agriculture a rendu possible la culture du maïs en saison sèche dans le but de relever le défi de l’autosuffisance alimentaire. Aussi, assiste-t-on à une augmentation de la production et des superficies emblavées grâce aux potentiels d’intensification de la culture de maïs (Sanou, 1996). Les zones de prédilection de la culture du maïs sont les régions de l’Ouest et du Sud ouest du pays. Ces régions ont un climat de type sud soudanien et sont caractérisées par une pluviométrie de près de 900 mm/an (Sivakumar et Gnoumou, 1987). Selon Sédogo (1981) cité par Sanou (1996), trois types de champs caractérisent la maïsiculture au Burkina Faso. Ce sont:
♦ Les champs de case: de petites superficies, ils se situent à proximité des concessions. (Sédogo, 1981 cité par Sanou, 1996).Dans ces champs, le maïs à cycle court est cultivé pour être consommé en période de soudure (Sanou, 1996).
♦ Les champs du village: ils ont une superficie plus importante et un niveau de fertilité acceptable (Sédogo, 1981 cité par Sanou, 1996). Les variétés utilisées sont les variétés à cycle intennédiaire (Sanou, 1996).
♦ Les champs de brousse: ils sont très loin du village avec des niveaux de fertilité bas (Sédogo, 1981 cité par Sanou, 1996). Les cultivars utilisés sont à cycle long (Sanou, 1996).

Exigences du maïs

Le maïs est une plante exigeante à plusieurs points de vue. Ses mécanismes d’accumulation chlorophyllienne lui confèrent de grandes possibilités dans la synthèse de l’amidon, pourvu que l’énergie solaire lui soit disponible (Rouanet, 1984). Par ailleurs, la germination du maïs exige une température assez élevée. Celle-ci est impossible en dessous de 10°C. Par contre, la fécondation est perturbée quand la température est au delà de 35°C et quand l’air est sec. Le maïs exige un sol riche en éléments minéraux et en matière organique. Il a besoin d’un apport régulier et équilibré en éléments minéraux. Les éléments minéraux les plus importants sont l’azote, le phosphore et le potassium. Juste avant la période de floraison, les besoins du maïs en azote augmentent. L’apport d’urée en cette période permet une bonne formation de l’épi. L’assimilation du phosphore se fait durant toute la croissance, du semis à la maturité. Le potassium intervient activement dans les processus physiologiques. D’après Sanou (2009), les doses d’engrais apportées en générale sont: Agriculture traditionnelle: NPK (14-23-14) à raison de 100 kg/ha et urée (46-00) 100 kg/ha Agriculture semi-intensive: NPK: 200 kg/ha; K2S04: 50 kg/ha; uréel: 100 kg/ha; urée 2: 50 kg/ha Agriculture intensive: NPK: 300 kg/ha; K2S04: 50 kg/ha; uréel: 100 kg/ha; urée 2: 50 kg/ha Les besoins en eau du maïs varient en fonction du climat. Dans les zones à forte hygrométrie, et dans celles où la température ne dépasse pas 25°C, les besoins sont faibles. Par contre dans les zones soudaniennes où l’air est sec et les températures élevées, les besoins en eau sont plus importants. Les besoins en eau sont aussi fonction du cycle et de la variété. Mais, le maïs reste une plante très sensible à des poches de sécheresse pendant la période encadrant la floraison (lITA, 1981).

Le rapport de stage ou le pfe est un document d’analyse, de synthèse et d’évaluation de votre apprentissage, c’est pour cela rapport-gratuit.com propose le téléchargement des modèles complet de projet de fin d’étude, rapport de stage, mémoire, pfe, thèse, pour connaître la méthodologie à avoir et savoir comment construire les parties d’un projet de fin d’étude.

Table des matières

Introduction générale
Première partie: Revue bibliographique
Chapitre 1 : Connaissances sur le maïs
1.1. Origine du maïs
1.2. Taxonomie et morphologie
1.2.1. Taxonomie
1.2.2. Morphologie
1.3. Importance du maïs
1.4. Culture du maïs
1.5. Exigences du maïs
1.6. Contraintes à la culture
1.7. Maladies du maïs
Chapitre Il: Généralités sur Fusarium verticillioides
2.1. Classification et morphologie
2.2. Symptômes
2.3. Cycle biologique
2.4. Incidence économique
2.5. Incidence sur la santé
2.6. Méthodes de Lutte
Chapitre III: Utilisation des dérivés de plantes dans la lutte contre les agents phytopathogènes
3.1. Utilisation des pesticides naturels dans la protection des végétaux
3.2. Utilisation des extraits aqueux de plantes dans la protection des végétaux
3.3. Utilisation des huiles essentielles en protection des végétaux
Deuxième partie : Expérimentations
Chapitre 1: Analyse sanitaire des semences de maïs
1.1. Introduction
1.2. Matériel végétal
1.3. Méthodes
1.3.1. Échantillonnage
1.3.2. Incubation des semences
1.3.3. Évaluation des semences
1.3.4. Analyse des données et présentation des résultats
1.4. Résultats
1.4.1. Fréquences des espèces de champignons pathogènes
1.4.2. Taux d’infection des semences de maïs par les champignons pathogènes
1.4.3. Fréquence des champignons saprophytes sur les semences de maïs
1.4.4. Taux d’infection des semences de maïs par les champignons saprophytes
1.5. Discussion
1.6. Conclusion partielle
Chapitre Il : Analyse de la variabilité morphologique des isolats de Fusarium verticillioides
2.1. Introduction
2.2. Matériel fongique
2.3. Méthodes
2.3.1. Obtention des isolats de Fusarium verticillioides
2.3.2. Culture des isolats de Fusarium verticillioides
2.3.2.1. Ensemencement
2.3.2.2. Incubation
2.3.2.3. Evaluation
2.3.2.4. Analyses des données et expression des résultats
2.4. Résultats
2.4.1. Caractérisation morphologique des isolats de Fusarium verticillioides
2.4.2. Choix des isolats représentatifs de Fusarium verticillioides
2.5. Discussion
2.6. Conclusion partielle
Chapitre III: Effet des extraits de plantes sur la croissance mycélienne des isolats de
Fusarium verticillioides
3.1. Introduction
3.2. Matériel
3.2.1. Matériel fongique
3.2.2. Espèces de plantes testées
3.2.3. Fongicide chimique testé
3.3. Méthodes
3.3.1. Dispositif expérimental
3.3.2. Préparation des extraits aqueux
3.3.3. Préparation des milieux de culture
3.3.4. Evaluation
3.3.5. Analyse des données et expression des résultats
3.4. Résultats
3.4.1. Effet des extraits de plantes sur la croissance mycélienne des isolats de F. verticillioides
à 4 jours après incubation
3.4.2. Effet des extraits de plantes sur la croissance mycélienne des isolats de F. verticillioides
à 7 jours après incubation
3.4.3. Effet des extraits de plantes sur la croissance mycélienne des isolats de F. verticillioides
à 10 jours après incubation
3.5. Discussion
3.6. Conclusion partielle
Conclusion générale et perspectives
Références bibliographiques
Annexes

Rapport PFE, mémoire et thèse PDFTélécharger le rapport complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.