Connaissances et représentations des femmes sur la contraception par patch et anneau vaginal

L’utilisation de la contraception aujourd’hui en France

   Depuis de nombreuses années, la France bénéficie d’une bonne couverture contraceptive. Parmi les femmes de 15 à 49 ans, 72% sont concernées par la contraception. En effet, 18% déclarent ne pas avoir eu de rapports sexuels au cours des douze derniers mois, 9% sont enceintes et 1% est ménopausé ou stérile, ces femmes n’ont donc pas besoin de contraception. Parmi les femmes concernées par la contraception, 92 % déclarent utiliser un moyen contraceptif pour éviter une grossesse en 2016 [2]. Cette large utilisation de la contraception soulève pourtant, toujours de nombreuses questions, de par le taux élevé d’échecs contraceptifs et de recours à l’IVG [3], en particulier chez les jeunes. Les échecs s’expliquent, en partie, par une inadéquation des solutions contraceptives proposées au mode de vie de certaines femmes, à certaines périodes de leur vie. En effet, avant les années 2010, en France, le parcours contraceptif des femmes est plutôt stéréotypé en fonction de leur âge : ainsi la pilule apparaît comme le contraceptif le plus choisi, surtout par les plus jeunes, remplacé, après la survenue d’une ou plusieurs grossesses, par un dispositif intra-utérin (DIU) [3]. L’inertie thérapeutique en matière de contraception représente une absence de prescription de la contraception, par un manque d’adaptation de la contraception, par une insuffisance d’informations données à la patiente, par un manque d’écoute de ses questions. Cette inertie peut conduire à la grossesse non désirée et aux interruptions de grossesse dans au moins un tiers des cas. Chez l’adolescente, cette proportion est encore plus importante [4]. Il a fallu adapter au mieux le mode de contraception aux besoins des femmes utilisatrices, et abandonner les prescriptions médicales automatisées. Dans ce but, la Haute Autorité de Santé (HAS) a émis, en 2004, des recommandations professionnelles pour valoriser la personnalisation de la contraception, permettre une diversification des méthodes utilisées, une meilleure adaptation entre la méthode contraceptive préconisée et le parcours de chaque femme, ceci au travers d’une relation soignant-patiente qui favorise l’aide au choix. Parmi les femmes se retrouvant en échec de contraception, les causes les plus retrouvées sont le manque d’information concernant l’utilisation de la méthode ou un mauvais usage de celle-ci. Certaines femmes ne disposent pas de méthode de contraception et ne savent pas où il est possible de s’en procurer, d’autres encore arrêtent ou refusent une contraception suite à une première expérience difficile. Toutes ces interrogations devraient être abordées lors d’une consultation de contraception en prenant en compte les facteurs psychologiques, démographiques, sociologiques et économiques qui rendent chaque femme différente [5]. En effet, d’après certaines publications, il est démontré que le choix de la méthode de contraception par la patiente bien informée et éclairée sur les différentes options possibles, est associé à une meilleure satisfaction ainsi qu’à une utilisation plus élevée de la méthode choisie [6]. Par conséquent, les consultations de contraception basées sur les méthodes de communication du counseling et de la démarche éducative s’imposent aux praticiens (orienter, aider, informer, soutenir, traiter).

Les limites de l’étude

   Tout d’abord, l’échantillon de la population reste faible (n=123) et ne permet pas de donner le reflet de ce que pourrait être l’avis de toute la population féminine française. En effet, le recueil de données s’est fait dans deux centres uniquement et sur deux mois seulement, ce qui explique la faible quantité de questionnaires recueillis. Ensuite, le recueil a été fait dans des centres libéraux, les professionnels sont donc souvent seuls pour gérer leur activité et n’ont pas eu forcément le temps de penser à donner le questionnaire. Par ailleurs, le questionnaire a été distribué aux patientes dans un contexte que nous ne connaissons pas ; peut-être étaient-elles pressées à l’issue de la consultation et n’ont-elles pas eu le temps vraiment nécessaire pour réfléchir à la manière de le remplir… Le fait que le recueil de données se soit effectué uniquement dans la métropole lilloise fait également partie des limites de l’étude. En effet, cela ne permet pas de représenter l’avis de la majorité de la population féminine française. Il faut noter aussi que l’étude comporte une forme de sélection. En effet, nous avons étudié les réponses, d’une part de la patientèle d’un centre de planification familial et d’ autre part de celle d’une sage-femme libérale, mais nous n’avons pas pu les comparer avec celle d’un gynécologue ou d’un médecin traitant. De plus, les réponses des populations étudiées ne sont pas revenues dans les mêmes proportions : 100 questionnaires ont été remplis au planning familial alors que seulement 23 l’ont été chez la sage-femme libérale. Cela rend plus compliqué l’analyse des résultats, c’est pour cela que nous avons séparé et comparé les deux populations. En ce qui concerne le questionnaire lui-même, les patientes se sont retrouvées en difficulté pour répondre à certaines questions car beaucoup d’entre elles ne connaissaient pas le patch et l’anneau vaginal, ce qui explique un déficit important de réponses à certaines questions, comme celle sur les avantages et les inconvénients redoutés. Enfin, sur l’échantillon de personnes interrogées, peu d’entre elles utilisent le patch et l’anneau vaginal, ce qui ne permet pas de généraliser l’avis des femmes utilisatrices de ces contraceptifs.

Les limites de l’étude

  Tout d’abord, l’échantillon de la population reste faible (n=123) et ne permet pas de donner le reflet de ce que pourrait être l’avis de toute la population féminine française. En effet, le recueil de données s’est fait dans deux centres uniquement et sur deux mois seulement, ce qui explique la faible quantité de questionnaires recueillis. Ensuite, le recueil a été fait dans des centres libéraux, les professionnels sont donc souvent seuls pour gérer leur activité et n’ont pas eu forcément le temps de penser à donner le questionnaire. Par ailleurs, le questionnaire a été distribué aux patientes dans un contexte que nous ne connaissons pas ; peut-être étaient-elles pressées à l’issue de la consultation et n’ont-elles pas eu le temps vraiment nécessaire pour réfléchir à la manière de le remplir… Le fait que le recueil de données se soit effectué uniquement dans la métropole lilloise fait également partie des limites de l’étude. En effet, cela ne permet pas de représenter l’avis de la majorité de la population féminine française. Il faut noter aussi que l’étude comporte une forme de sélection. En effet, nous avons étudié les réponses, d’une part de la patientèle d’un centre de planification familial et d’ autre part de celle d’une sage-femme libérale, mais nous n’avons pas pu les comparer avec celle d’un gynécologue ou d’un médecin traitant. De plus, les réponses des populations étudiées ne sont pas revenues dans les mêmes proportions : 100 questionnaires ont été remplis au planning familial alors que seulement 23 l’ont été chez la sage-femme libérale. Cela rend plus compliqué l’analyse des résultats, c’est pour cela que nous avons séparé et comparé les deux populations. En ce qui concerne le questionnaire lui-même, les patientes se sont retrouvées en difficulté pour répondre à certaines questions car beaucoup d’entre elles ne connaissaient pas le patch et l’anneau vaginal, ce qui explique un déficit important de réponses à certaines questions, comme celle sur les avantages et les inconvénients redoutés. Enfin, sur l’échantillon de personnes interrogées, peu d’entre elles utilisent le patch et l’anneau vaginal, ce qui ne permet pas de généraliser l’avis des femmes utilisatrices de ces contraceptifs.

Conclusion

   Au terme de l’étude, nous avons constaté que la pilule reste le contraceptif le plus utilisé, malgré une fréquence d’oubli importante et un taux d’échec stable. Cependant, elle est de moins en moins plébiscitée, au profit du stérilet et de l’implant. Le patch et l’anneau vaginal ne restent que très peu choisis. Une des causes du faible recours à ces contraceptifs est que les connaissances des femmes sur le patch et l’anneau vaginal sont limitées. Certes, deux tiers des femmes ont conscience qu’ils existent, mais la majorité d’entre elles estime que leur niveau de connaissance est insuffisant. En effet, la plupart des patientes ne savent pas comment ils fonctionnent, les hormones qu’ils contiennent et elles ont donc du mal à se positionner sur les avantages et les défauts de ces dispositifs. Ce manque de connaissances est généralisé à toute la population féminine et non pas qu’aux jeunes femmes, comme on pourrait l’imaginer. Or, pour diminuer le taux d’échec contraceptif et donc le taux de recours à l’IVG, il faut améliorer l’observance et minorer le risque d’oubli. Favoriser l’utilisation du patch contraceptif et de l’anneau vaginal permettrait d’aller dans ce sens. Pour cela, il faudrait les rendre plus attractifs. Pour vérifier cette hypothèse, il faudrait sensibiliser les professionnels à l’information claire et complète des patientes sur l’ensemble du panel contraceptif, dans le but de permettre un choix adapté par la patiente. En effet, les professionnels de santé sont les interlocuteurs principaux vers lesquelles se tournent les patientes, car ce sont eux qui prescrivent la contraception. Or, dans l’étude, les patientes sont moins informées sur le patch et l’anneau par ceux-ci que par les médias ou leurs proches. De plus, diminuer leur coût mensuel, avec un éventuel remboursement partiel par la sécurité sociale pourrait améliorer l’image du patch et de l’anneau auprès des patientes. En effet, ils font parti des contraceptifs les plus coûteux, et même si ce n’est pas l’inconvénient le plus important pour les patientes, il fait clairement pencher la balance défavorablement. Enfin, pour les rendre plus attractifs, le remplacement des hormones synthétiques par des hormones naturelles pourrait s’avérer positif du point de vue des patientes. En effet, aujourd’hui, les patientes sont à la recherche d’un contraceptif fiable, naturel, avec le moins d’effets secondaires possibles.

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Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE 1 : GENERALITES
CHAPITRE 1 : LA CONTRACEPTION ACTUELLE EN FRANCE
1. L’utilisation de la contraception aujourd’hui en France
2. Evolution du panel contraceptif en France
CHAPITRE 2 : COMPLIANCE THERAPEUTIQUE AU COURS DE LA VIE D’UNE FEMME
CHAPITRE 3 : PATCH ET ANNEAU VAGINAL
1. Le patch transdermique contraceptif Evra®
a. Description
b. Pharmacocinétique
c. Observance
d. Efficacité
e. Effets indésirables
f. Satisfaction des patientes et profil des utilisatrices
2. L’anneau vaginal Nuvaring®
a. Description
b. Pharmacocinétique
c. Observance
d. Efficacité
e. Effets indésirables
f. Satisfaction et profil des femmes utilisatrices
PARTIE 2 : ENQUETE
MATERIELS ET METHODES
1. Objectif de l’étude
2. Type d’enquête
3. Population étudiée
4. Outil de recherche
5. Analyse statistique
RESULTATS
1. Profil de la population étudiée
2. Profil contraceptif de la population étudiée
3. Patch et anneau vaginal
PARTIE 3 : DISCUSSION
1. Forces et limites de l’étude
a. Les forces de l’étude
b. Les limites de l’étude
2. Analyse des résultats et discussion
a. Profil de la population étudiée
b. Profil contraceptif de la population étudiée
c. Patch et anneau vaginal
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES

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