Configuration externe du rein

Le terme d’hydronéphrose n’a pas la même signification selon plusieurs auteurs. Les Anglo-saxons l’emploient pour désigner toute distension de la voie excrétrice haute, en amont d’un obstacle quelle que soit sa nature ou sa localisation, exception faite de la jonction urétéro-vésicale [1]. Pour certains auteurs, l’hydronéphrose est l’augmentation du volume du bassinet, des calices et aussi le plus souvent du rein, par obstacle à l’écoulement de l’urine. Cette perturbation est généralement liée à un obstacle (passager ou permanent) ou à un manque de tonicité du bassinet. Elle témoigne d’une obstruction à l’évacuation des urines qui peut avoir des conséquences néfastes sur le développement et le fonctionnement du rein sus-jacent .

RAPPEL ANATOMIQUE 

Configuration externe du rein

Les reins sont des organes pairs, en forme de haricot, rouge brun, mesurant 12 cm de haut, 6 cm de large et 3 cm d’épaisseur [3]. Les reins sont situés dans les fosses lombaires. Chacun pèse environ 140 grammes chez l’homme et 125 grammes chez la femme. Le rein gauche est légèrement plus dimensionné que le droit [4]. En général, le rein occupe 3 vertèbres de hauteur. A cause du foie, le rein gauche est plus haut que le rein droit. Le pôle supérieur du rein gauche se situe environ à la partie moyenne de la 11ème vertèbre thoracique (T11), et le pôle inférieur vers la partie supérieure de la 3ème vertèbre lombaire (L 3). Le rein gauche s’applique devant le muscle carré des lombes gauche, en dehors du muscle psoas. Les reins sont légèrement obliques en bas en dehors. Le rein droit se place en regard de T11 / T12. Il descend jusqu’à l’apophyse transverse de L3. Il se place devant le muscle carré des lombes droit, au bord externe du muscle psoas. Les reins sont coiffés à leur pôle supérieur par les glandes surrénales : la gauche a une forme de goutte, la droite a une forme triangulaire. Le rein a 2 faces convexes et lisses : antérieure et postérieure. Ces 2 faces se réunissent au bord externe, lisse et convexe, et au bord interne, échancré à sa partie moyenne par le hile du rein. Le bord interne a donc un segment sus et un sous hilaire. Le rein présente 2 pôles : supérieur et inférieur; tous 2 convexes. Le rein a une consistance ferme car il est entouré par une capsule propre qui lui donne sa consistance .

Loge rénale

Chaque rein est situé dans une loge rénale, encastré dans une masse de tissu adipeux et lâche [6]. Trois couches entourent les reins :
– La couche interne (capsule rénale) : membrane fibreuse lisse, transparente et résistante. Elle sert de barrière contre les traumatismes et empêche la propagation des infections du rein.
– La couche moyenne (capsule adipeuse) : masse de tissu adipeux, elle protège le rein contre les traumatismes.
– La couche externe : tissu conjonctif fibreux qui fixe le rein aux organes adjacents et à la paroi abdominale : fascia de Gerota .

Configuration interne du rein

Le parenchyme rénal est composé de 2 parties :
❖ La zone centrale ou médullaire en forme de saillies coniques dans le rein : les papilles rénales. Ces dernières se prolongent dans le rein par des structures radiées avec des stries de forme triangulaire : les pyramides de Malpighi : tubes qui conduisent l’urine au sommet des papilles [5]. Là, il y a une vingtaine d’orifices ponctiformes par où sort l’urine. La médullaire, rouge foncée, est entourée par la corticale.
❖ La zone corticale périphérique, plus claire, d’aspect ponctué, est composée de points visibles sans microscope. Chacun correspond aux organes qui produisent l’urine : les néphrons. Les néphrons, unité fonctionnelle du rein, sont constitués de glomérules ainsi que de capillaires. Entre les pyramides, la corticale qui s’étend jusqu’au sinus est appelée colonne de Bertin. Celle qui s’étend jusqu’aux pyramides est dite colonne de Ferrein.

Cavités excrétrices

Elles comportent une partie intra-sinusale. Les cavités excrétrices commencent au niveau des papilles. La jonction entre les papilles et le sommet se nomme le fornix.

Petits calices
Ce sont des canaux membraneux longs de 1cm environ.
Les petits calices s’insèrent sur les papilles au niveau du fornix et ils vont se réunir pour former les grands calices (tiges calicielles).
Leur extrémité est élargie en cupule, concave en dehors.
Leur nombre varie de 9 à 12.

Grands calices
Il y a en général 3 grands calices : supérieur ; moyen ; inférieur.
La réunion des 3 tiges calicielles forme le bassinet (ou pyélon).

Bassinet
Le bassinet est un entonnoir aplati dont le sommet inférieur se prolonge par l’uretère. Il est de forme variable ; le plus souvent ampullaire et parfois ramifié. Il a une capacité de 6 à 7cm2 . Il présente une base située dans le sinus rénal et un sommet hors du hile rénal. Sa base mesure environ 20 à 25 mm. Il peut être en partie intra- sinusal, ou bien entièrement extra-sinusal. Sa face postérieure est libre.

Les uretères

Pour chaque rein comporte un uretère. C’est un conduit excréteur de l’urine, le canal musculo-membraneux amenant l’urine du bassinet à la vessie, mesurant environ 25 cm de longueur. Ils sont sous et rétro-péritonéal dans la cavité abdominale, puis descendent dans la région lombaire, puis dans le bassin où ils pénètrent la vessie obliquement. Ils présentent quatre portions : portion lombaire qui suit l’aorte et la veine cave inférieure, la portion iliaque au niveau du petit bassin où elle croise les vaisseaux iliaques, les portions pelviennes qui sont en rapport avec les canaux déférents chez l’homme, et croisent l’artère utérine chez la femme.

Les uretères présentent 3 couches : la couche muqueuse qui est la couche la plus interne et qui sécrète du mucus qui la protège contre l’érosion, la musculeuse : c’est la couche intermédiaire composée de fibres musculaires lisses d’où le péristaltisme (progression des urines vers la vessie) et est à l’origine des douleurs de la colique néphrétique et la fibreuse : couche externe prolongement de la capsule rénale. Ils présentent aussi des orifices qui n’ont pas de valvule anatomique mais possédant une valvule fonctionnelle efficace lors de la miction. La contraction musculaire de la vessie comprime l’uretère terminal et empêche le reflux de l’urine de la vessie dans les uretères .

La vessie

La vessie, qui constitue le début de la partie basse de l’appareil urinaire ou communément appelé le bas appareil, est un organe musculaire creux de contenance de 150 à 500 ml et pouvant aller jusqu’à 1 litre. L’envie d’uriner survient pour une contenance de 300 ml environ. À la base de la vessie, le trigone, ou la partie fixe présente 3 orifices : l’orifice urétral antérieur et médian, ensuite deux méats urétéraux en arrière .

L’urètre

C’est le conduit qui sert à évacuer l’urine vésicale vers l’extérieur de l’organisme. Il commence au niveau du col vésical jusqu’au méat urétral. À son origine, il est entouré par un sphincter externe (strié volontaire). Il mesure 3 à 4 cm chez la femme, 16 à 20 cm chez l’homme, son diamètre est d’environ 6mm .

Chez l’homme, il est constitué par :
– l’urètre prostatique qui commence au col vésical ; il traverse la prostate et mesure 3cm environ ; il comporte une surélévation appelée le véru montanum d’où partent, de part et d’autre, les canaux éjaculateurs. Les glandes prostatiques s’ouvrent également au niveau de cet urètre.
– L’urètre pelvien membraneux mesure 1cm, il traverse l’aponévrose moyenne du périnée et n’est entouré d’aucune autre structure d’où la fréquence des ruptures traumatiques à cet endroit lors des fractures du bassin.
– L’urètre pénien, spongieux est la portion la plus longue qui s’ouvre par le méat urétral .

Chez la femme :

Il est constitué de l’urètre qui descend verticalement à l’avant du vagin, le méat urinaire s’ouvre à la partie antérieure du vestibule vulvaire. Au niveau du méat urinaire se trouvent les glandes de Skène. L’urètre est constitué d’une portion intra- pelvienne et de l’urètre intra-périnéal.

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITTERATURE
I. RAPPEL ANATOMIQUE
I.1. Configuration externe du rein
I.2. Loge rénale
I.3. Configuration interne du rein
I.4. Cavités excrétrices
I.4.1. Petits calices
I.4.2. Grands calices
I.4.3. Bassinet
I.5. Les uretères
I.6. La vessie
I.7. L’urètre
I.8. Rapports
I.8.1. Postérieur
I.8.2. Antérieur
I.8.3. Latéraux
I.8.4. Supérieur
I.8.5. Inférieur
I.9. Vascularisation
I.9.1. Artérielle
I.9.2. Veineuse
I.9.3. Lymphatique
I.9.4. Nerveuse
II. RAPPEL NOSOGRAPHIQUE DE L’HYDRONEPHROSE
II.1. Définition
II.2. Physiopathologie
II.3. Etiologies
II.4. Manifestations cliniques
II.5. Examens complémentaires
II.5.1. Imagerie
II.5.1.1. Echographe rénale
II.5.1.2. Urographie intraveineuse
II.5.1.3. Scintigraphie rénale
II.5.1.4. Uroscanner
II.5.1.5. Urétro-pyélographie rétrograde
II.5.1.6. Pyélographie percutanée
II.5.2. Autres examens complémentaires
II.5.2.1. Examen cytobactériologique des urines
II.5.2.2. Dosages de l’urée sanguine et de la créatininémie
II.6. Evolution-Complications
II.6.1. Complications
II.6.2. Evolution
II.7. Traitement
II.7.1. But
II.7.2. Moyens médicamenteux
II.7.3. Moyens chirurgicaux
II.7.3.1. Chirurgie conservatrice
II.7.3.2. Chirurgie radicale
II.7.4. Indications
DEUXIEME PARTIE : METHODES ET RESULTATS
I. METHODES
I.1. Cadre de l’étude
I.2. Type de l’étude
I.3. Durée et période de l’étude
I.4. Population d’étude
I.4.1. Critères d’inclusion
I.4.2. Critères d’exclusion
I.5. Taille de l’échantillon
I.6. Paramètres étudiés
I.7. Modes d’analyse des données
I.8. Limites de l’étude
I.9. Considérations éthiques
II. RESULTATS
II.1. Résultat global
II.1.1. Données épidémiologiques
II.1.1.1. Répartition selon le sexe
II.1.1.2. Répartition selon la tranche d’âge
II.1.1.3. Répartition selon la provenance des patients hospitalisés
II.1.2. Données cliniques
II.1.3. Données des examens complémentaires
II.1.3.1. Topographie de l’hydronéphrose
II.1.3.2. Fonction rénale
II.1.4. Données étiologiques
II.1.5. Traitement
II.1.5.1. Répartition selon les moyens thérapeutiques
II.1.5.2. Répartition selon le traitement chirurgical pratiqué
II.1.6. Evolution
II.2. Résultats analytiques
II.2.1. Epidémiologie
II.2.2. Clinique
II.2.3. Examens complémentaires
II.2.3.1. Topographie de l’hydronéphrose
II.2.3.2. Fonction rénale
II.2.4. Traitement
II.2.4.1. Répartition selon les moyens thérapeutiques
II.2.4.2. Répartition selon le traitement chirurgical pratiqué
TROISIEME PARTIE : DISCUSSION
I. DANS SON ENSEMBLE
I.1. Epidémiologie
I.1.1. Selon le sexe
I.1.2. Selon l’âge
I.1.3. Selon la provenance
I.2. Clinique
I.3. Examens paracliniques
I.3.1. Selon la topographie de l’hydronéphrose
I.3.2. Selon le résultat de la clearance de la créatininémie
I.4. Les étiologies de l’hydronéphrose
I.5. Traitement
I.5.1. Selon les moyens thérapeutiques
I.5.2. Selon le traitement chirurgical pratiqué
I.6. Evolution et complications après traitement
II. SELON L’ETIOLOGIE
II.1. Epidémiologie
II.2. Clinique
II.3. Examens complémentaires
II.3.1. Topographie de l’hydronéphrose
II.3.2. Fonction rénale
II.4. Traitement
CONCLUSION

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