CONCEPTUALISATION D’UNE PRATIQUE DE L’ENSEIGNEMENT À PARTIR n’UNE TYPOLOGIE DES MODËLES EN ÉDUCATION

De 1 ‘Ecole Normale jusqu’à la polyvalente

Changements législatifs Au Québec, la période de 1960 à 1970 est caractérisée par des changements importants. C’est la fin du régime Duplessis et le début de la période appelée Révolution Tranquille du gouvernement Lesage. Cette période d’effervescence est marquée par le Rapport Parent, célèbre commission d’enquête sur 1 ‘enseignement (1963). Certaines recommandations de ce rapport devaient modifier notre système scolaire. Ainsi le 19 mars 1964, c’est la création du ministère de l’Education et l’abolition du Département de 1 ‘Instruction publique. Cette période se caractérise aussi par le Bill 25 (1967)1. Cette loi venait mettre fin à une épidémie de grèves des enseignants suite à la promulgation des normes ayant pour effets de plafonner les salai res des enseignants et de rendre difficiles les négociations entre les syndicats et les commissions scolaires. Voyons maintenant comment ces changements législatifs importants devaient influencer ma pratique quotidienne.
Impact de ces changements Ma formation à 1 ‘École Normale m’avait préparé à assumer un rôle d’éducateur dans la société québécoise selon des valeurs et des croyances bien définies. La formation reçue, de 1963 à 1967, correspondait à ce qui m’attendait dans les premières années de mon enseignement. L’évolution de la société Québecoise dans les années qui suivirent, caractérisée historiquement de révolution tranquille, bouleversa l’ordre établi et sema des doutes sur la formation reçue antérieurement au fur et à mesure de son application. Ainsi, conforme à la société du début des années 60, avant 1 ‘industrialisation du Québec, l’école publique véhiculait des valeurs généralement acceptées par le système politique, religieux et social en place. Le respect de l’autorité civile et religieuse était les valeurs absolues transmises. Le département de 1 ‘instruction publique avait la main haute sur la destinée des écoles, des programmes et les apprentissages des élèves. Une fois par année, 1 ‘inspecteur vérifiait si les programmes avaient été bien enseignés. Quotidiennement, le directeur vérifiait nos préparations de classe.

Le renouveau pédagogique

Changements législatifs La période des années 1980 jusqu’à nos jours pourrait être qualifiée de renouveau pédagogique. Le système scolaire du Québec prend conscience des acquis que la Révolution Tranquille lui a apportés : fréquentation scolaire plus poussée, écoles plus nombreuses et mieux équipées. C’est maintenant la recherche d’un nouvel équilibre. Cette recherche se fera à partir d’une consultation populaire sur « L’Ecole québécoise », énoncé de politique et plan d’action amorcée par la parution d’un livre vert en 1969, puis d’un livre orange en 1979, d’un livre blanc sur une école communautaire et responsable en 1982 et, finalement, son aboutissement dans un projet de loi sur le regroupement des commissions seolaires (projet de loi 40) en 1983. Cette période n’est pas marquée par de grands changements législatifs et administratifs mais par la recherche d’une qualité accrûe de l’enseignement dispensé.
Impact de ces changements Je vois les années 1980 comme une période de renouveau pédagogique basée sur les acquis des décennies précédentes. C’est ainsi que les programmes rigides des années 60 auxquels ont succédé les programmes cadres souples des années 1970 ont cédé le pas à de nouveaux programmes. Ces programmes sont structurés par objectifs et laissent aussi la place à des couleurs locales. Ils sont élaborés par des groupes d’enseignants en consultation avec les autres enseignants du Québec. Ces plans d’études accordent une part importante au savoir-être et au savoir-faire. Les habiletés et les aspects affectifs occupent leur place mais ils sont difficiles à évaluer. C’est en quelque sorte le retour du balancier, la recherche d’un juste milieu entre les programmes trop rigides (années 1960) et trop souples (années 1970). Les manuels scolaires sont maintenant obligatoires. Le choix du manuel revient à 1 ‘enseignant qui doit sélectionner à partir d’une liste agréée par le ministère de l’Education. Ces manuels, en plus de respecter le programme, sont structurés par objectif. Cet outil pédagogique est un acquis appréciable pourvu qu’il ne devienne pas un livre de recettes obligeant les enseignants à le respecter à la lettre. Le livre est supposé être un outil parmi d’autres outils. Depuis 1980, le système scolaire cherche un nouvel équilibre dans l’organisation des horaires. Si la rigidité des années 60 avait laissé la place à un laisser-aller dans les années 70 par un décloisonnement exagéré (voies et matières optionnelles trop nombreuses), les années 80 nous proposent une disparition des voies (allégée, régulière, enrichie)10 scolaires et un éventail d ‘ options beaucoup moins grand et ne débutant vraiment que timidement en 3e secondaire. Ce changement fait 1 ‘unanimité chez les enseignants. Mais avec la disparition du décloi sonnement, il n’y a plus de promot i on par matière. C’est le retour à la note de passage 60%. Il faut trouver des solutions au problème des élèves faibles dans une seule matière. Ce fut la mise sur pied de cours de récupération sur le temps de diner, après école et même 1 ‘été pour permettre de ne pas pénaliser l’élève pour une seule matière. Jusqu’à maintenant, cette mesure s’avère efficace. L’individualisation de l’enseignement et les classes de cheminement particulier afin de respecter les rythmes d’apprentissage sont maintenant présentées à l’école. Cette nouvelle orientation du système scolaire fait place à un encadrement bien particulier. La formule de titulariat des années 60, un maitre-une classe, n’avait pas été remplacée dans les années 70 par aucune forme valable d’encadrement. Dans les années 80, on voit apparaitre la formule du tutorat au secondaire. Il permet à un groupe ou à un élève en particulier d’avoir un point de repère dans l’école. Cet. Le système de voies permettait aux élèves d’être classés selon leurs résultats scolaires. La voie allégée regroupait les élèves faibles, la voie régulière les élèves moyens et la voie enrichie les élèves plus forts.te formule est possible grâce au cloisonnement puisque l ‘êlêve suit maintenant le même groupe pour la plupart de ses matiêres comme jadis et comme au primaire. L’école des années 80 est à la recherche d’un consensus pour l ‘avancement pêdagogique et le mieux-être de ses êlêves. Ainsi, le contenu des journées pédagogiques en est-il largement transformê. Si les premières journêes pédagogiques des années 60 servaient surtout à du travail clérical, celles des années 70 n’étaient pas très utiles. Vers lafin de cette décennie de 1970 et jusqu’à maintenant, le retour à la rigueur nous a amené une organisation nouvelle : stages de perfectionnement de toutes sortes, travail d’équipe-niveau, équipe matière, équipe multidisciplinaire. Plus récemment l’impact de l’arrivée des ordinateurs a transformé plusieurs journées de planification et d’évaluation en sessions d’êtudes. Le souci de performance, de qualité et même d’excellence s’installe chez certains enseignants. Mais est-ce pour répéter des automatismes comme dans les années 60 ou pour innover et mieux planifier? Le rôle du maître dans cette nouvelle école est souvent celui d’un animateur qui trace les lignes et qui guide l’adolescent dans sadémarche d’apprentissage. La classe se transforme souvent en atelier et le travail d’êquipe a ses lettres de noblesse. Les relations maîtresélèves sont donc très différentes de celles qui existaient dans les annêes 60. L’autoritê et 1 ‘obéissance ont cêdé la place à la compétence, à la spécialisation et au respect mutuel. Une autorité de compétence prend le pas.

Résultats des répondants pour les paradigmes rationnel et technologique

  Nous constatons que les élèves perçoivent les caractéristiques de ces paradigmes â 90% et plus pour 11 énoncé 1 (Le professeur est ordonné. Les liens entre les différentes parties du cours sont clairs et logiques) et pour l’énoncé 8 (Le professeur fait connaître aux élèves ce qu’il attend deux et indique les points de repère). Ces deux énoncés n’obtiennent aucun contre, il se classe avant les autres énoncés pour les autres réponses 17,7% « non », 34,6% « parfois », 16,9% « je ne sais pas ».

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Table des matières

TABLE DES MATIERES
LISTE OES TABLEAUX
INTRODUCTION
CHAPITRE I : Problématique 
1. Période de 1960 à 1970 : De l’ecole Normale jusqu’à la Polyvalente 
2. Période de 1971 à 1980 : Les polyvalentes
3. Période de 1981 à nos jours : Le renouveau pédagogique 
4. Ma conception d’une pratique de l’enseignement
CHAPITRE II : Cadre théorique 
1. La recherche des fondements : une nouvelle compétence du maftre
2. Modèles en éducation
3. Typologie de Bertrand et Valois
4. Relations entre les paradigmes
CHAPITRE III : Méthodologie
1. Les considérations méthodologiques
2. L’instrument
3. Le déroulement
CHAPITRE IV : Présentation et analyse des résultats
1. Présentation des résultats
2. Résultats et analyse des paradigmes de la typologie de Bertrand et Valois 
3. Résultats et analyse des étapes du processus de la planification de l’enseignement
4. Discussion
CONCLlJSION
BIBLIOGRAPHIE

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