Conception baudelairienne sur les drogues

CONCEPTION BAUDELAIRIENNE DE LA DROGUE 

LES DIFFERENTS TYPES DE DROGUE 

Connaître toutes sortes de drogue n’est pas négligeable pour commencer le travail. Cela va nous aider à aller plus loin, afin de parvenir à un travail bien fait. Pour le réaliser, nous avons, d’abord, intérêt à présenter, quelques définitions sur certaines drogues, pour faire, ensuite, des comparaisons entre elles.

DEFINITIONS DE DROGUES 

Etymologiquement, le terme « drogue » est imprécis mais nous pouvons affirmer que la drogue est une plante exotique, c’est-à-dire une sorte d’épice qu’on classe parmi les matières premières. Elle est aussi un produit d’origine animal, végétal ou synthétique qu’on introduit dans l’organisme. C’est un produit qui est d’après le sens premier, un médicament, mais qui pourrait également provoquer une accoutumance plus ou moins grave. Le mot « drogue » tourne autours de deux aspects complémentaires qui sont : l’effet biologique de la drogue et les rapports de ses consommateurs avec elle. Selon la vision globale et légaliste, la drogue a un sens péjoratif et est considérée comme synonyme de stupéfiant, car elle peut provoquer, une force intérieur qui pousse l’individu à faire des actes ou bien une irresponsabilité. Mais il faut rappeler qu’on peut classer la drogue en deux catégories : la drogue douce et la dogue dure. L’expression drogue douce désigne ce qui engage à une dépendance psychique très faible et que le risque de décès est, disons, impossible. Ses effets ne provoquent pas trop de changement sur l’organisme, comme la «théine», sauf si la consommation est trop exagérée, c’est à-dire « usage dur des drogues douces » . Dans ce cas, la drogue douce peut conduire à la toxicomanie. La drogue dure est un terme utilisé pour qualifier les substances qui provoquent une dépendance psychique et physique forte, c’est-à dire les drogues qui ont des effets incontrôlables comme le haschisch, la cocaïne, l’héroïne et l’opium. Plusieurs remarques étaient faites sur la drogue et Baudelaire, comme certains spécialistes, a aussi affirmé que l’alcool et toutes sortes d’excitants qui ont des effets moins forts ne sont pas considérés comme «drogues» dignes de ce nom, car ils accordent un peu de réflexe pour celui qui les adopte. Alors Baudelaire, en tant qu’amateur et consommateur, propose quelques exemples assez clairs pour expliciter la notion de drogue. Le haschisch et l’opium sont, alors, les plus centrés, parce que ce sont les drogues qu’il fréquente le plus ; nous allons parler également du vin, son alcool par excellence.

Le haschisch
Le haschisch est une plante de famille des urticées, qui possède de caractères enivrants tellement exceptionnels ; c’est un produit mou, d’une couleur vert-foncée qu’on fabrique comme des confitures. Baudelaire le nomme même « confiture verte». Il vient de l’Orient mais il se répand partout sous différents noms : en Inde, le « bangie », en Afrique : le « teriaki », en Algérie et dans l’Arabie Heureuse, le « Madjoud ». Mais quel que soit son nom, il possède un caractère fixe, c’est de comporter « l’idée du monde étrange et bouleversé, l’attente de rêve prodigieux » , ce qui veut dire des hallucinations, des imaginations, des rêveries assez exceptionnelles. Ces hallucinations provoquent des faits et gestes incontrôlables pour les haschischins. Pour Baudelaire, le haschisch est une herbe par excellence, car c’est la source de voluptés immatérielles, c’est-à-dire une sensation profonde de plaisir ou de jouissance mystique indéfinissable.

L’opium
D’après Baudelaire, l’opium est aussi une drogue qui a, en général, la même action que le haschisch. Il est l’un des excitants qu’on prend pour calmer les douleurs ; plus précisément, l’opium est une source d’énergie pour celui qui le prend. Ce qui le spécifie, c’est qu’au lieu d’endormir, l’opium excite l’homme de façon naturelle et même barbare, mais il n’est pas endormant ni assoupissant pour l’intelligence.

Selon Baudelaire, l’opium est le chemin qui mène vers la perfection :

« Toi seul, tu donnes à l’homme ces trésors, et tu possèdes les clés du paradis, ô juste, subtil et puissant opium ! » .

Cela signifie que l’opium est la source d’un bonheur infini et d’une richesse complète. Ce qui rend le consommateur « dandy » et « mondain ». Ces caractères « dandy » et « mondain » sont spécifiquement de Baudelaire dans la mesure où il était élevé dans une famille assez riche, prête à lui offrir une vie assez normale qui l’emmène vers une élégance que ce soit interne ou externe. Mais Baudelaire a aussi une forte envie de prendre en main sa jeunesse pour la profiter sans que personne ne l’embête. Sur ce, il a exigé sa part d’héritage paternel pour dépenser tout seul son argent. C’est pourquoi, il se trouve entre deux mondes divergents: académique et personnel.

Le vin
Baudelaire a choisi la version biblique : « Le patriarche Noé passe pour être l’inventeur du vin, c’est une liqueur qui est faite avec le fruit de la vigne » pour définir le vin. C’est une version qui lui paraît nette, claire et juste. Sur ce, nous pouvons dire que le vin est un produit fabriqué de la vigne ; à partir de cela, nous pouvons déjà imaginer son goût et aussi ses effets principaux : un réchauffement pour certaines gens, un rafraîchissement pour les autres et encore un digestif pour la plupart.

Pour Baudelaire, lui-même, il considère le vin comme un ami fidèle, car c’est près de lui qu’il trouve du réconfort, chaque fois qu’il en a besoin. Baudelaire personnifie le vin dans la mesure où il l’estime d’avoir la capacité de le faire parler avec intelligence. Celui-ci le console, que ce soit du côté travail ou du côté plaisir :

« Notre intime réunion créera la poésie. A nous deux, nous ferons un Dieu, et nous voltigerons vers l’infini, comme les oiseaux, les papillons, les fils de la vierge, les parfums et toutes les choses ailées.» .

Cette phrase signifie qu’il y a un lien réellement fraternel entre Baudelaire et le vin. Normalement en tant qu’être humain, amoureux de l’alcool, il peut sentir que le vin lui manque. Ici, c’est plutôt l’inverse, car c’est Baudelaire qui manque au vin. Nous pouvons dire qu’il y a une réciprocité entre Baudelaire et le vin. C’est pour dire que l’amour du vin est énorme chez lui et qu’il croit que cet amour est réciproque.

En tout, Baudelaire propose cette définition particulière pour la drogue :

« Ce paradis d’occasion, objet de tous les désirs, et enfin que cet esprit hasardeux, puissant, sans le savoir, jusqu’à l’enfer, témoignait ainsi de sa grandeur originelle ».

Cette citation annonce, d’abord, que la drogue est un paradis que nous rencontrons par hasard ; avec ses forces mystérieuses elle nous propose, ensuite, des souhaits et nous apporte, enfin, une sanction profonde. Plus précisément, la drogue, par sa puissance, offre un paradis spécial qui peut nous emmener vers l’enfer.

COMPARAISON ENTRE LES DIFFERENTS TYPES DE DROGUES 

Rappelons que nous avons affaire à des Paradis Artificiels, c’est-à-dire à des excitants qui peuvent changer les faits et gestes des consommateurs. Pour représenter les autres drogues et pour être plus précise . D’après Baudelaire, que ce soit le haschisch, l’opium ou le vin, ils ont un caractère commun, c’est que ce sont tous des drogues qui assurent le désir de chaque consommateur, lui donne une satisfaction assez pleine, c’est-à-dire que ces drogues sont, pour ses consommateurs, une source de délivrance. Elles sont à la fois extases et terreurs, paradis et enfer, car d’abord elles ont, pour conséquent, une joie intense face aux merveilles de la nature, pour ensuite provoquer la fatigue, l’oubli et toute sorte de destruction.

Le vin et l’opium 

– Sur la durée de l’ivrognerie : Le vin fait une marche ascendante, c’est-à-dire décroissante et diminue avec un « plaisir aigu ». Tandis que l’opium, une fois créée, reste égal à lui-même pendant plusieurs heures. Ce dernier varie entre huit à dix heures ; cela est considéré comme un « plaisir chronique ».
– Sur la mentalité : Le vin trouble les facultés mentales, et prive l’homme du gouvernement de soi-même, c’est-à-dire qu’un ivrogne de vin n’arrive pas à contrôler ses sentiments, il est capable de dévoiler son propre secret. Alors que l’opium assure l’ordre suprême et l’harmonie qui rend l’individu plus souple et plus calme.
– Sur la force : Le vin apporte une énergie assez pleine selon le désir et les sentiments de l’organisme, à savoir le mépris et l’admiration, l’amour et la haine, selon surtout la dose. Mais l’opium apporte au consommateur une forte énergie incontrôlable qui peut lui emporter dans un état trop miraculeux.
– Sur le sentiment : Ce qui est ivre de vin jure d’une amitié éternelle et arrive même à pleurer, si son compagnon le quitte, sans que les autres comprennent pourquoi. En revanche, ce qui est ivre d’opium effectue une action de bonté et de justice, selon la nature humaine due à la restauration et à la réintégration d’état naturel, qui supprime les obstacles de la liberté mais aussi, il garde un sentiment profond et une espèce de santé divine, loin d’être compréhensif.

« Parmi les jouissances octroyées par le généreux opium, nous verrons se reproduire cet esprit de charité et de fraternité universelles, mais activé et augmenté par le génie particulier de l’ivresse »  .

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : Conception baudelairienne sur les drogues
Chapitre I Les différents types de drogues
I.1.1.Définitions de drogue
I.1.1.1. Le haschisch
I.1.1.2. L’opium
I.1.1.3. Le vin
I.1.2.Comparaison entre les différents types de drogues
I.1.2. 1. Le vin et l’opium
I.1.2.2.le vin et le haschisch
Chapitre II La drogue et les amateurs
I.2.1. Cause de l’abus de drogue
I.2.2. Effets de drogue sur les amateurs
I.2.2.1. Bienfaits de drogue
I.2.2.2. Méfaits de drogue
DEUXIEME PARTIE : BAUDELAIRE ET LE « PARADISIAQUE »
Chapitre I Le bonheur d’après Baudelaire
II. 1. 1. La beauté
II. 1. 2. L’ivresse
II. 1. 3. La solitude
Chapitre II La réalité et le rêve
II. 2. 1. La réalité n’est qu’une apparence
II. 2. 2. La vraie réalité n’est que dans les rêves
TROISIEME PARTIE : IMPACTS DE DROGUES SUR LA VIE DU POETE
Chapitre I Influences poétiques
III. 1. 1. Source d’inspiration
III. 1. 1. 1. Culte des images
III. 1. 1. 2. Transformation de l’œil intérieur
III. 1. 2. Développement poétique
Chapitre II Influences morales et physiques
III. 2. 1. Drogues : médicaments
III. 2. 1. 1. Remède contre la douleur
III. 2. 1. 2. Remède contre la souffrance
III. 2. 2. Drogues : poisons
III. 2. 2. 1. Engendre la torture
III. 2. 2. 2. Engendre la tromperie
III. 2. 2. 3. Engendre la fatalité
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
WEBOGRAPHIE

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