Chimiotherapie antineoplasique a l’unite d’oncologie pediatrique du chu gabriel toure

Le cancer constitue la première cause de mortalité dans le monde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le cancer aura fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015 si aucune mesure n’est prise. [1] L e défi épidémiologique et sociétal que représente l’augmentation régulière de l’incidence des cancers et de la mortalité qui leur est attribuée à l’échelle planétaire est plus ardu à relever au niveau du contient africain. En effet, d’ici à l’horizon 2020, si cette tendance perdure, les institutions internationales de santé prévoient, que 70 % des nouveaux cas de cancer seront enregistrés dans le pays en développement dont près d’un million d’entre eux vivront en Afrique : des chiffres du cancer éloquents qui permettent de déconstruire le mythe qui veut que le cancer soit une pathologie restreinte aux pays du Nord. [2] En Afrique, selon une étude rétrospective la fréquence globale des cancers est de 1,30%. [3] Au Mali véritable problème de santé publique, le cancer touche les maliens sans distinction d’âge ou de classe sociale. Le taux d’incidence standardisée, toute localisation confondue, est de 102,2 pour l’homme et 133,7 pour la femme sur 100 000 habitants. [4] Le cancer est un terme général désignant toute maladie pour laquelle certaines cellules du corps humain se divisent d’une manière incontrôlée (prolifération cellulaire anormale). Les nouvelles cellules résultantes peuvent former une tumeur maligne (un néoplasme) ou se propager à travers le corps. Ces cellules dérivent toutes d’un même clone, cellule initiatrice du cancer qui a acquis certaines caractéristiques lui permettant de se diviser indéfiniment. [5] Les cancers de l’enfant sont rares et leurs causes sont encore très mal connues mais ils existent. Ils représentent 2% de l’ensemble des cancers et touchent environ 1500 à 2000 enfants et adolescents chaque année (soit une incidence de 1 enfant de moins de 15 ans sur 10000 par an). Chaque année, près de 700 nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués parmi les patients de 15 à 19 ans. Près de 160 000 enfants sont confrontés chaque année au cancer et environ 90 000 en meurent. [6]

La chimiothérapie est le traitement du cancer par les substances chimiques (médicaments anticancéreux). Parmi les méthodes de traitement du cancer trois ont été utilisées pendant de longues années ce sont : la chirurgie, la chimiothérapie, et la radiothérapie. La chimiothérapie, objet de cette étude est le traitement du cancer par des substances chimiques (médicaments anticancéreux). [3] En partenariat avec le Groupe Franco-africain d’Oncologie Pédiatrique (GFAOP) centre hospitalo-universitaire(CHU) Gabriel Touré dispose des médicaments gratuits pour la prise en charge des enfants atteints de cancer. Après plusieurs années d’expérience de ce partenariat, une étude de la prise en charge du cancer de l’enfant dans le dit CHU s’impose.

Le cancer est une prolifération anarchique de cellules aboutissant à la formation d’une tumeur qui a tendance à envahir les tissus environnants et à se disséminer loin de son site initial. Le cancer va donc se présenter comme une maladie générale d’évolution complexe, dominée par la variabilité dans le temps et dans l’espace de relations particulières entre les cellules cancéreuses et celles de l’hôte qui les contient, sinon qui les héberge.

Le monde est confronté à une crise du cancer. Souvent considéré comme une maladie de « pays riche », le cancer devient rapidement une catastrophe de santé publique dans l’ensemble des pays en développement. Si rien n’est fait d’urgence, 84 millions de personnes mourront d’un cancer dans les dix prochaines années. Près de 12,7 millions de nouveaux cas et 7,6 millions de décès dus au cancer ont été enregistrés dans le monde en 2008. Plus de la moitié de ces nouveaux cas et près des deux tiers de ces décès l’ont été dans des pays en développement. Avec un dépistage précoce et un traitement correct, on peut éviter plus d’un tiers des cancers et en guérir un tiers. Dans les pays en développement, 70 % des cas sont diagnostiqués trop tard pour que le traitement réussisse [9].

CARACTERIQUES DES CELLULES CANCEREUSES 

Les tumeurs 

C’est une masse tissulaire en excès constituée par une prolifération tissulaire ou cellulaire anormale, échappant aux mécanismes de régulation de l’organisme. Une tumeur possède les caractères suivants: Elle se développe à partir des cellules d’un tissu organisé. C’est une prolifération, qualitativement et quantitativement, anormale Elle grossit de manière excessive et incoordonnée par rapport aux tissus voisins. Elle continue de proliférer après arrêt du « stimulus » qui lui a donné naissance. Elle est insensible aux signaux régulant la prolifération cellulaire. La prolifération tumorale est alors « biologiquement autonome ».

Une tumeur bénigne 

C’est une tumeur dont l’évolution spontanée, strictement locale, n’aboutit pas à la mort du sujet qui en est porteur hormis le cas de complications mécaniques, comme pour les tumeurs endocriniennes.

Une tumeur bénigne ne donne jamais de métastase [10].

Une tumeur maligne ou cancer 

Par rapport aux tumeurs bénignes, les cancers se présentent sous la forme d’une masse mal limitée avec des prolongements. C’est cette caractéristique qui est à l’origine du nom «cancer» qui veut dire «crabe» en latin. Surtout, le cancer se distingue par son évolution. Il augmente de volume de façon plus rapide qu’une tumeur bénigne. Non traité, le cancer se propage aux ganglions lymphatiques, aux organes de voisinage, ainsi qu’aux organes à distance [10].

Les métastases 

Le cancer des tissus éloignés par formation de tumeurs secondaires, ou métastases. Les voies de propagation et les localisations des métastases dépendent de la nature et de la localisation du cancer primitif. Lorsqu’un cancer s’étend à la surface d’un organe, certaines cellules peuvent s’échapper et envahir les organes voisins. Il arrive également que les cellules tumorales migrent via les vaisseaux lymphatiques jusqu’aux ganglions lymphatiques les plus proches, ou passent dans les vaisseaux sanguins. Une fois intégrée à la circulation sanguine, elles circulent jusqu’à ce qu’elles parviennent à un vaisseau trop étroit pour les laisser passer. Elles peuvent bloquer le fonctionnement d’un organe vital, auquel cas la vie de la personne est en danger. L es cellules tumorales de l’appareil digestif, par exemple, sont aussi stoppées au niveau du foie, mais peuvent secondairement migrer jusqu’aux poumons ou vers d’autres organes. Les poumons et le foie constituent des localisations fréquentes de métastases.

La cancérogenèse 

Le cancer résulte d’altérations génétiques, le processus de cancérisation est dû à l’accumulation d’évènements génétiques (altération du génome) qui induisent des modifications qualitatives (mutation) ou quantitatives (amplification, c’est à dire augmentation du nombre de copies) de certains gènes et donc des protéines qu’ils codent. Ces altérations génétiques perturbent l’équilibre entre stimulation (accélérateur) et inhibition (frein) de la prolifération cellulaire. Le cancer est d’origine clonale. La capacité de se diviser, de se spécialiser mais aussi de mourir est inscrite dans le génome de chacune des cellules qui composent l’organisme humain. Le déclenchement et l’arrêt de la prolifération cellulaire (mitose), l’entrée dans un processus de différenciation ou dans un programme de mort cellulaire (apoptose) résultent de l’intégration au niveau cellulaire de multiples signaux, les uns positifs, les autres négatifs. Au niveau tissulaire, l’équilibre entre ces diverses destinées cellulaires est sous le contrôle de multiples boucles de régulations enchevêtrées. On imagine la complexité et la vulnérabilité d’un tel système qui assure la cohésion, le bon fonctionnement et l’intégrité d’un organisme. Sous l’effet de facteurs de l’environnement tels que le tabac, le soleil, certains agents chimiques ou physiques, certains virus, ou spontanément le génome humain subit constamment des lésions qui sont réparées. Si le système de réparation est défectueux ou « débordé », la cellule conserve ces altérations et devient anormale. Ne répondant plus correctement aux signaux environnants, elle échappe à toute régulation. La cellule s’engage alors dans un processus anarchique qui conduit, par une accumulation successive d’anomalies génétiques, au développement du cancer [3].

La chimiothérapie adjuvante et néo-adjuvante 

Chimiothérapie adjuvante : Dans cette situation, on utilise la chimiothérapie parce qu’on sait que, statistiquement, les malades ont plus de chances de survivre avec la chimiothérapie que sans. Mais, pour un malade donné, cela n’est pas forcément vrai: les complications de la chimiothérapie peuvent venir annuler l’effet positif attendu de la chimiothérapie. Donc, dans ces cas, il ne parait pas légitime de prendre des risques trop importants, en particulier d’entraîner des épisodes aplasiques prolongés ou nécessitants des hospitalisations à répétition.

La chimiothérapie adjuvante : peut être prescrite après l’acte le plus essentiel (chirurgie ou radiothérapie). Il ne faut pas confondre la chimiothérapie “néo-adjuvante” avec une chimiothérapie à visée curatrice, car l’acte suivant pourra “rattraper” l’échec du traitement médical. On peut ranger dans cette catégorie la chimiothérapie : des cancers du sein, (en néo-adjuvant ou en adjuvant), des cancers de la vessie, des cancers colorectaux .

La chimiothérapie néo-adjuvante : a pour but de réduire la tumeur primaire et si possible de faciliter ainsi la chirurgie d’exérèse : Exemple, la chimiothérapie néo adjuvante du sein permettant éventuellement de faire une chirurgie conservatrice valable et d’éviter le traumatisme psychique de la mastectomie.

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Table des matières

I-INTRODUCTION
II-OBJECTIFS
II-1.Objectif général
II-2.Objectifs spécifiques
III-GENERALITES
III-1.Caractéristiques des cellules cancéreuses
III-1-1.Les tumeurs
III-1-2.Les métastases
III-1-3.La cancérogenèse
III-2.chimiothérapie
III-2-1.Définition
III-2-2.Type de chimiothérapie
III-2-3.Types et mécanisme d’action des médicaments
III-2-4.Les médicaments utilisés en chimiothérapie
III-3.Toxicité de la chimiothérapie
III-3-1.Toxicité hématologique
III-3-2.Toxicité digestive aiguë
III-3-3. Autres toxicités précoces
III-3-4.Toxicités chroniques
VI-METHODOLOGIE
IV-1.Cadre de l’étude
IV-2.Type d’étude
IV-3.Durée de l’étude
IV-4.Population d’étude
IV-5.Critères d’inclusion
IV-6.Critères de non inclusion
IV-7.Déroulement de l’éttude
IV-8.Collecte des données
V-RESULTATS
VI-COMMENTAIRES ET DISCUSSION
VII-CONCLUSION
VIII-RECOMMANDATIONS
IX-BIBLIOGRAPHIE

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