Caractérisations morphométriques de Channa Striata destiné à la consommation

Zones de production et zones de consommation

                L’analyse des données sur la commercialisation des produits halieutiques de Madagascar effectuée par ANDRIANAIVOJAONA et al. en 1992 a permis de considérer les principales régions de productions halieutiques suivantes: Mahajanga, Toliary, Morondava, Toamasina, Morombe, Nosy-Be, Belo-sur-Tsiribihina, Antsiranana, Antsohihy et Taolagnaro. Les régions de consommation, c’est-à-dire celles qui s’approvisionnent le plus souvent en quantités importantes concernent les villes d’Antananarivo, Antsirabe, Fianarantsoa, Arivonimamo et de Manakara. Ces dernières reçoivent plus de 95% des produits dont Antananarivo constitue le premier centre de consommation. En ce qui concerne la commercialisation des poissons d’eaux douces, la destination des produits est multiple mais la majorité est destinée pour la ville d’Antananarivo par le système de vente : pêcheurs – mareyeurs – collecteurs – vendeurs.

Prétraitement

                L’apurement des données a pour objectif d’identifier les individus qui paraissent aberrants du moins ceux qui présentent des valeurs extrêmes par rapport à la moyenne de la population (DAGNELIE, 1986). Cette étape a été effectuée visuellement grâce à des graphes de type nuage de points par la méthode de la régression linéaire multiple dans laquelle la contribution des paramètres morphométriques à la variabilité du poids est explicitée. A travers ce prétraitement des données, une proportion de 5,85% (n=30) de la population initiale (n=512) a été donc éliminée. La contribution des paramètres morphométriques dans la variabilité du poids de la population est expliquée à 95% (R²=95,06%) pour les 482 individus qui vont être donc retenus pour les traitements statistiques qui suivront (Annexe n°4).

Caractéristiques de la population suivant la provenance

                  L’analyse descriptive de la population étudiée a permis de mettre en évidence les caractéristiques générales du «Fibata» en provenance de la région d’Ambatondrazaka et de Miandrivazo suivant les 19 paramètres morphométriques considérés (tableau n°3).
Région Ambatondrazaka : Les poissons pèsent en moyenne 144,14±3,20 g et ce poids varie largement au sein de la population puisque le coefficient de variation concernant cette variable est de 47,2 %. Le plus petit spécimen observé pèse 28 g alors que la plus grande atteint 404 g. La longueur totale chez les individus mesure en moyenne 23,74±0,18 cm et les poissons rangent de 13,5 cm à 35,8 cm. La longueur totale présente une variation de 16,1 %. Pour la longueur standard, elle est de 20,00±0,15 cm en moyenne et les valeurs extrêmes se situent entre 11,30 cm et 30,0 cm. La longueur standard présente un coefficient de variation de 16,4 %. Pour les autres paramètres morphométriques, les coefficients de variation se  situent entre 15,2 % pour DO et 28,2 % pour LNP (tableau n° 3).
Région Miandrivazo : Les poissons pèsent en moyenne 212±16,74 g, le coefficient de variation est de 43,3 %. La valeur du poids se situe entre 96 g et 386 g. La longueur totale chez les individus mesure en moyenne 27,37±0,76 cm et se situe entre 21,50 cm et 36,00 cm. La longueur totale présente une variation de 15,1 %. Pour la longueur standard, elle est de 23,02±0,63 cm en moyenne et les valeurs extrêmes se situent entre 18,00 cm et 30,50 cm. La longueur standard présente un coefficient de variation de 15,1 %. Pour les autres paramètres, le coefficient de variation est de 14,5 % pour LPrPe et de 22,9 % pour LNPe (tableau n°3). L’analyse de la variance des paramètres morphométriques des individus met en évidence une différence significative (p<1‰ au seuil de 5%) de ces derniers selon la provenance. Ces différences sont observées pour : le poids, LT, LS, Lte, LPrD, LPrA, LPrPe, LPrA, LiO, HC, HPC, EP, LDA, LD, LA, LNPe (Annexe n°5). Du point de vue général, les poissons en provenance de Miandrivazo présentent une plus grande conformation que ceux d’Ambatondrazaka. En effet, les poissons en provenance de Miandrivazo sont plus lourds (poids=212±16,74g) et sont de grandes tailles (LT=27,37±0,76 cm ; HC=4,46±0,16 cm ; EP=2,83±0,11 cm) que ceux d’Ambatondrazaka (poids=144,14±3,20 g ; LT=23,74±0,18 cm ; HC=3,86±0,04 cm ; EP=2,48±0,02 cm)

Indice biométrique

              L’étude biométrique effectuée suivant le groupe de taille des poissons a révélé que la longueur de la tête et la hauteur du corps présentent une croissance isométrique par rapport à la longueur totale (tableau n°9). D’après BAYAGBONA en 1963 cité par SAIKIA en 2012, des indices biométriques constants par rapport à la référence reflète une croissance isométrique chez les poissons. Ce qui permet de confirmer que les « Fibata » de cette étude ont effectivement une croissance isométrique par rapport à la longueur totale du corps. D’autre part, HPC, EP, LM présentent une croissance allométrique majorante par rapport à LT à l’inverse de DO qui montre une croissance minorante vis-à-vis de Lte. Les indices morphométriques sont variables avec l’augmentation de LT. Les mêmes constatations ont été retrouvées par RAMINOSOA en 1987 concernant la croissance allométrique de HC, HPC, EP, DO, LM chez Channa striata alors que Lte présente une croissance isométrique par rapport à LT. Pour le «Fibata», les indices biométriques participent largement dans la mise en évidence du dimorphisme sexuel de l’espèce. Généralement la femelle est plus grosse avec un indice LT/EP plus bas que chez le mâle. Ainsi, au cours du stade juvénile, les femelles possèdent un profil plus effilé par rapport aux mâles avec un rapport LT/HC élevé. Par contre, à l’état adulte l’effilement du corps se prononce beaucoup plus chez les mâles. En outre, plus le poisson est petit, plus le diamètre de l’œil est important par rapport à la longueur de la tête (RAMINOSOA, 1987). En effet, durant cette étude, l’âge et le sexe des individus n’ont pas pu être identifiés. Par la suite, il a été difficile de procéder à la différenciation sexuelle des individus ainsi qu’à l’identification de leurs stades physiologiques respectifs. Malgré tout, à partir de ces indices biométriques, il peut être envisagé de procéder au sexage des individus ainsi qu’à l’identification de son stade physiologique. Toutefois, des vérifications directes doivent être effectuées pour pouvoir proposer une nouvelle méthode d’identification. En outre, les indices biométriques peuvent être aussi considérés comme étant des indicateurs d’évaluations qualitatives et quantitatives des disponibilités alimentaires ainsi que du degré de variation des facteurs écologiques du milieu (M’HADBI et BOUMAIZA, 2008). Les relations biométriques constituent ainsi un outil d’aide de gestion des ressources halieutiques dans l’étude comparative de la croissance d’une espèce (HOSSAIN, 2010). Cette étude de croissance est toujours fonction de l’espèce, de son état physiologique, de la saison d’étude et surtout du sexe de l’individu considéré (NAEEM et al., 2011 ; SAIKIA, 2012).

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Table des matières

Introduction
Chapitre I – Présentation de l’espèce
I. Classification
II. Biologie générale
II.1. Ecologie
II.2. Régime alimentaire
II.3. Reproduction
III. Importance commerciale de l’espèce
IV. Classification UICN
V. Organisation de la commercialisation interne des poissons
V.1. Zones de production et zones de consommation
V.2. Organisation générale de la commercialisation
V.3. Transport du poisson
V.4. Infrastructure de vente
V.5. Organisation de la vente pour Antananarivo
VI. Notion sur la qualité des produits alimentaires
Chapitre II – Matériels et méthodes
I. Matériels
I.1. Matériel humain
I.2. Matériel animal
I.3. Matériels de mesure
I.4. Logiciels de traitements statistiques
II. Méthodes
II.1. Investigations
II.2. Collecte de données
II.3. Traitement des données
III. Avantages et inconvénients des matériels et méthodes adoptées
Chapitre III – Résultats
I. Caractéristiques de la population suivant la provenance
II. Caractéristiques générales
III. Etude typologique
III.1. Corrélations entre les variables morphométriques
III.2. Analyse en Composantes Principales
IV. Caractéristiques biométriques de la population
V. Caractéristiques allométriques
VI. Etat d’adaptation au milieu
Chapitre IV – Discussions
I. Caractéristique générale
II. Indice biométrique
III. Relation taille-poids
IV. Facteurs de condition K
Conclusion
Perspectives
Bibliographie
Résumé
Abstract
Famintinan

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