Caractérisation des matériaux & Formulation du béton de référence

Introduction

Le béton est l’un des matériaux de construction le plus utilisé dans le monde. Il est composé de graviers, sable, d’eau et de liants. On peut y ajouter des additions minérales ou organiques afin d’augmenter certaines propriétés à l’état frais ou encore sa résistance mécanique à la compression à différents âges du béton.
Dans ce chapitre, nous présenterons dans un premier temps le mécanisme d’hydratation du ciment en insistant sur la notion du degré d’hydratation. Nous présenterons par la suite, l’influence de certains paramètres clés (figure 1.1.), spécialement ceux considérés dans notre étude expérimentale, sur l’ouvrabilité et les résistances à jeune âge et à 28 jours.

Introduction aux plans d’expériences

Les plans d’expériences représentent la suite ordonnée des essais d’une expérimentation, chacun permettant d’acquérir de nouvelles connaissances en contrôlant un ou plusieurs paramètres d’entrée pour obtenir des résultats validant un modèle avec une bonne économie
Seule la réalisation d’expériences va permettre d’appréhender et de modéliser les phénomènes complexes. Si ces expériences sont exécutées sans une méthodologie rigoureuse il est fort probable qu’elles vont conduire à des impasses c’est à dire à des modèles impossibles à ajuster ou à des résultats incohérents ou encore à des résultats de mauvaise qualité. Selon Tinsson (2010), l’objectif principal des plans d’expérience peut être résumé par la devise : ”obtenir un maximum d’information en un minimum d’expériences”. (W. Tinsson, 2010).
En effet, le succès de la démarche originale des plans d’expériences réside dans la possibilité d’interprétation de résultats expérimentaux avec un effort minimal sur le plan expérimental : la minimisation du nombre nécessaire d’expériences permet un gain en temps et en coût financier(P. Triboulet, 2008).
Les paramètres que l’on fait varier au cours des essais sont appelés facteurs, et les valeurs possibles que l’on attribue à un facteur sont appelées niveaux (L.Gendre, 2009).
Il existe actuellement un nombre important de plans différents. Chacun, par ses propriétés, permet de résoudre certains problèmes particuliers. Nous pouvons cependant diviser les plans d’expériences en deux grandes catégories :
 Les plans pour étudier (estimer et comparer) les effets des paramètres.
 Les plans pour régler les paramètres afin d’atteindre un optimum.
L’expérimentateur doit concevoir le plan d’expérience adéquat afin de répondre à une problématique bien précise. Il faut donc choisir ou construire le plan qui donnera les informations recherchées (M.Ayad et Y.Barka, 2013).S.Vivier, (2002) a cité deux principales utilisations possibles de la méthode des plans d’expériences qui sont :

La technique du screening

Parmi les facteurs recensés par l’expérimentateur, cet outil permet de déterminer ceux qui ont une influence statistiquement non négligeable sur les variations de la réponse. On procède ainsi implicitement à une simplification du problème. On recherche pourquoi la réponse varie et en fonction de quels facteurs (S. Vivier, 2002).
La technique du screening permet d’avancer dans la compréhension de tout système. Elle donne ainsi la possibilité de ne retenir que les grandeurs lignes d’intérêt.
Cependant, elle ne peut assurer de façon satisfaisante des études au caractère principalement quantitatif (S. Vivier, 2002).

La méthodologie des surfaces de réponse

Les variations de la réponse sont calculées en fonction des facteurs précédemment jugés influents. Cette étude est davantage quantitative, le but est de déterminer la façon avec laquelle varie la réponse.
La méthode des surfaces de réponse doit donc être vue comme un ensemble d’outils permettant la compréhension et l’exploitation d’objets simplificateurs de la fonction réponse étudiée, plus largement et plus aisément exploitables (S. Vivier, 2002).

Conditions d’application des plans d’expériences

Pour appliquer la méthode des plans d’expériences et, en particulier, les méthodes appuyant sur les régressions linéaires multiples, il faut que les deux conditions (Sier, 1993 cité dans M.Ayad et Y.Barka, 2013) :

Condition 1

La valeur que prend chaque variable doit être connue sans erreur, or dans un travail d’expérimentation on ne peut nier la présence d’erreur. Donc pour satisfaire cette condition on doit s’assurer que l’erreur induite sur la valeur de la variable est négligeable devant la variation de cette même variable lorsqu’elle change de valeur.

Condition 2

L’erreur de mesure doit être la même sur tout le domaine expérimental. Pour cela il appartient à l’expérimentateur de garder les mêmes gestes, le même matériel et la même cadence lors de toute la compagne d’expérimentation.

Processus d’acquisition des connaissances

Augmenter ses connaissances consiste à trouver les réponses aux questions posées. Ces questions délimitent le problème à résoudre et fixent les travaux à exécuter. Il est donc important de se poser les questions qui correspondent réellement au problème. Bien sûr, avant d’entreprendre des expériences, il est prudent de vérifier que l’information cherchée n’existe pas déjà ailleurs. Dans ce but, on effectue un inventaire des connaissances, soit une bibliographie, soit une consultation avec des spécialistes, soit une démarche ayant pour but de répondre sans expérience aux questions posées. Après cette phase d’enquête, les questions initiales peuvent être entièrement résolues sans problèmes. Dans le cas contraire, certaines questions restent inchangées ou peuvent être modifiées : il est alors nécessaire d’entreprendre des expériences pour obtenir les réponses complètes. N’ayant plus que les questions sans réponse, il est nécessaire d’entamer les bonnes expériences pour arriver rapidement aux meilleurs résultats possibles et éviter de réaliser des expériences inutiles.
Il est aussi important d’obtenir la meilleure précision possible sur les résultats pour pouvoir établir la modélisation du phénomène étudié, et découvrir la solution optimale (J. Goupy, 2013).

Facteurs et réponses

De manière générale, la méthode des plans d’expériences consiste à établir des relations entre deux types de variables :
 La réponse : grandeur physique étudiée.
 Les facteurs : grandeurs physiques modifiables par l’expérimentateur, sensées influé sur les variations de la réponse.
Plus précisément, elle vise aussi bien à comprendre les relations liant la réponse avec les facteurs, que les facteurs entre eux (S. Vivier, 2002).

Choix des facteurs

Les facteurs étudiés dans un plan d’expériences sont bien entendu les facteurs d’entrée. Un facteur est une grandeur le plus souvent mesurable mais il peut s’agir d’une grandeur qualitative.
Parmi les facteurs on distinguera :
 Les facteurs contrôlables qui dépendent directement du choix du technicien (pression, température, matériau …).
 Les facteurs non contrôlables qui varient indépendamment du choix du technicien (conditions climatiques, environnement d’utilisation…).
 Les facteurs d’entrée dont on cherche à analyser une influence (matière première, vitesse d’agitation, température, rendement …) (P.Triboulet, 2008).

Les différents types de facteurs

La construction des plans et l’interprétation des résultats dépendent en grande partie des types de facteurs rencontrés dans l’étude.
On distingue plusieurs types de facteurs (J. Goupy, 2013) :
 Facteurs continus : Les valeurs prises par les facteurs continus sont donc représentées par des nombres continus.
 Facteurs discrets : Au contraire, les facteurs discrets ne peuvent prendre que des valeurs particulières. Ces valeurs ne sont pas forcément numériques et peuvent être représenté par un facteur discret, par un nom, une lettre, une propriété ou même par un nombre qui représente une signification.
 Facteurs ordonnables : Il s’agit de facteurs discrets que l’on peut mettre dans un ordre logique.
 Facteurs booléens : Les facteurs booléens sont des facteurs discrets qui ne peuvent prendre que deux valeurs.

Choix des réponses

La réponse est la grandeur mesurée à chaque essai ; le plan vise à déterminer les facteurs influençant ou l’évolution de l’influence en fonction de ceux-ci. Cette grandeur est souvent mesurable comme la résistance à la compression, l’affaissement et l’air occlus mais elle peut également être qualitative, par exemple une appréciation visuelle sur l’état d’une surface ou une appréciation (ségrégation, pas de ségrégation) sur un béton. (P.Triboulet, 2008, M.Ayad et Y.Barka, 2013).

Types de plans d’expérience 

Plans factoriels complets 

L’introduction aux plans factoriels complets est représenté par (2 k) expériences où « k » représente le nombre de facteurs. Il permettra d’introduire les principales notations utilisées parla méthode des plans d’expériences. Il servira également de base à une généralisation des écritures mathématiques utilisées (S.Vivier, 2002).

Plans centrés composites 

Effet quadratique d’un facteur

C’est le fait qu’ ’un facteur voit son effet sur la réponse modifier en fonction de son propre niveau (figure 2.4.) (Sier, 1993 cité par A.Kaoua, 2008) (Interaction du premier ordre entre un facteur et lui-même). Donc pour pouvoir l’observer le facteur se doit d’avoir plus de deux niveaux.

La formulation des bétons par la méthode Taguchi : (S. Dali Youcef, 2017)

La méthode Taguchi, développée par Genichi Taguchi est l’une des méthodes statistiques. Cette méthode repose sur la mise en place d’un plan d’expériences qui permet de choisir un produit ou un procédé qui fonctionne de manière plus cohérente dans son environnement d’exploitation.
Les plans de Taguchi partent du principe que les facteurs à l’origine de la variabilité ne peuvent pas tous être contrôlés.
Les facteurs incontrôlables appelés aussi facteurs de bruit, induisent à des produits mesurables du processus mais déviés de leurs valeurs cibles. Les plans de Taguchi essaient d’identifier les facteurs contrôlables (facteurs de contrôle) qui minimisent l’effet des facteurs de bruit (William et al, 1995).

Caractérisation des constituants 

Identification et analyse du sable

Le sable utilisé provient de la carrière de l’Entreprise Nationale des Granulats l’ENG (Sidi El Abdelli). C’est des granulats calcaires concassés.

Propriétés dimensionnelles (EN 933-1 et 933-2) 

L’analyse granulométrique a été réalisée selon les démarches de la norme (NA2607 / NF P18- 560). La courbe granulométrique du sable est représentée sur la figure 3.1.
Le sable contient 18,48% de fines dont le diamètre est inférieur à 80 μm. Pour la confection des bétons, ces fines peuvent nécessiter une demande en eau plus élevée.
Le sable utilisé est de catégorie ‘D’ suivant la norme (NFP 18 – 540).

Le module de finesse du sable

Le module de finesse est un coefficient permettant de caractériser l’importance des éléments fins dans un granulat, Le module de finesse est calculé selon la norme (NFP 18-540), Le module de finesse du sable est égale à 3,06.
Le sable utilisé est conforme aux exigences de la norme (P 18-541) qui fixe un module de finesse compris entre 1,8 à 3,2. Toutefois, son module de finesse de 3,06, correspond à un sable un peu grossier, Il donnera des bétons résistants mais moins maniables.

Equivalent de sable 

L’équivalent de sable est un rapport conventionnel volumétrique entre les grains fins et les autres, Il permet donc de caractériser l’importance des fines par une valeur numérique.
L’équivalent de sable est déterminé selon la norme (NA 455 / NF P 18-598).
L’équivalent de sable en utilisant le piston est égal à 70,78, ce qui montre que le sable est propre à faible pourcentage de fines argileuses convenant parfaitement pour des bétons de qualité selon la norme (NF P 18-541).

Foisonnement du sable 

Pour des raisons pratiques, surtout dans le cas d’utilisation de nos bétons quand le sable est exposé à la pluie, nous avons jugé utile d’étudier le foisonnement du sable. Les résultats sont représentés graphiquement sur la figure 3.2.

Essai au bleu de méthylène dit essai à la tâche

Cet essai permet de mesurer la capacité des éléments fins à adsorber du bleu de méthylène, pour cela on prélève une goutte de liquide dans le bêcher contenant le sable imbibé de bleu, et on dépose celle-ci sur le papier filtre.
Le coefficient d’aplatissement caractérise la forme du granulat à partir de sa plus grande dimension et de son épaisseur. Plus le coefficient d’aplatissement est élevé, plus le granulat contient d’éléments plats. Une mauvaise forme à une incidence sur la maniabilité et favorise la ségrégation.
Les résultats obtenus pour les trois classes du gravier sont regroupés dans le tableau 3.7.

Coefficient de résistance à l’usure des graviers

Le coefficient de résistance à l’usure des graviers a été déterminé en utilisant l’essai Micro – Deval selon la norme (NA 457 / XP P 18-545).
Les résultats obtenus sont très satisfaisants et nettement inférieures à 35 % comme tolérés par la norme. Ces résultats sont rassemblés dans le tableau 3.7.

Essai Los Angeles : « LA »

L’essai Los Angeles a été aussi réalisé au niveau du laboratoire LTPO par nos soins conformément à la norme (NA 458).
Les graviers répondent aux exigences de la norme (P 18-541) qui exige des valeurs maxima tolérées inférieures à 40.
Les valeurs du coefficient Los Angeles varient de 28% à 32%, ce qui est favorable sur le plan de la résistance vis-à-vis de l’usure et de la fragmentation par choc. Les résultats obtenus sont présentés sur le tableau 3.7.

Introduction

L’objectif de ce chapitre est de déterminer la composition des différents bétons étudiés en précisant le choix et les niveaux des facteurs, des plans d’expérience et les réponses. Des modèles prédictifs avec interaction entre les différents facteurs seront ensuite déterminés et interprétés.

Formulation des bétons 

Bétons de références 

Dans le cadre de cette étude, nous avons effectué « douze « gâchées au sein du laboratoire, dans un premier temps les bétons sont formulés par la méthode Dreux-Gorisse (2 gâchées de référence) qui sont représentés dans le tableau 4.1.puis les bétons formulés en utilisant les plans d’expériences, les gâchées sont décrites dans le tableau 4.4.
Pour le béton de référence, nous avons confectionné deux bétons en changeant l’adjuvant utilisé. Nous avons remarqué une prise rapide du ciment quand l’adjuvant « SOLUFLOW ®3085″ est utilisé. Ce résultat est probablement dû à une incompatibilité entre le ciment » Bénisaf  » et cet adjuvant. Par contre, l’utilisation de l’adjuvant  » ORAFLOW HM THM 17200  » a donné l’ouvrabilité souhaitée.

Les plans d’expériences 

Choix des facteurs 

Les facteurs contrôlables considérés dans notre étude sont le dosage en fillers calcaire qui peut améliorer la résistance à jeune âge, le rapport G/S qui permet d’optimiser le squelette granulaire, et le dosage en granulats 16/25 qui peut influencer non seulement sur la résistance mais aussi sur la pompabilité des bétons.

Niveaux des facteurs

Les niveaux des facteurs qui définissent le domaine expérimental et le domaine de validité des modèles mathématiques développés dans ce chapitre, sont choisis à partir de la littérature. Le rapport G/S trouvé dans des études antérieures varie généralement de 1,2 à 1,8 alors que le pourcentage des fillers calcaires ajouté aux bétons ordinaires peut atteindre jusqu’à 20% de la masse du ciment.
En ce qui concerne le dosage en gravier 16/25 et pour répondre à une problématique bien précise, nous avons essayé d’étudier la possibilité de le supprimer totalement de la composition du béton. Donc nous avons fait varier son dosage jusqu’à 450 Kg/m3 (Valeur proche de la formulation du béton de référence).
Nous avons donc essayé de concevoir un domaine d’étude, tout en restant dans une plage usuelle et pratique.

Réponses

Les réponses sont : l’affaissement, résistance à la compression à 3 jours ainsi que la résistance à 28 jours.
R Square (R2) : Coefficient de détermination.
La valeur du « R 2 » renseigne sur le degré de validité du modèle. Généralement pour une étude de béton le modèle peut est accepté partir d’une valeur du « R 2 » supérieur à «60%» (A.Kaoua, 2008).

Analyse des résultats 

Analyse des résultats relatifs à l’affaissement

L’étude expérimentale a montré que l’affaissement varie de 1 à 18,5 (Figure 4.3.).
Il est clair que la présence des fillers calcaires réduit à de faibles taux réduisent le frottement entre les granulats et améliorent la fluidité. Toutefois au-delà d’un certain seuil, l’effet devient inverse et conduit à des problèmes de frictions et donc à un blocage lors de l’écoulement.
Ceci dit que les fillers calcaires en excès ont un effet négatif sur l’ouvrabilité. En effet, les résultats montrent que les fillers calcaires restent un paramètre qui influe significativement sur l’affaissement. L’augmentation de son dosage dans le béton diminue l’affaissement et rend le béton plus ferme. Ce résultat peut être aussi dû à cause des fines qui ont tendance à absorber l’eau libre qui était destiné à la fluidité.
Ces résultats peuvent aussi être expliqués par le fait que les fillers calcaires absorbent une partie du super plastifiant destiné à la défloculation du ciment. Une partie d’eau reste donc piégée entre les particules du ciment, ce qui amène à une diminution de la fluidité.

Analyse des résultats relatifs à la résistance à 3 jours 

L’utilisation des fillers calcaires a pour objectif d’éliminer la porosité et donner un béton plus compact. Elle est efficace pour avoir des résistances importantes à 3 jours à condition que la quantité des FC ne dépasse pas les 10% de la masse du ciment, au-delà de ce taux nous avons trouvé que l’effet s’inverse, donc nous recommandons un optimum de 10 %.
En plus, le fait que les fillers calcaires réagissent avec les superplastifiants, des grumeaux de ciment peuvent se former, ce qui amène à une formation moins importante des C-S-H et donc la résistance diminue.
La formulation de béton conseillé pour atteindre une très bonne résistance à 3 jours ; la quantité des graviers 16/25 ne doit pas dépasser 50 % de la quantité trouvée par la méthode Dreux- Gorisse. (Gâchée 11 au tableau 4.6.) avec un G/S égale à 1,5 et un dosage de 10% des fillers calcaires (en fonction de masse du ciment).

La relation entre le module d’élasticité statique et le module d’élasticité dynamique

Les travaux antérieurs ont montré que le module d’élasticité statique est toujours inférieur au module d’élasticité dynamique, et ce rapport tend vers l’unité d’autant plus que la résistance du béton augmente (Takabayashi 54 cité dans M.E.A.Bouakkaz), ce qui explique éventuellement qu’il n’y a pas de conversion simple de la valeur du module d’élasticité dynamique, Ed, qui est facile à mesurer, en une estimation du module élastique, Ec, dont la connaissance est nécessaire pour la conception des structures en béton. Malgré cela, différentes relations empiriques, valables dans un domaine limité, ont été proposées.
L’expression suivante est tirée de la norme britannique CP110 : 1972 pour la conception des structures. Les deux modules sont exprimés en GPa:

Conclusion 

Après examen des résultats obtenus, on peut déduire les constatations suivantes : Les résultats trouvés ont clairement fait sortir que la résistance à la compression au jeune âge augmente en ajoutant 10 % des fillers calcaires qui reste un optimum, avec un rapport G/S variant entre 1,4 et 1,6 et la quantité des graviers 16/25 qui doivent être en moyenne au environ de 300 Kg pour 1 m3.
Donc il est possible de diminuer légèrement la quantité des granulats 16/25. Pour avoir un béton compact avec une bonne résistance à 28 jours, la présence des trois classes des graviers est obligatoire.
Les résultats obtenus ont montré que les fillers ont un effet négatif sur l’affaissement au-delà d’un certain seuil. Toutefois il est recommandé d’ajouter 10% de fillers calcaires.
La méthode des plans d’expériences a permis d’évaluer plusieurs paramètres et leurs interactions à la fois et de prédire des modèles prédictifs. Toutefois, il faut rappeler que ces modèles ne sont valables que dans leur domaine expérimental dans les fourchettes étudiées.

Définition du Béton Prêt à l’Emploi (BPE)

Le Béton prêt à l’emploi (BPE) est un béton qui peut directement être utilisé sur le chantier.
Généralement, il est confectionné dans des centrales à béton fixes et doit posséder des caractéristiques bien spécifiques grâce à l’utilisation de certains adjuvants.
L’ajout des adjuvants va permettre d’influer sur de nombreuses caractéristiques du béton : sa maniabilité, sa résistance mécanique, sa résistance face au choc, … Il est donc important de bien choisir les adjuvants à utiliser en fonction du climat et de l’ouvrage et du type d’utilisation que l’on veut en faire.1

Le béton au jeune âge

Le béton est un matériau vivant et évolutif, dont la maturation progressive se caractérise par le passage d’un état presque liquide à un matériau viscoélastique en l’espace de quelques heures, suivi d’une évolution ultérieure vers un matériau durci présentant des résistances mécaniques importantes.
Le «jeune âge» du béton correspond donc aux premières heures de la vie d’un béton qui est souvent défini conventionnellement comme correspondant à la période qui s’étendant au-delà de la prise et durant laquelle la résistance du béton est inférieure à 50 % de sa valeur à 28 jours. (P.Acker et al, 2004 cité par F.Tafouk et O.Mouzaoui ,2012).
La période appelée «court terme» ou « jeune âge » démarre à l’instant où la prise du béton commence. Elle est caractérisée par une grande activité chimique qui se traduit par une croissance rapide correspondant au moment du décoffrage (F.Tafouk et O.Mouzaoui ,2012).

Description du mécanisme de l’hydratation du ciment

Le béton est un mélange de plusieurs composants, les agrégats, le sable, le ciment et l’eau. Le composant le plus important reste le ciment car il a pour rôle de durcir au contact de l’eau.
Dès que le ciment anhydre est mélangé avec de l’eau, l’hydratation commence et les propriétés du béton évoluent dans le temps.
Le mélange du ciment et de l’eau forme une pâte qui se rigidifie progressivement et devient solide après quelques heures ; ce phénomène est appelé prise de ciment qui est le résultat de l’hydratation du ciment.
Le principal produit de l’hydratation est le silicate de calcium hydraté, la portlandite et l’ettringite (F.Ghomari, 2014).
Le constituant majoritaire du ciment anhydre est le silicate tricalcique C3S. L’hydratation du C3S produit un silicate de calcium hydraté C-S-H et de la portlandite.
La progression de la réaction d’hydratation peut être suivie par des mesures de calorimétrie et de conductivité.

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Table des matières

Résumé 
Summary
Sommaire
Liste des Figures
Liste des Tableaux 
Liste des notations et des abréviations
Introduction Générale
Chapitre 1 : Comportement du béton au jeune âge & Paramètres Influents.
I. Introduction
II. Définition du Béton Prêt à l’Emploi (BPE)
III. Le béton au jeune âge
IV. Description du mécanisme de l’hydratation du ciment
V. Critères à considérer pour l’amélioration de la qualité du béton
V.1. L’ouvrabilité
V.1.1. Affaissement au cône d’Abrams
V.1.2. Méthode Vébé
V.1.3. Etalement à la table à secousses
V.1.4. Les paramètres permettant d’améliorer l’ouvrabilité
V.2. Résistance en compression
V.2.1. Essai de compression
V.2.2. Essai à l’ultrason
V.2.3. Les paramètres permettant de modifier la résistance à la compression
Conclusion
Références bibliographiques
Chapitre 2 : Plans d’expériences
I. Introduction
I.1. Introduction aux plans d’expériences
I.2.Conditions d’application des plans d’expériences
II. Étapes d’une étude par les plans d’expériences
III. Processus d’acquisition des connaissances
IV. Facteurs et réponses
IV.1. Choix des facteurs
IV.2. Les différents types de facteurs
IV.3. Choix des réponses
V. Types de plans d’expérience
V.1. Plans factoriels complets
V.2. Plans centrés composites
V.3. Plans fractionnaires
V.4. Plans mélanges
VI. Les logiciels utilisés pour les plans d’expériences
VI.1. Introduction au logiciel MINITAB
VII. Quelques applications des plans d’expériences dans le domaine des matériaux cimentaires
VII.1.Sur les bétons ordinaires : (A.Kaoua, 2008)
VII.2. Sur l’optimisation des procédures de bétonnage par temps chaud : (Bella et al, 2011)
VII.3. Sur l’étude de nouvelle formulation d’adjuvant hydrofuge pour applications diverses : (Belgacem Bezzina ,2012)
VII.4. Sur les bétons autoplaçants :(Taleb et al, 2012)
VII.5. Sur des bétons ordinaires : (M.Ayad et Y.Barka, 2013)
VII.6. La formulation des bétons par la méthode Taguchi : (S. Dali Youcef, 2017)
Conclusion
Références bibliographiques
Chapitre 3 : Caractérisation des matériaux & Formulation du béton de référence
I. Caractérisation des constituants
I.1. Identification et analyse du sable
I.1.1. Propriétés dimensionnelles (EN 933-1 et 933-2)
I.1.2. Le module de finesse du sable
I.1.3. Equivalent de sable
I.1.4. Foisonnement du sable
I.1.5. Essai au bleu de méthylène dit essai à la tâche
I.2. Analyse granulométrique des Graviers
I.2.1. Propriétés physiques
I.2.2. Mesure de la compacité des granulats
I.3. Le ciment
I.4. Les fillers calcaires
I.5. Eau
I.6. Les additions organiques (NF EN 934-2)
I.7. Détermination des dosages de saturation
II. Formulation du béton de référence
II. 1.Choix des données de base
II. 1.1. Résistance
II. 1.2. Ouvrabilité
II. 1.3. Dimension maximale D des granulats
II. 1.4. Le dosage en ciment C
II. 1.5. Le rapport C/E
II. 1.6. Détermination de la composition granulaire
II. 2.Composition de la formulation de référence
Conclusion
Normes
Chapitre 4 : Étude Statistique & Analyse des résultats
I. Introduction
II. Formulation des bétons
II.1.Bétons de références
II.2.Bétons étudiés
II.3.Mode de malaxage
III. Les plans d’expériences
III.1. Choix des facteurs
III.2. Niveaux des facteurs
III.3. Choix du plan d’expérience
III.4. Interactions
III.5. Réponses
III.6. Formulation des bétons
III.7.Analyse des résultats
III.7.1.Analyse des résultats relatifs à l’affaissement
III.7.2. Analyse des résultats relatifs à la résistance à 3 jours
III.7.3. Analyse des résultats relatifs à la résistance à 28 jours
III.7.4. Analyse des résultats relatifs à la masse volumique à l’état frais
III.7.5. Analyse des résultats relatifs à la masse volumique à l’état durci
III.7.6. Analyse des résultats relatifs au module d’élasticité
Conclusion
Références bibliographiques
Conclusion Générale

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