Aspect Phytochimique et Activités Antibactérienne

Plongé dès l’origine dans un univers hostile, l’homme a appris à utiliser les ressources de son environnement pour se nourrir, mais aussi pour se soigner. Ce sont ces connaissances ancestrales qui ont permis de constituer la pharmacopée, l’arsenal des médicaments que nous utilisons.

L’essor de la chimie au début du XXème siècle a donné naissance à une autre catégorie de médicaments, sans rapport avec la structure d’une molécule naturelle, ce qu’on appelle les “médicaments de synthèse” par opposition aux “médicaments d’origine naturelle”. Depuis bien longtemps, ces médicaments de synthèse se sont avérés pourvus d’une haute toxicité sur les organes cibles de traitement. Aujourd’hui encore, l’efficacité de ces produits conventionnels, antioxydants, antibiotiques et antifongiques de synthèse est appréhendée par les scientifiques du fait de leur effets secondaires dans l’apparition des maladies graves dues au stress oxydatif et les résistances accrues des bactéries et champignons dont la conséquence est l’échec thérapeutique. Face à cette évolution, le monde de la recherche n’est pas resté et ne restera pas les bras croisés; des équipes se sont spécialisées dans la mise au point de produits biologiques à partir d’êtres vivants ou de produits dérivés d’organismes vivants, espérant qu’ils accomplissent leur mission de traitement et qu’ils puissent compléter, voire remplacer les médicaments chimiques de synthèse. A priori, rien n’est encore très sûr et est-ce que ça va marcher? Certes, ceux-ci ne disparaîtront évidemment pas du jour au lendemain de l’arsenal des pharmaciens et des pharmacologistes. Ils risquent néanmoins de laisser progressivement la place à des produits plus naturels. Quoiqu’encore modeste, le marché des produits naturels en Europe et en Amérique progresse mais lentement. Ce marché pourrait éviter les effets pervers bien connus des médicaments synthétiques et les problèmes de santé pour les consommateurs tels que le développement de nouvelles pathologies et les résistances aux antibiotiques : telles sont les factures pathologiques que la société est de moins en moins prête à payer.

La recherche, aujourd’hui, de nouvelles molécules dans le monde naturel pour leur utilisation en thérapeutique humaine, reste de première importance. La mise sur le marché ces dernières années d’anticancéreux comme la Navelbine et le Taxotère constituent autant d’exemples de substances issues de la “chimie du naturel” et utilisées avec fruit en thérapeutique. D’autres recherches en milieu tropical sont activement menées pour découvrir de nouvelles substances actives pour soigner le cancer, le SIDA, les maladies du vieillissement. Le temps presse, car ce patrimoine de l’humanité s’appauvrit chaque jour, et la perte sera irréparable.

Etude phytochimique de l’espèce Hammada scoparia (Pomel) Iljin

La phytochimie est une discipline scientifique de la biochimie et de la botanique avec la physiologie des végétaux dont le but est l’isolement, la purification, l’élucidation de la structure et la caractérisation de l’activité biologique de diverses substances chimiques produites par les plantes. Ces dernières produisent une variété de substances, produit du métabolisme secondaire, certaines responsables de la coloration et des arômes des fleurs et des fruits, d’autres liées aux interactions écologiques, telles que l’attraction des pollinisateurs. Actuellement, il a été démontré que la plupart d’entre eux participent au mécanisme de défense des plantes. Parmi ces derniers, les phytoalexines, les allélopathies, sont considérées, pour n’en nommer que quelques-unes. La raison d’être de ces métabolites, également appelés composés phytochimiques, permet une gamme d’utilisations dans l’agriculture et la médecine. De plus, les multiples fonctions qu’ils présentent dans les légumes permettent la recherche de nouveaux produits agrochimiques naturels, tels que les insecticides, les herbicides, les régulateurs de croissance, etc.

Par exemple, les phytochimistes décrivent quelles plantes contiennent les plus fortes concentrations de certaines substances dans une famille, dans quelles conditions elles doivent être cultivées pour obtenir la plus haute teneur possible de ces composants et quand elles sont le mieux récoltées. La phytochimie peut être utilisée pour classifier les plantes. Ceci est appliqué en chimiotaxonomie. La partie de la phytochimie qui traite la description des constituants végétaux avec un effet pharmacologique possible est la pharmacognosie. Aujourd’hui, on estime que les principes actifs provenant des végétaux représentent environ 25% des médicaments prescrits. Soit un total de 120 composés d’origine naturelle provenant de 90 plantes différentes (Bourgaud et al., 2001, Kar 2007). Sur les milliers d’espèces de plantes à usage thérapeutique répertoriées en Algérie, très peu sont celles qui ont été valorisées sur le plan phytochimique.

L’espèce Saligne à balai ou Hammada scoparia (POMEL) Iljin

Noms vernaculaires
Nom français : Bunge, Saligne à balai
Nom arabe : Remt, Rimth, Remth

Position systématique : selon Quezel et Santa (1962-1963)
Règne : Végétal
Embranchement : Spermaphytes
Sous Embranchement : Angiospermes
Classe : Eudicots
Ordre : Caryophyllales
Famille : Chénopodiacées
Genre : Hammada
Espèce : Hammada scoparia .

Description botanique

L’espèce Hammada scoparia (POMEL) Iljin ou Saligne à balai (Arthrophytum scoparium (POMEL) ILJIN ou Haloxylon articulatum subsp. scoparium (POMEL) BATT.), communément appelée Remth, a été décrite en 1874 par Auguste Nicolas Pomel dans la 2 ème partie de son ouvrage Nouveaux matériaux pour la Flore Atlantique, sous le nom Haloxylon scoparium. C’est un buisson bas ne dépassant pas 50 cm de haut, à souche épaisse et tortueuse. Rameaux articulés, grêles, très nombreux, noircissant en séchant; épis floraux courts. Fruit à ailes vivement colorée, blanc jaunâtre, rose ou rouge. C’est une espèce, rencontrée en grandes colonies sur les hamadas, sols pierreux et aux pieds des collines, qui se trouve dans les régions arides et semi-arides de l’Algérie, et d’autres régions de la méditerranée, et aussi en proche orient. La Floraison est en novembre décembre (Ozenda 1991, Quezel et Santa 1962-1963, Le Floc’h 1983).

Cette espèce halophyte appartient à la famille des Chénopodiacées. C’est une famille de plantes dicotylédones qui comprend 1400 espèces réparties en une centaine de genres. Les Chénopodiacées sont des plantes herbacées vivaces, rarement arbustes ou arbres, des régions tempérées et subtropicales, surtout sur des sols salés ou alcalins, comptant aussi des espèces xérophytes. Les espèces de cette famille se caractérisent par des feuilles alternées ou opposées et sans stipules. Les fleurs sont petites, parfois unisexuées, disposées soit en grappe, soit groupées à l’aisselle des feuilles. Leur calice gamosépale, parfois tubuleux à sa base, est à trois, quatre ou cinq lobes plus ou moins profonds et persistants. Leurs étamines varient d’une à cinq ; elles sont insérées soit à la base du calice, soit sous l’ovaire ; ces étamines sont opposées aux lobes du calice. L’ovaire est libre, uniloculaire, monosperme, contenant un seul ovule dressé et porté parfois sur un podosperme plus ou moins long et grêle. Le style, qui est rarement simple, est à deux, trois ou quatre divisions, terminées chacune par un stigmate subulé. Le fruit est un akène ou une petite baie. La graine se compose sous son tégument propre d’un embryon cylindrique homotrope, grêle, recourbé sur un endosperme farineux ou roulé en spirale et parfois presque sans endosperme.

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
CHAPITRE 1 : Etude phytochimique de l’espèce Hammada scoparia (Pomel) Iljin
1. Introduction
2. L’espèce Saligne à balai ou Hammada scoparia (POMEL) Iljin
2.1. Noms vernaculaires
2.2. Position systématique
2.3. Description botanique
2.4. Composition biochimique et propriétés biologiques
2.5. Intérêt pastoral
3. Matériels et méthodes
3.1. Matériels utilisés
3.2. Méthodes suivies
3.2.1. Criblage phytochimique des principaux métabolites secondaires
3.2.2. Préparation des extraits bruts de l’espèce Hammada scoparia
3.2.2.1. Extrait brut méthanolique
3.2.2.2. Extrait brut aqueux
3.2.3. Dosages
3.2.3.1. Dosage des polyphénols totaux
3.2.3.2. Dosage des flavonoïdes totaux
3.2.3.2.1. Dosage des flavanols
3.2.3.2.2. Dosage des flavonols
3.2.3.3. Dosage des tanins condensés
3.2.4. Extraction des principes actifs majeurs de la plante
3.2.4.1. Extraction des Flavonoïdes totaux
3.2.4.2. Extraction des Tanins totaux
3.2.4.3. Extraction des Alcaloïdes totaux
3.2.5. Séparation et identification des extraits bruts obtenus
4. Résultats et discussion
4.1. Criblage phytochimique des principaux métabolites secondaires
4.2. Rendements des extraits de l’espèce Hammada scoparia (Pomel) Iljin
4.2.1. Extraits bruts méthanolique et aqueux
4.2.2. Extraits spécifiques
4.2.2.1. Extrait de flavonoïdes Totaux
4.2.2.2. Extrait des Tanins totaux
4.2.2.3. Extrait des alcaloïdes totaux
4.3. Teneur en composés phénoliques
4.3.1. Teneur en polyphénols totaux
4.3.2. Teneur en flavonoïdes totaux
4.3.2.1. Teneur en flavanols
4.3.2.2. Teneur en flavonols
4.3.3. Teneur en tanins condensés
4.4. Séparation et identification des extraits bruts obtenus
5. Conclusion
6. Références bibliographiques
CHAPITRE 2 : Activité antioxydante des extraits de l’espèce Hammada scoparia (Pomel) Iljin
1. Introduction
2. Matériels et méthodes
2.1. Matériels utilisés
2.1.1. Extraits de l’espèce Hammada scoparia
2.1.2. Produits chimiques radicalaires
2.2. Méthodes d’évaluation du pouvoir antioxydant
2.2.1. Principes des méthodes
2.2.2. Protocoles expérimentaux
2.2.2.1. Test du DPPH: Piégeage du radical libre stable DPPH (2,2-diphényl-1- picrylhydrazyl)
2.2.2.2. Test de l’ABTS: Activité antioxydante totale AAT ou capacité antioxydante en équivalent trolox CAET
2.2.2.3. Test de FRAP: Pouvoir antioxydant réducteur du fer FRAP (Ferric Reducing Antioxidant Power)
2.2.2.4. Test de FCAP : Pouvoir chélateur du fer FCAP (Ferric Chelating Antioxidant Power)
2.2.2.5. Test du β-carotène : Inhibition de blanchissement du β-carotène par l’inhibition de l’oxydation de l’acide linoléique)
2.2.3. Analyse statistique
3. Résultats
3.1. Piégeage du radical libre stable DPPH
3.2. Activité antioxydante totale AAT (Test de l’ABTS)
3.3. Pouvoir réducteur du Fer FRAP
3.4. Pouvoir chélateur de Fer FCAP
3.5. Inhibition de blanchissement du β-carotène : (Inhibition de l’oxydation de l’acide linoléique)
4. Discussion
5. Conclusion
6. Références bibliographiques
CHAPITRE 3 : Activité antibactérienne de l’extrait brut méthanolique de l’espèce Hammada scoparia (Pomel) Iljin
1. Introduction
2. Matériel et Méthodes
2.1. Matériels utilisés
2.1.1. Matériel végétal
2.1.2. Matériel microbiologique
2.1.2.1. Souches bactériennes
2.1.2.2. Antibiotiques conventionnels témoins
2.1.2.3. Milieu de culture Mueller-Hinton
2.2. Méthodes d’évaluation du pouvoir antibactérien
2.2.1. Principe
2.2.2. Analyse statistique
3. Résultats
4. Discussion
5. Conclusion
6. Références bibliographiques
CONCLUSION GENERALE

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