Approche theorique sur l’inflation

PRESENTATION GENERALE DE L’INFLATION

Définition et forme de l’inflation

L’inflation est expliquée traditionnellement soit par des déséquilibres réels : la hausse des prix due à un excès de la demande de biens sur leur offre ou la hausse des prix est entrainée par l’augmentation autonome des coûts, soit par des déséquilibres monétaires. Avant les années 1960, l’inflation est l’excès de la demande qui se manifeste par l’excès de moyens monétaires par rapport à l’offre. Ce phénomène entraine l’augmentation du prix qui n’est autre que la perte du pouvoir d’achat de la monnaie. Depuis 1968 à 1973, l’inflation est aussi provoquée par les hausses des coûts. On constate une hausse très forte des coûts salariaux dans toutes les nations Occidentales industrialisées ainsi qu’au Japon, pendant cette période. En 1973 la situation devient plus grave à cause du choc pétrolier. A notre époque, la définition se généralise. Pour cela, l’inflation est alors la perte du pouvoir d’achat de la monnaie matérialisée par une augmentation générale et durable des prix. Mais, c’est un phénomène macro-économique de l’inflation dépend de son taux ce qui détermine donc la classification des inflations en :
– Inflation Larvé : de 5% ce type d’inflation se traduit par une liste et progressive de dépréciation monétaire : souvent, en qualifié d’inflation modérée car elle permet de relancer l’économie en période de propriété.
– Inflation ouvert : 5 à 10% Ici elle est la cause des déséquilibres des structures économiques.
– Inflation galopante ou hyperinflation : plus de 10% .

A ce niveau, nombreux sont les conséquences néfastes provoquées par l’inflation au sein de l’économie. L’hyperinflation se traduit par une augmentation des prix qui est incontrôlables. Beaucoup des pays en voie de développement est encore sous l’emprise de ce phénomène. Les inflations peuvent aussi se définir selon les contextes dans lesquels elles ont pris naissance (Maurice Flamant, 1991).

On a pour cela, l’inflation de développement ou de croissance qui provient des forts investissements ; on a aussi l’inflation de sous-développement qui provient de la pénurie.

❖ Quelque terme connexe à l’inflation :

La déflation : On peut la nommer aussi inflation négative, qui se décrite par une situation de l’économie qualifiée par une baisse permanente et générale du niveau des prix. Il y a une vraie déflation si ce phénomène se généralise et affecte tous l’économie. Mais on parle aussi de déflation si un secteur est totalement affecté par exemple : la déflation du marché immobilier.

On ne peut pas dire de déflation que si seulement ce phénomène est durable et concernant l’ensemble des produits du panier de consommation. On ne peut pas donc parler de déflation si la baisse de l’indice du prix est essentiellement due à la chute du cours du pétrole ou de même pour des raisons de saisonnalité de l’inflation étant mesurée en une diminution du prix au moins de douze mois.

La politique de déflation : une politique qui vise à réduire l’inflation (inflation monétaire) dans le fait de restreindre le volume de la masse monétaire en circulation dans le but de maintenir ou de restaurer la valeur de la masse monétaire.

La désinflation : qualifie une situation économique où l’on constate une baisse de taux d’inflation mais ce taux est toujours positif. Par exemple une économie est en situation de désinflation si le taux d’inflation enregistré pendant des six Années est de 10% en moyenne, puis on aperçut une baisse de 9%, puis de 6%, puis 4%, puis de 3% (Emile James, 1970).

Mesure de l’inflation

L’indice de prix à la consommation 

Au niveau de la mesure du taux l’inflation, celle-ci est assimilable à la mesure du niveau général des prix. Comme elle est définie comme une hausse des prix, elle est mesurée par un taux correspondant à cette hausse. Par définition, « le taux d’inflation est le taux de variation de l’indice des prix à la consommation entre deux périodes » (GREGORY MANKIW N., 1998). En effet, le niveau général des prix est le plus souvent mesuré par un indice des prix à la consommation, c’est-à-dire incluant les taxes indirectes du type TVA. Le niveau général des prix concernant les prix des tous les produits, il est sans doute utile de simplifier la mesure, car il est inconcevable, pour des raisons pratiques évidentes, de mesurer tous les prix et de calculer leur évolution dans le temps.

Ainsi, seuls les prix à la consommation sont habituellement retenus pour la mesure de l’inflation, à l’exclusion d’une prise en compte des prix des biens de production, objets d’indices particuliers. Par ailleurs, l’indice des prix à la consommation est un chiffre synthétique sans unité, qui indique l’évolution temporelle contrevaleur en monnaie courante du panier de consommation des ménages. Il est plus commode d’utiliser l’indice de type de Laspeyrs (Maurice Flamant, 1991).

CAUSE THEORIQUE DE L’INFLATION

Approche non monétariste 

Les thèses des théoriciens sont différentes quant à la cause de l’inflation, il existe généralement deux groupes d’approches qui nous permettent d’apporter plus d’explication. Dans cette approche, on distingue trois causes de l’inflation selon leur origine.

L’inflation par excès de la demande
Elle se résume par un excès de la demande globale sur le marché des biens et services. A ce niveau, l’offre ou la production est insuffisante pour satisfaire un excès de demande. La loi du marché explique que le prix varie en cas de déséquilibre entre offre et demande de biens et services.

L’inflation par les coûts
Etant donné que les entreprises établissent leurs prix en fonction de leurs coûts de production. L’inflation par les coûts provient à des hausses de salaires non compenser par des gains de productivité du facteur travail (ou à l’inverse, une baisse de ces gains non compensée par une baisse équivalente des salaires). Mais aussi à l’augmentation brutale des prix des matières premières importées et de l’énergie. En effet, la hausse des coûts peut venir des entreprises qui recherchent à moderniser leurs équipements productifs donc se répercute sur les prix.

L’inflation par les structures socio-économiques
Elle tient sa source au niveau des cadres institutionnelles et sociaux au sein desquels se déploient les mécanismes de marché. Au niveau sectoriel, les divergences des rythmes de croissance de la productivité sont cause d’inflation. Ceux-ci s’expliquent par le fait que l’insuffisance de l’offre d’une branche d’activité pousse le prix à la hausse et limite la capacité de production des autres branches. Le phénomène s’étend sur l’ensemble des secteurs de production est induit l’inflation sectorielle. (COULBOIS ,1975) .

L’inflation prend aussi naissance au niveau des structures sociales et le comportement des groupes sociaux. La lutte incessante des syndicats pour augmenter les salaires contribue à induire une inflation. Il y a ici, le problème de révolte sociale au profit de la classe des travailleurs. L’enjeu se situe donc dans la meilleure affectation et allocation optimale des ressources (revenu national) entre les classes (Maurice Flamant, 1991).

Ainsi l’approche non monétariste nous renseigne beaucoup sur les causes de l’inflation dans ses différentes formes. Concernant maintenant l’explication monétariste des causes de l’inflation, les thèses friedmaniennes sont au cœur du débat suivi en l’occurrence des critiques.

Approche monétariste de l’inflation

Chef de file du courant monétariste, Milton Friedman explique l’inflation comme un« phénomène monétaire ». Il faut noter que la réhabilitation de la théorie quantitative de la monnaie étant l’aspect le plus important des thèses friedmaniennes. Plusieurs thèses sont alors à évoquer dans la réhabilitation de la théorie quantitative de la monnaie initiée par Friedman. La théorie quantitative de la monnaie considère que l’inflation est le résultat d’une croissance excessive de la masse monétaire, supérieure à l’augmentation de la production (MV= PT). A cette affirmation s’ajoute une conclusion qui confirme que « la cause immédiate de l’inflation est toujours et partout la même : un accroissement anormalement rapide de la quantité de monnaie par rapport au volume de production ». Selon encore Friedman, la politique du gouvernement est source d’inflation lorsque ce dernier décide d’augmenter ses dépenses alors qu’il n’est pas en mesure d’augmenter les impôts. Ici, l’inflation se reflète par une forme d’imposition indirecte. Lorsque l’Etat se trouve dans la situation de déficit, il est contraint de financer leur dépense par création monétaire ce qui est inflationniste. Ce qui revient aussi à confirmer la critique de la relance keynésienne du financement par création monétaire du déficit public (Edwin Le Héron, 1991).

L’inflation pour les Keynésiens

Pour Keynes, elle n’existe que lorsque la demande effective augmente dans une situation de plein-emploi. L’œuvre maîtresse du célèbre économiste d’origine britannique John Maynard Keynes (1883-1946), théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, a été publiée en 1936. Keynes y met en cause les postulats des économistes classiques ; il place la recherche du plein-emploi au cœur de l’économie et expose les politiques économiques à mettre en œuvre pour y parvenir.

L’analyse Keynésienne est une théorie de la demande qui considère que le niveau de la production s’ajuste à celui de la demande. Les deux grandes composantes de la demande globale ou de la demande effective sont la consommation et l’investissement. La macroéconomie keynésienne se donne donc comme objectif l’étude de leurs déterminants. La consommation est une fonction croissante du revenu. Plus celui-ci est élevé, plus les individus dépensent. Une politique favorisant la consommation peut être favorable au plein-emploi. Keynes ne considère pas que la crise soit essentiellement une crise de sousconsommation ; mais il pense que pour lutter contre le chômage, la sagesse impose de progresser dans toutes les directions et donc de favoriser l’investissement et la propension à consommer et donc la demande effective. On doit avoir un taux d’intérêt faible pour un accroissement de la quantité de monnaie qui augmente l’investissement jusqu’à ce que le plein-emploi soit réalisé. La demande de monnaie est donc une fonction décroissante du taux d’intérêt puisqu’un taux d’intérêt faible accroît directement la demande de monnaie pour spéculation et pour transaction en augmentant l’investissement et donc le revenu. L’argument principal de Keynes est que le niveau des salaires réels ne résulte pas du marché du travail, mais provient du niveau de l’emploi qui lui-même résulte de la demande effective. Si le niveau de l’emploi est trop faible, il existe du chômage involontaire car certains individus accepteraient de travailler pour un salaire égal ou plus faible. Il faut alorsaugmenter la demande effective qui englobe la consommation et l’investissement. Ce qui élève le niveau de l’emploi, diminue le produit marginal du travail et suscite une baisse des salaires. Mais lorsque le plein-emploi est réalisé et donc que tous ceux qui voudraient travailler au salaire du marché sont embauchés, l’augmentation de la demande effective ne peut que conduire à l’augmentation des prix. En situation de plein-emploi , la création monétaire provoque l’inflation. Lorsque le plein-emploi est réalisé et donc, que tous ceux qui voudraient travailler au salaire du marché sont embauchés, l’augmentation de la quantité de monnaie ne peut pas accroître le niveau de la production ; Keynes accepte donc, dans ce cas précis, les conclusions de la théorie quantitative de la monnaie. C’est à dire que l’économie est en situation d’inflation lorsque les revenus sont en excédent par rapport aux biens disponibles car l’augmentation des revenus implique l’augmentation de la demande de biens de consommation.

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Table des matières

INTRODUCTION
METHODOLOGIE
RESULTATS
CHAPITRE I : APPROCHE THEORIQUE SUR L’INFLATION
SECTION 1 : PRESENTATION GENERALE DE L’INFLATION
SECTION 2 : CAUSE THEORIQUE DE L’INFLATION
SECTION 3 : LES EFFETS THEORIQUES ET SYSTEMATIQUES DE L’INFLATION
DISCUSSION
CHAPITRE II : l’efficacité de la politique prise par l’Etat malgache face à l’inflation
SECTION 4 : Evolution de l’inflation depuis l’année 1970 à 2017
SECTION 5 : Cause de l’inflation à Madagascar
SECTION 6 : Effet de l’inflation sur la croissance économique
CONCLUSION
ANNEXES
BIBLIOGRAPHIE

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