Approche theorique concernant le rôle de la population dans le developpement

La croissance démographique présente une innombrable controverse dans son lien avec le développement économique tant au niveau théorique qu’au niveau des analyses empiriques des différents pays. Plusieurs auteurs contribuaient et continuent à contribuer jusqu’à nos jours à la science économique pour apporter des aménagements à cette fin. Le rôle de la population au niveau du développement est en fait incontournable. Le fait est que c’est la population elle même qui veut se développer et que c’est le seul facteur qui peut manipuler tous les autres facteurs. C’est donc non seulement l’auteur mais aussi le bénéficiaire de développement. L’analyse qui porte sur le rôle de celle-ci dans le développement occupe une grande envergure. Ainsi, on ne peut parler de développement sans les ressources humaines.

Dans la théorie Malthusienne, l’abondance de la population est considérée comme un obstacle au développement alors que pour les populationnistes cela constitue un avantage pour développer un pays. En outre, la théorie du capital humain montre que c’est la valorisation de la population qui permet de développer un pays.

APPROCHE THEORIQUE CONCERNANT LE ROLE DE LA POPULATION DANS LE DEVELOPPEMENT 

La relation entre la population et le développement est sans doute existante. Premièrement, puisque c’est la population elle-même qui veut se développer et deuxièmement, parce que c’est le seul facteur manipulateur des autres facteurs. Par exemple, c’est l’homme qui emploi le capital technique et le capital naturel. Mais dans la science économique, ce n’est pas la théorie qui en manque concernant cette relation. Plusieurs écrivains ont contribué à cet effet. Depuis Malthus et jusqu’à nos jours, le débat est loin d’être clos. Il y a en fait, d’une part, ceux qui affirment que l’accroissement galopant de la population va entrainer surement le monde dans une impasse. Ces théoriciens sont connus sous l’appellation des « antinatalistes ». D’autre part, il y a des auteurs qui stipulent que l’abondance de la population présente un avantage particulier pour développer un pays. Ces derniers sont qualifiés des « natalistes ». En outre, d’autres auteurs initiés par G.Becker (le prix Nobel de l’économie de 1992) élaborent une autre théorie, qui est particulièrement différent des autres et qui s’appuie essentiellement sur la valorisation du capital humain. En effet, ces théoriciens apportent une attention particulière sur le rôle de la population. Il est axé sur leur mis en valeur. De ce fait, l’analyse effectuée à tous ces égards se voit nécessaires.

Les théories de la population 

Dans la science économique, en ce qui concerne la relation entre l’accroissement de la population et le développement, plusieurs controverses sont présentes. Le fait que la population contribue réellement au développement d’un pays ne pose aucun problème. Tout le monde y consenti et le problème est ailleurs. C’est que sans la population, personne ne peut aborder la notion de développement car l’homme est non seulement l’auteur mais aussi le bénéficiaire du développement. Le souci est que si la population est très nombreuse, non seulement la demande augmente mais la force de travail augmente aussi, ce qui montre un fait contradictoire.

La vision négative sur l’accroissement de la population

Approche Malthusienne 

T.R.Malthus , même s’il est libéral, s’oppose sur l’optimisme d’A. Smith et de J.B. Say dans lequel l’agrégation des intérêts individuels soit toujours harmonieuse et que l’offre crée sa propre demande. L’illustration la plus célèbre est la théorie de la population. Cette théorie stipule que les ressources sont limitées et que l’accroissement de la population va poser surement un énorme problème sur la satisfaction des besoins. Ce raisonnement se fonde en fait surtout sur la notion de rendement décroissant.

Le principe de la population selon T.R.Malthus

La vision de T.R.Malthus est considérée comme une vision pessimiste de la population. Pour lui, un accroissement sans cesse de la population pose un problème sur le dilemme population-ressource.

En 1798, T.R.Malthus élabore dans son Essai sur le principe de population, a publié que « le pouvoir multiplicateur de la population est infiniment plus grand que le pouvoir de la terre de produire la subsistance de l’homme » car, les terres marginales cultivables ne permettent qu’une augmentation très lente des productions alors que la population ne cesse d’augmenter plus rapidement.

Sa thèse repose sur le fait que « la population croît selon les termes d’une suite géométrique (1,2,4,8,16,…), alors que les subsistances ,c’est-à-dire la production agricole, croient selon les termes d’une suite arithmétique(1,2,3,4,5,…) » . Nous pouvons tout de suite voir que l’allure de la courbe des substances prend une évolution exponentielle tandis que celle de la population prend la forme d’une droite croissante et symétrique par rapport à l’origine. Cette thèse tient donc à la base le souci de la production agricole insuffisante d’un côté et des problèmes environnementaux vis-à-vis de la taille gigantesque de la population d’un autre côté. C’est-à-dire, qu’avec un monde limité et un accroissement de la population sans limite, cela va mener surement le monde dans une situation d’impasse si la population ne cesse pas d’augmenter.

De ce fait, d’après T.R.Malthus, « soit la population accepte volontairement de limiter sa croissance (c’est la moral restreint ou abstention du mariage), soit la population sera détruite par la guerre, la famine, la peste car, aider les pauvres revient à encourager la croissance démographique et à terme sa destruction » . A cause de l’évolution différente entre la population et les ressources, une gestion de l’augmentation de la population s’avère nécessaire. Et c’est là que l’auteur préconise deux solutions : Le contrôle préventif et le contrôle positif .

Le contrôle préventif réside sur la volonté de la population elle-même de limiter volontairement son évolution. L’idée est de stopper les naissances par des abstentions au mariage par exemple. « C’est la morale restreint »  . Mais d’après T.R.Malthus, il est immoral d’adopter une telle mesure. D’où l’idée de contrôle positif. Le contrôle positif repose sur une mesure radicale. C’est-à-dire que l’on essaye de stopper la naissance par des moyens comme la guerre, la famine, les maladies,… La question qui se pose est que, est-ce qu’il est préférable d’avoir une population nombreuse sans que l’on puisse nourrir cette population ? Ou alors limiter radicalement cet accroissement pour ne pas entraver la croissance économique ? Selon T.R.Malthus, la limitation est nécessaire du fait de ressources limitées. Ainsi, le malthusianisme accepte un faible accroissement démographique pour bénéficier la croissance économique. Cela est dû au fait que « la croissance démographique, qu’elle soit le fruit du développement économique par le biais d’une première augmentation des revenus ou qu’elle soit engendrée par un autre phénomène (principalement le progrès rapide de l’hygiène et de la santé publique), devient un obstacle au développement » . D’où, la présence de limitation.

Les néomalthusiennes

Comme la population mondiale ne cesse d’augmenter, des soucies concernant la démo-économique submergent. Notre monde est limité alors que l’accroissement de la population ne connait pas cette limite.

En fait, le 20ème siècle se caractérise par une abondance de la population mondiale. Une augmentation qui se fait sentir surtout dans la région du continent africain. En effet, «l’Afrique, en un siècle, de 133 millions d’habitants en 1900 a passé le cap de 1 milliards d’habitants en 2009, va passer au moins à 2 milliards d’habitants en 2050 » . De ce constat, vu l’effet négatif de l’accroissement démographique (limitation des ressources ainsi que la notion de développement durable) et les partisans de la contraception et le planning familial, plusieurs interventions sont portés à cet effet. En fait, pour une croissance démographique élevée, la défaillance s’opère sur le plan individuel et sur le plan global. Sur le plan individuel, on a une variation à la baisse du niveau de vie alors que sur le plan global une population nombreuse contribuerait à une surexploitation des ressources existantes. Deux rapports prennent le relais pour expliquer cela. Le « rapport Meadows », qui prend son origine en Rome. Dû au mode de consommation mondiale, en 1969, le club de Rome avait décidé de se réunir. Leur réunion était surtout basée sur l’analyse concernant le mode de production dans le temps. Une équipe de chercheurs et d’universitaires, dirigée par Dennis Meadows, était appelé pour effectuer ce rapport. En 1972, en s’intitulant « The limits to growth», le « rapport Meadows » a été rédigé. L’objet de ce rapport était que le mode de production dans le temps va conduire nécessairement le monde à son extinction d’ici 2100. A cet égard, pour éviter le danger de l’accroissement de la population, l’arrêt de cette accroissement démographique ainsi qu’une croissance zéro est inéluctable.

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Table des matières

INTRODUCTION
CHAPITRE 1 : APPROCHE THEORIQUE CONCERNANT LE ROLE DE LA POPULATION DANS LE DEVELOPPEMENT
Section I : Les théories de la population
A- La vision négative sur l’accroissement de la population
§- Approche Malthusienne
I- Le principe de la population selon T.R.Malthus
II-Les néomalthusiennes
§- Approche Marxiste
I- K.Marx et le socialisme scientifique
II-Les Néo-marxistes
B-La vision positive sur l’accroissement de la population
§-Les populationnistes
I-Les Initiateurs
II-Les néo-populationnistes
§- A.Sauvy et la notion de l’optimum de la population
I-La notion de l’optimum de la population
II-La thèse de l’optimum de la population
Section II : Apport du capital humain dans le développement
A-Les théories du capital humain
§- La théorie de G.Becker
I- Ses parcours sur l’économie
II-G.Becker, le précurseur(1964)
§-Les autres théoriciens du capital humain
I-Le capital humain, T.W.Schultz et la théorie de seuil des Nations Unies
II-Visite de quelques autres contributeurs de la théorie du capital humain
B-Pourquoi investir dans le capital humain ?
§- La théorie de la croissance endogène et la capabilité d’A.Sen
I-De Lucas à MRW(1992)
II-A.Sen et la notion de « capabilité » du capital humain
§- La vision actuelle du capital humain
I-La nécessité d’étendre
II-Approche récente du capital humain
CHAPITRE II : LA CONTRIBUTION DE LA VALORISATION DU CAPITAL HUMAIN SUR LE DEVELOPPEMENT
Section I : Le capital humain, éléments permissif de développement
A-La différenciation entre la croissance et le développement
§- La croissance
I-Bref historique de la théorie de la croissance
II-La croissance économique et son indicateur
§- Le développement
I-Caractéristiques du développement économique
II-Indicateurs de développement
B-Le capital humain comme un moteur de développement
§- Les expériences Asiatiques
I-Dynamisme de la croissance d’Asie de l’Est
II-La valorisation du capital humain dans l’Asie de l’Est et ses implications
§- L’effet boule de neige et l’externalité positive de la valorisation du capital humain
I-L’interaction entre l’effet boule de neige et l’effet externe positif
II-Le rôle de l’effet boule de neige et l’effet externe dans la valorisation du capital humain
Section II : Le capital humain en tant que ressource
A-Evaluation de l’importance du capital humain
§- Quand une population est saine et bien nourrie
I-Renforcement de capacité à travailler
II-Renforcement de secteur d’activité
§- L’apport de la formations et de l’éducation dans le développement
I-L’apport de l’éducation dans le capital humain
II-L’apport de la formation dans le capital humain
B-Un nombre de capital humain élevé contribue-t-il au développement ?
§- L’effet positif d’une abondance du capital humain
I-Réduction du décalage Nord-Sud
II-Accélération du processus de transfert technologique
§- L’effet négatif d’une abondance en capital humain
I-L’origine de l’abondance en capital humain
II-L’abondance en capital humain nuit au développement
CONCLUSION

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