Apports du mémoire à la formation de ses auteurs : « Il fait beau aujourd’hui non ? Oui, bien et vous ? »

Revue de la littérature et concepts clés : « C’est pas moi qu’a dit »

Selon De Gaulejac1 (2002), l’identité comprend de multiples sens. Il s’appuie en effet sur les définitions du Petit Robert évoquant « la similitude, « caractère de ce qui est identique », l’unité, « caractère de ce qui est UN », la permanence, « caractère de ce qui reste identique à soimême », la reconnaissance et l’individualisation, « le fait pour une personne d’être tel individu et de pouvoir également être reconnue pour telle sans nulle confusion grâce aux éléments qui l’individualisent » (p.174). Ces divers éléments font figure d’ailleurs sur ladite « carte » que tout individu peut voire doit présenter et sur laquelle sont inscrits toutes ses caractéristiques, c’est-à-dire généralement les noms et prénoms, nationalité et même la taille. De Gaulejac, émet l’idée que la construction de cette identité ne s’effectue pas comme on pourrait l’imaginer sous forme linéaire, mais plutôt dans une sorte de va et vient dialectique dans le rapport entre le sujet et l’objet. Ce sont donc davantage des processus identitaires plutôt qu’une certaine entité qui serait stable et permanente. De Gaulejac nous soumet également l’idée que chaque personne est définie tant par des caractéristiques communes à tous ceux étant comme elle, tant par des caractéristiques permettant à l’inverse de la différencier de ses semblables, idée que nous retiendrons pour la suite de notre recherche. De plus, cet auteur mentionne que l’identité existe de manière « objective », celle-ci étant définie non seulement par des critères juridiques, mais aussi physiques et sociaux s’imposant à l’individu dès sa naissance. Elle comprend toutefois un versant davantage subjectif, puisqu’elle se construit, se compose aussi des intentions, des perceptions ou encore des sentiments.

Mon identité renvoie au sentiment d’être, au sentiment d’unité et de cohérence de la personne, à ce qui la définit comme un être singulier, spécifique, unique, particulier, en définitive à ce qui lui est propre. Mais cette identité ne peut lui venir que du dehors, c’està- dire de la société (Héritier, 1979, p.175). Nous avons donc pu observer que, toujours selon De Gaulejac, l’identité est définie majoritairement par l’appartenance de chaque sujet à une famille, à une communauté, à une classe sociale, à un peuple ou encore même à une nation. Ceci s’apparente également aux identités professionnelles qui renvoient au même sentiment d’appartenance. En effet, elles rassemblent ceux qui ont suivi des études identiques, qui ont des professions similaires ou qui occupent le même type de fonctions. Selon De Gaulejac, « les tensions augmentent entre l’identité héritée, celle qui nous vient de la naissance et des origines sociales, l’identité acquise, liée fortement à la position socioprofessionnelle, et l’identité espérée, celle à laquelle on aspire pour être reconnu. » (2002, p.177). Ce dernier point sera également discuté lors de l’analyse de données.

Delivré2 fait mention quant à lui de quatre composantes de l’identité : premièrement l’identité interne, correspondant à tout ce qui nous appartient et fait de nous un être unique. Cette première composante nous donne la conscience de notre propre personne, et comprend la formation d’origine, le parcours professionnel ou encore l’appartenance culturelle ou religieuse. Tout cela constitue une structure psychologique qu’il nomme la personnalité. Deuxièmement, les compétences professionnelles, qui correspondent à toute la technique au sens large, s’acquérant que ce soit par l’apprentissage, la formation permanente ou l’expérience. Troisièmement, Delivré évoque le statut ou la carte de visite, faisant elle référence à ce que l’on déclare généralement à notre entourage. Pour terminer, il mentionne qu’« il est en effet impossible à une personne d’exercer un métier sans ressentir le besoin d’une certaine reconnaissance sur chacune des trois premières composantes » (2013, p.58). En effet selon cet auteur, la personne disposant d’une cohérence entre ces quatre composantes serait heureuse professionnellement, idée que nous rejoignons totalement. Finalement De Gaulejac cite Ricoeur (1985), qui mentionne que « l’histoire d’une vie ne cesse d’être refigurée par toutes les histoires véridiques ou fictives qu’un sujet raconte sur lui-même » (p.177). Effectivement, si l’on devait reprendre tout ce qui a été dit et en faire une synthèse, nous pourrions dire que l’identité, au contraire d’être une simple donnée, correspond davantage à une sorte de conquête. En guise de synthèse, nous pourrions dire que l’affirmation du soi est selon De Gaulejac, « l’identité personnelle est moins une donnée qu’une conquête. L’affirmation de moi-même est une nécessité pour le sujet qui cherche à conquérir une autonomie » (p.178).

Reconnaissance

Selon Todorov3 (1995), c’est avant tout la reconnaissance qui marque l’action de l’entrée de l’individu dans l’existence humaine. Lorsqu’un individu participe à des actions, il reçoit une confirmation de son existence par le fait qu’une autre personne lui ménage une place. Mais plus encore lorsque l’individu explore ou transforme le monde environnant, il se reconnaît comme le sujet de ses propres actions et de ce fait comme un être existant. La reconnaissance peut avant tout être matérielle ou immatérielle et impliquant ou non l’exercice d’une forme de pouvoir sur d’autres personnes, postulat que nous rejoignons également. Comme relève cet auteur, le fait d’aspirer à une reconnaissance peut être conscient ou inconscient, suite à cela, tout individu va donc mettre en oeuvre des mécanismes rationnels ou irrationnels. L’individu humain peut chercher à capter le regard de l’autre par différentes facettes de son être, son physique, son intelligence, sa voix ou son silence. Todorov émet l’idée que la reconnaissance atteint toutes les sphères de l’existence humaine celles-ci ne pouvant se substituer l’une et l’autre. Le besoin d’être reconnu apparaît au niveau du plan professionnel, des relations personnelles, de l’amour et encore de l’amitié. Un individu qui aurait investi l’essentiel de sa demande de reconnaissance dans un seul de ces domaines mais qui ne recevrait plus aucune attention se verra soudain privé d’existence. La reconnaissance peut s’accompagner d’une lutte pour un pouvoir, mais elle peut aussi s’articuler à des relations ou à la présence d’une certaine hiérarchie qui permettrait d’éviter des conflits. Depuis notre plus jeune âge, la supériorité et l’infériorité des partenaires sont souvent données d’avance et des deux côtés on aspire à l’approbation du regard de l’autre.

Todorov (1995) parle de deux formes de reconnaissance auxquelles tout individu aspire, mais dans des proportions très diverses : une reconnaissance de distinction et une reconnaissance de conformité. Ces deux catégories s’opposent totalement. Dans la première l’individu veut être perçu comme différent des autres, il cherchera donc à se distinguer, alors que dans la deuxième, l’individu veut être semblable à ses congénères, il tirera sa reconnaissance du fait de se conformer aux usages et normes qu’il considère comme appropriés à sa condition et qui lui confèrera un sentiment d’existence. Il mentionne aussi deux étapes dans le déroulement même de la reconnaissance, la reconnaissance au sens étroit (demander aux autres individus de reconnaître notre existence) et le processus de confirmation (leur demander de confirmer notre valeur). La deuxième étape ne peut avoir lieu que si la première est déjà réalisée, ce qui explique que les deux interventions ne se situent pas au même niveau. « Que l’on nous dise que ce que nous faisons est bien implique que l’on a déjà admis, préalablement, notre existence même » (Todorov, 1995, p.100). Il est essentiel de faire une distinction entre ces deux degrés de reconnaissance, car ils sont fréquemment dissociés. « On peut être indifférent à l’opinion que les autres ont de nous, on ne peut rester insensible à un manque de reconnaissance de notre existence même. » (Todorov 1995, p.100).

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Table des matières

1. Introduction
1.1 Préambule : « De quoi ça va causer ? »
1.2 Thèmes et buts du travail : « Pourquoi ça ? »
1.3 Motivations personnelles : « Y en a marre ! »
1.4 Contexte : « On a quoi aujourd’hui déjà ? »
1.5 Plan de travail : « Guide de lecture pour les « nuls »
2. Problématique
2.1 Revue de la littérature et concepts clés : « C’est pas moi qu’a dit »
2.1.1 Identité professionnelle
2.1.2 Reconnaissance
2.1.3 Communication interpersonnelle
2.1.4 Emotions
2.2 Question de recherche : « C’est quoi ton problème ? »
2.3 Hypothèses : « Hippopotame »
3. Méthodologie
3.1 Explication et argumentation démarche, plan : « J’te jure ! »
3.2 Population : « Les élus »
3.3 Types de données à rechercher : « Cherche qui peut ! »
3.4 Modalités de traitement de données : « Tri sélectif »
3.5 Biais : « Moustiques »
4. Résultats et discussion
4.1 Présentation des résultats ou pré analyse : « Ta daaaaa »
4.2 Interprétation des résultats : « Tu comprends quoi toi ? »
4.3 Synthèse de la discussion : « Paf »
5. Conclusion
5.1 Apports et limites de la recherche : « La Terre est plate »
5.2 Ouverture et pistes : « Sésame ouvre-toi ».
5.3 Apports du mémoire à la formation de ses auteurs : « Il fait beau aujourd’hui non ? Oui, bien et vous ? »
6. Références bibliographiques
7. Annexes
7.1 Questionnaire
7.2 Témoignage 1
7.3 Témoignage 2
7.4 Témoignage 3
7.5 Témoignage 4
7.6 Témoignage 5
7.7 Témoignage 6
7.8 Témoignage 7
7.9 Témoignage 8
7.10 Témoignage 9
7.11 Témoignage 10

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