APPORT DU SYSTEME BANCAIRE DANS LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

La masse monétaire

   La masse monétaire est l’ensemble des moyens de paiement détenus par les agents non financiers leur permettant d’acquérir des biens et services à un moment donné. Elle se décompose en divers agrégats regroupant la quasi-totalité des placements. Ces agrégats sont des grandeurs définis par les autorités monétaires qui regroupent dans des rubriques homogènes, mesurables et contrôlables la monnaie et ses substituts proches en se basant sur différents critères : le critère monétaire qui distingue parmi les actifs ceux dont la proximité monétaire est plus grande ; le critère institutionnel qui privilégie dans la définition des agrégats, la qualité du gérant ; et enfin le critère financier qui range les actifs selon leur degré de liquidité. On peut les regrouper du plus liquide au moins liquide comme suit :
M1 : ce sont les disponibilités monétaires ou liquidité avec lesquelles on peut payer immédiatement (monnaies divisionnaires, fiduciaire, les dépôts à vue détenues par les agents non financiers) ;
M2 : ce sont les avoirs qui peuvent être transformés rapidement et sans coût onéreux au moyen de règlement c’est-à-dire l’épargne quasi-liquide. M2= M1 + Dépôts à terme + Dépôts d’épargne + Avoirs en devise) ;
M3 : c’est l’épargne liquidable rapidement. M3=M2 + Les avoirs monétaires facilement négociables (devises, comptes à terme…) ;
M4 : il regroupe l’ensemble des liquidités de l’économie. M4=M3 + titres de l’Etat auprès du public (Bons du Trésor, billets de Trésorerie) : la liquidation des placements est assez rapide mais risque la perte en capital.

Créances nettes sur l’extérieur

   Cette contrepartie externe s’établit à partir de la différence entre les avoirs extérieurs et les engagements extérieurs vis-à-vis du Reste du monde, de la banque centrale et du système bancaire. Ces créances nettes sur l’extérieur apparaissent comme source de création monétaire. En effet, tout achat de devise par la banque centrale revient à une création de monnaie (exportation) et les ventes en devise présentent un effet restrictif entrainant la destruction de la masse monétaire. Ainsi, le solde net des échanges extérieurs agit sur la masse monétaire nationale. Une partie de la monnaie nationale en circulation trouve sa contrepartie dans un excédent d’exportation. Un excédent d’importation (non compensé par des crédits bancaires ou des fonds extérieurs) entrainera une compression de la masse monétaire interne.

La banque Centrale

   Au cœur du système bancaire se trouve la Banque centrale, chaque État moderne possède la sienne. Sa mission, variable suivant les périodes, est aujourd’hui d’assurer la stabilité des prix dans le cadre de la politique économique du gouvernement, elle est aussi chargée de veiller sur la circulation monétaire, sur la supervision des établissements de crédit et sur le bon fonctionnement des systèmes de paiement.
a)La Banque centrale comme institution d’émission de la monnaie nationale : En effet, elle exerce le privilège exclusif d’émettre sur le territoire national des billets de banque.
b) la banque centrale comme la banque des banques :
-elle tient les comptes courants des banques primaires et le fonctionnement des services de compensation ;
-assure le refinancement des banques et joue le rôle de prêteur en dernier ressort ;
-tient un service de central des risques, un service de risque bancaire afin d’évaluer les risques de crédits accordés par les banques ;
-centralise les informations sur les incidents de paiement et les chèques sans provisions
c) La banque centrale : une gestion d’or et de devise : La Banque centrale est chargée de centraliser les avoirs en devise des différents agents économiques. Elle gère les réserves publiques de change et veille également à la stabilité du taux de change ;
d) la Banque centrale comme organe de contrôle des banques :
• La Banque Centrale a pour mission de préserver la crédibilité et la fiabilité du système de paiement ;
• assure également une fonction d’autorité et contrôle la sécurité des dépôts du système bancaire ;
• édicte des règles, des réserves obligatoires, de gestion comptable et des normes prudentielles.
e) La banque centrale comme un appui à la politique économique de l’Etat : La banque centrale peut proposer à l’Etat des mesures qui cherchent le développement de l’économie nationale telle que celles qui peuvent exercer une action favorable sur l’évolution des prix, la balance de paiement, les finances publiques, etc.

Approche classique de la politique monétaire: TQM (Théorie quantitative de la monnaie) 

   Pour les classiques, la monnaie a un caractère transactionnel, elle est neutre et n’a qu’un seul motif de demande : le motif de transaction. Cette pensée a dominé pratiquement tout le long du XIXe siècle. Elle a été d’abord matérialisée par l’équation de Fisher 𝑀𝑉 = 𝑃𝑇 où M désigne la masse monétaire en circulation ; V : la vitesse de circulation de la monnaie ; P : le niveau général des prix et T le niveau de transaction. Cette équation a été ensuite remplacée par l’Ecole de Cambridge et devient 𝑀𝑉 = 𝑃𝑌 avec Y le niveau de production de l’économie ou le PIB réel car on ne vend que ce que l’on produit et aussi car le niveau de transaction est en fonction croissante du niveau de production. Ces équations partagent quelques hypothèses :
o V est stable et ne dépend que des facteurs structurels, par exemple l’apparition d’un nouveau moyen de paiement ;
o T ou Y est constante à court terme c’est-à-dire le niveau de production dépend des facteurs purement réels (facteurs de production) et on suppose que l’économie est en situation de plein emploi des facteurs de production ;
o L’offre de monnaie est exogène et fixée par les autorités monétaires ;
Ces deux équations signifient que la masse monétaire en circulation est nécessairement égale à la monnaie que réclament les agents économiques en contrepartie de la valeur de leurs transactions. Ainsi, toute variation du stock de la monnaie n’affecte que le niveau général des prix (il y a un effet nominal) et sera sans conséquence sur les variables réelles de l’économie (il n’y a pas d’effet réel). Autrement dit, toute augmentation de la masse monétaire se traduit nécessairement par une hausse du niveau général des prix (inflation), c’est la dichotomie classique Cela étant, la politique monétaire est neutre chez les classiques puisque l’inflation à long terme est soutenue par l’augmentation du stock de la monnaie. Ainsi, la politique monétaire ne devrait avoir pour objectif que la stabilité des prix.

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Table des matières

PARTIE I : APPROCHE THEORIQUE
CHAPITRE I : DEFINTIONS ET CONCEPTS LIES AU SYSTEME BANCAIRE
Section 1 : La monnaie
I- La masse monétaire
II- Les contreparties de la masse monétaire
1-Créances nettes sur l’extérieur
2-Les crédits à l’économie
3-Les crédits au Trésor public
Section 2 : Les acteurs primordiaux du système bancaire : La Banque Centrale, les banques primaires et le Trésor public
A- La banque Centrale
a)La Banque centrale comme institution d’émission de la monnaie nationale
b) la banque centrale comme la banque des banques
c) La banque centrale : une gestion d’or et de devise
d) la Banque centrale comme organe de contrôle des banques
e) La banque centrale comme un appui à la politique économique de l’Etat
B- Les banques primaires ou banques commerciales
a) Définitions
b) Principales fonctions des banques
c) Le modèle de banque universelle
C- Le Trésor public
Section 3 : Les politiques monétaires
I- Les approches théoriques de la politique monétaire
1- Approche classique de la politique monétaire: TQM (Théorie quantitative de la monnaie)
2- L’analyse Keynésienne de la politique monétaire
3- L’approche monétariste
II- Les instruments de la politique monétaire
a) La réescompte
b) La politique d’Open-market
c) Les réserves obligatoires
d) L’encadrement de crédit
III- Les canaux de transmission de la politique monétaire
CHAPITRE II : LIENS EXISTANTS ENTRE LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET LE SYSTEME BANCAIRE
Section 1 : Théories et concepts sur le développement économique
I- Définition
II- Mesure du développement
III- Théories sur le développement
IV- Théories sur la croissance
1- Les facteurs de croissance
2- Les modèles de croissance
Section 2 : La place de la banque dans l’économie
A. Contribution à la richesse nationale
B. En tant que créatrice de monnaie
C. Relation avec l’Etat
Section 3 : La banque dans le développement économique
PARTIE II : ANALYSE EMPIRIQUE : CAS DU SYSTEME BANCAIRE MALAGASY
CHAPITRE III : DESCRIPTION DU SYSTEME BANCAIRE MALAGASY
Section 1 : Historique et évolution du système bancaire malagasy
I- Historique des banques malagasys
II- La BCM et le Trésor public
1) La BCM
2) Le Trésor public
III- Les banques malagasys
1. Les domaines d’intervention des Banques
Section 2 : Bilan du système bancaire malagasy
I- Bilan avant la privatisation
1) Les ressources des banques durant la nationalisation
1.3. L’évaluation du système bancaire avant la privatisation
II- Bilan après la privatisation
Section 3 : Evolution du système bancaire malagasy actuel
1) Les banques et ses services
2) Evolution de la politique monétaire
CHAPITRE IV : ANALYSE DU LIEN ENTRE LE SYSTEME BANCAIRE MALAGASY ET LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE MADAGASCAR
Section 1 : Impacts économiques du système bancaire malagasy
I- Impacts sur les ménages
II- Impacts sur les entreprises non financières
Section 2 : Forces et faiblesses du système bancaire malagasy
A- Les forces et avantages du système bancaires malagasys
B- Les faiblesses du système bancaire malagasy
➢ Système bancaire et financier : archaïque, inefficace et non-inclusif à Madagascar
➢ les politiques monétaires
Section 3 : Recommandations et perspectives
1. Assurer une croissance forte de l’épargne
2. Améliorer la rentabilité des investissements
3. Assurer la stabilité monétaire
4. Créer une banque de développement
CONCLUSION

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