ANTHROPOMETRIE NUTRITIONNELLE

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ANTHROPOMETRIE NUTRITIONNELLE

L’anthropométrie nutritionnelle est l’ensemble des procédés de mensurations somatiques utilisés en combinaison dans le but d’apprécier l’état nutritionnel d’un individu ou d’une population donnée. Elle utilise des mesures, des indices et des indicateurs anthropométriques. Il existe de nombreux mesures et indices mais nous nous limiterons à ceux qui sont couramment utilisés pour apprécier la malnutrition aigüe sévère. Ils sont utilisés par le CREN, objet de notre étude pour hospitaliser les enfants éligibles dans notre travail..

Les mesures anthropométriques :

Ce sont des mensurations somatiques de base faites avec des instruments de mesure appropriés. Les mesures anthropométriques sont nombreuses et variées mais seules trois mesures sont retenues dans le cadre de notre étude : le poids, la taille et le périmètre brachial (PB)

Le poids

Le poids est une mesure faite à l’aide d’une balance type Salter, d’une pèse-personne ou d’un pèse-bébé.

La taille

La taille est une mesure faite en position debout chez le grand enfant ou en position couchée chez le nourrisson de plus de 24 mois avec une toise adaptée.

Le périmètre brachial

Le périmètre brachial (PB) ou circonférence brachiale est une mesure faite avec un ruban-mètre non élastique gradué appelé muac. Le PB se prend à mi-distance du bras (entre l’acromion et l’olécrane), le coude en extension et le membre supérieur complétement relâché.

Les indices anthropométriques

Les indices anthropométriques sont tirés des associations de différentes mesures en fonction de l’âge et du sexe car les mesures anthropométriques prises isolément n’ont pas de signification pratique sur le plan nutritionnel. Ces indices comparés à une population de référence et interprétés, permettent d’’apprécier l’état nutritionnel d’un individu ou d’un groupe d’individus. Ces indices permettent d’apprécier la croissance ou l’état pathologique des enfants de 0 à 59 mois.

L’indice poids âge

L’indice P/A (poids âge) permet de détecter une simple insuffisance pondérale. C’est un indice composite qui décrit la masse corporelle par rapport à l’âge chronologique de l’enfant.

Les indicateurs et interprétations anthropométriques

Les indices anthropométriques utilisés (P/T, T/A et P/A) sont comparés à ceux d’une population de référence. Les principaux seuils d’interprétations utilisés sont le z-score, les centiles et le pourcentage de la médiane.

Le z-score

Le z-score ou écart réduit permet d’exprimer les résultats des mesures anthropométriques d’un enfant sous la forme d’un nombre de « déviation standard » ou « écart type » (au-dessus ou en dessous) par rapport à la médiane ou la moyenne des « enfants de référence » de son âge. Autrement dit, il rend compte de la différence entre la mesure observée et la médiane de référence. Les valeurs « seuils » du z-score considérées comme normales se situent entre -2 ET et +2 ET. Ainsi, les enfants ayant un z-score inférieur ou égal à -2 ET sont dits malnutris.
Selon la valeur du z-score, on peut distinguer :
– La malnutrition modérée pour laquelle on a un z-score compris entre -2 ET et -3 ET ;
– La malnutrition sévère pour laquelle le z-score est <-3 ET
La classification de Waterlow : est basée sur la combinaison des z-scores en des pourcentages de la médiane des indices P/T et T/A pour déterminer l’état nutritionnel.
Elle a l’avantage dans les études de population d’être exhaustive et exclusive, identifiant les formes pures et les formes mixtes.

Les centiles

La méthode des centiles permet de repérer la position d’un individu dans une population de référence donnée. Le centile délimite une valeur en dessous de laquelle se situe un pourcentage d’enfants de la population de référence. Ce mode d’expression de l’état nutritionnel a l’inconvénient de ne permettre ni des calculs statistiques ni des comparaisons entre individus situés en deçà de la norme internationale.

Le pourcentage de la médiane

Le pourcentage de la médiane est le rapport exprimé en pourcentage (%), entre les valeurs observées et la valeur médiane de référence. Son mode d’expression a l’avantage d’être simple et permet une comparaison avec la population de référence. Cependant, les seuils de significations proposés sont différents pour chacun des indicateurs courants.
Le pourcentage de la médiane sert de base à plusieurs classifications : Gomez, Jellife et Welcom.
 La classification de Gomez: utilise l’indice P/A avec un seuil de 90%. Ainsi, elle distingue trois degrés de mensurations avec des intervalles de classe de 15%.
NB: la présence d’oedème signe automatiquement une malnutrition de troisième degré.
 La classification de Jellife: utilise le même indice (P/A) et le même seuil (90%) que celle de Gomez pour déterminer la malnutrition carentielle, mais l’intervalle de classe est de 10%. Ainsi elle distingue quatre degrés de malnutrition carentielle.
 La classification de Welcom simplifiée: le rapport FAO/OMS (1971) intègre, en plus du pourcentage de la médiane, l’indice P/T et la présence ou non d’oedème. Elle permet de distinguer les formes syndromiques de la malnutrition carentielle du retard de croissance.

Nouveaux critères de classification de la malnutrition aigüe

En 2006, l’OMS a publié de nouvelles normes de croissance de l’enfant âgé de 0 à 5 ans. Ces normes ont été reconnues par une déclaration conjointe de l’Organisation mondiale de la Santé, du Programme alimentaire mondial, du Comité permanent des Nations Unies sur la nutrition et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) de 2007.
Ces normes, tenant en compte que le rapport Poids/Taille (P/T), le périmètre brachial et la présence d’oedèmes, servent désormais de base à l’ensemble des définitions et des estimations de la malnutrition carentielle. Ainsi elles classent désormais la malnutrition aigüe en deux types : la malnutrition aiguë modérée (MAM) et la malnutrition aigüe sévère (MAS).
La présence de signes cliniques d’oedèmes bilatéraux d’origine nutritionnelle définit une malnutrition aigüe sévère, même si les autres mesures se trouvent au-dessus de la valeur seuil indiquée.
Ainsi de façon opérationnelle, les différentes malnutritions se définissent comme suit :
 La malnutrition aiguë : est définie par une émaciation qui est identifié en fonction d’un périmètre brachial (PB) <125mm ou d’un rapport P/T<-2 z-score à la médiane (normes OMS) et /ou par la présence d’oedème nutritionnels
 La malnutrition aiguë modéré (MAM) : est définie par une émaciation modérée qui est identifiée en fonction d’un périmètre brachial (PB) sup ou égal à 115 mm et <125 mm ou d’un rapport P/T sup ou égal à -3 z-score et <-2 z-score à la médiane (norme OMS) et l’absence d’oedème nutritionnels
 La malnutrition aiguë sévère (MAS) : est définie par une présence d’oedèmes bilatéraux et/ou une émaciation grave, qui est identifiée en fonction d’un PB<115 mm et/ ou d’un rapport P/T <-3 z-score à la médiane (normes OMS). L’association des complications médicales avec la MAS est la forme la plus grave de MAS, avec le manque d’appétit comme signe clinique de gravité.
 La malnutrition globale ou retard de croissance : elle se manifeste par une taille trop petite pour l’âge et traduit ainsi un retard de croissance. Le retard de croissance est le résultat de carences nutritionnelles aux stades les plus critiques de la croissance et du développement en début de vie.

INDICATEURS OPERATIONNELS RETENUS

Nous avons retenu de comparer les différents taux observés dans le CREN du Centre de santé de Diourbel avec les standards admis dans le protocole de la Prise En Charge de la Malnutrition Aigüe Sévère (PECMAS).
Le tableau 2 ci-dessous expose les valeurs admises dans les limites acceptables et les limites alarmantes des principaux indicateurs de suivi de la performance des centres de récupération nutritionnelle. Seuls les taux de réhabilitation ou guérison, de létalité et d’abandon du traitement sont retenus pour les comparaisons. Dans notre recherche nous avons assimilé le nombre d’enfants sortis avec tous les malnutris sévères qui sont sortis du CREN soit par référence, par décès ou par abandon de traitement qui désigne une absence d’au moins 14 jours au cours du traitement. Les autres cas de sortis comme le transfert interne n’ont pas pu être documenté.
Les différents taux utilisés sont définis comme suit :
 Taux de réhabilitation = (Nombre d’enfants réhabilités ou guéris / Nombre d’enfants sortis) *100
Il donne le pourcentage d’enfants sortis guéris sur l’ensemble des enfants sortis du centre de récupération pendant une période donnée. Ce taux renseigne sur l’efficacité de la prise en charge globale de l’enfant (renutrition, traitement des complications et accompagnement psychosocial)
 Taux de létalité = (Nombre d’enfants décédés au cours du traitement / Nombre d’enfants sortis) *100
Ce taux donne le pourcentage d’enfants décédés au cours du traitement sur l’ensemble des enfants sortis du CREN par décès, abandon ou référence. Il peut renseigner sur le niveau et la qualité de la prise en charge médicale et nutritionnelle dans le CREN.
 Taux d’abandon = (Nombre d’enfants ayant abandonnés le traitement / Nombre d’enfants admis) *100
Ce taux donne le pourcentage d’enfants qui ont abandonnés le traitement au moins pendant 14 jours avant d’avoir atteints les critères exigibles pour la sortie du CREN (gain pondéral acceptable et une réhabilitation complète)
Le gain pondéral et la durée de séjour définissent respectivement la prise de poids pendant le séjour et le nombre de jours passés dans l’unité de soins pour être réhabilité. Ces deux indicateurs permettent aussi d’apprécier la réussite de la réhabilitation des enfants malnutris sévères.

Evolution du taux de réhabilitation

L’observation des 3 figures suivantes porte sur l’évolution du taux de réhabilitation des enfants malnutris hospitalisés de janvier 2016 au mois de juin 2019. Nous remarquons des disparités selon les mois. En effet, nous observons des taux relativement élevés dépassant les 75% sur toute la durée de l’étude. Cependant on remarque des taux bas (inférieurs à 50%) sur seulement 2 mois des années 2016 et 2018 (avril et août en 2016 et janvier et avril en 2018). En 2017, un taux de réhabilitation sensiblement inférieur à 75% a été noté pour les mois de janvier, juillet et septembre. Dans le premier semestre 2019, seul le mois d’avril a enregistré un taux de réhabilitation inférieur à 50%. Par ailleurs nous avons noté des taux de réhabilitation qui dépassent les 1OO% (140% en décembre 2016, 130% en décembre 2018 et 120% en mai 2019) s’expliquant par le report des malnutris réhabilités qui n’ont pas été enregistrés au moment opportun.

Evolution du taux d’abandon du traitement par mois sortisabandon 

L’observation des figures sur les taux d’abandon du traitement montre des taux relativement bas en 2016 et 2019 respectivement de 6% et 8%, inférieurs aux valeurs acceptables de 15% admises par le protocole national. En 2018, nous ne notons pas d’abandon de traitement. Seul un taux élevé d’environ 25% avoisinant la valeur alarmante est observé en 2017.

Référence des enfants malnutris vers un hôpital

Nombre d’enfants référés

L’observation du tableau VII des occurrences de la référence montre en 2016, 16 enfants malnutris référés sur un total 122 enfants sortis du CREN soit un taux de 13%. En 2017, nous avons trouvé 16 enfants référés sur un total de 133 enfants sortis soit un taux de référence de 12%. En 2018, nous avons trouvé 16 enfants référés sur un total de 118 enfants sortis soit un taux de référence de 13,6%. En 2019 nous avons trouvé 3 enfants référés sur un total de 49 enfants sortis soit un taux de de référence de 6%.

Limites méthodologiques

Les limites méthodologiques de cette étude sont en partie liées à la non utilisation du gain de poids et de la durée de séjour des enfants malnutris sévères pour apprécier la performance du CREN car ils sont retenus comme indicateurs de performance dans le protocole national PECMAS de la Division de l’Alimentation et de la Nutrition du ministère de la santé. En effet les données portant sur ces deux indicateurs (gain pondéral et durée de séjour) n’ont pas été exploitables sur les registres d’admission. Seuls 3 indicateurs sont retenus pour la performance du CREN : le taux de réhabilitation, le taux d’abandon du traitement et le taux de létalité.

Evaluation de la performance du CREN

Analyse des enfants malnutris sévères réhabilités

Sur un total de 422 enfants malnutris sortis du CREN durant toute la période de l’étude, 359 enfants sont sortis guéris avec des taux de réhabilitation variant entre 83% et 90%. Les taux de réhabilitation obtenus dans notre étude sont plus élevés que le taux de 71,3% obtenu par Issaka Sonde en 2012 à Tenghin au Burkina Faso [10]. Par ailleurs, le taux que nous avons trouvé avoisine celui de 87% retrouvé par Beau et al. en 1993 au Sénégal [4]. Le taux de réhabilitation du CREN de Diourbel est plus élevé que celui de 79,5% rapporté par Sall et al. en 2000 au Sénégal [14].

Analyse des enfants malnutris sévères ayant abandonné le traitement

Sur un total de 422 enfants malnutris sévères sortis du CREN, nous n’avons retrouvé que 3 enfants malnutris qui ont abandonné la prise en charge au CREN. Le taux d’abandon retrouvé a varié de 0% à 2%. Les taux d’abandon de notre étude sont plus faibles que ceux observés dans la sous-région. En effet Fieschi L et al. ont trouvé un taux de 18,4% au Bénin [8]. Au Sénégal, Anta Tall Dia et al. rapporte un taux d’abandon d’environ 8% plus élevé que celui retrouvé dans notre étude. Cependant les contextes sont différents car il s’agit d’une étude sur la réhabilitation nutritionnelle plutôt à domicile.

Analyse des enfants malnutris sévères décédés

Sur un total de 422 enfants malnutris sortis du CREN, nous avons observé11 décès pendant toute la période de l’étude. Les taux de létalité ont varié de 0,8% à 3%. Le taux observé est relativement faible comparativement au taux de mortalité rapporté par Beau et al. dans une étude à Dakar sur la prise en charge de la malnutrition compliquée de diarrhée dans un CREN [3]. D’autres études montrent des taux beaucoup plus élevés d’environ 19% rapporté par Issaka Sonde avec un total de 52 décès sur 274 enfants malnutris au Burkina Faso [10]. Par ailleurs, Joseph et al. au Cameroun et Sall et al. à Dakar ont rapporté respectivement des taux de mortalité de 23,8% et 6,8%, ce qui dépasse largement les taux retrouvés dans notre étude [1,15]. Savadogo et al. rapporte aussi en 2002 au Burkina Faso un taux de 15,3% de mortalité largement supérieur à celui que nous avons observé.

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

Les résultats observés dans le Centre de récupération nutritionnelle de Diourbel sont satisfaisants au vu des observations faites dans les autres pays de la sous-région. Néanmoins nous pouvons constater la faiblesse de la fréquentation du CREN liée à des problèmes de logistique car les financements des partenaires ne sont pas pérennes et le centre de santé ne dispose pas de ressources suffisantes pour remplir sa mission. Notre étude nous a permis d’apprécier l’utilité du centre de récupération nutritionnelle dans la prise ne charge médico-sociale de la malnutrition aigüe sévère qui requiert des soins spécifiques. La prise en charge optimale de cette pathologie demande une collaboration multisectorielle car la malnutrition doit être perçue de nos jours comme un indicateur fiable de la pauvreté. Une recherche plus poussée aurait permis de déceler des déterminants autres que la simple morbidité observée chez l’enfant malade. Ainsi nous pouvons à l’instar de toutes ces considérations formulées quelques recommandations à l’endroit des décideurs locaux et centraux :
 Pour le district sanitaire :
− Faire un plaidoyer pour une meilleure implication des autorités locales et administratives dans la gestion des centres de récupération nutritionnelle
− Faire intégrer la prise en charge du CREN dans les plans opérationnels des collectivités locales
− Amener les partenaires financiers et techniques de la région à s’impliquer dans le financement des activités du CREN
 Pour le niveau central :
− Vulgariser davantage les protocoles nationaux sur la prise en charge de la malnutrition auprès du personnel
− Allouer des ressources suffisantes pour le fonctionnement du centre de récupération nutritionnelle
− Assurer une supervision régulière formative du personnel de ces centres pour maintenir les acquis.

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Table des matières

I. INTRODUCTION
II. OBJECTIFS
II.1. OBJECTIF GENERAL
II. 2. OBJECTIFS SPECIFIQUES
III. ANTHROPOMETRIE NUTRITIONNELLE
III. 1. MESURES ANTHROPOMETRIQUES
III. 1. 1. Le poids
III. 1. 2. La taille
III. 1. 3. Le périmètre brachial
III. 2. INDICES ANTHROPOMETRIQUES
III. 2. 1. Indice poids taille
III. 2. 2. Indice taille âge
III. 2. 3. Indice poids âge
III. 3. INDICATEURS / INTERPRETATIONS
III. 3. 1. Le z-score
III. 3. 2. Les centiles
III. 3. 3. Le pourcentage de la médiane
III. 4. NOUVEAUX CRITERES DE CLASSIFICATION
IV. INDICATEURS OPERATIONNELS RETENUS
V. METHODOLOGIE
V. 1. TYPE D’ETUDE TABLE DES MATIERES
V. 2. CADRE D’ETUDE
V. 3. PERIODE D’ETUDE
V. 4. CRITERE DE NON INCLUSION
V. 5. TRAITEMENT DES DONNEES
VI. RESULTATS
VI. 1. EVALUATION DU CREN
VI. 2. RESULTATS GENERAUX
VI. 2. 1. Réhabilitation des enfants malnutris
VI. 2. 1. 1. Nombre d’enfants réhabilités dans la période
VI. 2. 1. 2. Evolution du taux de réhabilitation par mois
VI. 2. 2. Abandon du traitement
VI. 2. 2. 1. Nombre d’enfants ayant abandonné
VI. 2. 2. 2. Evolution du taux d’abandon
VI. 2. 3. Létalité des enfants malnutris
VI. 2. 3. 1. Nombre d’enfants décédés
VI. 2. 3. 2. Evolution du taux de létalité
VII. DISCUSSION-COMMENTAIRES
VII. 1. LIMITES METHODOLOGIQUES
VII. 2. EVALUATION DE LA PERFORMANCE DU CREN
VII. 2. 1. Analyse des enfants réhabilités
VII. 2. 2. Analyse des enfants ayant abandonné le traitement
VII. 2. 3. Analyse des enfants décédés
VIII. CONCLUSIONS-RECOMMANDATIONS

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