Analyse théorique d’une demande de microcrédit adressée à la BOA par un Entrepreneur individuel

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Les programmes et perspectives relatives à la micro-finance

Les domaines d’application du micro-financement rural

A Madagascar, jusqu’à maintenant, la micro-finance agricole est une mode de financement conçu pour accompagner les impératifs de développement des activités des agriculteurs. Elle a été élaborée pour être le typede crédits qui répond aux besoins des paysans agriculteurs.
L’activité de micro-financement agricole s’exerce dans les milieux ruraux. Elle influe sur l’économie rurale.
En 2001, conscient de l’impact économique que la micro-finance pourrait avoir sur le monde rural, l’Etat (que représente le Ministère de l’Agriculture dans ce secteur) a mandaté l’Unité Politique de Développement Rural (UPDR), pour effectuer une étude sur le perspective et domaine d’application possible du micro-financement en milieu rural.
Cette étude a été réalisée afin de définir les grandes lignes du DSRP ou Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté, auquel la politique économique générale de l’Etat est basée.
Les grandes mesures sur le plan du financement rural dans ce document se résume
ainsi :
L’intensification de la participation des paysans producteurs dans le cadre de financement du monde rural et un meilleur partage des risques avec les organismes financiers ayant une capacité institutionnelle acceptable.
La promotion du financement des investissements des paysans dans les zones disposant des fonds de garantie collectif et de structure d’organisation paysanne ayant le dispositif d’encadrement et de suivi nécessaire.
Les principes de base de la stratégie du gouvernement en matière de micro-finance consistent entre autre à :
Appuyer de façon souple le développement des institutions de micro-finance sur la base d’initiative d’ordre privé.
Promouvoir un environnement susceptible d’assurer la mobilisation de l’épargne et la gestion des services financiers.
Encourager l’établissement d’institution mutualiste efficace, viable à long terme et favoriser la collecte d’épargne dans des réseaux tout en réduisant leur dépendance extérieure et en s’assurant de la liberté de fixation des taux d’intérêts en vue d’une rentabilité et autonomie financière.
De 2001 à 2003, le gouvernement a poursuivi son app ui au développement du secteur de la micro-finance par la mise en place d’un certain nombre de projet visant à fournir des microcrédits.
Mais malgré ces mesures et ces principes, les effets des programmes d’intensification agricole ont diminué à cause :
· De la régression des subventions étrangères et locales qui financent l’emploi de technique d’amélioration des méthodes de culture (engrais, semences,…) ainsi que la mécanisation agricole (traction animale ou par machine, …..).
· Du désengagement de l’Etat dans les interventions en matière de financement agricole, ce qui a fait diminuer les subventions liées au geste de coopération des pays étrangères qui ne collaborent qu’avec l’Etat en signe de diplomatie.
· La réalisation d’une intensification agricole percutante et durable n’est pas possible à cause de l’insuffisance de crédits.
Les crédits n’atteignaient qu’une faible proportion de la population ciblée.
Il y a une vérité générale : « le crédit accélère croissancel ».Le crédit, physiquement pécuniaire, n’est autre que le moyen qui permet d’avoir les infrastructures utiles pour étendre, accroître les activités. Les aysans,p avec leur état d’esprit, ne sont pas capables d’investir et n’ont pas le moyen.
Les principes de base de la stratégie du gouvernement en matière de micro-finance sont axés sur la promotion des Institutions Micro-Financières.

Les perspectives stratégiques de développement de al Micro-Finance de la BOA Madagascar

En matière de micro-finance, la BOA Madagascar a adopté une nouvelle stratégie, en abandonnant progressivement les interventions directes auprès des bénéficiaires ainsi que l’approche individuelle.
Elle s’oriente beaucoup plus dans la Micro-finance de gros (par le financement des Institutions Micro-financières) et demi-gros (par les financements des organisations mutuelles paysannes) pour faire face aux diverses contraintes du monde rural tels que :
Homogénéité du marché bancaire (les besoins des agriculteurs en matière de mode financement sont très diversifiés).
Le faible taux d’alphabétisation (malgré l’opportunité qui se présente à eux, les agriculteurs ne prennent pas d’initiative).
Les revenus peu diversifiés, le faible taux de monétarisation.
L’insuffisance d’infrastructure de base pour promou voir les activités agricoles, la défaillance de l’organisation paysanne faute d’encadrement et de formation de la part des partenaires techniques.
Cette stratégie de la BOA Madagascar a favorisé l’expression des Institutions de Micro-Finances (IMFs).
Les effets de la crise sociopolitique de 2002 qui ont eu des impacts défavorables sur les activités de micro-finance de toutes les institutions financières de Madagascar, notamment sur le plan du recouvrement, ont amené la plupart d’entre-elles à adopter une politique de prudence en matière d’octroi de crédits.
Actuellement, la différenciation des stratégies adoptées par les différents acteurs de la micro-finance (BOA Madagascar, CECAM, OTIV,…) co ntribue à la réduction de non-accès au crédit. Tous les efforts sont félicités rpales bénéficiaires eux-mêmes, l’Etat (par l’appel incessant d’investisseurs étrangers), et les bailleurs qui connaissent le secteur.
A partir de l’année 2002, les mesures suivantes ont été prises, par la BOA Madagascar :
La sélection rigoureuse de groupement demandeur decrédits.
L’arrêt du système de renouvellement facile de crédits de campagne, où le seul crédit relais possible est la transformation de crédits FV en GCV.
Le déblocage de crédits de FV, conditionné par leemboursement effectif de crédits GCV en cours pour les groupements bénéficiaires.
Le recouvrement par voie de droit de crédits GCV impayés. et des impayés des groupements débiteurs.
Suite à toutes ces mesures, les efforts de la BOA M adagascar de 2002 à 2006 ont été concentrés sur :
1) Le développement des relations de collaboration etde partenariat avec les autres acteurs de la micro-finance.
Cela nécessite :
– le refinancement des réseaux d’institutions de micro-finance.
– la recherche de partenaire pour la promotion et l’appui à la création de Société de Cautionnement Mutuel (SCM) dans le secteur du financement agricole rural.
– L’octroi de crédits aux Associations de producteurs bénéficiant d’une caution technique et financière des grandes entreprises agro-industrielles.
Cette stratégie s’oriente vers la diminution des crédits octroyés par les institutions ou acteurs informels.
Pour justifier cette stratégie, il suffit de comparer la situation du crédit formel avec celle de du crédit informel dans le milieu rural.
Le crédit formel en liquide ou monétaire ne touche que 2,9% des ménages bénéficiaires sur le 19,6% au total. Ce 2,9% occupent le 34,3% du volume total de crédits octroyés pour une part de 14,9% de nombre de demande de crédits.
D’une autre côté, le crédit informel occupant le 65,7% de volume de crédits répondant au 85,1% de demande. Généralement, ce crédit informel occupe le 86% du nombre de crédits octroyés, contre 15% du secteur formel.

Les services bancaires offerts par la BOA Madagascar

Les services pour les particuliers sont :
· Le Compte de chèque.
· Le Compte épargne.
· Le Prêt pour personnel d’entreprise.
· Le Prêt habitat.
· Le Prêt Scolarité.
Les services ou produits bancaires de la BOA pour les entreprises et les Institutionnels sont :
· Le Compte courant au Société Anonyme et au SociétéàResponsabilité Limité.
· Le Compte courant à l’entreprise individuelle.
· La facilité de caisse.
· Le Préfinancement.
· L’Escompte de papier commercial.
· L’Escompte de papier de chaîne.
· La Mobilisation des créances nées sur l’étranger.
· Les crédits par signature.
· Les crédits documentaires.
· Les crédits d’investissements.
· Le Financement des marchés administratifs.
· Les Avances Sur Certificat Administratif (ASCA).
· Les Avances Sur Facture Administratif (ASFA).
· Les Avances sur marché public.
· Les Avances sur marché privé.
· Les Avances sur produi.

L’activité de micro-finance:

Le microcrédit

L’activité de micro-finance de la BOA est axée surle monde rural.
C’est la DDMF ou Direction Déléguée à la Micro-finance qui s’en charge Globalement, 100% des ressources de la banque y sont affectés.
La banque intervient à travers des canaux tels que :
Les réseaux d’institutions de micro-finance.
Les associations de producteurs encadrées par des entreprises, Les projets de développement et la population cible.
Les différentes sortes de crédits sont :
Les crédits de faisances – valoir : destiné à financer les charges d’exploitation et remboursable par les recettes d’exploitation, donc à court terme (3 à 24 mois suivant cycle de production).
Les crédits d’investissement : pour l’acquisition, la construction et / ou l’aménagement des moyens de production ; remboursable à partir des «cash-flows », c’est-à-dire à moyen terme (2 à 5 ans suivant les capacités de remboursement des emprunteurs).
Les crédits de stockage de la production en attente d’un meilleur prix sur le marché ; ce crédit s’adresse directement aux paysan producteurs regroupés autour des Greniers Communs Villageois (GCV). Ce crédit courtsur 3 à 6 mois entre la récolte et le début de la saison des pluies.
Les bénéficiaires de crédits sont :
Les paysans regroupés en association de Crédits à Caution Solidaire auquel : chaque paysan exploite une surface inferieure à 5 h a, et ces paysans sont groupés en 4 à 10 personnes par associations.
Le groupement ou l’association doit avoir des règlements internes clairs surtout pour la restitution du crédit.
Le même groupement doit abonder dans un fond de garanti mutualiste constitué au niveau régional suivant le pourcentagede crédits demandés.
Le montant total de crédits par groupe ne dépasse asp 8 millions MGA,
Les garanties exigées et pouvant aller jusqu’à hauteur du crédit demandé sont :
Un (FMG) ou Fonds de Garantie Mutualiste pour l’ensemble des Associations de Crédits à Cautions Solidaires.
Une caution solidaire au niveau de l’Association de Crédits à Caution Solidaire est une garantie réelle au sein du groupe.
Un (FGE) ou Fonds de Garantie Externe provenant des bailleurs qui les supportent.
Les bénéficiaires individuels (exploitants agricoles, artisans,…).
Ces bénéficiaires doivent exploiter des surfaces supérieures à 5 ha On leur demande l’une ou l’autre des garanties suivantes : un nant issement des matériels ou une hypothèque, une assurance vie, un FMG constitué par ces exploitants agricoles par zone ou région.
Agents économiques du secteur des micro- entreprises membres du Mutuelles d’Epargne et de crédit.
Ces mutuelles devraient être des relais de la BOA veca les bénéficiaires individuels.
Les garanties sont : un FGM au niveau du réseau, unFGE venant de leur bailleur de Fond et enfin un nantissement des produits avec une assurance vol et incendie pour les crédits de stockage. Les associations des paysans encadrées par des entreprises agro- industrielles.
Le groupement doit clarifier son règlement interne, surtout les lignes concernant le crédit de BOA,
Le groupement doit aussi accepter d’abonder dans un FGM.
Les montants de ces crédits sont déterminés en fonction des expériences réussies, les capacités de remboursement des bénéficiaires et lesrisques enregistrés sur les régions.

Les ressources de la banque.

La banque utilise cinq ressources :
Le fond propre : ce fond est celui que la banque collecte auprès de sa clientèle habituelle.
Le fond affecté: il est destiné aux projets de micro- finance. C’est le fond qui supporte en totalité les impayés des prêts en sonomn.
Les lignes des créditsliées à des projets de développement : le fond provient de l’accord entre les bailleurs et le trésor. La mobilisation de ce fond en cas d’impayé est définie d’avance par le protocole d’accord.
Les lignes de refinancement extérieur: ces crédits sont destinés à des projets spécifiques selon la condition imposée par les bailleurs.
Les Fonds de Garantie, elles sont de deux types :
Les fonds de Garantie Exerce (FGE) sont apportés par les bailleurs de fonds. Ces fonds sont octroyés dans le cadre d’un projet ou d’une opération bien définie en faveur d’une population ciblée. Les FGE peuvent accompagner une ligne de crédit ou une ligne de refinancement.
Les fonds de Garantie Mutualiste (FGM) sont constitués par les bénéficiaires des crédits eux-mêmes ; et cela selonleur structuration par zone géographique ou par secteur d’activité. La contribution de chaque bénéficiaire au FGM est définie à hauteur d’un pourcentage de crédits et est fixée sur la base de l’appréciation des risques sur le secteur ou sur la zone dans lequel il opère.

Analyse théorique d’une demande de microcrédit adressée à la BOA Madagascar par un entr epreneur individuel

Analyse de l’opération

La situation de l’opération sur l’organisation générale de la société.
La micro-finance constitue l’un des axes d’interven tion de la BOA Madagascar dans le cadre de ses activités actuelles ; la totalité esd agences BOA réparties dans le pays sont impliquées dans des activités de Micro-finance.
Une demande de crédit en micro-finance adressée à al BOA Madagascar par un entrepreneur individuel peut se faire dans n’importe quelle agence (de la BOA Madagascar), mais le traitement des dossiers s’effectue à la Dir ection Déléguée chargée de la Micro-Finance (DDMF) à Antaninarenina.
La Direction DDMF vise à gérer et à développer un portefeuille de micro- crédit s’adressant à des associations de caution solidaire et à des entreprises individuelles acceptant d’abonder dans un fond de garantie mutualiste ainsi qu’à des institutions financières décentralisées.
Pour ce faire, les missions de la Direction seront axées autour des objectifs majeurs ci-après :
· La consolidation des acquis et extension du marché par la mise en place d’une structure relativement légère mais efficace (profesionnelle),
· L’élargissement des relations tant sur le plan national qu’international ; en recherchant la présence de la banque au sein d’association et organisme courant dans le développement de la micro-finance.
· Le traitement de demande de crédit se passe au niveau de la Direction Déléguée chargée de la Micro-Finance (DDMF). Cette directionassure : le suivi et l’évaluation
du crédit, le montage du dossier, la présentation ud dossier auprès du comité de crédit, l’élaboration de tableau de suivi, la gestion de FMG, le recouvrement et de même la gestion des lignes de garanties.
· Les travaux sur l’opération
· Les étapes de l’opération sont :
Le bénéficiaire (l’entrepreneur individuel) devraformuler sa demande avec une assistance auprès des agences. (La formulation de la demande ne fait pas au siège, la (DDMF) ou Direction Déléguée chargée de la Micro-nanceFi au siège ne fait que traiter administrativement les demandes).
Puis l’agence étudie en premier le niveau de crédibilité du projet. Son avis (1ère avis) est notifié dans un fiche qu’on appelle « fiche storting » ou fiche de notation.
L’agence envoie le dossier auprès du DDMF pour un second contrôle (2ème avis).
La DDMF envoie le dossier au comité de crédit pourla décision d’octroi.
Notons que le comité de crédit varie suivant le montant du crédit. Il est composé de plusieurs branches intervenantes dans le secteur.
Le dossier monte d’un niveau hiérarchique à un autre au fur et à mesure que la somme allouée est plus importante.
Si le comité de crédit, une nette amélioration deons dossier (ou projet). Le dossier suivra le même circuit qu’il a entrepris mais en sens inverse.
Si le comité de crédit avalise le crédit, il communiquera sa décision à la DDMF.
Une notification d’octroi est remise par la DDMF à l’encontre de l’agence où le demandeur a fait sa demande de crédit.
L’agence procède ensuite à la formalisation du cont rat de prêt et de garantie avant d’envoyer des documents y afférent à la DDMF.

Les suivis et les garanties

Après l’acceptation des formalités sur le contrat et les garanties, la DDMF procède au déblocage (par l’ouverture d’un compte de prêt,et la mise à la disposition de la somme sur le compte du client.
La procédure demande environ quinze jours. Mais la durée peut être prolongée si le dossier est mal formulé ou incomplet.
Lors de ce suivi, quatre cas peuvent se présenter.
Si l’emprunteur arrive à rembourser sa dette, il n’ y aura aucune saisie de garantie et la banque félicitera et encouragera l’emprunteur à développer son activé au moyen d’un nouveau contrat de prêt à la banque.
S’il y a des impayés, c’est le cas où remboursements alors que la banque a déjà défini accorde à cet effet un délai moratoire au client.
l’emprunteur est en retard sur ses clairement ses dispositions. La banque
Comme il était cité précédent, les garanties peuvent être de natures différentes et doivent être constituées avant le déblocage des fonds demandés par l’emprunteur.
Mais étant constitué avant le déblocage des fonds,le FMG est mobilisé seulement en cas de retard de paiement.
Il y a lieu d’observer les critères suivants :
· Il sera ouvert au niveau de chaque agence, un compte FGM où sera logé la contribution de tous les emprunteurs de crédits de même nature et participant au même risque.
· Le FGM est mobilisé deux mois à partir de la date d’échéance (date du remboursement du crédit).
Dans la mobilisation des Fonds de Garanties :
· La quote-part du sinistre supportée par le FGM s’impute dans l’ordre de la manière suivante>
· La construction au FGM de l’Emprunteur défaillant.
· Les intérêts créditeurs générés par le FGM.
Le principal du FGM ou capital restant après mobilisation de la part des défaillants. (Si le FGM du défaillant ne suffit pas à couvrir les impayés, des parts des autres contribuables dans le FGM seront pris).
Les statistiques d’impayés sont répartie entre lesorganismes prêteurs ou les bailleurs et enfin le FGM constitué par les bénéficiaires (l’organisation mutuelle).

L’évolution de la Micro-Finance à Madagascar

L’histoire de la Micro-Finance comporte trois périodes distinctes : avant 1990, de 1990 à 1995 et 1996 à nos jours. Ainsi, l’origine d e la Micro-Finance à Madagascar remonte à une douzaine d’années. Les défaillances du systèmebancaire en milieu rural ont favorisé la création des Institutions de Micro-Finance (IMFs) à partir de 1990 à Madagascar.
L’origine :
– Avant 1990.
Aucune Institution de Micro-Finance n’existait encore à cette époque. Néanmoins, l BTM, Banque Nationale depuis 1976 et reprise en 1999 par la Bank Of Africa (BOA) dans le cadre de sa privatisation, était la seule banquequi intervenait dans le secteur de la Micro-Finance. Mais ses activités dans ce domaine étaientlimitées à l’octroi de crédit au paysan e n’atteignaient qu’une frange limitée de la population rurale. L’intervention de cette banque en faveur du secteur de la Micro-Finance s’est toutefois maintenue après sa privatisation
– 1990 – 1995 : phase d’émergence des IMFs.
L’émergence des IMFs a été surtout favorisée parconjugaisonla des interventions de ois entités :
les Bailleurs de fonds (Banque Mondiale, Union Européenne, Agence Française de Développement, Coopération Allemande, Inter-coopération Suisse, …)
le Gouvernement à travers de sa politique en faveur de ce secteur avec le concours du financement de la Banque Mondiale à travers:
le Projet d’Exécution PATFR/ADMMEC jusqu’en 1997 puis le Projet Micro-Finance (PMF) pour une phase de deux ans 1998-1999 et l’ AGEPMF : gestion du Programme Micro-Finance planifié sur quinze ans don le démarrage officiel a débuté en juin 1999.
Les Agences d’Implantation et de Développement ou opérateurs techniques spécialisés et qui ont assuré l’encadrement technique des IMFs. Il s’agit entre autre de DID, FERT, IRAM, CIDR.
Au cours de cette période, des nombreuses IMFs, mutualistes ou non mutualistes, se sont créées à Madagascar.

Les Institutions de Micro-Finance Mutualistes

Les IMFs Mutualistes qui se sont créées au cours decette période sont les suivantes :
CECAM/FERT en 1993 dans la région du Vakinankaratra, AECA/CIDR en 1990 dans la région de Marovoay, OTIV/DID en 1994 dans l’ex faritany de Toamasina, plus précisément Toamasina et à Ambatondrazaka
ADéFIen 1995 à Antsirabe.
OTIV/DID et CECAM/FERT constituent les deux plus grands réseaux dans cette catégorie tant en terme de volume d’activitésque de couverture géographique.
TIAVO/WOCCU en 1995 à Fianarantsoa ( WOCCU étant l’operateur qui a lancé l’implantation initiale du RéseauTIAVO. Il a été ensuite relayé par l’IRAM à partir de l’année 1999).

Les Institutions de Micro finance Non Mutualistes

Dans cette catégorie figurent:
SIPEM, qui a été créée en 1990 à Antananarivo. Sonrayon d’action est limité à 30 Km.
VOLA MAHASOA/CIDR, créée en 1993 et implantée dans la partie Sud de l’ile, à Tuléar.
APEM, créée en 1987, intervient par système de partenariat sur Antananarivo et Tuléar.
EAM, initiée sous forme de projet en 1990, transforméeen Association de droit malgache en 1996, elle a acquis la pérennisation financière depuis la fin de l’année 1998.
CEM, la plus ancienne Institution Financière qui pratique le volet épargne orientée vers les populations ayant des bas revenus.
MAHAVOTSE, s’opère dans la partie Sud.
La phase de développement et de croissance.
Cette phase (depuis 1996) a été marquée par :
· l’extension géographique et la consolidation des réseaux préexistants :
OTIV/DID : extension des activités avec l’ouverture des nouvelles caisses dans la zone périurbaine de la capitale Antananarivo et du Nord Est (SAVA) en 1996, puis dans la zone urbaine d’Antananarivo en 2000.
CECAM/FERT : une première extension du réseau a eu lieu à partir de 1996 dans les régions d’Amoron’i Mania, Vakinankaratra te Ivon’Imerina sur les Hautes Terres Centrales. Une deuxième extension en 1998 a permis au réseau de s’installer dans le Moyen Ouest (Bongolava et Itasy), le Nord Ouest (Sofia) et sur la Cote Ouest (Menabe).
TIAVO/IRAM : redynamisation du réseau avec l’arrivée du nouvel opérateu IRAM en 1999 et extension du réseau dans le Sud Est à Manakara et Farafangana.
AECA/CIDR : extension du Réseau AECA à Ambato Boeni en 1998.
EAM, Projet appuyé par PNUD/BIT depuis 1990, s’est transformé en Association en 1996. A partir de 1999, EAM s’est érigée en Institution de Micro-Finance Non Mutualiste.
· La création de nouvelles Structures de la Micro-finance
Il s’agit principalement des Pré-Institutions de Micro-Finance qui se sont créées mai qui n’appartiennent à aucune des deux catégories et qui ne sont pas encore suffisamment structurées en tant que IMFs .
· la mise en place de la Cellule de Coordination Nationale de la Micro-Finance (CNMF) et l’élaboration du Document de Stratégie Nationale de Micro-Finance(DSNMF)
De concert avec tous les acteurs et intervenants du secteur, la Cellule de Coordination Nationale de Micro-Finance (Entité rattachée au Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, mise en place en décembre 2003) a validé lors d’un atelier e Avril 2004 le Document de Stratégie Nationale de Micro-Finance à Madagascar.
Ce document a eu l’approbation du Gouvernement en juin 2004.
Actuellement, l’Etat prend de plus en plus ses responsabilités d’entité de réglementation et d’arbitrage. En plus, elle a conçu un programme afin de motiver et d’inspirer les acteurs de la micro-finance en milieu rural.

L’environnement de la Micro-Finance à Madagascar

La nouvelle loi relative à l’activité et au contrôl e des Institutions de Micro-Finance

Il s’agit de la loi N° 2005-016 du 29 septembre 2005 dont le décret d’application N° 2007-012 fixant les formes juridiques des IMFs et les modalités de leur immatriculation au Registre du Commerce des Sociétés et le décret d’application N° 2007-013 portant fixation du capital minimum des établissements de crédit etde la valeur nominale des titres de participation, ces deux décrets n’attendent plus que leur publication dans le Journal Officiel de la République de Madagascar. Remarque : Les IMFs sont affiliées au sein de leurs Associations Professionnelles respectives, l’APIFM pour les Mutualistes et l’AIM pour les Non Mutualistes.

Actions du Gouvernement

La politique du Gouvernement de Madagascar pour le secteur de la Micro-Finance est volontaire et concerne à la fois son développement et sa régulation. Il a mis de l’avant :
des politiques de réforme du secteur financier (politique monétaire et fiscale), la modernisation de la législation bancaire. la privatisation des banques d’Etat son engagement à promouvoir et à développer le sect eur de la Micro-Finance, un cadre réglementaire (loi 95-030) pour assurer le développement des initiatives en Micro-Finance.
une loi (loi 96-020) portant réglementation des activités et organisation des Institutions Financières Mutualistes, qui va être incessamment remplacée p la nouvelle loi 2005-016 du 29 septembre 2005 relative à l’activité et au contrôle des Institutions de Micro-Finance la coordination du développement de la Micro-Finance avec les intervenants sous la responsabilité du Ministère de l’Economie,des Finances et du Budget, par le biais de la Coordination Nationale de la Micro-Finance la responsabilisation auprès de la Commission de Supervision Bancaire et Financière (CSBF) de la surveillance du secteur, du suivi de l’application des normes prudentielles et règles, et des autorisations des agréments.
Dans cette optique, le Gouvernement a approuvé en juin 2004 le Document de Stratégie Nationale de Micro-Finance élaboré en avril 2004 suite à un processus participatif de tous les acteurs et intervenants du secteur.

Un cadre de libre marché

Le Gouvernement a décidé de permettre le développement des Institutions de Micro-Finance dans un cadre de libre marché sans imposer de contrainte particulière sur lafixation de taux d’intérêt. Le programme d’assistance des Bailleurs est harmonisé afin d’éviter les dédoublements et assurer la présence de divers élément nécessaire au développement de la Micro-Finance.
En collaboration avec les différents acteurs et intervenants, le Gouvernement malgache a engagé une réflexion sur :
l’appui à la professionnalisation d’institution de Micro-Finance, la régulation de leur développement sur tout le territoire, la définition d’un cadre sécurisant et favorisant ’accèsl au refinancement.

Responsabilité des acteurs

Le Document de Stratégie Nationale de Micro-Finance a clairement défini les rôles et responsabilités des différents acteurs opérant dansle secteur :
les Institutions de Micro-Finance et leurs associations s’engagent à promouvoir une intermédiation financière viable et pérenne.
le Gouvernement crée un environnement favorisant l’efficacité des marché financiers et aidant les Institutions de Micro-Finance à développer leurs offres.
les autres intermédiaires financiers tels que les banques et établissements financiers agissent en tant que grossistes envers les IMF ou mettent en œuvre directement des programmes de micro-finance conformément à la réglementation en vigueur.
les ONG et autres structures d’appui apportent une assistance technique en favorisant les relations entre la clientèle et les IMFs.
les bailleurs de fond fournissent davantage d’appui technique aux IMFs et en cas de besoin, des ressources financières, sur la base des plans d’affaire des IMFs notamment.

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Table des matières

PARTIE I : GENERALITES
Chapitre 1 : L’ACTIVITE DE MICRO-FINANCE
Section 1- Généralité
Section 2- Les programmes et perspectives relatives à la micro-finance
Chapitre 2 : LES ACTIVITES DE LA BOA Madagascar
Section 1- Généralité sur les activités
Section 2- L’activité de micro-finance
Section 3- Analyse théorique d’une demande de microcrédit adressée à la BOA par un Entrepreneur individuel
2ème PARTIE : LA MICRO-FINANCE A MADAGASCAR
Chapitre 1 : LES ACTEURS DE MICRO FINANCE A MADAGASCAR
Section 1- Contexte historique de la micro-finance à Madagascar
Section 2- L’environnement de la micro-finance à Madagascar
Section 3- Les réalisations en matière de micro-finance
Chapitre 2 : LE MONDE RURAL, LA PLACE DE LA RIZICULTURE ET LA MICRO-FINANCE RURALE MALGACHE
Section 1- La place de la micro-finance dans le monde rural
Section 2- La micro-finance rizicole rurale
3ème PARTIE : LA MICRO-FINANCE, OUTIL DE DEVELOPPEMENT DE LA RIZICULTURE
Chapitre 1 : LES MESURES DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE A MADAGASCAR
Section 1- L’intensification agricole
Section 2- La mise en place des structures d’opérations de micro-finance pour développer la riziculture
Chapitre 2 : CAS D’UNE ASSOCIATION PROFESSIONNELLE MUTUELLE RIZICOLE
Section 1- Description de l’association
Section 2- Présentation de l’organisation
Chapitre 3 : LE MECANISME DE LA MICRO FINANCE
Section 1- Le microcrédit pour les membres de l’association
Section 2- Les ressources et les résolutions économiques probables de l’implantation de l’association dans le milieu rural
CONCLUSION
ANNEXES
GLOSSAIRE
BIBLIOGRAPHIE

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