ANALYSE SOCIO ECONOMIQUE DES CONDITIONS DE VIE DES PAYSANS

LA CROISSANCE

                 On recourt parfois, alternativement, à la croissance économique et développement économique, alors qu’une distinction fondamentale les sépare. En général, la croissance économique signifie élévation du revenu par tête et du PNB. Elle signifie également accroissement accompagné mais pas forcement d’un progrès des techniques de production. Dans la croissance, l’accent est mis sur l’aspect quantitatif. On distingue deux types de croissance qui peuvent se combiner : la croissance extensive et la croissance intensive. La première consiste à ajouter de nouveaux facteurs de production tandis que la croissance intensive consiste à améliorer la productivité de facteur de production existante. La comptabilité nationale joue un grand rôle pour mesurer la croissance économique d’un pays. Et les agrégats suivant sont souvent utilisés :
la Valeur Ajoutée Brute : c’est la différence entre la production et la consommation intermédiaire d’un pays ;
le Produit Intérieur Brut : c’est l’addition de la somme de valeur ajoutée brute marchande et de valeur ajoutée brute non marchande ;
la Production Intérieure Brute : elle exclut la rémunération des salariés des administrations et celles de gens de maisons. La production intérieure brute est donc la différence entre le produit intérieur brut et la rémunération des salariés des administrations et celle des gens de maison ;
le Produit Intérieur Net : le mot brut inclut la consommation de capital fixe ou l’amortissement. Ainsi le produit intérieur net c’est la différence entre produit intérieur brut et consommation de capital fixe ;
le Produit National Brut : c’est le produit intérieur brut en additionnant le revenu des facteurs reçus du reste du monde, déduction faite au revenu des facteurs versés au reste du monde ;
la Consommation Finale : se divise en consommation des ménages et consommation des administrations. Par convention, les administrations consomment ce qu’elles produisent ; et
l’Investissement ou la Formation Brute de Capital Fixe : c’est la production d’équipement durable dont la durée de vie économique est de un an et plus.

CARACTERISTIQUE DE MONDE RURAL

                 Comme dans tous le pays en voie de développement, le monde rural malgache constitue généralement une catégorie sociale où il y a le plus de pauvreté accumulée. Madagascar fait partie des pays les moins avancés. Le monde rural malgache est caractérisé par :
un retard technologique et technique en matière de développement ;
une forte explosion démographique, en effet la taille de famille tourne en moyenne autour de sept ;
une résistance aux innovations ;
un revenu faible ; et
un esprit traditionnel.
En général ce sont les paysans qui vivent en monde rural. A Madagascar, le groupe socio économique le plus important est les paysans qui satisfont plus de 50% à l’autoconsommation. Cependant, au fil des années le circuit d’autosubsistance est brisé par l’apparition de la monnaie et des commerçants. Les paysans malgaches entrent donc en moyenne dans l’économie en utilisation de la monnaie. Pourtant, elle demeure très faible car le pratique de troc ou l’échange de biens entre biens persiste encore ; en plus les paysans consomment peu, donc ils achètent peu. Ceux-ci abordent donc le circuit commercial dans une position de faiblesse. Le paysan est à la fois producteur et consommateur de matière première. Pour le paysan producteur, l’essentiel de sa production n’est pas destiné à être vendu sauf quand il s’agit de culture d’exportation. Il liquide donc sa production au plus bas cours. Pour le paysan consommateur, sa production ne suffit pas à satisfaire tous ses besoins. Il doit ainsi acheter un certain nombre de biens grâce à l’argent qu’il s’est procuré ; ses achats dérouleront généralement de manière défavorable.

POTENTIALITES ECONOMIQUES DE LA REGION

                   A part l’agriculture et l’élevage qui est déjà dit ci-dessus, il y a également dans la région d’Andina quelques sites favorables au tourisme. Notons aussi l’existence des ressources minières telles que l’amazonite dans le fokontany de Talaky et le marbre blanc dans le fokontany d’Ambalamarina. Pour terminer, la culture des orangers peut faire vivre une centaine de ménages et crée même des emplois aux plus pauvres qui n’ont pas accès à cette culture.

LES ACTIVITES CULTURELLES

                   La région d’Andina est considérée comme un lieu de contact entre deux cultures régionales qui sont celles de betsileo et de merina. Pour la culture merina, on peut parler comme par exemple de « hiragasy » ; on trouve deux groupes de hiragasy très connu dans la région dont RANDRIANASOLO Betsileo et RAOELINA Anivorano. Ces deux groupes ont plus de tournée, surtout durant le période de « famadihana », non seulement dans la région Amoron’i Mania mais également dans d’autres régions telles que la région d’Antsirabe d’Ambatolampy d’Antananarivo…Le groupe RANDRIANASOLO Betsileo pourra faire une tournée à l’étranger selon un membre du groupe. Outre cela, la population d’Andina pratique également des activités culturelles betsileo comme le « rija », « le savika », « le zafindraony »…Pour le savika, sport qui tend de valeurculturelle, les jeunes de la région en sont un de ceux qui ont le plus de talent pour ce genre de sport car chaque après compétition organisée par l’association savika Ambositra, ces jeunes remportent le plus souvent de trophée.

RETOURNEMENT DES MORTS OU LE « FAMADIHANA »

                    La région d’Andina fait partie de ce qui pratique le retournement de mort ou le « famadihana » sous l’appellation en langue malgache. La population de la région nomme cette pratique le « lagnonana » qui se fait une seule fois tous les trois ou cinq ans. Cette fête a pour but primaire de réunir les gens du même clan au village natal. Le plus souvent, la fête commence un jour avant le retournement des morts et la nuit de ce jour est appelée le « be hariva ». Pendant la fête surtout lors de retournement des morts, les invités apportent des sous biques de riz blanc ou le « zai-bary », de grosse somme d’argent car là l’honneur est en jeu ; on prononce le « kabary » rituels, on annonce tout ce que les gens ont apporté. Dès la nuit de l’ouverture de la fête, on danse on boit de l’alcool surtout celle de la fabrication locale ou « toaka gasy » (ambodivoara et ou ragnaragna). Comme lors des funérailles, l’association « kaompania » de la famille qui organise le « famadihana » se charge aussi de certaines dépenses et des préparations des repas…

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Table des matières

INTRODUCTION ET METHODES
PREMIERE PARTIE : LE CADRE CONCEPTUEL DU THEME
I- LES THEORIES DU DEVELOPPEMENT
I-1- L’ECONOMIE DE DEVELOPPEMENT
I-2- LA SOCIOLOGIE DE DEVELOPPEMENT
II- LE MILIEU RURAL MALGACHE 
II-1- COMPOSITION ET CARACTERISTIQUE
II-2- ORGANISATION SOCIO JURIDICO POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE
III- APPROCHE HISTORIQUE DE LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DE MADAGASCAR DEPUIS LA ROYAUTE JUSQU’A NOS JOURS 
III-1- LE PERIODE AVANT 1896
III-2- LA PERIODE COLONIALE (1896-1960)
III-3- DEPUIS L’INDEPENDANCE
DEUXIEME PARTIE : PRESENTATION DU CHAMP D’ETUDE
I- ETUDE MONOGRAPHIQUE D’ANDINA 
I-1- BREF HISTORIQUE
I-2- DELIMITATION GEOGRAPHIQUE ET ADMINISTRATIVE
I-3- ETUDE DE LA POPULATION
I-4- RENSEIGNEMENT D’ORDRE ECONOMIQUE
I-5- RENSEIGNEMENTS D’ORDRE SOCIO CULTUREL
II- DESCRIPTION DU GROUPE CIBLE 
II-1- LA POPULATION D’ENQUETE
II-2- LA TAILLE DES FAMILLES
II-3- LES MENAGES MONOPARENTAUX
II-4- AGE ET SEXE DE LA POPULATION
II-5- APPARTENANCE ETHNIQUE
II-6- APPARTENANCE RELIGIEUSE
II-7- LES ACTIVITES ECONOMIQUES DES MENAGES
TROISIEME PARTIE : RESULTATS ET ANALYSE
I- SITUATION DES MENAGES EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT 
I-1- SITUATION DE REVENU AU NIVEAU DE MENAGE
I-2- L’ACCES A L’EDUCATION
I-3- LA SITUATION SANITAIRE ET L’AUTRE NIVEAU DE BIEN ETRE
II- LES FACTEURS LIMITANT LE DEVELOPPEMENT DES MENAGES 
II-1- DIMENSION ECONOMIQUE
II-2- L’EXPLOSION DEMOGRAPHIQUE
II-3- LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
II-4- DIMENSION PSYCHOLOGIQUE ET SOCIOCULTURELLE
II-5- LES RAISONS POLITIQUES
III- PROPOSITION DE SOLUTIONS
III-1- PROMOUVOIR LES FACTEURS DE PRODUCTION
III-2- INSTAURER LES INFRASTRUCTURES DE BASE
III-3- LES ACTIONS À MENER PAR LES DIRIGEANTS DE LA COLLECTIVITE LOCALE
III-4- ORIENTER LA CULTURE VERS LE DEVELOPPEMENT SOCIO ECONOMIQUE
III-5- NOTRE PROJET POUR LE DEVELOPPEMENT SOCIO ECONOMIQUE D’ANDINA
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES

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