Analyse de la peau à l’aide de l’imagerie multispectrale Suivi de lentigos

La peau est constituée de deux parties adjacentes. La première, en contact direct avec l’extérieur, se nomme l’épiderme. En dessous, la seconde s’appelle le derme. La peau recouvre complètement le corps. Elle représente 7% de la masse corporelle totale et mesure entre 1.2 et 2.2 m² . Son épaisseur varie de 1.5 à 4 mm selon les parties du corps (Marieb & Hoehn, 2010, p. 172) .

L’épiderme est un épithélium stratifié squameux kératinisé . Il est formé de quatre types de cellules : les kératinocytes, les mélanocytes, les cellules de Langerhans et les cellules de Merkel. Les plus représentées dans l’épiderme sont les kératinocytes, euxmêmes unis par des desmosomes. Les cellules de Merkel sont liées à une terminaison nerveuse sensitive appelée corpuscule tactile non capsulé ou disque de Merkel. Celui-ci se trouve dans le derme. L’épiderme se compose de quatre ou cinq couches distinctes selon son épaisseur. La plus profonde s’appelle la couche basale ou couche germinative et possède une épaisseur de cellules. Les plus jeunes kératinocytes s’y trouvent et se renouvellent sans arrêt. La couche basale contient 10 à 25 % de mélanocytes avec des prolongements parfois jusqu’à la couche épineuse. Cette seconde couche est plus large. Elle est formée de 8 à 10 épaisseurs de kératinocytes. La couche épineuse contient aussi dans une moindre proportion des granules de mélanine et des cellules de Langerhans. En troisième position, la couche granuleuse est composée de 3 à 5 épaisseurs. Les kératinocytes qu’elle contient sont plus aplatis. A l’intérieur de ces cellules se trouvent de la kératine. Ensuite vient la couche claire. Celle-ci contient des kératinocytes morts et aplatis. Les parties du corps avec de la peau fine ne possèdent pas cette couche. Pour finir, la couche de l’épiderme en contact avec le milieu extérieur s’appelle la couche cornée. Elle est formée de kératinocytes morts appelés cellules kératinisées ou cornées. Elle contient 20 à 30 épaisseurs de cellules (Marieb & Hoehn, 2010, p. 173-175).

Le derme est situé sous l’épiderme et est composé d’un tissu conjonctif. Les cellules présentes sont des fibroblastes, des fibrocytes, des macrophagocytes, des mastocytes et des globules blancs. Dans la matrice extracellulaire se trouve des fibres de collagène et la substance fondamentale. Le derme contient en abondance des fibres nerveuses, des vaisseaux sanguins et des vaisseaux lymphatiques. Il renferme aussi certaines annexes cutanées telles que les poils, les follicules pileux, les glandes sudoripares et les glandes sébacées. Le derme est séparé en deux couches adjacentes. Celle située directement sous l’épiderme se nomme la couche papillaire. Elle est formée de papilles du derme. Ces dernières sont des projections de tissu dermique dans l’épiderme. Dans les creux de ces papilles se forment des crêtes épidermiques. Ensemble elles forment les crêtes de la peau. La deuxième couche appelée couche réticulaire n’a pas de séparation bien définie avec la première. Elle représente 80 % de l’épaisseur (Marieb & Hoehn, 2010, p. 173-178).

Processus de kératinisation

La kératinisation est le processus de formation de kératine à l’intérieur du kératinocyte. Selon Marieb et Hoehn (2010) dans la couche granuleuse : les kératinocytes s’aplatissent, leur noyau et leurs organites commencent à se désintégrer – par suite de libération d’enzymes par les lysosomes – , et ils accumulent des granules de kératohyaline et des granules lamellés. Les granules de kératohyaline favorisent la formation de kératine dans la couche supérieure.

Dans la couche claire ou dans la couche cornée, les granules de kératohyaline se lient aux filaments de kératine et forment des rangs parallèles. A la suite de ce processus les kératinocytes sont devenus des cellules mortes appelées cellules kératinisées. Elles permettent une protection contre les agressions extérieures (Marieb & Hoehn, 2010, p. 175).

Mélanine

La pigmentation de notre peau est due en partie à la mélanine. Les granules de mélanine s’amassent à l’intérieur des mélanosomes, un organite des mélanocytes. Progressivement, les mélanosomes se déplacent vers la membrane des kératinocytes voisins qui absorbent la mélanine. Ensuite les granules de mélanine se déplacent jusqu’au noyau et se fixent sur le côté le plus exposé au soleil. Ce pigment sert à protéger la peau des ultraviolets (UV) (Marieb & Hoehn, 2010, p. 173). La couleur de la peau n’est pas due au nombre de mélanocytes mais à la quantité et aux types de mélanine produite et ingérée par les kératinocytes. Il existe deux types de mélanine qui permettent plusieurs couleurs de peau. La première, l’eumélanine est de couleur brun-noir. La seconde, la phéomélanine est de couleur brun-rouge (Marieb & Hoehn, 2010, p. 178).

Lentigo 

Le lentigo se définit, selon Daniel (2008) comme suit : « petite tache cutanée de couleur brun-noirâtre. Les lentigos correspondent à une augmentation du nombre des mélanocytes, cellules responsables de la pigmentation cutanée. Ils forment des taches de couleur brune, arrondies, de quelques millimètres de diamètre. » (p.188). Dans la littérature, le terme lentigines est aussi rencontré. Il signifie multiple lentigos (Habif, Campbell, Chapman, & Zug, 2008, p. 374). Pour Cribier (2015) : histologiquement, rien ne permet de distinguer ces divers lentigos/lentigines entre eux, ni de faire le diagnostic précis d’une lentiginose, le diagnostic étant ici anatomoclinique et parfois extra dermatologique. La biopsie montre dans ces lésions une hyperpigmentation des couches basales de l’épiderme sans prolifération mélanocytaire. (p. 169) .

Traitements

Selon Ortonne, Pandya, Lui et Hexsel (2006) il existe deux types de thérapies pour traiter les lentigos solaires. Le premier groupe comprend les physical therapy : la cryothérapie , le traitement au laser, la lumière intense pulsée, la dermabrasion ainsi que les peelings chimiques. En général, ces thérapies fonctionnent bien mais peuvent être responsables d’effets secondaires. A court terme, les patients peuvent ressentir une douleur locale, un érythème ou encore un léger œdème. A plus long terme, une hyperpigmentation ou une hypopigmentation périphérique peut apparaitre (p. 262-266). Le second groupe comprend les thérapies topiques. Ces thérapies sont en général plus longues mais comporteraient moins d’effets secondaires. Leurs actions perturbent la formation de mélanine. Il existe plusieurs principes actifs différents :
• hydroquinone,
• tretinoin,
• tazarotene,
• adaplene,
Des combinaisons de différents principes actifs sont aussi utilisées telles que :
• hydroquinone et tretinoin,
• mequinol et tretinoin,
(Ortonne et al., 2006, p. 266-270).

Pour les lentigos malins, le traitement de choix semble être la chirurgie. Elle resterait cependant, dans certains cas, difficile à pratiquer notamment lorsque les taches se trouvent sur le visage. Les autres traitements possibles sont la radiothérapie, la cryothérapie et l’application topique du principe actif imiquimod. (Le Gal, Toutous-Trellu, Kaya & Salomon, 2011, p. 768-770). Cette crème est un immunomodulateur (Compendium, 2016, propriétés/effets).

Dans cette étude, c’est la crème « Intensiv Cream » de la gamme 4protection fabriquée par Omnimedica AG qui a été utilisée. Elle empêche la fabrication de radicaux libres qui entraine le vieillissement des cellules. Elle est utilisée comme crème anti-âge ainsi que pour les problèmes d’hyperpigmentation de la peau .

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Table des matières

4 Introduction 
5 Cadre théorique
5.1 La peau
5.1.1 Anatomie
5.1.2 Processus de kératinisation
5.1.3 Mélanine
5.2 Lentigo
5.2.1 Traitements
5.3 Développement d’un instrument de mesure
6 Méthodologie d’expérimentation 
6.1 Population / Echantillon
6.2 Instrument de récolte des données
6.3 Passation
6.4 Corpus
7 Méthodologie d’analyse et premiers « résultats »
7.1 Identification de changements (subjectifs) par les expérimentateurs
7.2 Analyse d’un sujet par ImageJ
7.3 Programmation d’un logiciel par la Haute Ecole d’Ingénieur d’Yverdon
8 Positionnement professionnel 
9 Conclusion

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