Analyse de la cohérence de la culture d’igname avec les systèmes de production existants

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Revue bibliographique

Cette étape consiste à consulter les documents, les statistiques disponibles et les études antérieures sur la zone d’étude pour pouvoir situer le contexte. Cela va permettre d’effectuer l’inventaire et la description des systèmes de cultures et d’élevage existants. En outre, une connaissance préalable de la population étudiée est indispensable pour le choix du plan d’échantillonnage. Les ouvrages et articles consultés concernent la zone d’étude et l’objet de l’étude.

Webliographie

La webliographie est une nouvelle technologie de l’information qui consiste à consulter et télécharger au besoin des documentations et informations, disponibles sur les sites web de références internationales. Elle permet de compléter et d’enrichir les informations recueillies par la bibliographie. Les conventions internationales donnent actuellement droit de citer les références webliographiques dans les travaux de recherches et d’études.

Enquête auprès des personnes ressources

Une rencontre avec les responsables de la thématique Gestion des Risques liés à la Sécurité Alimentaire et à la Vulnérabilité (GeRSAV)fut organisée au sein du programme SAHA. Le but vise à mener une réflexion stratégique sur les actions financées par le programme. Ces actions sont relatives à l’introduction de la culture d’igname en vue de la réduction de l’insécurité alimentaire dans les régions Betsileo.
Les échanges avec les personnalités locales et les personnes ressources ont favorisé l’obtention des informations pertinentes sur la zone d’étude.

Elaboration de questionnaires

Le questionnaire a été élaboré en fonction des objectifs de recherche, en tenant compte des hypothèses préétablies et des informations collectées préalablement. Vu l’objet de l’étude, les entretiens semi directifs sur la base d’un guide d’enquête sont préférés par rapport aux entretiens directifs fondés sur un questionnaire fermé. Il porte sur quatre thématiques, à savoir (i) les facteurs de production que disposent les exploitations, (ii) les systèmes de culture, (iii) les systèmes d’élevage et (iv) les activités extra agricoles. Les éléments essentiels relatifs à ces thématiquesportent sur :
– l’identification de l’enquêté et de son ménage, inventaire des ressources en terre, main-d’oeuvre, matériel et équipement .
– la description des systèmes de culture de bas-fond, sur baiboho, sur tanety .
– la description des systèmes d’élevage .
– l’inventaire des activités et des revenus extérieurs à l’exploitation.

Test du questionnaire

Le test a pour objectif d’évaluer la pertinence des questions à poser, d’éviter le contre sens et la redondance des questions ainsi que de vérifier la clarté des questions. Ce test a été effectué auprès de 10 agriculteurs du 16 Septembre au 18 Septembre 2007 dans la périphérie d’Antananarivo.

Echantillonnage

Il est recommandé pour la construction de typologie d’atteindre le plus grand nombre d’enquêtés possible. L’échantillonnage aléatoire a été adopté pour le choix des exploitations à enquêter. L’ensemble des exploitations des deux c ommunes, Antoetra et Ampitana constitue la population d’étude.

Descente sur terrain

Des enquêtes individuelles aléatoires auprès de 84 exploitations des deux districts des zones d’intervention du programme SAHA, Ambositra et Ambohimahasoa, ont été menées. La Carte 2 visualise la localisation des communes enquêtées.

Analyse statistique pour la typologie

Les traitements statistiques ont été effectués sur le logiciel XL-STAT. La Figure 1 résume les différentes étapes de traitement des données.

Choix des critères de classification

L’élaboration de la typologie se fonde sur les éléments caractéristiques du système de production suivants :

Sur le plan exploitation :

– taille du ménage (MEN).
– nombre d’actifs (ACT).

Sous l’optique ressources en terre

La caractérisation des systèmes de production à travers les ressources en terre considère l’aspect quantitatif relatif à la superficie et qualitatif correspondant à l’étage écologique, d’où les variables suivantes :
– surface totale des rizières (STR).
– surface totale des baiboho (STB).
– surface totale des tanety (STT).
– surface totale exploitée (STE).

Au point de vue ressources matériels

– types de matériels utilisés.
– nombre des matériels.

Classification par nuées dynamiques

L’analyse statistique par nuées dynamiques permet de grouper les individus en classes homogènes à partir des variables quantitatives. Elle consiste à améliorer la classification initiale obtenue, jusqu’à l’obtention d’une classification satisfaisante après quelques itérations. Chaque itération concerne le calcul des barycentres des classes de la classification courante, puis affecte à chaque individu au barycentre le plus proche pour former une nouvelle classification dont l’inertie intra classe est plus faible que la précédente.

Test de concordance des groupes par AFD

Après la méthode de classification par nuées dynamiques, un test de concordance pour une confirmation des résultats par l’Analyse Factorielle Discriminante (AFD) a été effectué. Cette analyse est une méthode qui permet de comparer G groupes à l’aide de plusieurs variables. Elle cherche ainsi à décrire et à classer les groupes d’individus caractérisés par un grand nombre de variables. En plus, elle permet de différencier les valeurs les plus proches possibles dans les classes et les plus dispersées possibles entre les classes. Les indicateurs suivants vérifient s’il existe bien des différencesentre les classes : la variance, le test du F et le Lambda de Wilks. Ces tests permettent de déterminer quelles sont les variables qui sont les plus discriminantes entre les groupes.

Caractérisation par ACM

L’Analyse des Correspondances Multiples (ACM) permet d’analyser des données sous forme d’un tableau à n lignes et à p colonnes. Généralement, les lignes du tableau sont des individus et les colonnes des variables qualitatives. Après codage des variables quantitatives pour les classer en plusieurs modalités, ces dernières sont projetées sur les axes factoriels et situent les différents types.

Etablissement des différents bilans

Les bilans donnent un aperçu de l’état d’occupationdes différents facteurs de production à chaque période de l’année. La comparaison de ces bilans avec les besoins en facteurs de production de la culture d’igname permet par la suite de discuter sur la possibilité de son intégration. Les bilans à établir sont :
– bilan de la main d’œuvre.
Ce bilan concerne l’occupation de la main d’œuvre p ar les différentes opérations culturales requis par chaque système de culture. La main d’œuv re non utilisée correspond à la main d’œuvre disponible, qui pourrait être attribuée à l a culture d’igname dans l’état actuel du système de production. La main d’œuvre familiale es t calculée sur la base de 20HJ par actif.
– bilan d’occupation des parcelles de culture.
Cet indicateur met en évidence l’occupation des parcelles de culture par les systèmes de culture, de la mise en place jusqu’à la récolte. Il permet de situer les éventuelles superpositions de la culture d’igname avec d’autres spéculations.
– bilan vivrier.

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Table des matières

I. Démarche méthodologique
1. Considérations particulières
1.1. Analyse diagnostic
1.2. Typologie
1.3. Système de production
2. Collecte des données
2.1 Explorations préliminaires
2.1.1. Revue bibliographique
2.1.2. Webliographie
2.1.3. Enquête auprès des personnes ressources
2.2 Enquêtes formelles
2.2.1. Elaboration de questionnaires
2.2.2. Test du questionnaire
2.2.3. Echantillonnage
2.2.4. Descente sur terrain
3. Traitements et analyse des données
3.1 Analyse statistique pour la typologie
3.1.1. Choix des critères de classification
3.1.2. Classification par nuées dynamiques
3.1.3. Test de concordance des groupes par AFD
3.1.4. Caractérisation par ACM
3.2 Etablissement des différents bilans
3.3 Modélisation technico-économique
3.3.1. Notion de programmation linéaire
3.3.2. Formalisation du problème
3.3.3. Recherche de la solution optimale
II. Résultats et interprétations
1. Typologie des exploitations
1.1. Classification par nuées dynamiques
1.2. Test de concordance des groupes par Analyse Factorielle Discriminante
1.2.1. Reclassement effectué par AFD
1.2.2. Résultat du test d’inégalité des trois classes
1.2.3. Résultat des valeurs propres et variances
1.2.4. Résultat de la différenciation des classes sur les axes factoriels
1.3. Caractérisation des types par Analyse des Correspondances .Multiples
1.3.1. Taille du ménage et main d’oeuvre
1.3.2. Superficies exploitées
1.3.3. Equipements agricoles
1.3.4. Activités d’élevage
1.3.5. Activités de production végétale
1.3.6. Activités non agricoles
1.4. Synthèse des caractéristiques par type et mise en évidence des stratégies mises en oeuvre par les types d’exploitation
1.4.1. Type 1 : petites exploitations à stratégie de diversification
1.4.2. Type 2 : une rareté de la main d’oeuvre face à l’importance des superficies exploitables
1.4.3. Type 3 : les grandes structures
2. Présentation des bilans par type d’exploitation
2.1. Occupation des facteurs de production et production de la culture .d’igname
2.1.1. Occupation de la main d’oeuvre
2.1.2. Occupation des terres en cas de culture d’ignames
2.1.3. Production et apport énergétique
2.2. Bilans du type 1
2.2.1. Bilan de la main d’oeuvre
2.2.2. Bilan d’occupation des terres cultivées
2.2.3. Bilan vivrier
2.3. Bilan du type 2
2.3.1. Bilan de la main d’oeuvre
2.3.2. Bilan d’occupation des terres cultivées
2.3.3. Bilan vivrier
2.4. Bilan du type 3
2.4.1. Bilan de la main d’oeuvre
2.4.2. Bilan d’occupation des terres cultivées
2.4.3. Bilan vivrier
3. Détermination de la superficie optimale de la culture d’igname pour chaque type
3.1. Cas du type 1
3.1.1. Fonction maximisée
3.1.2. Situation optimisée
3.2. Cas du type 2
3.2.1. Fonction maximisée
3.2.2. Situation optimisée
3.3. Cas du type 3
3.3.1. Fonction maximisée
3.3.2. Situation optimisée
III. Discussions
1. Une bonne distinction de trois types d’exploitation
1.1. Efficacité de la méthode de classification
1.2. La superficie totale exploitée comme principale variable de différenciation
2. Analyse de la cohérence de la culture d’igname avec les systèmes de production existants
2.1. Superposition de pic de main d’oeuvre pour le type 3
2.2. Occupation permanente des parcelles pour les trois type
2.3. Complémentarité sur le plan alimentaire pour le type 1
3. Type 1 comme producteur potentiel d’igname
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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