AMELIORATION DE L’ENVIRONNEMENT EN AMONT DE LA FILIERE RIZ

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SRI Semis Germoir Biodégradable

Une découverte récente a été mise au point depuis quelques années par la société SARLU F.F.F (Élevage, Agriculture, Transformation) pour faciliter la manipulation des jeunes plants lors du repiquage en SRI. La nouvelle technique s’appuie sur l’utilisation des germoirs biodégradables. Au lieu de mettre en place des pépinières sèches, les germoirs biodégradables proposent de semer directement sur les germoirs au lieu de semer sur une surface des pépinières sèches.
Les avantages procurés par cette nouvelle technique par rapport au SRI classique sont nombreux. Elle permet de faire une économie de fertilisant agricole du fait que les fertilisants sont bien localisés dans un pot individualisé. Du point environnemental, le germoir se dégrade après deux semaines de mise en terre. La promotion de cette nouvelle technique permet de recycler le vieux papier journal. Par rapport au SRI classique, le SRI biodégradable permet d’abord de réduire encore la quantité de semence et de retarder le repiquage jusqu’ à 20 jours et le taux de germination peut atteindre jusqu’à 120 talles. Du point de vue agronomique, elle permet d’éviter le traumatisme de la plantule lors de repiquage.
Les essais réalisés à Alaotra, Marovoay, Analamanga, Bongolava et Vakinankaratra ont permis d’obtenir des résultats satisfaisants.
Malgré les avantages sus- mentionnés, la technique connaît aussi des limites. D’après les expériences menées par le MAEP, il a été constaté que les contraintes de cette nouvelle technique résident au niveau de la mise en place de la pépinière. Pour une superficie de 1ha de rizière, il en faudra 90.000 pots. La place nécessaire pour installer la pépinière en SRI Germoir est nettement plus importante que la pépinière inondée traditionnelle (environ 4 ares pour un 1hectare).
Le transport de pots vers les rizières aussi reste parmi les contraintes évoquées par les paysans qui ont adopté cette technique. L’engrais localisé à l’intérieur des pots lors de la préparation de la pépinière ne suffise que pour assurer la croissance des plants de riz jusqu’à la récolte. L’amendement par la fumure de fonds est toujours recommandé pour assurer la croissance de plants de riz jusqu’à la moisson.
Cette nouvelle innovation a fait l’objet d’une déposition légale auprès de L’OMAPI.
Ainsi, se termine la première partie qui parle des éléments essentiels de l’historique du système de riziculture intensive, c’est-à-dire les éléments qui conduisent à la mise au point de la découverte. Elle présente aussi les principes de base l’itinéraire technique SRI ainsi que l’adaptation de la technique.
Ce dernier chapitre nous a permis de présenter le SRA, MAFF et le SRI germoir biodégradable. Ces trois techniques se rapprochent du SRI tandis que le MAFF et le SRI germoir biodégradable sont les adaptations du SRI afin de surmonter les contraintes relatives à l’adoption de la technique. La deuxième partie sera consacrée au diagnostic du SRI qui nous permettra de présenter sous l’analyse FFOM , les forces, les faiblesses, les opportunités, et les menaces liées à l’adoption du système 8de riziculture intensive.

Augmentation des revenus du roducteur

La riziculture constitue la part la plus importante de revenus d’exploitation des ménages ruraux dans la plus grande partie des régions de Madagascar. Le paddy contribue le plus à la formation de revenus agricoles, viennent ensuite le manioc et les produits de rente. Les parts des tubercules, des céréales et des légumes sont moindres.
L’augmentation des rendements rizicoles par l’adoption du SRI peut influencer positivement sur les revenus des ménages ruraux.
A part les avantages procurés par l’augmentation du rendement, l’itinéraire technique SRI, est associé à la culture de contre qui permet d’améliorer la gestion de la fertilité du sol et la diversification des revenus des producteurs. Après le riz, on assèche la rizière et on plante de légumes (pommes de terre, haricots, petits pois ;…) pour aérer le sol et assainir le sol. La pratique de la contre saison permet de réduire jusqu’à 50 % la main d’œuvre relative à la préparation du sol dans la riziculture après.

Activités menées pour la diffusion du SRI

Activités menées par l’association TEFY SAINA

Au départ pour vulgariser la technique SRI, Henri de Laulanié et ses collaborateurs ont organisé des séminaires et des formations en cascade pour former les acteurs de développement rural. Après il revient à ces acteurs de vulgariser la technique auprès de leurs zones d’intervention respectives.
Afin de continuer la promotion de sa découverte, Henri de Laulanié a conseillé à ses proches collaborateurs de fonder une association laïque, d’où la naissance de TEFY SAINA “forger de l’esprit”.
Après le décès du Père Henri de Laulanié, la promotion du SRI a été continuée par le membre de l’association TEFY SAINA (ATS).
Entre 1995 à 1998, l’A.T.S a établi un partenariat avec l’université de Cornell International Institute for Food, Agriculture and Développement» (C.I.I.F.A.D.) d’Ithaca, New York pour vulgariser le SRI dans la commune de RANOMAFANA.
D’autres catégories d’acteurs constitués par les organisations caritatives (CRS, ADRA, FEKRITAMA…) qui ont bénéficié des formations des formateurs, dispensées par l’ATS ont intervenu aussi plus tard, dans la diffusion du SRI à Madagascar:

Mise en place récemment du Groupement SRI Madagascar

Depuis la découverte de la technique SRI, de nombreux efforts ont été entrepris pour promouvoir la technique, cependant aucune coordination n’a été constatée. Les acteurs SRI agissent isolément. Au mois de juin 2008, Le MAEP et les acteurs SRI ont envisagé d’organiser un sommet africain sur le SRI, mais la faible adoption de la technique à Madagascar a conduit le MAEP et les acteurs SRI à changer d’orientation vers la vulgarisation de la technique en premier lieu avant l’organisation d’un sommet international.
En octobre 2008, pendant l’atelier de deux jours sur la promotion du SRI qu’a été née l’idée de l’importance de la mise en place du groupement des acteurs SRI. Une réunion constitutive du groupement a eu lieu en décembre 2008.
Le Groupement SRI regroupe actuellement une vingtaine d’acteurs (WWF, CARE, CRS, ADRA, …). Il travaille en étroite collaboration avec des partenaires techniques et financiers nationaux et internationaux (FOFIFA, MAEP, Better U fondation, JICA,)
Le Groupement est doté d’un Secrétariat permanent qui travaille en étroite collaboration avec le Ministère de tutelle MAEP, les partenaires techniques et financiers.
Il a été chargé de réaliser les attributions suivantes :
Coordonner les activités sur la promotion du SRI à l’échelle nationale
• qu’au niveau régional.
Organiser des réunions périodiques avec les membres afin de favoriser
• les discussions, les partages et les échanges entre les acteurs SRI.
Mettre en place une base de données sur les activités SRI à Madagascar
• à travers le site Web du Groupement.
• Mettre en place un système d’information/communication SRI.

Activités menées pour adiffuser le SRI dans le modande

La diffusion du SRI à l’extérieur de M agascar a commencé s le début de l’année 2000. Elle a été rendue possible grâce à la collaboration entre l’association TEFY SAINA et CIIFAD/Cornell Université. La promotion du SRI a ciblé, les pays asiatiques (Chine, Cambodge…), les pays africains (Gambie, Sierra Léone…), et le pays d’Amérique latine (Pérou, et le Cuba…).
En Avril 2002, Une Conférence Internationale sur le SRI a eu lieu en Chine, à Sanya dans l’Ile de Hai-nan avec la participation de 19 pays, Madagascar a été représenté par 6 participants venant de l’ESSA, de FOFIFA, de CRS-Madagascar et de l’association TEFY SAINA.
Après cette conférence, la Chine a organisé au début du mois de Mars 2003, un Atelier National sur le SRI à Hangzhou. Avec l’appui ROTARY-CLUB de Lille Est et la collaboration avec l’UFR de journalisme de l’Université d’Antananarivo, l’ATS a mis en place le web de l’Association TEFY SAINA.
Ce premier chapitre nous a permis d’identifier les forces de la technique SRI. Les forces de la technique contribuent entre autres : à l’augmentation de la productivité rizicole grâce à l’adoption de la technique, à une diminution de la quantité de semences utilisées, à une économie d’eau. Le prochain chapitre va aborder les faiblesses de la technique

FAIBLESSES

Contraintes techniques

Le repiquage de jeunes plants en SRI demande beaucoup de temps et de soins, par rapport au repiquage en foule. Le temps de planage supplémentaire occasionné par le SRI est estimé à 150 h/ha, et le temps de repiquage supplémentaire occasionné par le SRI est estimé à 91 h/ha.
L’irrigation au minimum demande une surveillance plus assidue, une organisation particulière dans le cadre d’une rizière en terrasse. Pour pouvoir vider et irriguer la rizière, il faut une bonne entente avec les propriétaires des rizières en amont et en aval. Le surcroît de travail dans la pratique de la riziculture intensive intervient pendant la période de soudure durant laquelle le nombre de repas quotidien diminue et influe sur la possibilité de pratiquer l’intensification du travail.
Le calendrier2.1.3 Disponibilitéculturalserré deet lea mainsurcroîtd’œuvredetravail lié à l’intensification obligent les producteurs à recourir à la main d’œuvre extérieure. La quantité de la main d’œuvre rurale disponible à Madagascar varie d’une localité à une autre.
La recherche de revenu monétaire a une conséquence sur la disponibilité de main d’œuvre nécessaire à la pratique de l’intensification.
La pénurie de main d’œuvre commence à se ressentir dans le milieu rural à Madagascar à cause de la migration et le développement des activités extra agricoles, seuls les agriculteurs les plus pauvres qui vendent leurs forces de travail en surplus sur place pendant la période de soudure.

Contraintes économiques

La plupart des ménages ruraux rencontrent des difficultés financières tout au long de l’année, cependant disposer un capital supplémentaire est indispensable dans la mise en œuvre d’un processus d’intensification agricole qui requiert plus de revenus par rapport au mode de production habituelle. La majorité de la population rurale vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le revenu agricole moyen annuel oscille entre 180.000 et 480.000 Ariary. Les grands exploitants qui disposent du capital suffisant sont intéressés par l’intensification agricole.
La notion de coût d’opportunité tient une place importante dans la poursuite des objectifs d’une unité de production rurale. L’affectation de la main d’œuvre dans une branche d’activité donnée fait l’objet d’un arbitrage. La dichotomie entre la riziculture et les cultures vivrières conduisent à une gestion difficile du calendrier de travail durant la période de soudure9. Il faut procéder à un arbitrage entre l’intensification et la pluriactivité qui permet d’assurer à la fois le revenu monétaire et l’autoconsommation.
Pour affecter la main d’œuvre familiale, l’exploitant effectue une évaluation des gains procurés par l’affectation et le coût d’opportunité de l’affectation face à d’autres activités. Le coût d’opportunité entre le gain immédiat et le gain futur conditionne l’affectation de la main d’œuvre dans l’intensification.
La grande vulnérabilité de petits producteurs tend à ne pas accepter toute proposition technique coûteuse financièrement et en terme de main d’œuvre. Les producteurs adoptent facilement les techniques culturales qui tendent à diminuer le temps de travail.

Coût d’opportunité des activités extra- agricoles

En dehors de l’activité agricole les ménages ruraux pratiquent d’autres activités (artisanat, migrations saisonnières,). Les activités extra agricoles fournissent des revenus supplémentaires aux producteurs. La contradiction au sein du système de production domestique se situe à la fois entre l’exploitation agricole et la recherche de revenus extérieurs indispensables à l’ensemble de la survie de l’exploitant, ce qui réduit le processus d’intensification. Donc cette recherche de revenu monétaire a une conséquence sur la disponibilité de main d’œuvre nécessaire à la pratique de l’intensification.
Les opportunités extra agricoles présentent des avantages pour le paysan du fait que la production rizicole est destinée à assurer l’auto- consommation seulement. Les activités extra agricoles sont très rémunératrices et procurent des revenus immédiats avec une forte productivité du facteur travail.

Contraintes socio- organisationnelles liées à la diffusion de la technique

Le suivi et l’accompagnement constituent un des facteurs importants pour l’adoption du SRI. La technique SRI, à cause de ses principes nécessite des adaptations suivant les contraintes rencontrées dans les différentes Régions. L’itinéraire SRI comprend des difficultés qui nécessitent l’appui des techniciens permanents pour accompagner les nouveaux adoptants. L’absence du suivi et accompagnement permanent des pratiquants augmente le taux d’abandon du fait que les paysans ne sont pas en mesure de trouver des solutions adaptées aux contraintes rencontrées.
Le Ministère tutelle (MAEP) ne dispose d’une réelle stratégie, d’un système de collecte et d’enregistrement des données sur les résultats obtenus par rapport à la promotion du SRI à Madagascar.
Les études conjointes effectuées à partir du colloque sur la pauvreté en 2007, ont montré que moins de 0.25 % de la surface rizicole à Madagascar est cultivée selon la méthode SRI. L’absence d’une base de données fiables sur la technique rend indispensable, la mise en œuvre d’un travail de capitalisation sur les activités menées dans le cadre de la promotion de la technique à Madagascar. Le travail de capitalisation est nécessaire pour recenser (les acteurs SRI, les pratiques, les approches, les contraintes rencontrées et les solutions adoptées) afin de mettre en place une base de données pour servir d’un référentiel pour les acteurs SRI. La collecte d’information SRI, à partir d’une fiche commune permet d’établir une base de données sur la technique.

Cause du retard de la diffusion du SRI à Madagascar

Dans un2.4.1paysL’origineendéveloppementdeladécouverteen général, les Centres de Recherche et de Vulgarisation sont chargés d’effectuer des recherches en matière de développement agricole. Le système de riziculture intensive a été découvert par un ingénieur agronome français qui ne fait parti ni des centres de recherches comme le FOFIFA ni des institutions d’assistance techniques locales et étrangères à Madagascar, en conséquence, la découverte n’a pas été validée par ces différentes institutions. Jusqu’à sa mort le Père Henri de Laulanié a battu auprès des ces institutions pour valider ses travaux. Sur le plan national, la vulgarisation de la riziculture améliorée (SRA) à partir des travaux de Monsieur Guillain au début des années 1960 constitue un obstacle pour la diffusion du SRI au niveau des bailleurs de fonds comme les services de coopération qui ont beaucoup investi sur cette nouvelle technique. La riziculture améliorée préconise l’utilisation des engrais, des herbicides, ainsi que le semis en ligne ainsi que l’introduction du sarclage mécanique.
Il serait difficile pour le Ministère de l’agriculture et l’assistance technique étrangère de changer de direction immédiatement et de soutenir brusquement le SRI.
La promotion de la riziculture améliorée préconise l’utilisation des engrais chimiques, herbicides et pesticides tandis que l’itinéraire SRI ne nécessite plus le recours aux engrais chimiques et autres intrants importés, donc la diffusion de la technique ont des effets sur la commercialisation des ces intrants à Madagascar.

Contraintes socio- culturelles

Certains producteurs demeurent sceptiques et perçoivent les pratiques du SRI comme relativement difficiles par rapport aux pratiques culturales classiques du riz.
La pratique du SRI demande la mise en œuvre des plusieurs pratiques spécifiques. La pépinière sèche demande plus soins et de préparation par rapport à la pépinière inondée. Le respect de l’âge des plants au repiquage implique une préparation préalable de la rizière. Les repiquages échelonnés nécessitent la mise en place de plusieurs pépinières. L’itinéraire SRI exige donc une gestion rigoureuse de temps de travail de paysan pour pouvoir respecter à la fois l’itinéraire et faire face au surcroît de travail.
Le paysan prend en considération cette notion de risque couru avant d’entreprendre ou d’investir. L’adoption d’une innovation exige des dépenses en intrants ou des consommations intermédiaires comme les engrais. Psychologiquement avec la notion du risque couru, l’engrais disparaît au cours d’une seule campagne seulement, tandis que l’utilisation des équipements s’étale sur plusieurs exercices. En général le producteur peut être attiré par une proposition d’innovation qui présente de risque sensible et impliquant des dépenses conséquentes en capital fixe qui s’étalent sur plusieurs campagnes.
Les changements2.5.3Réistanceimportantsuchangementquis’opèrent sur le milieu rural ne motivent pas facilement les paysans. Le processus de changement suppose qu’ils voient clairement les opportunités et la nécessité d’adopter une nouvelle technique.
Il est donc légitime que les paysans résistent au changement face à de nouvelles techniques. On croit trouver des explications simples selon lesquelles, le paysan reste routinier, leur mentalité n’évolue qu’au rythme des générations successives, malgré les opportunités offertes par l’intensification agricole, les producteurs sont rationnels dans leurs propres stratégies. « Il faut au minimum 10 ans, au mieux 20 ans, pour qu’une culture nouvelle, une variété nouvelle, une méthode nouvelle de culture puissent être..
Face à ces contraintes les paysans optent pour un arbitrage entre le gain des revenus monétaires dans l’immédiat et les rendements futurs qui dépendent encore d’autres facteurs non maîtrisables (aléas climatiques, commercialisation).
En effet, la pratique agricole extensive a été réalisée par les paysans qui ne disposent pas d’un capital technique suffisant pour atteindre le niveau de production souhaité. C’est à travers l’accroissement de la superficie cultivée que les producteurs tentent de compenser le rendement qu’ils ne peuvent pas obtenir par le biais de l’intensification considérée coûteuse en termes de capital et de main d’œuvre.
Souvent on se préoccupe rarement des traces laissées par les ONGs surtout leurs impacts sur l’environnement communautaire. D’autres facteurs interviennent pour empêcher les changements, il s’agit des expériences non réussies laissées par les projets et les ONGs, abandonnées par leurs promoteurs pour des raisons que la communauté ne comprend pas. Ces échecs affectent l’organisation interne de la communauté et créent ensuite un climat de méfiance vis-à-vis de nouveaux intervenants. Il faut remarquer aussi que les zones d’intervention sont rarement vierges d’actions antérieures.

Logiques des acteurs locaux et stratégies paysannes

Stratégies en fonction de la taille de l’exploitation

« Une stratégie paysanne traduit le comportement économique d’un agent qui ajuste à des contraintes comme la disponibilité en facteur de production, la gestion du risque et à des opportunités (RAKOTOdemilieu-RAMIARANTSO AoudemarchéHervé, qui l’incitent1995) à se spécialiser ou à diversifier ses..
L’activités stratégie paysanne varie en fonction de la situation13 socio-économique de chaque ménage. On peut classer les ménages ruraux en trois catégories distinctes : micro producteurs en situation précaire, producteurs semi spécialisés, producteurs spécialisés.
Les micros producteurs en situation précaire ne disposent que des moyens financiers très limités surtout en termes de capital, facteurs de production. La taille de l’exploitation rizicole de cette typologie de ménage reste en dessous d’un hectare, avec un rendement très bas qui se situe entre 0.8 et 1,2 tonne de paddy par hectare. Les ménages en situation précaire optent souvent pour une stratégie de diversification de leurs activités (activités extra- agricoles et agriculture)
La deuxième catégorie de ménage correspond au micro producteur qui cherche à maintenir une certaine autosuffisance en riz. Ils produisent du riz pour couvrir leur besoin de consommation propre. Ces ménages qui se trouvent dans cette catégorie diversifient leurs productions vivrières afin de tirer des revenus supplémentaires en sus des revenus qu’ils puissent gagner de la vente du riz. Ce type de stratégie privilégie la gestion du risque par la diversification des activités.
La troisième catégorie des ménages développe des stratégies plus agressives que les deux autres. Les producteurs semi spécialisés disposent des potentiels sur le plan technique et économique pour intensifier ses activités agricoles. Les ménages constituant cette catégorie disposent à la fois des superficies rizicoles et des moyens de production plus conséquents que les deux catégories susmentionnées. Le niveau d’équipement et la taille de l’exploitation permettent à ces ménages d’obtenir beaucoup plus de rendement. Les rendements supérieurs réalisés par ces ménages leur permettent d’assurer l’autosuffisance et de tirer profit des revenus de la vente du surplus de production.
Pour augmenter la production et éviter l’endettement, le paysan recourt souvent à l’extensification quand les terres sont abondantes.
La notion de compétitivité économique ne constitue pas le premier souci des paysans. Dans la plupart des cas le paysan applique la technique moins intensive impliquant des risques financiers et monétaire moindres. Le paysan ne se harde pas à exploiter totalement leur potentiel productif. Les comportements des paysans obéissent à des logiques. La logique paysanne est influencée par l’environnement interne et externe du système de production. Face au risque climatique, la stratégie paysanne a un caractère anti-aléatoire qui se manifeste par la réticence à des voies d’intensification dans le cas où le marché n’est pas suffisamment sécurisé. Les paysans préfèrent repousser tardivement l’intensification tant qu’ils peuvent pratiquer l’extensification les producteurs. La technique qui intéresse le paysan est celle qui répond d’abord aux problèmes immédiats. Il existe de contradiction apparente dans le temps entre l’objectif de production à court terme et à long terme. Dans ce cas, le court terme constitue un enjeu immédiat et vital pour le paysan. Dans la plupart des cas il privilégie le court terme par rapport au moyen et long terme. Certaine action de développement ne permet de concilier l’intérêt de court et celui du long terme. Les problèmes de maintien de la fertilité du sol et la lutte contre l’érosion apparaissent comme importants pour les agronomes cependant moins importants pour les producteurs la mesure où ils existent des solutions qui leur permettent de satisfaire les objectifs de production qu’ils se fixent. Le maintien du système de production domestique est justifié du fait que le paysan ne dispose que de faible surface (taille de l’exploitation modeste) pour assurer l’autosubsistance, les ménages tendent à minimiser les dépenses monétaires, le recours à une force de travail extérieure est à éviter, en conséquence il n’ y aura pas de surplus disponible ou s’il y en a il suffit d’une mauvaise année de récolte pour redresser la situation de l’exploitant.
Ce chapitre nous a permis d’identifier les principales faiblesses liées à l’adoption de technique SRI : du point de vu technique, économiques, et sociaux culturelles. Le chapitre suivant traitera des opportunités liées à la promotion de la technique comme la satisfaction de la demande locale et exportation vers d’autres marchés.

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Table des matières

INTRODUCTION
CHAPITRE I : HISTORIQUE ET MISE AU POINT DE LA DECOUVERTE
1.1 Les activités des missionnaires jésuite à Madagascar
1.2 Le hasard et la mise au point de la technique
1.3 Les fondements scientifiques de la découverte
CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’ITINERAIRE TECHNIQUE SRI
2.1 Principes fondamentaux du SRI
2.2 Mise en place des pépinières et semis
2.3 Repiquage précoce de jeunes plants brin à brin et espacé
2.4 Irrigation au minimum d’eau
2.5 Sarclages répétés
2.6 Calendrier cultural selon l’itinéraire technique SRI
CHAPITRE III : TECHNIQUE PROCHE ET ADAPTATIONS DU SRI
3.1 Système de Riziculture Améliorée (SRA)
3.2 MAFF (principe de moindre action et de parcimonie)
3.3 SRI Semis Germoir Biodégradable
CHAPITRE I : FORCES
1.1 Augmentation de la productivité rizicole grâce l’adoption du SRI
1.2 Augmentation des revenus du producteur
1.3 Rentabilité économique du SRI par rapport à d’autres techniques
1.3.1 Économie des semences
1.3.2 Économie d’eau
1.4 Contribution de la technique à la protection de l’environnement
1.5 Itinéraire technique souple et résistant aux cataclysmes naturels
1.6 Activités menées pour la diffusion du SRI
1.6.1 Activités menées par l’association TEFY SAINA
1.6.2 Mise en place récemment du Groupement SRI Madagascar
1.6.3 Activités menées pour diffuser le SRI dans le monde
CHAPITRE II : FAIBLESSES
2.1 Contraintes techniques
2.1.1 Maîtrise de l’eau sur les grands périmètres
2.1.2 Surcroît du travail lié à l’adoption de l’itinéraire technique SRI
2.1.3 Disponibilité de la main d’œuvre
2.2 Contraintes économiques
2.2.1 Insuffisance saisonnière de liquidités
2.2.2 Coût d’opportunité lié à l’affectation de la main d’œuvre
2.2.3 Coût d’opportunité des activités extra- agricoles
2.3 Contraintes socio- organisationnelles liées à la diffusion de la technique
2.3.1 Importance du suivi et accompagnement des pratiquants SRI
2.3.2 Absence de coordination entre les acteurs dans la diffusion du SRI
2.3.3 Absence de système d’enregistrement des données SRI
2.4 Cause du retard de la diffusion du SRI à Madagascar
2.4.1 L’origine de la découverte
2.4.2 Dépendance du Ministère vis-à-vis des bailleurs de fonds et assistantes techniques étrangères
2.5 Contraintes socio- culturelles
2.5.1 Changement au niveau des habitudes de travail
2.5.2 Risques accompagnant l’adoption d’une innovation culturale
2.5.3 Résistance au changement
2.5.4 Maintien des statuts sociaux au sein d’une communauté
2.5.5 Logiques des acteurs locaux et stratégies paysannes
2.5.5.1 Stratégies en fonction de la taille de l’exploitation
2.5.5.2 Intensifier et limiter les risques
2.5.5.3 Stratégies de contournement des risques
2.5.5.4 Arbitrage entre le court et le long terme
2.5.5.5 Justification du maintien du système de production domestique
CHAPITRE III : OPPORTUNITES
3.1 Satisfaire la demande domestique
3.2 Existence d’un marché potentiel pour l’exportation
3.2.1 Exportation des trois variétés de riz vers le marché italiens
3.2.2 Exportation de riz rose dur le marché américain
3.3 Conditions agro écologiques favorables à la riziculture
3.4 Développement de la microfinance
CHAPITRE IV : MENACES
4.1 Concurrence entre la production locale et le riz importé
4.2 Effets pervers de l’aide alimentaire
4.3 État défaillant des réseaux d’irrigation
4.4 Ensablement des rizières
4.5 Accès aux intrants et équipements agricoles
4.5.1 Engrais
4.5.2 Semences améliorées
4.5.3 Équipements agricoles
4.6 Accès aux services de vulgarisation
4.7 Accès aux marchés et infrastructures routières
4.8 Accès aux crédits
4.8.1 Accès au financement informel
4.8.2 Accès au financement formel
4.9 Aléas climatiques
4.10 Insécurité foncière
CHAPITRE I : AMELIORATION DE L’ENVIRONNEMENT EN AMONT DE LA FILIERE RIZ
1.1 Amélioration de la sécurisation foncière
1.1.1 Mettre à jour la législation foncière
1.1.2 Augmenter les ressources humaines et introduire de nouveaux outils de travail performants.
1.1.3 Mettre en place de guichets fonciers pour décentraliser la gestion domaniale et foncière
1.1.4 Améliorer l’accès des producteurs au financement rural
1.1.5 Augmenter le taux de pénétration de la microfinance
1.1.6 Développer les Coopératives et les Organisations paysannes
CHAPITRE II : AMELIORER L’ENVIRONNEMENT A L’INTERIEUR DE LA FILIERE RIZ
2.1 Améliorer et renforcer les infrastructures hydro agricoles
2.2 Améliorer l’accès aux intrants
2.3 Améliorer l’accès aux services de vulgarisation
2.3.1 Développer un système d’encadrement de proximité
2.3.2 Améliorer les approches et les stratégies
2.4 Renforcer les capacités des producteurs
2.5 Développer la formation en métier agricole et rurale
2.6 Mettre en place des dispositifs contre les risques
2.7 Coordonner les actions sur la promotion du SRI entre les acteurs
CHAPITRE III : AMELORATION DE L’ENVIRONNEMENT EN AVAL DE LA FILIERE RIZ
3.1 Simplifier les réseaux de commercialisation
3.2 Améliorer les réseaux de communication
3.3 Améliorer l’accès des producteurs aux informations sur le marché
3.4 Améliorer les infrastructures de stockage (GCV)
3.5 Renforcer le rôle de la PCPC-Riz
CONCLUSION

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