Les origines de la politique « hors les murs »

Les services de lecture publique, la discothèque et la vidéothèque

La bibliothèque municipale se veut avant tout un service de lecture publique et les conservateurs de la bibliothèque sont très attachés à son développement. Le personnel de ce service est chargé de l’accueil et du renseignement du public, et de la gestion des ouvrages ( prêt-retour, rangement et catalogage). La fonction première du service de lecture publique est le prêt. Avant donc de passer aux grandes lignes de développement de ce service, voici rapidement les modalités générales d’accès (annexe 1).
C’est un service gratuit pour les lillois et les hellemois , ainsi que pour les non-lillois jusqu’à treize ans au secteur enfants car les moins de treize ans ne sont pas autorisés à s’inscrire dans le secteur adulte . Pour les gens extérieurs à Lille, le montant de l’inscription est de cent francs par an pour l’emprunt de livres, cent cinquante francs pour l’emprunt de livres, de cassettes vidéo et deux cent cinquante francs pour l’emprunt de livres, cassettes et disques. Il existe des tarifs préférentiels pour les jeunes mariés lillois et les personnes sans emploi. La durée du prêt est de deux semaines et l’abonnement pour les livres donne droit par exemple à l’emprunt de quatre livres, une cassette audio, une cassette lue et un périodique. Le service de la lecture publique comprend le service de prêt pour adultes (bibliothèque, discothèque et vidéothèque) et le service de prêt pour la jeunesse.
Bien que situés tous deux au rez de chaussée de la bibliothèque, les services sont bien séparés « physiquement » puisqu’ils ont tous les deux une entrée indépendante. Dans le secteur adulte, les ouvrages sont classés selon la classification DEWEY et le fonds est composé de romans dans tous les genres littéraires et de tous les types d’ouvrages puisque l’on essaie de couvrir tous les domaines du savoir, afin de répondre à toute les demandes, et de satisfaire les besoins les plus diversifiés. En 1996, ce service a enregistré plus de 976 619 prêts, dont 229 057 phonogrammes et 17 773 cassettes vidéo. Longtemps, le nombre de prêt a stagné. D’après les bibliothécaires, le non remplacement d’un assistant de conservation et de six postes d’agents du patrimoine aurait ralenti le développement de la lecture publique où le besoin d’agents qualifiés, seuls capables de répondre correctement aux demandes du public est incontestable.
Mais depuis quelques années le volume des prêts et des inscriptions est en constante augmentation.
L’ouverture en mars 1996 de la vidéothèque dans le même local que la discothèque aurait d’une part permis de redonner un nouveau souffle au service en attirant de nouveaux usagers. D’autre part, les changements intervenus dans le choix et la commande des ouvrages, où l’on a décidé de prendre en compte au maximum les demandes des lecteurs ont été concluants (évolution de 10% du nombre de prêts entre 1995 et 1996).
Ce que l’on ne veut surtout pas privilégier, c’est l’idée de la lecture facile pour les publics difficiles.
Les missions du personnel de ce service sont donc de répondre aux demandes mais aussi de guider les lecteurs vers de nouvelles choses.
Nous pouvons signaler aussi que la bibliothèque, dans sa volonté de développer un servièe public pour tous, a ouvert en janvier 1996 un service appelé « Service de la lecture pour tous », destiné aux non voyants et aux mal voyants. Pour les mal voyants, l’installation d’un télé angrandisseur permet la lecture de tout document grossi plusieurs fois sur l’écran et un logiciel qui agrandit les caractères permet de lire toutes les informations affichée sur l’écran de l’ordinateur. Les non voyants ont la reconnaissance de caractères, de la synthèse vocale et de la plage braille. Ce service dispose d’un éditeur vocal. Quarante trois personnes et deux écoles spécialisées fréquentent ce service mais pourrait être encore plus développé si un employé pouvait s’en occuper à temps complet. Pour i l’instant, il est géré par un médiateur du livre à mi-temps.
Le secteur jeunesse possède lui aussi un fonds diversifié avec notamment un fonds de littérature de jeunesse particulièrement riche. L’endroit est agréable, et les lieux sont adaptés aux enfants. Là aussi, on insiste sur la sélection des ouvrages, qui se fait par exemple grâce à des revues éditées par La Joie par les Livres ou par des associations de libraires ou de bibliothécaires. C’est un service qui accueille énormément de classes tout au long de l’année. Il est très fréquenté par ces enfants qui sont habitués à venir avec leurs classes.
Ainsi, la lecture publique est la grande priorité de la bibliothèque, qui investit en temps, en moyens, et en personnel qualifié pour le rendre accessible à tous et qui tient à la qualité de l’accueil du public, à la prise en compte des différences « socio-lecturales », bref, à la notion de service public impliqué ici.

Les services communs

Ces services sont utilisés par tous les autres services de la bibliothèque centrale et des annexes de quartier. Outre le secrétariat qui administre la bibliothèque, nous trouvons le service informatique qui est un véritable pôle de catalogage. Ce service réceptionne les commandes des différents secteurs et traite les ouvrages. Ensuite, les ateliers sont eux aussi très sollicités. Parmi ces ateliers se trouvent la « reliure » où les employés réalisent des catalogues, assemblent des documents et relient les livres et journaux. Ce service restaure aussi tous les ouvrages. Le service Imprimerie de la bibliothèque s’occupe de la réalisation des en-têtes de lettres, des brochures, tracts, affiches et catalogues. Enfin, le service de photographie gère les demandes de reproductions de documents importants (voir Service de l’Etude).
La bibliothèque de Lille propose donc de nombreux services, aux fonctions les plus diverses. Pour les gérer, elle emploie donc un personnel des plus varié.

Le personnel

La bibliothèque municipale de Lille emploie cent onze personnes, réparties entre la centrale et les cinq annexes de quartier. L’organigramme se trouve en annexe (annexe 2).

Le public et les statistiques

27 552 personnes sont inscrites dans les bibliothèques de Lille, soit environ 15 % de la population lilloise. Le volume des prêts dans chaque bibliothèque évoluent constamment (192 830 prêts pour le service de la Centrale en 1996 qui marquaient une évolution de 12,13% par rapport à 1995).
La bibliothèque municipale du centre touche un public très large : toutes les tranches d’âge de la population sont inscrites et toutes les catégories socio-professionnelles y sont représentées. La bibliothèque du centre est très fréquentée par les gens du centre de Lille, d’étudiants d’origine géographique diverse, d’enseignants et comme nous l’avons vu, certains la richesse du fonds amènent beaucoup de gens extérieurs à Lille. La population du Centre Ville se compose de personnes d’un niveau social et culturel en général assez élevé. Le public est donc un public que l’on dit « habituel » des bibliothèques, qui n’est pas celui des quartiers. A la différence des quartiers, les enfants par exemple sont souvent accompagnés des parents.
Par ailleurs, les bibliothèques de Lille forment un réseau, et l’inscription dans une bibliothèque permet d’accéder à toute les autres. La médiathèque du centre est donc fréquentée aussi par les habitants des quartiers, qui peuvent venir y chercher des documents qu’ils ne trouvent pas dans l’annexe de quartier, mais cette fréquentation devrait être supérieure à ce qu’elle est actuellement.
On souhaite donc que tous les lillois apprennent à fréquenter indifféremment les bibliothèques du réseau. On constate cependant qu’il est difficile de faire venir les habitants des quartiers dans le centre ou un autre quartier, et l’on sait par ailleurs que les gens ne se déplacent pas au delà d’une certaine distance pour se rendre dans une bibliothèque.
Quoi qu’il en soit, le public de la bibliothèque du centre n’est pas du tout le même que celui des quartiers qui est beaucoup plus difficile, même si bien entendu le centre ville connaît lui aussi, comme dans toutes les grandes villes, des problèmes de chômage ou de délinquance.

La recherche documentaire et l’informatisation du fonds

La bibliothèque municipale utilise, comme les autres institutions culturelles de la ville, le logiciel DYNIX. Ce logiciel, installé en réseau, permet aux bibliothèques de communiquer entre elles.
C’est un logiciel qui présente tous les modules nécessaires à la gestion d’une bibliothèque ( modules de catalogage, d’indexation, de recherche, de courrier électronique…etc.).
Le catalogue informatisé est donc commun à tout le réseau : les usagers ont accès au module de recherche, qui est simple d’utilisation (recherche par mots-clés, auteur, titre…). Le catalogue permet de consulter, à partir des postes de consultation de n’importe quelle bibliothèque, l’ensemble des ouvrages des bibliothèques du réseau. Ce catalogue qui donne accès à l’ensemble des collections est aussi accessible par minitel (annexe 1). Le logiciel précise à l’usager la localisation du document, qui a alors la possibilité de réserver des livres situés dans d’autres annexes. La bibliothèque du centre propose en outre des catalogues spécialisés qui concernent les fonds anciens et locaux, comme par exemple un catalogue des incunables ou encore un catalogue des ouvrages légués par le Marquis Godefroy de Menilglaise.
L’informatisation du fonds d’étude, qui concerne la saisie du fichier après 1952, se poursuit à un rythme lent en raison de la suppression de trois postes de vacataires. Il reste actuellement 126 000 fiches à saisir, ce qui demandera au moins six années de travail si le service est fermé au public trois mois chaque année. La saisie du fonds de périodiques, assurée par un seul agent sera en principe terminée fin 97.
Par ailleurs, le chargement du fonds ancien et du fonds régional, saisi dans le cadre de la reconversion des fonds des bibliothèques de province par la Bibliothèque Nationale de France a été terminé.

La politique culturelle de la ville de Lille et de la bibliothèque.

La ville de Lille est aujourd’hui une métropole importante, qui compte un nombre élevé d’habitants.
En tant que grande ville, elle abrite une population très hétéroclite, aux catégories sociales des plus diverses. La ville est divisée en grands quartiers qui ont chacun leur propre histoire et des populations aux origines et aux conditions de vie différentes. Certains quartiers un peu éloignés du centre ne se sentent d’ailleurs pas tout à fait lillois.
La ville de Lille est très attachée au développement de ses quartiers, et doit donc donner des réponses appropriées aux demandes de chacun car le contexte socio-économique n’est pas le même partout. Certains endroits sont très touchés par des problèmes de chômage, d’échec scolaire, d’éclatement de la cellule familiale, d’autres le sont moins.
Lille est une ville qui a toujours eu un riche contexte culturel. La bibliothèque, à la différence de beaucoup de petites villes françaises, est donc loin d’être la seule institution culturelle. On trouve à Lille des musées prestigieux comme le Palais des Beaux-Arts, le Musée d’Histoire Naturelle et de Géologie ou encore le Musée de l’Hospice Comtesse. La ville est également pourvue de nombreux théâtres nationaux ou privés. On y trouve aussi un Opéra, un conservatoire de Musique, l’Ariap (arts plastiques) et plusieurs associations culturelles. Bref, Lille est une ville importante, dans laquelle sont concentrées nombre d’institutions culturelles qui comptent parmi les plus reconnues de la région Nord/Pas de Calais. Les bibliothèques privées, exceptées celles de la SNCF, du Crédit
Lyonnais ou de la Poste qui sont assez importantes, sont relativement peu nombreuses à Lille. Ces quelques bibliothèques privées ont par ailleurs des moyens suffisants et n’ont pas de contacts particuliers avec la bibliothèque municipale.
Pourtant, dans ce riche contexte culturel, la bibliothèque municipale est l’un des rares établissements culturels d’accès gratuit. C’est aussi l’un des rares endroits où se côtoient toutes les tranches d’âge de la population. De plus, la lecture et l’écrit sont les seules pratiques culturelles qui représentent un enjeu social véritable. Ainsi, on a toujours privilégié dans la ville le développement de la lecture : la ville de Lille, comme la majorité des villes du Nord, est en effet depuis longtemps marquée par une tradition à gauche, attachée dans la promotion de la culture populaire. La bibliothèque, élément primordial dans la lutte pour l’accès à la culture du plus grand nombre tient, de fait, une place essentielle dans la ville. Mais, on sait aussi que le Nord /Pas de Calais est une région où la nécessité d’avoir une bonne « image de marque », de montrer une image positive se fait sentir. En ce sens, on peut dire également que la ville est prise entre ces deux impératifs et qu’elle a ces derniers temps investit peut-être plus dans la mise en valeur des établissements plus prestigieux comme les musées, qui font plus pour la renommée de la ville et de la région mais qui touche un nombre moins important de lillois.
Quoi qu’il en soit, l’ouverture de bibliothèques dans les quartiers témoigne de l’intérêt porté par les élus de la ville au développement de la lecture.
En ce qui concerne maintenant la politique de lecture en elle-même, la bibliothèque est totalement libre de définir ses priorités, en tenant compte des grandes lignes de la politique de la ville, qui est engagée par exemple dans le développement des quartiers. En effet, la ville n’influe pas beaucoup sur la politique culturelle de la bibliothèque. Celle-ci est bien entendu dépendante sur le plan financier puisque c’est la ville qui alloue les budgets annuels, mais les responsables de la bibliothèques sont ensuite libres de gérer ce budget comme ils le veulent et de donner à l’établissement l’orientation qu’ils souhaitent. La bibliothèque ne se réfère à la ville que pour les prises de décisions importantes comme l’ouverture d’une annexe dans un quartier ou le recrutement de personnel.
A l’intérieur de la bibliothèque, les grandes lignes de la politique culturelle sont définies par les responsables des différents services qui se réunissent régulièrement. L’étude des différents secteurs de la bibliothèque du centre avait déjà esquissé quelques unes des priorités de la bibliothèque que sont : le développement de la lecture publique, la conquête des publics les plus exclus, le développement des services multimédia. La bibliothèque désire remplir pleinement sa fonction de service public présent pour tous les lillois. Pour cela, on définit les actions à entreprendre. On insiste par exemple particulièrement sur la relation du personnel avec le public : la bibliothèque, en plus d’être un établissement culturel gratuit, est aussi un lieu très ouvert, avec en moyenne une trentaine d’heures d’ouverture par semaine. Les usagers réguliers s’approprient donc à la fois les lieux et le fonds, se sentent souvent à l’aise à la bibliothèque. Les conservateurs et bibliothécaires sont convaincus que cette familiarité et le quotidien sont les forces de la bibliothèque et désirent que le service rendu par tout le personnel de la bibliothèque soit le plus personnalisé possible car les rapports entre le personnel et le public sont primordiaux pour fidéliser les lecteurs. En effet, comme nous l’avons vu précédemment, le public de la bibliothèque est hétéroclite et pour satisfaire les demandes de chacun, il est nécessaire d’être au plus prés des lecteurs et le personnel doit être compétent. On déplore ainsi souvent le non remplacement de personnel qualifié par la ville pour des problèmes de budget…
D’autre part, on revendique ici le rôle social des bibliothèques et on développe des actions « hors les murs » ainsi que le partenariat avec des institutions éducatives, sociales et culturelles, qui seront développés dans la seconde partie de ce travail. Pour les bibliothécaires de Lille, cette ouverture sur l’extérieur et sur le social, a été demandée par le public lui-même.

Les bibliothèques de quartier

Les relations avec la bibliothèque centrale

Il existe dans la ville une dizaine de quartier environ. Depuis 1965, cinq bibliothèques ont été ouvertes dans différents quartiers. L’ouverture d’une sixième annexe à Lille Sud est actuellement en projet. La décentralisation des équipements de lecture publique dans les quartiers répondait à la volonté de toucher tous les habitants. On sait en effet qu’en moyenne un adulte ne fait pas plus de lkm pour aller dans une bibliothèque, distance encore réduite pour les enfants. Ainsi, même si la bibliothèque se trouvait dans le centre de Lille, beaucoup de gens des quartiers ne s’y rendaient pas car étant donné que chaque quartier dispose de sa propre mairie et de ses propres structures, ils n’ont pas besoin de passer impérativement dans le centre.
La seule bibliothèque du centre n’aurait pas suffi par ailleurs à répondre aux besoins de toute la population d’une ville aussi grande. De plus, chaque quartier ayant son âme propre et son histoire, il fallait colle à la réalité du terrain, et des habitants du quartier pour développer la lecture. Parce que les habitants de Wazemmes ne sont pas les mêmes que ceux de Bois Blancs, il devenait nécessaire d’envoyer une équipe dans chaque quartier, qui réussisse à s’implanter et à s’adapter au public.
Notons qu’actuellement, on essaie de remplacer le terme « annexe de quartier » par « bibliothèque de quartier », car on se rend compte que chacune fait bien plus que de compléter la centrale, elles sont désormais solidement ancrées dans la vie du quartier. La relation qui existe entre la centrale et les bibliothèques de quartier est une relation d’équilibre plus qu’une relation purement hiérarchique. La bibliothèque municipale de Lille fonctionne comme un réseau et doit donc avoir une cohérence interne. Ce fonctionnement en réseau est géré par le conservateur en chef (M6″6 Tournouer) et par M6116 Champeaux, bibliothécaire chargée d’un poste de coordination du réseau, qui s’est occupée de mon stage à la bibliothèque. Ces responsables du réseau élaborent avec les responsables de chaques annexes, une stratégie à l’année, les grandes lignes de développement, et fixent les objectifs à atteindre. Les responsables de quartier doivent se référer à la centrale pour les investissements importants. Le personnel des annexes (nominations…etc.) est géré également par la centrale. Une réunion a lieu chaque semaine à la centrale (conservateurs, bibliothécaires et responsables des quartiers) pour régler les problèmes éventuels et pour parler des actions entreprises …etc.

Le Contrat-Ville

Avant de passer à la description des bibliothèques de quartier, il me paraît important de parler brièvement du Contrat-Ville, également appelé D.S.U (Développement Social Urbain) ou D.S.Q (Développement Social des Quartiers). En effet, c’est en partie grâce aux crédits du contrat-ville que les bibliothèques de Lille peuvent entreprendre des projets et des actions « hors les murs ».
Depuis 1984, L’Etat aide certains quartiers ou zones des villes où des difficultés existent. D accorde alors des crédits, à condition que les élus de quartier, réunis en commissions, définissent des plans d’action bien précis dans différents domaines tels que la santé, le logement, la Petite enfance, le développement culturel …etc. Ces commissions sont formées des maires de quartier, des conseillers de quartier et d’un chef de projet D.S.U qui dépend du département Politique de la Ville pour chaque ville concernée. La commission examine chaque projet dans les différents domaines et donne ou non son accord. C’est un travail en partenariat qui doit s’instaurer dans un quartier qui bénéficie des crédits D.S.U. Depuis que ce D.S.U existe, les commissions de quartiers de Lille ont toujours accepté les projets en faveur du développement de la lecture. Chaque année, les bibliothèques de quartier proposent de reconduire certaines actions ou montent de nouveaux projets.
L’Etat avance 50% du budget et la ville les 50 autres. Mais, comme le paiement est assez tardif, la bibliothèque doit avancer chaque année l’argent. Ainsi, pour payer plus rapidement et plus souplement et pour recevoir l’argent du D.S.U, les bibliothécaires de Lille ont créé l’association « Lille aux livres » qui gère les crédits. Cette association mène aussi des actions et animations autour du livre.

Les bibliothèques dans leur quartier

Dans le cadre de mon stageJ’ai passé quelques jours dans chaque bibliothèque de quartier.
Afin de bien comprendre la place que chacune d’elle occupe dans le réseau et de bien comprendre les objectifs des actions décrites dans la deuxième partie de ce rapport, je me suis attachée à décrire chaque bibliothèque.

La bibliothèque des Bois Blancs

La bibliothèque Marx Dormoy, située dans le quartier des Bois Blancs, fut ouverte au public en 1972.
Ce quartier est un peu particulier dans la mesure où il est situé à l’écart de la ville : il se trouve près de Lambersart et est complètement cerné par la Deule. Les habitants de ce quartier ne se considèrent pas tout à fait comme des lillois car ils sont isolés du reste de Lille. Surnommé « l’île dans Lille » ou « le petit village », ce quartier, on le comprend aisément, avait besoin d’une bibliothèque à lui, ne serait-ce que du fait de sa situation géographique.
On sait que le bon fonctionnement d’une bibliothèque dépend aussi fortement de sa situation dans la ville ou le quartier. Or, il est vrai que la bibliothèque Marx Dormoy n’est pas très bien placée dans le quartier, puisqu’elle ne se trouve pas au centre et elle est éloignée de la mairie de quartier et des commerces. Quelques points jouent cependant en sa faveur puisqu’elle se trouve dans la même avenue que la piscine qui attire beaucoup de monde et que le Centre d’art dramatique pour les jeunes « Le Grand Bleu ». Elle bénéficie ainsi d’un grand parking et d’un accès assez facile.
Pendant longtemps, la bibliothèque a fonctionné essentiellement avec les écoles du quartier et un public habituel de bibliothèque et des gens des villes voisines, comme Lambersart. Mais c’est une bibliothèque qui a toujours fait des efforts pour aller à la rencontre des habitants du quartier. Le quartier de Bois Blancs connaît lui aussi une population assez disparate, avec beaucoup de gens âgés, des familles en difficulté. Il existe des HLM, mais aussi un quartier résidentiel. Ces efforts pour toucher tous les gens du quartier sont aujourd’hui récompensés puisque c’est l’annexe qui enregistre le plus de prêts (57 315 prêts adultes en 1996 et 49 326 prêts enfants).
Le public de cette bibliothèque est donc aujourd’hui très diversifié, réunissant toutes les tranches d’âge et les CSP du quartier, et des personnes du Vieux-Lille et du Boulevard Vauban.
C’est une bibliothèque qui reçoit encore régulièrement les classes (environ vingt-cinq ). Elle se divise en trois services : enfants, adultes et multimédia. Elle est gérée par deux assistants de conservation, trois agents du patrimoine, un contrat CEC et deux médiatrices du livre. Le fonds thématique de la bibliothèque concerne les sports et spectacles pour enfants.

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Table des matières

Introduction
Première partie : Le réseau des bibliothèques de Lille
I. La bibliothèque Centrale
1) Historique
2) Le fonds et les collections
3) Présentation des différents services
a) Le service de l’étude ou service de la documentation
b) Les services de lecture publique, la discothèque et la vidéothèque
c) Le prêt aux collectivités
d) Le service de la conservation
e) Les services communs
4) Le personnel de la bibliothèque
5) Le public et les statistiques
6) La recherche documentaire et l’informatisation du fonds
7) La place du multimédia
8) La politique culturelle de la ville de Lille et de la bibliothèque
II. Les bibliothèques de quartier
1) Les relations avec la bibliothèque centrale
2) Le contrat D.S.U
3) Les bibliothèques dans leur quartier
a) Bois Blancs
b) Vieux-Lille
c) Wazemmes
d) Fives
e) Moulins
Deuxième partie : La bibliothèque « hors les murs »
I. Les origines de la politique « hors les murs »
II. Les médiateurs du livre
1) Modalités de recrutement et profil des médiateurs
2) Les organismes de formation
3) Les missions des médiateurs décrites dans le programme du Ministère de la culture
III. Les actions « hors les murs » à Lille
1) Les actions en direction de la petite enfance et de l’enfance
2) Les interventions auprès de publics spécifiques
3) Les jardins de lecture de Lille
4) Les missions du bibliobus
Conclusion
Bibliographie
Liste des abréviations utilisées
Annexes

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